26/07/2007

Journal des bonnes nouvelles : excision interdite en Erythrée

L’Erythrée interdit l’excision.
Dans un pays où près de 90% sont excisées, cette décision est importante.
La plupart de ces mutilations sont commises à domicile sans anesthésie ni stérilisation.

Les auteurs de cet acte de torture seront désormais passibles d’amendes et de peines d’emprisonnement.

 

Photo : www.griooworld.com
En juin 2006, avec ma compagne Ariane Wisard-Blum, nous avons élaboré une motion contre l’excision. Nous l’avons déposée au Grand Conseil genevois avec de signatures de député-e-s vert-e-s et socialistes :
http://www.geneve.ch/grandconseil/data/texte/M01694.pdf
Nous attendons toujours le dépôt officiel de la réponse du gouvernement.
Voici le texte de mon intervention parlementaire sur cette thématique :
M. Christian Brunier (S). Je crois, je l'espère en tout cas, que l'ensemble de ce parlement condamne l'excision, qui est un acte inacceptable, assimilable bien entendu à une torture. Je rappelle que ces mutilations sexuelles sont illégales dans notre pays au sens de l'article 22 du code pénal suisse, qu'elles sont bien sûr contraires aussi à la Convention européenne des droits de l'homme et que, alors que beaucoup ont l'impression que l'excision, cela ne se fait qu'ailleurs, l'Unicef considère qu'il y a près de sept mille femmes et jeunes filles excisées qui vivent aujourd'hui en Suisse. Que des femmes excisées vivent sur notre territoire, c'est évident, mais il est fort probable que l'excision se pratique aussi sur notre territoire ou dans des territoires très proches de Genève... (Commentaires.) Monsieur Weiss, c'est un sujet très important !
Une voix. On n'a rien dit ! Vous avez probablement de mauvaises oreilles !
Le président. Est-ce que je peux vous demander d'éviter les apartés ? Je vous rappelle, Monsieur le député, que c'est à la présidence que vous vous adressez.
M. Christian Brunier. Tout à fait, Monsieur le président, mais je crois que c'est un sujet suffisamment grave pour qu'on ait un climat serein dans ce parlement.
Dans une ville internationale comme Genève, on ne peut pas rester les yeux fermés et se dire que ce n'est qu'un problème qui se passe ailleurs. S'il y a potentiellement problème, nous devons le savoir et agir. Il y a d'ailleurs eu un certain nombre de témoignages ces dernières semaines dans les médias. Les femmes qui ont subi cet acte de torture commencent à parler et il faut les féliciter pour leur courage.
Il faut dire également qu'un colloque a été organisé par le service de l'Etat de Genève pour la promotion de l'égalité entre hommes et femmes. Il y a été dit clairement que l'Etat devait s'engager dans la lutte contre ce fléau. C'est dans cette perspective que cette motion s'inscrit. Je crois que c'est le devoir des autorités d'agir, et c'est là l'impulsion que nous voulons donner.
Je rappelle aussi, et c'est important, que cette mutilation n'a rien à voir avec un fait culturel ou avec un rite religieux, comme certains le prétendent de temps en temps. Dernièrement le secrétaire général de l'association des imams du Sénégal, un pays très touché par ce drame, a déclaré: «Il n'y a rien dans le Coran qui impose l'excision».
Que demande cette motion, qui est très simple ? Elle demande d'essayer d'enquêter pour savoir exactement, en toute transparence, ce qui se passe à Genève et dans les zones voisines, je le redis, mais aussi dans les lieux de vacances des jeunes filles vivant à Genève, qui partent des fois dans des pays étrangers et reviennent excisées. Nous devons connaître la vérité pour savoir comment agir contre ce fléau.
Bien sûr, il faut faire appliquer la loi strictement; s'il y a des actes d'excision à Genève, il faut que les bourreaux soient arrêtés et, bien entendu, condamnés. Il faut prendre des mesures de prévention, notamment par rapport aux personnes cibles, aux victimes potentielles, c'est-à-dire les jeunes filles qui sont à l'école primaire. Il doit y avoir des campagnes d'information auprès des personnes susceptibles d'être touchées par ce drame, auprès des familles aussi, puisqu'il y a des croyances, des mythes qui poussent les familles à continuer de faire pratiquer cet acte sur leurs filles. Et puis, il faut former les professionnels de la santé, du social et de la psychologie, car ils sont aujourd'hui mal armés pour répondre à cette problématique. J'ai eu à ce sujet des échanges avec M. Unger, par rapport à la chirurgie de reconstruction.
Genève, capitale des droits de la personne, doit agir au niveau de la solidarité internationale. La Suisse s'est engagée dans certains programmes pour lutter contre l'excision dans des pays qui sont très touchés par ce fléau et il faut que Genève participe à cette dynamique tant au niveau local qu'international. C'est pour cela que nous vous proposons d'envoyer cette motion directement au Conseil d'Etat, je ne pense pas qu'une commission améliorera le texte... (Protestations.) ... je crois qu'il faut vraiment l'envoyer directement au Conseil d'Etat pour qu'il puisse agir et je vous invite toutes et tous à dire unanimement stop à ce genre de cruauté.

 

16:13 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3)

Commentaires

Certes député Brunier, l'excision est un sujet qui mérite notre attention... Mais n'avez-vous rien de plus intelligent à faire dans votre blog que de faire votre auto-promotion en servant aux lecteurs des extraits de vos interventions au Grand Conseil? C'est indécent. Ce qu'il est encore davantage est la propension que vous autres, bonnes gens de gauche, avez à asséner des formules qui commencent pas "il faut", "on doit", "on ne peut pas"... Tout cela traduit bien évidemment la dérive intellectuelle de la gauche qui ne peut supporter qu'on la contredise... On sait malheureusement comment cela finit.

Écrit par : Avi Gausman | 27/07/2007

Le camarade Brunier continue à dénigrer tout ce que fait Sarkozy. Si je comprend bien, l'insécurité à Genève n'existe plus grace à Moutinot !! Bon, alors que fait le Grand Méchand Mou pour protéger les p'tits vieux qui se font agresser en rentrent chez eux au Jardin du Rhône ? Qu'attend Moutinot pour "karcheriser" les quais et les parcs devenus les lieux de prédilection des camés, dealers ainsi que de ces petits copains les mendiants ? Grace à son inéficacité proverbiale, (nous avons déjà constaté son magnifique boulot lorsqu'il était au Travaux Publics et la grande quantité de logements construits sous son règne ! Il a fait aussi bien que Grobet!) Genève est devenu un véritable coupe-gorge ! Pendant les dernières années de son mandat, il se reposera, comme de coutume, avant de prendre une retraite inutile puisqu'il est déjà en létargie ! Voilà l'efficacité socialo ! Alors, courage, il lui reste encore pas mal de réceptions où il pourra baffrer aux frais des citoyens ! La gauche-caviar (dont vous êtes une des principale figure) se fout royalement des citoyens !

Écrit par : Gédéon Teusmany | 27/07/2007

ayez l'obligeance de retirer mon article ,je desire le reecrire mercii

Écrit par : frieden daniel | 01/08/2007

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