11/07/2007

Nouvelle loi sur le chômage à Genève

Lu dans « Le Temps » d’aujourd’hui sous la plume de Cynthia Gani :
 

La nouvelle loi sur le chômage fait bégayer le PS genevois

 

Genève : Le référendum de la gauche dure divise le Parti socialiste

 
«Une erreur politique.» Voilà ce que vient de commettre le Parti socialiste genevois selon Christian Brunier, député PS au Grand Conseil. En cause: la position de son parti, qu'il estime «incohérente» concernant la nouvelle loi sur le chômage. L'élu affirme que les socialistes auraient dû soutenir le référendum lancé vendredi dernier par A gauche toute!, puisqu'ils avaient combattu à l'unanimité la réforme de la loi votée par le parlement le 28 juin dernier.

Le dilemme des dirigeants

A l'origine, le comité directeur du PS, divisé, avait recommandé à ses élus de s'abstenir lors du vote. La consigne avait agacé plus d'un député, au point d'être ignorée au Grand Conseil. Opposés à la révision, qui vise surtout la suppression du système des emplois temporaires cantonaux fustigé par la Confédération, les socialistes ont proposé des amendements. Au nombre de leurs exigences: le recul de la limite d'âge donnant droit à des mesures de longue durée à 50 ans au lieu de 55, l'inscription dans la loi d'un droit à des mesures de prise en charge pour les chômeurs en fin de droits, ou encore la fixation d'un salaire minimum pour les bénéficiaires du programme d'emploi et de formation. Mais les autres groupes n'ont pas suivi. Même les Verts ont balayé les amendements du PS.

Une fois la loi votée, restait à se déterminer sur le référendum. Là aussi, les socialistes ont tergiversé. Ils ont attendu que la gauche dure lance le mouvement pour réfléchir à leur positionnement. Finalement, lundi soir, le comité directeur a décidé de ne pas soutenir le référendum. «Le PS a dû faire un choix entre un projet non satisfaisant et l'illusion de revenir à une situation passée qui ne peut plus être», expliquait le parti dans un communiqué de presse mardi.

 «Manque de cohérence»

«Les socialistes ont décidé de ne pas mettre leurs forces dans le rejet d'une loi qui n'est pas satisfaisante à bien des égards, mais qui a le mérite de proposer des réformes», argumente le PS. Citant l'exemple de la future création d'un socle d'emplois dans l'économie sociale et solidaire.

Une attitude qui ne convient pas à Christian Brunier, à l'instar «d'une partie des élus qui ne sont pas satisfaits, affirme-t-il. Le comité directeur aurait dû être plus cohérent par rapport à la base. D'autant qu'il ne s'agissait pas de lancer le référendum, mais uniquement d'y apporter notre soutien. Si nous n'étions pas en plein été, j'aurais demandé une assemblée générale extraordinaire!»

Les soubresauts du PS autour de la nouvelle loi sur le chômage ne sont pas encore terminés, semble-t-il. Selon le député Alberto Velasco, il est probable qu'en cas d'aboutissement du référendum d'A gauche toute!, les socialistes recommandent aux Genevois de suivre les référendaires. Contre la nouvelle loi à laquelle ils disaient pourtant hier vouloir «donner une chance»...
 
http://www.letemps.ch/template/regions.asp?page=7&article=211074
 

07:43 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3)

Commentaires

ZZZZZZZZZZZZZZZ!!!!

Tout cela est à mourir d'ennui.

Écrit par : Avi Gausman | 11/07/2007

Oui! Avec des textes aussi bien faits, on comprend beaucoup mieux qu'on ne comprend vraiment rien.
Merci à "Carpe Diem engagé"! Son texte dégage une obscure clarté de très belle tenue.

Écrit par : L'anar de droite | 12/07/2007

Le texte nous montre à l'évidence ce qu'est la profession de "Responsable de la technique du changement !" aux SIG. Une bonne planque dans le fond avec, bien entendu le "petit supplément" de salaire en fin d'année. Pas con Carpe Diem engagé, il arrive à faire croire qu'il sert à quelque chose, comme dans son rôle de député dépité par la défaite de sa copine Ségo !!

Écrit par : Octave Vairgebel | 13/07/2007

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