25/11/2007

Un peu de culture

Les femmes de ses rêves
Pour passer un bon moment de détente, nous allons au ciné voir « Les femmes de ses rêves » par les réalisateurs de « Mary à tout prix » Bobby et Peter Farrelly, avec Ben Stiller, toujours excellent, Michelle Monaghan, Jerry Stiller, Malin Akerman, Carlos Mencia et plein d’autres.

Sans grande prétention, ce film est une tranche d’humour qui fait du bien à la tête …

 

La Framboise frivole
A Thônex, nous allons admirer le spectacle de « La Framboise frivole », un groupe belge, c’est tout dire.
Peter Hens, violoncelliste et chanteur, délire, durant près de 2 heures, avec un pianiste loufoque et talentueux : Bart van Caenegem.
Si les textes me font peu rire, leurs jeux humoristico-musicaux sont gigantesques.
Mélangeant les genres de musique, les performances techniques et la virtuosité, ce spectacle est hyper drôle.

 

 

 

Barbara
Je constate que la télé française diffuse un hommage à Barbara à 3 heurs 20 du matin.
C’est vrai qu’aux heures d’audience, les émissions musicales sont couvertes par la Star’ac ou Pop Star.
La culture n’est pas à la fête !

 

 

 

 

 

 

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Un p’tit jour de politique : 25 novembre 2007

L’Hebdo du Parti socialiste français
Téléchargez l’hebdo du Parti socialiste français :

http://hebdo.parti-socialiste.fr/tag/les-hebdos-en-pdf/

 

50ème anniversaire d’Emmaüs
Nous avons participé au 50ème anniversaire d’Emmaüs et méditons sur cette belle phrase de l’Abbé Pierre :
« La responsabilité de chacun implique deux actes : vouloir savoir et oser dire. »
Chagrin d’école
Je lis l’ouvrage de Daniel Pennac « Chagrin d’école », un éloge au parcours scolaire atypique.
Le grand écrivain et prof raconte son enfance de cancre et démontre comment le système élitiste scolaire peut broyer un enfant.
L’Ecole doit valoriser la différence et faire émerger les potentiels de chacune et chacun.
Un plaisir de lecture pour celles et ceux qui veulent échapper au prêt-à-penser ambiant.
Délires terminologiques
Un Rom tend la main dans la rue pour obtenir une petite pièce, les gens parlent d’AGRESSION.
Les cheminots et les employés de la RATP se mettent en grève, certains Français parlent de PRISE D’OTAGES.
Les mots deviennent excessifs, populistes.
La presse et certains politiques les reprennent. Ces dérapages verbaux me révoltent.
Après la chute du Mur de Berlin, faisons tomber le blocus de Cuba
L’Assemblée générale de l’ONU a voté, à nouveau, contre le blocus économique imposé à Cuba par les USA. 184 pays sur les 189 présents ont soutenu ce texte.
Ce blocus est humainement intolérable, isolant et appauvrissant l’île et son peuple.
Aucun pays ne pourrait pouvoir vivre dignement dans de telles conditions.
Les Etats-Unis ont transformé Cuba en une grande prison. Si nous voulons ouvrir Cuba sur le monde, la liberté et la démocratie, il faut faire tomber ce mur virtuel.
Parole du jour
La parole du jour à Alvaro Gil-Roblès, Commissaire européen aux droits de l’homme :
« Si le centre de détention américain de Guatanamo se trouvait en Russie, on parlerait de goulag. »

 

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21/11/2007

Le peuple ne nous a pas élus pour faire du cirque

Lu dans la Tribune de Genève, sous la plume de Frédéric Julliard

 

 

Le débat sur les SIG a tourné au désastre. La présidente du parlement est choquée.

 

 

 

Le cirque de Noël est en avance cette année: sa première représentation a eu lieu vendredi au Grand Conseil. Insultes, blocages, députés qui lisent le journal ou boivent l'apéritif en pleine séance: la soirée «a donné une image détestable de la politique», regrette Loly -Bolay, nouvelle présidente du Grand Conseil. Pour sa première séance au perchoir, la socialiste a longuement essayé de ramener le calme. En vain.

 

 

Interrompue à 23 h, la séance portait sur la gouvernance des Services Industriels (SIG), et notamment sur la nécessité ou non d'envoyer des députés au conseil d'administration des SIG. Après deux heures et demie de confrontation, le débat n'a pratiquement pas avancé d'un pouce. Coût pour le contribuable, à 160 francs par député: 16 000 francs, sans compter les frais divers.

 

 

 

«Je l'ai très mal vécu»

 

 

 

La présidente Loly Bolay avoue avoir «très mal vécu» la soirée. «Des députés ont usé et abusé des procédures, demandant de voter plusieurs fois sur le même objet. Je n'accepterai plus de tels comportements! Nous n'avons pas été élus pour faire du cirque.»

 

 

 

Pourquoi la séance a-t-elle si mal tourné? En pleine polémique sur les salaires aux SIG, le sujet était brûlant. La gauche, minoritaire, a voulu renvoyer le débat en commission. La droite s'y étant opposée, le PS et le Mouvement citoyens genevois ont multiplié les amendements et les interventions. «C'est le travail normal de l'opposition», se défend le socialiste Alberto Velasco. «C'est un déni démocratique», réplique le démocrate-chrétien Pascal Pétroz.

 

 

 

Le député MCG Eric Stauffer a demandé sept ou huit fois un vote sur la même question. «Une politique de la terre brûlée», selon le radical Gabriel Barrillier. «Un irrespect absolu du vote du parlement», renchérit le libéral Renaud Gautier. «Ils m'empêchaient de parler, réplique Eric Stauffer. Ils m'ont même coupé le courant deux fois! Les gens qui ont vu ça à la télévision sont scandalisés.»

 

 

 

Furieuse de voir le débat bloqué, la droite a répondu par le vacarme et l'indiscipline. Des députés, partis boire du champagne à la buvette du parlement, ont fini leur apéro en pleine salle du Grand Conseil, sous les caméras de Léman Bleu...

 

 

 

Selon le socialiste Christian Brunier, il ne s'agit pas seulement d'un dérapage ponctuel. «L'atmosphère du Grand Conseil s'est dégradée. Il y a quelques années, malgré des débats parfois très durs, on sentait un certain respect de l'adversaire. Chacun avait en tête d'améliorer la vie des Genevoises et des Genevois, même si on se disputait sur les moyens d'y parvenir. Aujourd'hui, certains députés veulent faire parler d'eux à tout prix. On entend de plus en plus d'attaques personnelles, au détriment du débat politique. Nous demandons aux jeunes de faire preuve de respect, mais quelle image nous donnons de nous-mêmes!»

 

 

 

La présidente Loly Bolay a déjà pris des contacts pour s'assurer que la prochaine séance se déroule mieux. «Si les chefs de groupe, les présidents de parti et le bureau du Grand Conseil établissent des règles, je pense que les députés les suivront, estime Christian Brunier. Il est temps de se ressaisir.»

 

 

 

Le débat sur les SIG reprendra le 29 novembre. Sans champagne, cette fois?

 

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Grand 8 sur RSR

Retrouvez à 8 h. sur Radio Suisse Romande La Première l’émission « Grand Huit », avec :
Mathieu Carnal, sociologue
Christian Brunier, député socialiste genevois
Suren Erkman, professeur et responsable du groupe "écologie industrielle" à la faculté des Géosciences de l'UNIL
Mathieu Janin, consultant en communication et nouvelles technologies
Jean-Louis Scherz, porte-parole des CFF
Les thématiques :
Pour une gouvernance écologique mondiale
Pour la première fois, l'humanité confrontée au même défi: les changements climatiques. Rapports, conférences, colloques, la communauté internationale se mobilise pour agir. Dans 2 semaines, les décideurs du monde entier vont se retrouver à Bali pour préparer l'après Kyoto.  Les défis suscités par le climat pourraient être les prémices d'une gouvernance mondiale. Et si ce combat pour freiner les changements climatiques était l'occasion d'un rééquilibrage des forces en présence, et l'émergence des pays en développement.
CFF: les prix augmentent les services pas
Les CFF annoncent les nouveaux horaires aujourd'hui. Dès le 9 décembre: des nouveaux horaires donc, mais aussi des nouveaux tarifs : + 7%. Mais qu'est-ce que l'usager obtient en contre-partie? Pas grand chose! C'est encore et toujours pénible de téléphoner quand on voyage en train. Sans parler de la possibilité de se connecter au net! Pour l'heure, il n'y a que les voyageurs de première classe qui bénéficent de ce service. Les transports publics à l'âge de la préhistoire, côté technologies.
Le développement de Wi-fi

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18/11/2007

Pour la biodiversité, développons les prairies naturelles

Le gazon recouvre de grandes surfaces dans notre canton de Genève. Or ces espaces ne garantissent pas la biodiversité, ne sont pas favorables au développement harmonieux de la faune et ne sont donc pas conformes au développement durable dans lequel la République et canton de Genève inscrit avec détermination son action politique.

 

 

De plus, les surfaces de gazon sont onéreuses en exploitation et entretien, particulièrement en ce qui concerne l’arrosage et la tonte régulière de ces espaces.

 

 

En Suisse allemande, par exemple, Novartis, pour améliorer notamment son image, a transformé ses espaces de pelouse en prés ou prairies sèches.

 

 

A Genève, les HUG transforment leur pelouse en belle prairie. SIG a fait de même pour mettre en adéquation ses réalisations avec ses valeurs environnementales. Plusieurs communes ont mis en œuvre des espaces de ce genre conformément à leur engagement en faveur de l’Agenda 21.

 

 

La Fondation « Nature & Economie » favorise des aménagements proches de l’état naturel autour des entreprises (voir site internet : www.natureeteconomie.ch). Des organismes (Pusch, Fondation pour la pratique environnementale en Suisse, www.environnement-pratique.ch) se chargent de faire connaître la problématique des entretiens sans biocides.

 

 

En plus de l’impact positif sur la nature, le retour sur investissement est important au niveau financier. On estime qu’en deux à trois ans, les coûts de reconversion d’un espace gazon en site proche de l’état naturel sont amortis, principalement occasionnés par l’arrêt de l’arrosage et des multiples passages de tondeuse remplacés par quelques fauches.

 

 

Il semble judicieux que l’Etat de Genève agisse dans ce sens afin que progressivement les pelouses soient remplacées par des espaces proches de l’état naturel partout où c’est possible. Celles-ci sont celles qui remplissent les critères suivants : plantes naturelles indigènes, revêtements perméables, entretien sans biocides et fauche des prairies au maximum deux fois par année. Ces surfaces permettraient de voir le retour d’une petite faune, qui malheureusement est actuellement en voie de disparition dans notre canton.

 

 

C’est dans ce contexte que les socialistes, avec le soutien des Verts, ont présenté une motion au Grand Conseil genevois, qui a été votée lors de la dernière session.

 

 

Au sein de l’Etat de Genève, le Service des forêts, de la protection de la nature et du paysage détient une excellente expertise en la matière. Il est, par conséquent, essentiel que ce service pilote cette opération en collaboration étroite avec les départements concernés.

 

 

Il est indispensable que l’Etat soit moteur pour rendre « contagieuse » cette dynamique, en informant la population et en menant des actions incitatives auprès des propriétaires, en partenariat, par exemple, avec la Chambre genevoise immobilière.

 

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17/11/2007

Projet de loi contre les liens d'intérêt des administrateurs et des employés d'entreprise publique

Hier soir, le Grand Conseil genevois a donné un spectacle pitoyable.
D’un côté, une majorité a refusé toute chance de compromis, pourtant réelle. De l’autre, une minorité a bloqué tous les rouages de l’exercice démocratique.
Dans ce contexte, ce n’est pas tel député ou tel parti qui se discrédite aux yeux de la population, mais malheureusement l’ensemble de la classe politique.
Face à cette crise, il est prépondérant de retrouver la sérénité et le sens de l’intérêt public.
C’est pourquoi, je propose ce projet de loi en invitant toutes et tous les député-e-s à le cosigner. Il n’est que l’application de règles élémentaires de déontologie et de bonne gouvernance.
Celui-ci est une toute petite pierre à l’édifice de la mise en œuvre d’une Nouvelle gouvernance des entreprises publiques.
Parallèlement, il est primordial de mettre sur pied rapidement une commission ad hoc – comme l’a proposée le député Nidegger – pour inventer les règles de cette Nouvelle gouvernance. Il est urgent notamment de redéfinir les règles de gouvernance des entreprises publiques en corrigeant ce qui fonctionne mal, en s’enrichissant des bonnes pratiques mises en place avec succès ici ou là et en différenciant chacune de ces entités en fonction de leurs particularités liées à leurs domaines d’activités. Il est utile certainement de « sortir » les Conseillers d’Etat des conseils d’administration afin qu’ils exercent leur fonction de contrôle sans être juge et partie. Il est impératif de repréciser clairement les règles d’autonomie de ces entreprises publiques, en leur laissant davantage de liberté d’action, mais dans un cadre plus précis et mieux contrôlé.
Ces défis n’ont pas rien de politique, au sens partisan du terme. Que l’on soit de gauche, du centre, de droite ou d’ailleurs, le bon fonctionnement d’une entité publique devrait être un postulat commun, ne devant créer aucune guerre de clans.
Aujourd’hui, les gesticulations politiques sur ces dossiers déstabilisent l’ensemble des collaboratrices et collaborateurs des entreprises publiques. Plusieurs d’entre elles ont accompli de gigantesques efforts, ces dernières années, pour accroître leur efficience. Beaucoup doivent encore aborder de nombreux et d’importants défis. Il est, de ce fait, urgent de clarifier ce débat et de rétablir la confiance pour que ces entités servent au mieux les citoyennes et citoyens de notre petite République.
Le Projet de loi
Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève
décrète ce qui suit :
Article 1
La loi portant règlement du Grand Conseil de la République et canton de Genève, du 13 septembre 1985 (B 1 01) est modifiée comme suit :
Art. 24 al. 2 (nouvelle teneur)
2 Les députés employés dans une entreprise publique et les députés membres d’un Conseil d’administration d’une entreprise publique ne peuvent intervenir ni voter sur les objets soumis au Grand Conseil concernant l’entreprise publique en question.
Art. 28 Incompatibilité au sein des commissions           (nouveau)
1 Sont incompatibles pour siéger dans la commission de l’énergie et des Services industriels de Genève:
a) les députés employés aux Services industriels de Genève ;
b) les députés membres du Conseil d’administration des Services industriels de Genève.
2 Sont incompatibles pour siéger dans la commission des transports :
a) les députés employés aux Transports publics genevois ou à la Fondation des parkings;
b) les députés membres du Conseil d’administration des Transports publics genevois ou au Conseil de la Fondation des parkings.
3 Sont incompatibles pour siéger dans la commission de la santé :
a) les députés employés au sein des Hôpitaux universitaires genevois ;
b) les députés membres du Conseil d’administration des Hôpitaux universitaires genevois.
4 Sont incompatibles pour siéger dans la commission des Affaires sociales :
a) les députés employés de l’Hospice général ;
b) les députés membres du Conseil d’administration de l’Hospice général.
5 Sont incompatibles pour siéger dans la commission des Finances :
a) les députés employés à la Banque cantonale de Genève ;
b) les députés membres du Conseil d’administration de la Banque cantonale de Genève.
Article 2
Les articles actuels 28 et suivants deviennent 29 et suivants.
EXPOSÉ DES MOTIFS
Mesdames et Messieurs les député-e-s,
Les règles de bonne gouvernance qui se développent un peu partout en Europe veillent à éviter les liens d’intérêts.
L’application stricte de telles pratiques est éminemment complexe dans un pays vivant sur les bases d’un parlementarisme de milice.
Néanmoins, il est particulièrement délicat que des député-e-s employés dans des entreprises publiques ou membres de Conseils d’administration de celles-ci siègent dans les commissions directement liées à leur activité.
Certes l’article 24, concernant les liens d’intérêt, limite les risques. Mais, cet article offre de grandes largesses. Un avis de droit élaboré il y quelques années donnait raison à un député membre du Conseil d’administration des Services industriels de Genève qui siégeait à la commission du Grand Conseil de l’énergie et des Services industriels de Genève et qui s’exprimait abondamment sur ces domaines lors des plénières du Grand Conseil genevois.
Cette situation n’est pas saine, même si elle est légale pour l’instant.
Pour éviter cette dérive, certains veulent que les député-e-s ne siègent plus dans les Conseils d’administration publics. Cette restriction créerait néanmoins une perte importante de compétences et une rupture d’un lien précieux  entre les élu-e-s démocratiques de l’Etat (propriétaire) et les entreprises publiques.
A travers ce projet de loi, nous vous proposons une autre alternative, soit empêcher :
a) les député-e-s employé-e-s et les député-e-s administrateur-trice-s des grandes entreprises publiques de siéger dans les commissions parlementaires liées directement à leur activité ;
b) les député-e-s employé-e-s dans une entreprise publique et les député-e-s membres d’un Conseil d’administration d’une entreprise publique de pouvoir intervenir ni voter sur les objets soumis au Grand Conseil concernant l’entreprise publique en question.
Il est en effet anormal, par exemple, qu’un député siégeant au Conseil d’administration des Transports publics genevois, puisse voter le budget des TPG au Conseil d’administration, débattre et voter ce budget au sein de la commission parlementaire des transports, puis débattre et voter celui-ci en plénière.
Ce projet de loi se borne à ne dresser ces incompatibilités que pour les plus grandes entreprises publiques afin de ne pas trop rigidifier et compliquer le règlement du Grand Conseil.
Sur la base de cette argumentation et afin de développer les règles d’éthique et de bonne gouvernance au sein de notre parlement, nous vous invitons, Mesdames et Messieurs les député-e-s, de voter ce projet de loi.

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16/11/2007

Fabienne Bugnon ferme son blog

Dans le blog du Parisien Ernest-Rob Degudy, nous pouvons lire :
"Quelle déception! Parmi tous les commentaires reçus, deux ou trois au maximum partageaient cette volonté d'échange et de dialogue. Le reste ne fut qu'invectives, à mon égard, à l'égard des femmes, à l'égard des élus verts. Que n'a-t-on pas mis en doute, ma sincérité, mes convictions et j'en passe et tout cela bien entendu sous le couvert d'un triste anonymat." - Fabienne Bugnon
Fabienne Bugnon ferme son blog. Elle réalise qu'en tant que femme politique, ce media l'expose à la vindicte, à l'insulte et aux coups bas.

Elle devrait avoir le courage de rester debout et de se battre pour ce qui est important pour elle. La fermeture d'un blog, c'est un peu de liberté qui disparaît.

Que l'on m'entende bien: je ne partage quasiment aucune des idées de Fabienne Bugnon. C'est au nom de la liberté de dire, de s'exprimer et de se battre pour ce à quoi l'on croit que je me place aujourd'hui à ses côtés.
Monsieur Degudy a raison, mais lisons son blog et vous comprendrez vite pourquoi Fabienne ferme son blog. Ce monsieur, depuis la France, ne cesse d’insulter les politiques de gauche. Pas d’argumentation que de la haine du politique, à l’exception de l’UDC.

Bien sûr, il n’y a pas que des personnes sans défaut en politique. Pourtant, ayant fréquenté plein de milieux différents (professionnel, culturel, …), jamais, à part dans le monde associatif, je n’ai vu autant de personnes dévouées pour le bien public. Qui investit autant de temps et d’énergie pour défendre des idéaux ? A méditer …avant de vomir sur le monde politique.


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Grand-Conseil genevois : Une immigrée à la présidence

Ma copine Loly Bolay est élue à la présidence du parlement genevois. Pour la première fois de l’histoire de notre petite République multiculturelle, une immigrée naturalisée devient la première citoyenne de notre canton. Quel beau symbole alors que l’intolérance progresse. D’autant plus que Loly avait quitté l’Espagne pour fuir la terreur franquiste.

 

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14/11/2007

Mesures genevoises sur la mendicité

Lu dans la Tribune de Genève, sous la plume de Jérôme Faas

 

 

Entre satisfaction pincée et franc rejet

 

Molle approbation ou franc désaccord. Le plan dévoilé hier ne réjouit guère la gauche et déplaît autant à la droite dure qu’à Doris Leuenberger, de l’association Mesemrom, connue pour avoir convaincu Laurent Moutinot de l’illégalité des amendes infligées aux mendiants.

 

 

L’avocate se dit «scandalisée par des solutions qui n’ont rien de social». Le recensement?
«Illégal.» Les dix jours d’hébergement? «Cela revient à dire que l’autorisation de venir en Suisse pour trois mois est dénoncée.» Voilà à ses yeux les Roms à nouveau discriminés, alors qu’ils le sont déjà dans leur pays. Elle souhaitait un hébergement de trois mois et la possibilité de travailler pour les mendiants. «Ce plan n’a rien de positif, tout y est hypocrite.»

 

 

A l’autre bout de l’échiquier politique, le député UDC Yves Nidegger regrette que les autorités se livrent à «un jeu de cache-cache avec leur bonne conscience». Il jugerait plus honnête de déclarer la mendicité illégale. «Là, on va rendre la vie impossible aux mendiants en évitant de nous ­regarder dans un miroir.» S’il admet que les mesures prises ne sont «pas mauvaises», il les juge «chères et peu efficaces». «Expulser un mendiant après trois mois de présence nécessitera des preuves, une décision administrative, une notification. Mais ça fait humaniste…»

 

 

Le député socialiste Christian Brunier n’est guère plus positif. «Ce plan colle aux préoccupations de la population, mais le Conseil d’Etat a cédé aux ­sirènes du populisme.» Il estime que les problèmes ont été exagérés, déplore que rien ne soit prévu pour les enfants et regrette par-dessus tout que les Roms soient une fois de plus «stigmatisés.»

 

 

C’est chez les Verts que les premiers signes de satisfaction sont perceptibles. Mais la députée Mathilde Captyn ne se dit «qu’à moitié satisfaite». Certes, elle est ravie «que l’on propose enfin aux mendiants de ne plus dormir sous les ponts» et approuve le fait «d’appliquer la Loi sur le séjour des étrangers». Mais elle aurait souhaité «davantage de solidarité» à l’égard des mendiants, nombreux selon elle, qui résident en Suisse. «31% vivent ici. Là, le racisme anti-Roms est présent. On ne peut pas interdire aux pauvres d’être pauvres, ni fustiger une culture. Proposer, comme à Versoix, un lieu de vie à ceux qui ont un permis d’établissement aurait été la moindre des choses.»

 

 

Les avis les plus positifs se récoltent auprès des conseillers municipaux. Le socialiste Gérard Deshusses parle ainsi de mesures «tout à fait correctes qui répondent à une exigence humanitaire». Il émet cependant un bémol. «J’aurais souhaité que les enfants soient pris en charge, scolarisés.» Le radical Simon Brandt, enfin, juge ce plan «pragmatique. L’important était d’évacuer les campements de fortune et que les mendiants ne soient plus à tous les coins de rue.»

 

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13/11/2007

Le plan de Charles Beer pour repêcher le Cycle d'orientation

Lu sous la plume de Cynthia Gani dans « Le Temps » d’aujourd’hui :
 
GENEVE. Un document interne du Département de l'instruction publique prévoit l'instauration de trois sections dès la 8e année. L'un des objectifs est de valoriser la filière professionnelle.
 
C'est un traitement de choc. Une reprise en main que tous les acteurs de l'Ecole genevoise appelaient de leurs vœux, tant le Cycle d'orientation est décrié. Le plan d'action du Département de l'instruction publique (DIP), que Le Temps s'est procuré, prévoit une orientation très marquée des élèves dès la 8e année entre trois sections: Scientifique et littéraire; Communication, langues et technologie; Arts et métiers. C'est l'axe principal du futur Cycle d'orientation voulu par le Conseil d'Etat. Et le cœur du contre-projet qu'il opposera aux deux initiatives contradictoires visant à réformer le Cycle, qui seront soumises au peuple en 2008.

Notes cruciales en 6e

Actuellement, le secondaire obligatoire est découpé en deux groupes: A, qui accueille les élèves se destinant à une formation gymnasiale, et B, pour les autres. Le problème, c'est que 75% des élèves vont en A, mais beaucoup échouent en première année du post-obligatoire. La section B est dévalorisée. Les deux initiatives qui s'opposent -l'une veut des classes hétérogènes, l'autre la mise en place de multiples sections- ne satisfont pas la classe politique.

La volonté du DIP? Selon le document interne daté du 6 novembre, il s'agit d'établir trois sections en 7e, caractérisées par le niveau de l'élève en fin de 6e: les élèves obtenant au moins 4 dans les branches principales (français I et II; mathématiques) vont en «consolidation». Ceux qui finissent avec au moins un 4 et deux 3 continuent en «renforcement», et les autres poursuivent en «appui». Les termes ne sont pas définitifs, mais le principe y est.

Notions de latin pour tous

Selon le projet du DIP, on enseignera à tous les élèves de 7e, quel que soit leur niveau, les mêmes disciplines: seuls les exigences et l'appui varieront. L'option du latin pour tous, ou du moins de l'instauration de «cours de culture humaniste» et de structure de la langue, est examinée.

En 8e et 9e, les élèves se partagent entre trois sections. La «Scientifique et littéraire» propose trois options: les sciences, les langues vivantes ou le latin. Elle mène, à terme, à la maturité professionnelle et gymnasiale. La section «Communication, langues et technologie» vise à un approfondissement des langues et de l'informatique. Quant à la section «Arts et métiers», elle se concentre sur la bureautique, les disciplines techniques (travaux manuels et dessin technique), ainsi que les arts (arts visuels, musique, théâtre).

Objectif: 50% de maturités

Charles Beer tient à instaurer des «passerelles» pour faciliter le transfert d'une section à l'autre à tout moment du cursus. L'un des objectifs du patron de l'Ecole est de valoriser la formation professionnelle. En fin de 9e, 50% des élèves doivent s'orienter vers une maturité, 30% vers une formation professionnelle, et 15% vers l'Ecole de culture générale, selon le DIP. Ce qui laisse 5% de «redoublements et autres». Prix de la réforme: 32,9 millions. Un coût quasi identique à ceux des deux initiatives combattues par le Conseil d'Etat.

Le temps presse, et la marge de manœuvre pour éviter une nouvelle guerre scolaire est mince. Quand Charles Beer a présenté, mercredi passé, son avant-projet aux membres de la Commission parlementaire de l'enseignement, ils l'ont accueilli avec satisfaction. A droite comme à gauche, on estime que c'est un bon compromis. Le socialiste Christian Brunier l'admet: «Ce n'est pas l'école idéale du PS. Mais c'est le seul consensus possible.» L'élu veut revaloriser les filières professionnelles: «On aura gagné le jour où les jeunes qui font de bons résultats préféreront être plombiers.»

A droite, la libérale Janine Hagmann salue le travail du DIP: «Mon parti estime qu'il vaut la peine de dépenser 32 millions pour cette réforme.» Le PDC Guillaume Barrazzone souligne aussi la qualité du travail accompli. Il estime toutefois qu'il est «fondamental de considérer l'allemand comme un savoir de base au même titre que le français et les maths, puisqu'il est enseigné à l'école primaire». Même le grand détracteur de Charles Beer, le radical Jacques Follonier, s'enthousiasme: «Si on va jusqu'au bout, c'est une vraie révolution! Le Cycle a une chance de s'en sortir», selon lui.


Dès mercredi, les commissaires affineront le travail du DIP. Et c'est là que l'on verra si les bonnes volontés de pacification tiennent le coup.

 


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