19/04/2007

Un arrière-goût de franquisme

Le directeur du quotidien espagnol « El Pais », Jesus de Polanco, a condamné durement – et de mon point de vue tout à fait légitimement - la présence de drapeaux franquistes lors d’une manifestation du Parti populaire, formation regroupant des courants de droite, mais aussi d’extrême-droite. Le souvenir du franquisme est banalisé et ne fait plus peur. La mémoire collective est victime d’Alzheimer.

 

 

Ayant de vieux réflexes de censeur, le Parti populaire n’a pas apprécié la critique et a ordonné à ses membres de ne plus avoir de contact avec les journaux appartenant au groupe de presse Prisa, propriétaire d’El Pais.

 

 

Le grand boycott est lancé, au grand mépris de la liberté d’expression. Comment un parti, dit démocratique, peut jouer un jeu si pervers ?

 

 

Quand on sait que le Parti d’Aznar regroupe nombre de dirigeants d’entreprises, on se rend vite compte de l’impact que peut occasionner cet apartheid en termes de volumes d’annonces pour ce groupe de presse.

 

 

Le spectre franquiste est de retour avec ses méthodes de pression et de broyage des libertés.

 

 

Mais, le plus inquiétant est le manque de solidarité des médias extérieurs à l’Espagne qui ne parlent pas ou peu de cette attaque contre la liberté de la presse. C’est vrai que ce genre d’infos ne fait peut-être pas assez vendre, dans ce monde où les médias deviennent, de plus en plus, des produits d’appel pour attirer de la pub.

 

18:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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