18/11/2007

Pour la biodiversité, développons les prairies naturelles

Le gazon recouvre de grandes surfaces dans notre canton de Genève. Or ces espaces ne garantissent pas la biodiversité, ne sont pas favorables au développement harmonieux de la faune et ne sont donc pas conformes au développement durable dans lequel la République et canton de Genève inscrit avec détermination son action politique.

 

 

De plus, les surfaces de gazon sont onéreuses en exploitation et entretien, particulièrement en ce qui concerne l’arrosage et la tonte régulière de ces espaces.

 

 

En Suisse allemande, par exemple, Novartis, pour améliorer notamment son image, a transformé ses espaces de pelouse en prés ou prairies sèches.

 

 

A Genève, les HUG transforment leur pelouse en belle prairie. SIG a fait de même pour mettre en adéquation ses réalisations avec ses valeurs environnementales. Plusieurs communes ont mis en œuvre des espaces de ce genre conformément à leur engagement en faveur de l’Agenda 21.

 

 

La Fondation « Nature & Economie » favorise des aménagements proches de l’état naturel autour des entreprises (voir site internet : www.natureeteconomie.ch). Des organismes (Pusch, Fondation pour la pratique environnementale en Suisse, www.environnement-pratique.ch) se chargent de faire connaître la problématique des entretiens sans biocides.

 

 

En plus de l’impact positif sur la nature, le retour sur investissement est important au niveau financier. On estime qu’en deux à trois ans, les coûts de reconversion d’un espace gazon en site proche de l’état naturel sont amortis, principalement occasionnés par l’arrêt de l’arrosage et des multiples passages de tondeuse remplacés par quelques fauches.

 

 

Il semble judicieux que l’Etat de Genève agisse dans ce sens afin que progressivement les pelouses soient remplacées par des espaces proches de l’état naturel partout où c’est possible. Celles-ci sont celles qui remplissent les critères suivants : plantes naturelles indigènes, revêtements perméables, entretien sans biocides et fauche des prairies au maximum deux fois par année. Ces surfaces permettraient de voir le retour d’une petite faune, qui malheureusement est actuellement en voie de disparition dans notre canton.

 

 

C’est dans ce contexte que les socialistes, avec le soutien des Verts, ont présenté une motion au Grand Conseil genevois, qui a été votée lors de la dernière session.

 

 

Au sein de l’Etat de Genève, le Service des forêts, de la protection de la nature et du paysage détient une excellente expertise en la matière. Il est, par conséquent, essentiel que ce service pilote cette opération en collaboration étroite avec les départements concernés.

 

 

Il est indispensable que l’Etat soit moteur pour rendre « contagieuse » cette dynamique, en informant la population et en menant des actions incitatives auprès des propriétaires, en partenariat, par exemple, avec la Chambre genevoise immobilière.

 

19:36 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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