29/08/2007

Politique genevoise

Squat du Boulevard Jacques-Dalcroze

 

 

Que l’on soit pour ou contre les squatters, il est totalement inacceptable que des surfaces, aussi volumineuses et situées au cœur de la cité, restent libres longtemps alors que la crise du logement ronge Genève.

 

 

L’Abbé Pierre est souvent cité en modèle par les politiques de tous bords. Appliquons ses thèmes et soutenons le DROIT AU LOGEMENT !

 

 

 

 

Note à l’école et apprentissage

 

 

Selon les médias, les patrons genevois se réjouissent du « retour » des notes à l’école, considérant que celles-ci vont remonter le niveau, notamment des candidat-e-s à un apprentissage.

 

 

 

Ils oublient juste qu’une bonne partie des candidat-e-s, ces dernières années, à un apprentissage ont vécu avec les notes à l’école, celles-ci n’ayant pas disparu dans bon nombre d’écoles.

 

 

 

Il faut plutôt valoriser les filières professionnelles et convaincre un tas d’enseignant-e-s et de parents, que celles-ci ne sont pas la voie tracée réservée aux élèves en échec.

 

 

Libéral opportuniste

 

 

Dans le Matin, Claude Ruey le patron du Parti libéral suisse déclare que « les opportunistes politiques ne viennent pas chez nous. Ceux qui se battent pour un idéal et leurs idées oui. »

 

 

 

Les luttes fratricides à la tête du Parti libéral genevois n’avaient donc rien à voir avec l’opportunisme et l’envie de pouvoir. C’est un vrai scoop du Matin !

 

 

 

Heureusement, l’été continue ???????

 

 

 

 

 

 

 

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26/08/2007

Le calvaire de l’école

Demain, c’est la rentrée scolaire à Genève. Je me rappelle que pour moi l’école a toujours été un calvaire … Pourtant, en tant qu’élu politique, je considère l’enseignement comme une priorité et est mon domaine de prédilection.
J’ai beaucoup pleuré le premier jour où ma maman m’a emmené « de force » à l’école. Cette entrée ratée dans le système éducatif est un peu à l’image de mon parcours scolaire. Assez bon élève, je n’ai pourtant jamais aimé me rendre à l’école, sans comprendre exactement pourquoi. La routine, la lourdeur des devoirs et la multitude d’évaluations ont compté dans l’alimentation de cette amertume. En outre, le fait d’être tous formatés sur le même modèle est certainement la cause suprême de ce malaise. A l’époque, on tenait encore peu compte des spécificités de chacun et les parcours étaient peu individualisés. Chaque élève devait acquérir la même notion au même moment. Programmés comme des robots, les enfants n’avaient que deux choix : suivre ou préparer leur échec. Heureusement, des études sérieuses ont prouvé les dérives d’un tel modèle. L’école a évolué, laissant davantage de place à la différence, valorisant la diversité.
Pourtant, le chemin reste long, tant les tentatives de revenir à l’école du passé sont grandes. Les gens ont besoin de reconstituer le système scolaire qu’ils ont connu gosses, même s’ils en ont bavé à l’époque ou connu l’échec. Combien de fois entendons-nous : « L’école était meilleure à mon époque » ou « Les gamins ne savent plus rien » ? Ces clichés traversent le temps. Pourtant, le niveau scolaire n’a cessé de s’améliorer durant l’histoire de l’humanité. L’écart entre les croyances populaires en la matière et la réalité est immense.
Cette standardisation de l’enfant m’a cassé le plaisir d’entrer en classe. J’ai donc été chercher la passion d’apprendre ailleurs, grâce à ma curiosité qui était à l’époque incommensurable. Souvent autodidacte, j’ai trouvé l’envie d’acquérir des connaissances et des compétences à travers la culture, le contact avec les gens, la politique, le syndicalisme ou au sein de mes activités professionnelles. J’ai colmaté ainsi des années de présence sur les bancs de l’école sans que mon attention soit avec moi.
Avec ce minimum d’entrain, j’ai surfé durant tout le cursus scolaire à la recherche de l’équilibre entre l’investissement minimum et l’obtention de la moyenne.
Au primaire, à l’école d’Aïre, dans la banlieue de Genève, j’ai été un assez bon écolier. La grande richesse de cette période, je l’ai trouvée à travers le contact avec mes camarades de classe et d’école. Il y avait une sacrée équipe. Mélange de milieux sociaux fort différents, cet établissement scolaire rassemblait un grand nombre de nationalités. Le mélange des cultures et des origines sociales est un cocktail rafraîchissant, antithèse de la ghettoïsation.
Pourtant, la Suisse vivait à l’heure des initiatives populaires xénophobes Schwarzenbach qui prévoyaient une limitation drastique et démagogique du nombre de résidents étrangers. Le débat autour de ces projets ultranationalistes créait des tensions qui se répercutaient sur les enfants du quartier. Même si heureusement, ces propositions fascisantes ont été jetées, par le peuple, dans les poubelles de l’histoire, elles insufflèrent de la haine qui se matérialisait régulièrement en bagarres dans la cour de notre école métissée.
Je me suis retrouvé ensuite au Cycle d’orientation du Renard, toujours dans le quartier d’Aïre. Une belle promotion m’a ouvert les portes de la section scientifique. Le changement de rythme scolaire et surtout l’ambiance un peu délirante de ma nouvelle classe m’a poussé tout droit vers l’échec. Paradoxalement, alors que l’échec scolaire est souvent destructeur, je pense  avoir beaucoup appris durant cette année-là, particulièrement en matière d’organisation du travail.
Elève flemmard, j’ai vite compris qu’en étant un peu plus attentif et en développant la faculté de faire mes devoirs en classe tout en écoutant le cours, j’évitais le boulot à domicile et les situations d’échec. Cette méthode un peu artisanale m’a permis de passer sans grands problèmes à travers ces années scolaires, qui ne me laissent pas un grand souvenir.
Au terme du Cycle d’orientation, fin de la scolarité obligatoire, tout le monde pensait que j’allais poursuivre mes études et entrer au collège. Moi, j’en avais marre ! Je voulais me confronter à la vie professionnelle et gagner un peu d’argent pour accroître mon indépendance. Je pris la décision de partir à la recherche d’un apprentissage. Stupeur chez mes profs. Deux d’entre eux prirent rendez-vous avec mes parents pour les encourager à me contraindre à continuer mon parcours d’étudiant. Peine perdue ! Mes parents ayant pleine confiance en moi voulaient respecter mon choix, sachant que je ne l’avais pas pris à la légère et qu’ils n’auraient aucune chance de me faire changer de position.
Je me retrouvais face à une autre interrogation. Quel apprentissage entreprendre ? Electricien ! Mon père, pour une des premières fois, édicta un interdit : « Tu es trop manche manuellement pour pratiquer un tel boulot» me dit-il. Ayant deux potes décorateurs, ce métier excita mon esprit. Un stage d’une journée où je passai des heures et des heures à placer de la moquette au Palais Beaulieu de Lausanne pour concevoir des stands d’expositions me découragea. Mon père me proposa de m’inscrire aux examens d’entrée en apprentissage en tant qu’employé de commerce à l’Etat de Genève et aux Services industriels de Genève (SIG), l’entreprise publique dans laquelle mon père travaillait. Je ne savais pas vraiment ce qu’était un employé de commerce, mais faute de meilleure idée, mon accord fut donné.
Dans un premier temps, je réussis l’examen de l’Etat de Genève. Ainsi, on me sélectionna pour entreprendre un apprentissage à l’Office des poursuites et des faillites. J’allais signer mon contrat. Mon papa m’encouragea tout de même à passer l’examen dans son entreprise. Je n’étais pas chaud. Pourtant, pour ne pas le mettre dans l’embarras, je m’y rendis. La réussite fut au rendez-vous. Deux places d’apprentissage s’offraient à moi. Mes parents me poussaient à donner mon OK aux Services industriels. Le fait que mon paternel y travaillait me coinçait un peu. Finalement, mon choix se porta sur cette entreprise, celle-ci permettant d’accomplir ces 3 ans d’apprentissage en tournant dans des services fort différents.
Mon apprentissage se déroula avec succès. La mixité école/stage en entreprise me convenait fort bien. J’alignai les expériences professionnelles en changeant régulièrement de secteurs. Je commençai à la caisse-maladie de l’entreprise – véritable PME interne – où je fis un peu de tout. Puis, je passai par l’économat, la compta, le contentieux, l’informatique, le contrôle des installations électriques et plein d’autres bureaux. L’obtention de mon Certificat fédéral de capacité d’employé de commerce gestion (option informatique) fût une formalité et la période d’examens, un espace de foires vachement sympathiques.
Au terme de cette période d’apprentissage, on me proposa deux jobs. Je décidai d’entrer à l’informatique des Services industriels de Genève, comme opérateur, puis analyste-programmeur et ensuite comme chef de projet informatique.
La formation sur le tas couplée à de la formation continue régulière suffisaient à l’époque si on était un peu démerde. Aujourd’hui, pour accomplir des tâches de bien moindre importance, les jeunes doivent arriver avec une malle de diplômes. Pourtant, à l’époque, la pluralité des équipes mixées entre de brillants universitaires et des passionnés autodidactes créait une explosion de talents et d’expériences et provoquait une alchimie entre les scolaires et les « praticiens de terrain ».
Néanmoins, mon parcours professionnels avançant, mon manque de diplômes devint un obstacle pour obtenir de l’avancement. Je retournai sur les bancs de l’école à l’Institut Suisse d’Enseignement de l’Informatique de Gestion (ISEIG) à Lausanne pour acquérir un diplôme de chef de projet.
En complément, j’ai multiplié séminaires, lectures diverses, formations complémentaires et expériences riches dans plein de domaines (présidence associative, présidence d’un parti politique, mandats d’élu, postes d’administrateurs, etc.)

Mon parcours atypique m’a permis de gravir les responsabilités professionnelles pour aboutir désormais à une place de directeur de l’innovation et de la communication à SIG. La richesse d’une entreprise est de réussir l’alchimie entre des parcours différents. Hors, l’usage actuelle est de formater tous les cadres sur le même modèle. Cette standardisation va asphyxier l’économie, tuer l’innovation et surtout casser les jeunes qui ne sont pas forcément adapté au système scolaire en place. Triste société qu’il est urgent d’infléchir en valorisant les différences.

 

Illustration : http://ressources.ecoles.free.fr

 

25/08/2007

Oui à l’initiative cantonale genevoise 129 (Fumée passive et santé)

Je dépose, au Grand Conseil genevois,  mon rapport de minorité en faveur de l’initiative cantonale genevoise IN129 (Fumée passive et santé).
« Un pays non-fumeurs améliorera la santé de milliers de personnes, réduira la tentation de fumer et encouragera les fumeurs à arrêter. »
Alan Johnson, Ministre britannique de la santé
« En matière d’interdiction de fumer, la Suisse a pris du retard par rapport à l’étranger. »
Félix Gutzwiller, Conseiller national radical
Mesdames et
Messieurs les député-e-s,
Alors que/qu’ :
  • la plupart des pays d’Europe ont adopté, avec succès et forte adhésion populaire, des législations pour interdire la fumée dans les lieux publics ;
  • tous les sondages et enquêtes démontrent un soutien important de l’opinion publique à ce genre de mesure ;
  • les scientifiques ont démontré les effets très nocifs de la fumée active et passive en termes de santé publique ;
  • une grande majorité des candidat-e-s au Grand Conseil, de gauche comme de droite, s’étaient positionnées pour cette interdiction,

la droite a voté, en commission, unanimement contre l’initiative populaire 129 (Fumée passive et santé) ou s’est abstenue.
Refusant de politiser un débat qui ne l’est pas, j’appelle, au-delà de ce vote de circonstance en commission, une majorité de ce parlement à se rassembler pour soutenir cette initiative et la soumettre, au plus vite, au peuple. Un contre-projet n’apporterait rien, comme le stipulent très précisément le Tribunal fédéral et le Conseil d’Etat genevois, particulièrement par la voix du Ministre de la Santé et de l’Economie Pierre-François Unger.
Il est important de rappeler que cette initiative n’est pas acte de prohibition, mais uniquement une action efficace de santé publique.
La fumée passive et le tabac sont dangereux !
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) précise dans sa Convention-cadre : « Il est clairement établi, sur des bases scientifiques, que l’exposition à la fumée de tabac entraîne la maladie, l’incapacité et la mort. » En Suisse, chaque année, un millier de personnes meurent à cause de la fumée passive. Selon la Ligue suisse contre le cancer, ces morts s’ajoutent aux 8000 décès causés par le tabagisme.
Dans l’Union européenne,  le tabac est responsable de quelque 650'000 décès chaque année. Et le tabagisme passif a des conséquences fatales pour 80'000 personnes supplémentaires.
Selon les experts, en Europe, 25% de tous les décès par cancer et 15% de l'ensemble des décès pourraient être attribués au tabac. Notons qu'un Européen sur trois dit être exposé au tabac durant ses heures de travail.
Le tabac tue par le cancer, mais aussi à travers les maladies cardio-vasculaires et pulmonaires.
S’opposer à une telle mesure ou gesticuler politiquement pour repousser le vote populaire a des conséquences sur la vie d’êtres humains. Au moment du vote, chaque député-e devra en prendre conscience.
Face à ce constat terrifiant, certains continuent à ignorer l’évidence, niant les effets de la fumée passive. Inconscientes, mal informées ou bornées, ces personnes, dont certaines très actives en politique, sont assimilables à ceux qui refusaient de croire que la terre était ronde.
Une mesure populaire en faveur de la santé publique
L’interdiction de fumer dans les lieux publics protège naturellement la grande majorité de non-fumeur-euse-s de la fumée passive. Elle préserve aussi les travailleuses et travailleurs employés dans des lieux publics des dangers de la fumée. Par ailleurs, elle aide également les fumeur-euse-s à arrêter de fumer.
On estime que près des ¾ des fumeur-euse-s souhaiteraient arrêter et que l’interdiction est une contrainte les aidant sensiblement. En Italie, une enquête a démontré que près de 500'000 fumeurs ont arrêté durant la première année de l’interdiction.
Cette mesure reflète une réelle volonté populaire. En 2006, une enquête de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) prouvait que 64 % du peuple suisse étaient favorables à l’interdiction. Ce pourcentage montait en Suisse romande à 68 %.
Une autre étude mentionne que près de 85 à 90 % des Italien-en-s sont satisfait-e-s de la loi contre la fumée passive déjà en vigueur dans ce pays.
En Espagne, alors que des mesures restrictives et d’information existent déjà, 77,2 % de la population sont favorables à un durcissement des mesures déjà en place.
Selon une étude Eurobaromètre, 88% des Européens se déclarent en faveur de lieux de travail ou d'espaces publics sans tabac (contre 86% il y a un an). Ces taux sont encore plus élevés dans les pays qui ont adopté des lois dans ce sens.
Si le peuple genevois soutient cette initiative, elle suivra une dynamique déjà largement répandue.
Plusieurs pays européens vivent déjà à l’heure des lieux collectifs sans fumée. Quel plaisir ! Notamment l’Italie, l’Angleterre, l’Irlande, l’Ecosse, le Pays de Galle, l’Islande, Malte, la Suède, la Norvège, la Belgique, les Pays-Bas, la France, la Finlande ou le Danemark ont tous adopté une législation évitant que les lieux publics se transforment en fumoir.
La Commission européenne a publié un livre vert sur l’interdiction de la fumée, qui pourrait déboucher sur une législation contraignante pour les pays membres de l’Union européenne.
Imitant l’Italie voisine, le Tessin est devenu le premier canton à interdire la cigarette, la pipe et le cigare dans les établissements publics, conformément à la volonté de 79,1 % des citoyennes et citoyens (participation 56 %). La Lega del Ticinesi combattait par référendum cette loi au nom de la soi-disant « liberté individuelle ». Liberté individuelle d’une minorité, fumeuse, enfumant la majorité au détriment de la santé générale. Etonnante vision de la liberté ! Le peuple du Tessin ne s’est pas laissé influencer par l’extrême-droite locale et a fustigé clairement ce référendum.
Soleure a suivi cette dynamique.
« L’Hebdo » a sondé les député-e-s aux Chambres fédérales. 58 % sont pour une interdiction de fumer dans les lieux publics.
 
Les entreprises sont aussi en avance sur la législation.  Privées comme publiques, plusieurs entreprises ont mis en vigueur des réglementations fort strictes face à la fumée.
Selon l’Office fédéral de la santé publique, 800 entreprises helvétiques ont déjà décrété l’interdiction de fumer dans leurs bâtiments.
« Avec les effets révélés de la fumée passive, nous avons décidé de franchir une étape pour la santé de nos collaborateurs, sans attendre le cadre légal » note le porte-parole de Nestlé. Novartis a fait de même en 2006 et finance des conseils et des médicaments pour aider ses employé-e-s qui souhaitent arrêter de fumer.
Même si l’Etat de Genève reste en retard, plusieurs organismes publics genevois ont pris les devants. L’Université de Genève, les HUG et SIG interdisent la fumée dans leurs locaux. L’Aéroport a créé des espaces fumeurs spécifiques. Dans chacune de ces institutions, le bilan de cette politique est une réussite totale. Tant les fumeurs que les non-fumeurs apprécient ces mesures améliorant le cadre de vie.
Dans le contexte actuel, l’initiative genevoise n’a rien de révolutionnaire ou d’extrémiste. Elle est une simple action pour protéger la santé de la population.
Commentant le soutien citoyen de l’interdiction de fumer dans les lieux publics, le Conseiller national radical zurichois Félix Gutzwiller déclare : « La fumée est désormais considérée comme une activité que les adultes responsables ont le droit de s’infliger, mais qu’ils n’ont plus le droit d’imposer aux autres. »
Ce climat critique sur la fumée se fait sentir sur la consommation des jeunes. Une enquête de l’Institut de prévention de l’alcoolisme et autres toxicomanie (ISPA), réalisée en 2006, révèle que les jeunes de moins de 15 ans ne sont plus que 15 % à fumer au moins une fois par semaine, contre 23 % en 2002. « Fumer est de moins en moins considéré comme quelque chose de tendance, voire même d’acceptable, pour de nombreux adolescents. » juge Michel Graf directeur de l’ISPA.
Une initiative bonne pour l’humain, bonne pour l’économie, bonne pour l’environnement
Cette interdiction de fumer est aussi un moyen efficace d’améliorer l’attractivité des lieux publics. Par conséquent, elle est favorable à l’essor économique. On estime, en Europe, que près de 25 % de la population hésitent à se rendre dans les lieux fumeurs.
Au terme de la première année de l’existence de la loi italienne, la fréquentation dans les restaurants a augmenté de 9,6 %.
Le patron du bar genevois « Heaven Lounge », Frank Hennessy, un Irlandais qui a voulu tester à Genève la politique déjà appliquée avec succès dans son pays le confirme : « Cela marche très bien : pour un fumeur de perdu, nous récupérons dix non-fumeurs. »
Un sondage a été réalisé dans les restaurants belges, trois mois après l’entrée en vigueur de l’interdiction de fumer. 85 % (89 % à Bruxelles, 89 % en Wallonie et 82 % en Flandres) des clients se sont déclarés favorables à cette mesure. Pourtant avant l’introduction de celle-ci, 85 % des Bruxellois, 65 % des Wallons et seulement 36 % des Flamands y étaient favorables.
Cette mesure, améliorant la santé publique, baisse l’absentéisme dans les entreprises et donc améliore l’efficience de celles-ci.
Genève s’engage fermement pour le développement durable. Tous les partis affirment faire de même. Lorsqu’une mesure est bénéfique pour la santé des humains, qu’elle favorise l’économie et qu’elle améliore l’environnement, elle est positive pour les trois dimensions du développement durable. Comment peut-on s’y opposer ou retarder sa mise en œuvre ?
Donnons la parole au peuple
Lorsqu’une initiative aboutit, le devoir des Autorités politiques est de tout entreprendre pour que le peuple puisse s’exprimer dans les meilleurs délais.
Depuis le dépôt de cette initiative, quelques députés, ayant peur du verdict populaire qui s’annonce selon les sondages très positif, font tout pour empêcher le peuple de s’exprimer. C’est ainsi que deux d’entre eux ont déposé, au Tribunal fédéral, un recours sur la validité de cette initiative. L’un des signataires, éminent avocat, savait fort bien que ce recours n’avait aucune chance d’aboutir. Néanmoins, par cette manœuvre, l’initiative a pris près d’un an de retard.
On a bien entendu le droit de s’opposer à une initiative et d’utiliser toutes les voies de recours existantes. Mais, il faut aussi avoir le courage politique d’affronter le verdict des urnes et surtout l’obligation de respecter la démocratie.
Bien des peuples dans ce monde aimeraient connaître le vent de la démocratie. Nous avons l’avantage de vivre la démocratie. Préservons-la ! Respectons-la ! Celle-ci est précieuse et sa défense doit être une plate-forme d’accord entre nous, que l’on soit de droite, de gauche ou du centre.
Certains député-e-s pensent que cette initiative est excessive et ne permet pas des exceptions, par exemple de créer des espaces fumeurs dans les endroits cloisonnés tels que les prisons ou les hôpitaux. Le Conseil d’Etat suivant la même argumentation a, très vite, déposé un contre-projet plus souple, mais aussi plus flou et ambigu. D’autres élu-e-s estimaient que cette initiative-cadre laissait la liberté au gouvernement de créer des exceptions à travers la voie réglementaire.
Le Tribunal fédéral a donné clairement raison à celles et ceux qui affirmaient que l’initiative laissait place aux exceptions (voir procès-verbal du TF annexé). Le contre-projet ne sert donc à rien et retarderait en plus le vote populaire. Le Conseil d’Etat a pris note du jugement du Tribunal fédéral et a décidé de retirer – à l’unanimité - immédiatement son contre-projet inutile.
Dans la Tribune de Genève, le Conseiller d’Etat PDC Pierre-François Unger est très clair. Le contre-projet a été retiré « pour souci  de clarté » répond-il. Il poursuit : « Pour que le peuple ne se prononce que sur un seul texte. En déposant notre contre-projet, nous voulions gagner du temps, car on ne sait jamais dans quel délai le Tribunal fédéral juge. Or il a décidé vite, en indiquant que l’initiative était recevable et constitutionnelle, et que la loi pourrait prévoir les exceptions que nous voulions. »
Certains estiment qu’il n’est pas urgent de faire voter les Genevoises et les Genevois, et qu’il suffit d’attendre la loi fédérale. Il est possible que la législation fédérale soit satisfaisante et votée rapidement. Mais, nous n’en avons aucune assurance. Les Chambres fédérales et le Conseil fédéral tergiversent sur la question depuis longtemps. Comme le dit le Chef de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) Thomas Zeltner : « La stratégie du Conseil fédéral adoptée en 2001 plaçait déjà la fumée passive sur l’agenda et affirmait la nécessité de légiférer. » Six ans plus tard, nous attendons toujours … Attendre que Berne agisse peut repousser aux calendes grecques  l’interdiction de fumer dans les lieux publics genevois. Celles et ceux qui soutiennent sincèrement cette thèse devrait méditer sur les dires de la patronne de la santé tessinoise Patrizia Pesenti : « Si nous avions attendu la loi fédérale, nous serions encore au milieu de la fumée. »
Comme l’a affirmé le Conseiller d’Etat Pierre-François Unger dans un quotidien genevois : « Il serait inadmissible de tergiverser encore », et il espère qu’en septembre, le Grand Conseil acceptera l’initiative sans contre-projet.
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) alerte sur l’urgente nécessité d’adopter partout des législations d’interdiction totale de fumer dans les lieux de travail et d’accueil du public. Le Directeur Général de l'OMS, le Dr Margaret Chan a déclaré : « Les preuves sont claires, il n'existe aucun seuil de risque en matière d'exposition au tabagisme passif. De nombreux pays ont déjà adopté des mesures. Je demande à l'ensemble des pays qui ne l'ont pas encore fait de franchir immédiatement cette étape importante visant à protéger la santé de tous au travers de législations interdisant totalement de fumer dans les lieux de travail et d'accueil du public. »
Appel à toutes les députées et à tous les députés soucieux de la santé publique
Ce débat n’a rien d’un conflit gauche-droite. Le clivage que nous avons vécu en commission ne repose sur aucune considération idéologique.
D’ailleurs les législations à travers l’Europe visant à des espaces publics sans fumée émanent de milieux politiques fort différents.
Genève ne doit donc pas politiser ce débat !
D’ailleurs lors des dernières élections cantonales de 2005, une grande majorité des candidat-e-s de tous les partis – à l’exception du Parti libéral où les opposants à l’initiative étaient légèrement majoritaires - avaient pris position, à travers www.smartvote.ch, pour l’initiative populaire « Fumée passive et Santé ». Rappelons-nous nos promesses de campagne et concrétisons-les :
Les Verts        90% des candidatures pour l’initiative
MCG                56 %
PDC                67 %
Parti radical    59 %
PS                   82 %
UDC                62 %
LIB                  43 %
Au total, 67,7 % des candidatures ayant répondu à smartvote avait répondu positivement.

 

Si toutes et tous tiennent leurs engagements, une large majorité devrait se dégager au-delà des clans habituels.
Que l’on soit pour ou contre cette initiative, donnons rapidement la parole au peuple et rejetons l’idée d’un contre-projet inutile, comme le précisent le gouvernement genevois unanime et le Tribunal fédéral.
Pour conclure, je souhaite qu’une large majorité se dégage, rassemblant toutes les sensibilités politiques, vote en faveur de cette initiative, donnant ainsi un préavis positif au peuple.
Sources, pour en savoir davantage, je vous invite à consulter notamment :
Dossier de l’Hebdo sur la question du 8 mars 2007
Procès-verbal de la séance du 28 mars 2007 de la Cour de droit public du Tribunal fédéral
Sites internet :
http://www.prevention.com
http://www.oxygeneve.ch
http://www.stop-tabac.ch

 

 

Annexe : Dépêche de l’ATS du 20 août 2007
Deux tiers de la population en faveur de l'interdiction de fumer
Deux tiers de la population se prononce en faveur d'une interdiction générale de fumer dans les restaurants, les cafés et les bars, selon la dernière enquête de l'Office fédéral de la santé publique. La majorité des non-fumeurs (76%) approuvent cette mesure contre 40% des fumeurs.
Toutefois, cela n'empêche pas les gens d'aller au restaurant. Seuls 26% des sondés indiquent éviter toujours ou souvent certains restaurants en raison de l'air enfumé. Ils sont 37% à ne jamais éviter un établissement public pour cette raison. Depuis 2001, des enquêtes sur le tabagisme sont régulièrement menées sur mandat de l'OFSP.

En 2006, l'exposition hebdomadaire moyenne de la population à la fumée passive a légèrement diminué. Environ 27% des personnes étaient soumises au tabagisme passif pendant au moins sept heures par semaine, soit en moyenne une heure par jour. Elle se montait à 35% en 2002 et à 29% en 2004.

Les adolescents et les jeunes adultes constituent le groupe le plus longtemps exposé à la fumée. Au moins 54% des 14-19 ans et 62% des 20-24 ans y sont soumis au moins une heure par jour. Près de 10% des 20-24 ans le sont même au moins quatre heures par jour.

L'exposition reste la plus élevée dans les restaurants, les cafés et les bars. Suivent les lieux de travail, les manifestations socio-culturelles et la sphère privée.

 

 

 

 

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23/08/2007

La Musig en concert …

Avec l’orchestre « La Musig », je jouerai :

 

 

 

Le 15 septembre 2007, de 18 h. à 19 h., à la Fête des Vendanges de Russin.

 

 

 

Venez nombreuses et nombreux à ce grand rendez-vous oenologique et musical.

 

 

11:52 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1)

Soirée foot

Quel plaisir de voir une équipe de foot aussi volontaire !

 

 

 

Hier soir, j’ai assisté, au Stade de Genève, à la rencontre amicale de foot entre la Suisse et les Pays-Bas.

 

 

 

Audacieux, combatifs, les jeunes Suisses se sont battus comme de beaux diables.

 

 

 

J’ai tout spécialement été impressionné par l’engagement du joueur de Manchester City : Gelson Fernandes. Fernandes, Senderos, le buteur de la soirée Barnetta, Magnin et le gardien suisse ont été, pour moi, les grands bonhommes de la soirée.

 

 

 

Malgré plusieurs absents de marque (Notamment les blessés Frei et Djourou, assis tout près de nous dans la tribune, la Suisse l’emporte avec panache 2 à 1.

Gelson Fernandes, valeur montante du foot helvétique

 

21/08/2007

Un p’tit jour de politique : 21 août 2007

Les Suisses ne sont pas des moutons !

 

L’UDC édite une affiche démagogique et raciste, stigmatisant les personnes noires vivant en Suisse.

Mais, cette affiche représente en outre les Suissesses et Suisses comme des moutons.

 

Prouvons à ce parti xénophobe que notre peuple n’est pas un troupeau de moutons et que nous ne sommes pas d’accord de suivre un parti de gros loups aux dents longues et dangereuses.

 

Provocation : Xavier Bertrand, le ministre français du TRAVAIL passe ses vacances en CORSE.

 

Censure d’un spot anti-corrida 

 

Le Bureau français de vérification de la publicité (BVP) a interdit un spot télévisé anti-corrida.

 

Etant autant contre la censure que contre la corrida, je vous invite à le visionner ce film « subversif » sur le site de la SPA :

 

www.spa.asso.fr

 


 

20:23 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2)

Les bonus aux Services industriels : un coin dans la grille salariale de l’Etat

Lu sous la plume de Philippe Bach dans le Courrier

 
Les employés des Services industriels touchent des bonus en sus de leur salaire. Est-ce compatible avec un rôle de service public
 
 «M.Stauffer pose des questions pour lesquelles il a les réponses en main» résume Daniel Mouchet, président des Services industriels genevois (SIG). Le député du Mouvement citoyens genevois (MCG), par ailleurs membre du conseil d administration de la régie publique, a diffusé durant le mois de juillet un projet de motion dans laquelle il dénonce les bonus distribués aux employés des Services industriels.
 
Reste à savoir quel accueil la motion trouvera au prochain Grand Conseil.  Son argument principal réside dans le fait que la notion même de bonus dans une régie publique disposant d’un monopole n’a pas de sens. En cela Eric Stauffer trouve le soutien d’Alberto Velasco, député socialiste, lui aussi administrateur aux SIG. «Sur ce point la question est bonne et elle mérite d’être discutée. »
 
Ce n’est pas l’avis de M.Mouchet : «Tout d’abord nous ne sommes pas en situation de monopole pour tout : le gaz est clairement en concurrence avec le mazout. » Une bonne part l’élimination des déchets est soumise aux lois de la concurrence. Quant à l’électricité son marché sera partiellement libéralisé l’an prochain.
 
Au-delà de cette question M.Mouchet souligne que le système salarial peut toujours être contesté, «mais il a été élaboré de la sorte et approuvé par l’ensemble des partenaires sociaux après de longues négociations.» Le conseil d administration l’a voté et il a reçu le feu vert du Conseil d’Etat.
 
La motion laisse entendre que c’est la direction de la régie publique qui touche ces sommes chiffrées en millions. Renseignements pris les choses sont plus compliquées. La masse salariale des SIG comporte effectivement une enveloppe destinée à financer de tels bonus (6,5 millions de francs en 2006 sur 237 millions). Ceux-ci concernent l’ensemble des salariés de l’entreprise La direction soit huit personnes ne se partage «que» 330 000 francs.
 
«Ce système est transparent. Il est inscrit dans le compte-rendu administratif et financier de l’entreprise», explique Daniel Mouchet.
 

Risque de dérives

 
Verser des bonus n’est pas forcément adapté à ce qui relève du domaine public. «Les services de l’Etat sont chargés d’appliquer la loi» note Hervé Pichelin président de la Communauté genevoise d’action syndicale, «en ce sens les bonus ne sont guère utiles pour des entités qui fonctionnent selon une logique de procédure administrative et pas seulement de délivrance de prestations.»
 
En faisant de chaque entité des SIG un centre de profit le système peut induire des stratégies contraires à la mission de l’Etat, craint Alberto Velasco. Exemple : avec ce type de politique, on pousse au maintien maximal de l’activité de l usine d incinération, sans chercher à valoriser le tri des déchets en amont.
 

Valoriser autrement

 
Avec aussi la crainte que ce genre de système de salaire au mérite ne se généralise à l’Etat. En Ville de Genève, les négociations entre personnel et employeur ont d’ores et déjà buté sur ce genre de propositions. A l’Etat, la prime de fidélité va céder la place à un treizième salaire. La prochaine étape pourrait voir ce système être étendu au canton. Le ministre des Finances David Hiler a plusieurs fois laissé entendre qu’il favorisait un système salarial faisant davantage de place au mérite.
 
Des réserves qui recoupent partiellement les propos de José Ramirez, professeur à la Haute Ecole de gestion à Genève, même si, pour lui l’existence de ce mécanisme des bonus a le mérite de poser la question de la compétitivité des salaires du public avec ceux du privé. «On le voit pour les cadres, il n’est pas très avantageux de travailler à l’Etat. » Mais il se demande si compétition a un sens : «II faudrait peut-être valoriser ces fonctions autrement que par le salaire. »
 

Sanctions possibles

 
Autre question qui reste ouverte : les SIG n’ont guère goûté la méthode du député MCG. Le conseil d’administration des SIG doit encore débattre de l’opportunité de saisir l’autorité de tutelle de l’entreprise, le Conseil d Etat, afin de déterminer si l’administrateur Stauffer a agi conformément à sa mission, avec le devoir de réserve que cela implique.
 
M.Mouchet manifeste à ce propos une certaine exaspération : «Au dernier conseil d’administration des SIG, M.Stauffer a interrompu à plusieurs reprises et à rebours de l’ordre du jour les débats pour obtenir des réponses à cette question des bonus. Je lui ai demandé de mettre ses interrogations par écrit pour pouvoir lui répondre en bloc.» Ce qui a été fait. Seul problème : ces questions ont été diffusées tous azimuts avant d’être envoyée, trois jour plus tard, aux SIG.
 
«Une manière de prendre en compte la concurrence du privé»
 
Les employés des Services industriels sont payés selon une grille distincte de celle de l’Etat. Ils touchent leur salaire annuel en treize versements. La progression à l’intérieur d’une classe se fait en fonction de plusieurs critères, dont l’ancienneté, l’atteinte d’objectifs d entreprise, de l’inflation et de l’évolution des salaires dans la branche de l’entreprise. Et d’une partie de mérite individuel en fonction de critères d’acquisition de compétences et de responsabilités nouvelles.
 
Les salaires s échelonnent entre 56’000 francs et 250’000 francs annuels pour les directeurs les mieux payés. Le directeur général est hors classe «son salaire équivaut à celui d’un conseiller d’Etat» selon Daniel Mouchet. Le bonus n’est pas forcément versé. «Il ne l’a pas été en 2001», rappelle le président des Services industriels. Tout dépend de l’atteinte des objectifs pour l’entreprise. Il comporte une part fixe (environ 40 %) et une part de 60 % représentant l’atteinte des objectifs individuels fixés à chaque travailleur ou travailleuse. La part au mérite ne doit pas dépasser 10 000 francs.
 
Le système vaut pour tout le monde, y compris le président des SIG. «Même moi, je suis évalué par la secrétaire du conseil d’administration, et la décision est validée par le Conseil d’Etat», explique M.Mouchet. Ce dernier constate qu’historiquement les basses classes des salaires dans l’entreprise se situent sur le haut de la fourchette du marché. A l’inverse, les hautes classes - les cadres - sont situées nettement en dessous de ce qu’on trouve dans le privé, l’écart se situant entre 15 % et 25 %.
 
«Nous constatons empiriquement lorsque nous devons engager un cadre que nous ne sommes pas très attractifs, explique M.Mouchet. D’où son sentiment que le système des bonus permet de corriger partiellement ces inégalités. En clair pour l’enveloppe de 330'000 francs dévolue aux bonus de la direction, une bonne partie sert en fait à compenser l’écart du salaire qu’il est légalement possible de verser a ce manager avec ce qui se pratique dans le privé. «La norme dans le domaine des entreprises électriques est plus proche des 500 000 francs» précise Christian Brunier, membre de la direction des SIG.
 
© Le Courrier, Genève, Fribourg
www.lecourrier.ch

13:21 Publié dans Vie prof | Lien permanent | Commentaires (0)

19/08/2007

Propos racistes de Sarko

Sarkozy joue l’homme d’ouverture, y compris au niveau multiracial. La France black, blanc, beur siège désormais au gouvernement.

 

Même si je n’ai pas les mêmes idéaux que le Président Sarkozy, j’avoue que le pluralisme de son gouvernement est GENIAL !

 

Pourtant, en Afrique (au Sénégal et au Gabon), Sarkozy vomit son racisme et son arrogance au parfum colonial, dans un quasi silence médiatique inquiétant, voire complice.

 

Quelques extraits qui me révoltent :

 

« Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Jamais il ne s’élance vers l’avenir. Jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin. Dans cet univers où la nature commande tout, l’homme reste immobile au milieu d’un ordre immuable où tout est écrit d’avance. »

 

« Le drame de l’homme africain, c’est que dans son imaginaire, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès. C’est de toujours ressasser. »

 

« Qu’est-ce que l’Afrique ? L’enfance. Le besoin de croire plutôt que de comprendre, de ressentir plutôt que de raisonner. »


13:56 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1)

Calvino-marxiste

Dans la Tribune de Genève, un certain Patrick Dimier, avocat du MCG et leader indépendantiste genevois (rien que le titre me fait rire), traite Robert Cramer, Daniel Mouchet et moi-même de calvino-marxistes.

 

 

Calviniste ? Les copains et copines ayant vécu une soirée avec nous trois sont mort-e-s de rire !

 

 

Marxiste ? Non, si on lie à tort cet idéal à Ceaucescu, Staline, Enver Hoxha ou Pol Pot.

 

 

Marxiste ? Oui, mais évolutif, comme celui d’André Breton, d’Alexander Dubcek, du Dalaï-Lama, de Rosa Luxemburg, de Salvador Allende, de Pablo Picasso ou du grand Nelson Mandela.

 

 

Ou Marxiste tendance Groucho …

 

 

13:54 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

10/08/2007

Accès au lac : Genève cadenasse ses rives

Lu dans le GHI sous la plume de Pierre Härtel
A Genève, la majorité des rives du Léman a, depuis longtemps, été confisquée par la grande bourgeoisie. Grilles, murs, portes cadenassées, tout est bon pour décourager les importuns. Et si, malgré tout, certains s’obstinent, les molosses qui gambadent sur le gazon auront tôt fait de les dissuader de passer dans le saint des saints.
Quant à la population, qu’elle se contente de quelques plages publiques – deux en fait – où l’on peut faire trempette sans bourse déliée.
Genève à la traîne
Au bout du lac, la situation n’est pas près de changer si l’on croit Bernard Trottet, chef de projet au Service de l’aménagement du territoire. Ce dernier rappelle qu’un projet de loi visant à rendre les rives au public avait été présenté lors de la législature 1997-2001, mais n’avait pas passé le cap du Grand Conseil, « malgré une majorité de gauche », précise Bernard Trottet ! Un état de fait corroboré par le député socialiste Christian Brunier qui se souvient de l’épisode et pour qui une nouvelle tentative « n’aurait actuellement aucune chance de passer ».
C’est qu’à l’époque, les opposants à l’ouverture des rives au public avaient reçu un soutien inattendu de la part de quelques députés « verts », soucieux du bien-être et de la tranquillité de la faune fréquentant les lieux. Curieux, quand on sait que le WWF, par la voix de Françoise Chappaz, secrétaire de la section genevoise, n’est pas opposé à cette réappropriation. « A Genève, même la vue sur le lac est souvent interdite, occultée par les frondaisons des propriétés privées jouxtant les deux rives » s’emporte-t-elle.
Code civil bafoué

Pourtant, la loi fédérale sur l’aménagement du territoire recommande de tenir libre les bords des lacs et cours d’eau et de faciliter au public l’accès aux rives et le passage le long de celles-ci. Alors ?


15:41 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)