31/05/2007

Un p’tit jour de politique : 31 mai 2007

 

Plus d’expulsion sans relogement

Je signe l’initiative populaire intitulée « Plus d’expulsion sans relogement ». Cette initiative demande notamment qu’il ne peut être procédé à l’expulsion de locataires tant qu’une solution de relogement n’ait été trouvée et tant que le taux de vacance des appartements loués dans le canton de Genève est situé au-dessous du seuil de 1,5 %.

 

Les malades avant les brevets

Je signe une pétition de « Médecins sans frontières » intitulée « Les malades avant les brevets ».

Le traitement de millions de malades dans les pays pauvres dépend de médicaments produits en Inde à des prix abordables. 85 % des malades du sida soignés par « Médecins sans frontières » le sont avec des antirétroviraux génériques fabriqués dans ce pays. La société NOVARTIS attaque la loi indienne qui contient des dispositions permettant de faire primer la santé sur les brevets. Cette action en justice par ce grand groupe pharmaceutique pourrait avoir des conséquences désastreuses sur l’accès aux médicaments des plus démunis. La pétition exhorte NOVARTIS d’abandonner son procès contre le gouvernement indien.

www.msf.fr/petition

 

Transferts d’actifs

Je soutiens le transfert de certains actifs de l’Etat de Genève à SIG et aux TPG, et reste plus réservé sur le transfert concernant l’aéroport, sa valeur me semblant sous-estimé.

L’extrême-gauche combat ces lois de transferts arguant que celles-ci marquent le début de privatisation. Hérésie !

Je rappelle que si SIG ou les TPG étaient privatisés, le peuple aurait le dernier mot, car ces privatisations seraient soumises au vote populaire.

Il est, de plus, certain qu’il est plus difficile de privatiser des entreprises ayant des actifs, qu’une entreprise n’en ayant pas. La population n’aime pas brader aux privés des ouvrages et installations qu’elle a préalablement payés.

Il paraît normal que des industries publiques puissent être propriétaires des actifs qu’elles exploitent. C’est simplement de la bonne gestion. Cette cohérence permet, en outre, de déployer une véritable stratégie industrielle et ainsi d’optimiser le service aux citoyens.

Aujourd’hui, lorsque les TPG veulent adapter leurs locaux ou lorsque SIG désire moderniser l’usine d’incinération des Cheneviers ou une station d’épuration des eaux usées, ces entreprises publiques doivent négocier longuement avec le propriétaire : l’Etat de Genève. Peut-on réaliser cet investissement ? Quand ? Qui paie ? Cette situation génère des lourdeurs, de la bureaucratie et du temps perdu.

Défendre le service public, c’est aussi lui permettre d’être efficace. Le scléroser est la meilleure façon de le pousser vers le démantèlement et la privatisation !

N’oublions pas non plus que si l’Etat est privé de la rentrée financière résultant de ces transferts d’actifs, il se retrouvera dans une situation budgétaire fort difficile et sera vraisemblablement obligé de procéder à des coupes budgétaires douloureuses.

Et puis, il faut se souvenir encore que SIG et les TPG appartiennent majoritairement ou totalement à l’Etat. Crier à la privatisation est une manœuvre électoraliste qui ne tient pas l’argumentation.

 

Les libéraux veulent encore baisser les impôts
Michel Halpérin veut conquérir la Présidence du Parti libéral genevois. Son programme : Baisser les impôts. La dernière fois que les libéraux ont voulu ceci, ils ont ruiné le canton, en affirmant que cette baisse de recettes allait relancer l’économie. Résultat : Les caisses se sont vidées et seuls les plus riches ont capitalisé un peu plus d’argent, les classes moyennes et les défavorisés continuant à tirer la langue.

05:54 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Etonnant votre jugement sur M. Halpérin. Il est bien connu que, si les caisses sont vides (13 milliards officiellement) c'est, en grande partie à cause de Cruella car en moins de 3 ans, elle a réussi é creuser le trou de 3 milliards ! C'est également de notoriété publique que la droite encaisse et la gauche distribue ! C'est logique car ce n'est pas son pognon ! Une baisse d'impôts ? Personne ne crache dessus. Regardez Nidwald, depuis hier ou aujourd'hui, c'est le canton suisse où les impôts sont le plus bas. Si nous écoutions nos gauchos de service, il faudrait taxer l'air que nous respirons. Si vous proposiez de taxer la connerie, je signerais immédiatement, hélas cela coûterait cher à certains post-soixantehuitards attardés ! le PS ? le parti de la Pente Savonneuse !

Écrit par : Gédéon Teusmany | 31/05/2007

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