06/07/2007

La fête à Jobin sous l’œil de la Cour des comptes

Lu dans « La Tribune de Genève » de ce jour sous la plume de Frédéric Julliard :

 

 

 

 

 

En l'honneur de son directeur, l'aéroport a transformé un hangar en salle de spectacle. Le monde politique veut des explications sur la soirée à 354'000 francs.

 

 

 

Pour célébrer dignement le départ de son directeur Jean-Pierre Jobin, en novembre 2005, l'aéroport de Genève a vu grand : la halle d'entretien des avions a été transformée en une salle de banquet et de spectacle! Une scène a été montée pour l'occasion et plusieurs artistes sont venus animer la soirée.

 

 

 

Prix de cette fête grandiose: 364’000 francs pour les seuls coûts externes, donc sans compter les heures de travail qu'y ont consacrées des employés de l'aéroport (la «Tribune» d'hier).

 

 

 

Le montant suscite l'indignation dans le monde politique. Les députés Christian Brunier et Eric Stauffer ont demandé des explications au Conseil d'Etat.

 

 

 

Le mouvement A gauche toute! a, quant à lui, décidé de saisir la Cour des comptes, chargée de vérifier la bonne utilisation de l'argent public. Face à ces attaques, Jean-Pierre Jobin, candidat PDC aux élections fédérales d'octobre, rappelle que l'aéroport reverse des millions chaque année à l'Etat, et que, après avoir mené à bien le développement de l'institution pendant treize ans, il méritait quand même une belle fête.

 

 

 

Buffet oriental

 

 

Selon nos informations, la logistique, les animations et les spectacles ont coûté à eux seuls plus de 200'000 francs. Le mandat a été confié à une société privée genevoise, spécialisée dans l'organisation d'événements. Le reste des coûts se répartit entre les vins, le repas et un buffet oriental. Ce dernier a coûté 20'000 francs environ, soit une trentaine de francs par invité.

 

 

 

Préférant garder l'anonymat, l'organisateur des spectacles explique que la fête s'est déroulée dans la halle d'entretien des avions, à l'aéroport. «Il a fallu transformer un hangar en salle de spectacle en plein hiver, dresser une scène, monter des éclairages ?» Plusieurs artistes se sont produits pendant la soirée, notamment Le Quatuor, un groupe musical et comique français.

 

 

 

La réception comptait plus de 600 invités. Selon l'organisateur, son coût n'a rien d'extravagant pour un événement monté à partir de zéro, dans un lieu pas prévu pour cela. La facture aurait même pu être bien plus lourde: «Je me souviens d'une banque qui a fait venir Joe Cocker. A lui seul, le concert revenait à un demi-million...» Sauf qu'il s'agit ici d'argent public, rappelle Salika Wenger, conseillère municipale d'A gauche toute!: «Rien ne justifie une fête d'une telle ampleur payée par le contribuable. C'est pourquoi nous saisissons la Cour des comptes, qui est la mieux armée pour examiner l'affaire.»

07:27 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3)

Commentaires

... qui est cet organisateur d'évnementiel? un nom en trois lettres?

Écrit par : paul.bazzo@patatouille.com | 10/07/2007

L'événement c'est de connaître exactement ce que les dirigeants des SIG se foutent dans les poches sans que personne ne le sache.Il est facile de la ramener tant que cela ne vous concerne pas. Alors, un bon mouvement, combien avez-vous touché ? Cela m'étonnerait que vous osiez le déclarer, ont la boucle quand c'est ses intérêts privés sur le dos des contribuables.

Écrit par : Octave Vairgebel | 10/07/2007

Cela gêne le député et Responsable du cg^hangement au SIG que l'on fasse la fête à Jobin... Mais il n'est pas embarrassé le moins du monde lorsque son entreprise fournit de l'énergie aux squatters, AUX FRAIS DU CONTRIBUABLE, avec ces mêmes deniers public qu'il est si soucieux de ne pas dépenser pour Jobin... Brubru... Pour qui nous prends.tu?

Écrit par : Avi Gausman | 13/07/2007

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