22/12/2007

Le droit à la santé : l’engagement pour des HUG de qualité et des cotisations d’assurance maladie maîtrisées

La santé publique est un droit fondamental pour chacun-e de nous : les prestations de santé et de soins sont un service public et la politique de santé doit être assurée par l’Etat selon un processus démocratique. Même si la santé de la population genevoise est globalement bonne, de nombreux problèmes subsistent et des solutions doivent être trouvées. Genève se doit en effet d’offrir à sa population une politique de santé de bon niveau et donc une infrastructure hospitalière performante et humaine.

 

 

C’est pourquoi les Socialistes et les Verts entendent s’engager fermement à veiller à ce que la dimension économique ne soit jamais prépondérante sur celles du social et de l’environnement. Cette préoccupation concerne aussi bien le fonctionnement des hôpitaux que des caisses maladies.

 

 

Motion concernant le plan Victoria

 

 

Les Socialistes et les Verts ont déposé à cet effet une motion « pour que le plan d’économies Victoria des HUG ne devienne pas Catastropha ». Début 2007, avec fort peu de concertation et de transparence, les Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG) ont lancé le plan d’économies baptisé « Victoria », avec au menu, quelques 100 millions d’économies sur 3 ans, dont l’objectif pour 2007, fixé à 30 millions de francs, prévoit notamment la suppression de 100 lits et de 160 postes. Les auteur-e-s de cette motion ne sont pas opposé-e-s à la recherche d’une meilleure efficience des HUG, mais veulent conserver à Genève une qualité de prestations et une humanisation des soins dignes et conformes aux besoins d’une population, qui paie de conséquentes cotisations d’assurances-maladie et des impôts devant lui offrir une politique de santé de bon niveau.

 

 

La mise en œuvre des premières actions du Plan « Victoria » nous inquiète tout particulièrement. Ces réformes profondes devraient être normalement menées en impliquant les principaux partenaires concernés. Au contraire, elles ont été mises sur pied avec peu ou pas de dialogue, sans transparence et en confondant trop souvent empressement avec efficacité. Quand on connaît les effets dévastateurs d’une médecine à deux, voire trois, vitesses, on ne peut pas prendre connaissance de tels agissements sans réagir. Dans ce contexte, cette motion invite le gouvernement, et par ce biais les HUG, à s’engager sur 4 fronts :

 

 la communication dans la transparence ;

 

 l’implication des parties prenantes – particulièrement les membres du Conseil d’administration, les patient-e-s et le personnel – dans l’élaboration de mesures d’amélioration et d’optimisation ;

 

 l’évaluation des réformes prévues, puis mises en œuvre, pour éviter toute dégradation des prestations ;

 

 l’optimisation, en priorité, du fonctionnement (allègement et amélioration des procédures et des processus) permettant de réaliser souvent d’importantes économies, de motiver le personnel en lui offrant davantage d’autonomie et de responsabilité, et de satisfaire mieux les usagers, plutôt que de couper les prestations et de dégrader les conditions de travail.

 

 

Résolution : pour une baisse des primes de caisse maladie

 

 

Les Socialistes et les Verts ont en outre déposé une résolution pour une diminution juste des cotisations de caisses-maladie des Genevoises et Genevois. En effet, les coûts de la santé des Genevoises et des Genevois sont de mieux en mieux maîtrisés. Pourtant, ces efforts sont peu récompensés. A Genève, le coût moyen par assuré est à la baisse, passant de CHF 3’740.- à CHF 3’657.-. Parallèlement, les actions promises pour diminuer les réserves excessives des caisses n’ont pas porté leurs fruits, puisque ces réserves atteignent, à fin 2006, 35 %, soit 7 % de plus que l’année précédente.

 

 

Ainsi, selon les calculs du Conseil d’Etat genevois, la diminution des primes devrait être de 10 %, compte tenu de l’importance des réserves et des baisses des coûts intervenues. Par souci de prudence et selon les dires du Conseiller d’Etat Pierre-François Unger « afin de consolider les activités réalisées durant cette période, le canton de Genève propose dès lors une baisse moyenne de 3,5 % ».

 

 

Les dépositaires de la résolution entendent bien ne pas se soumettre aussi facilement aux diktats des caisses : c’est pourquoi, ils demandent au gouvernement helvétique d’exiger une diminution d’au moins 5 % pour les Genevoises et Genevois qui ont suffisamment été pressés par les caisses-maladie.

 

 

De plus cette résolution réclame un examen approfondi des frais administratifs des caisses-maladie qui passent du simple au triple d’une caisse à l’autre et qui ont progressé considérablement durant l’année écoulée ;

 

 

Vu la situation scandaleuse et l’attitude inacceptable de plusieurs caisses-maladie envers la population genevoise, il est essentiel que les député-e-s votent cette résolution en urgence. Afin que les autorités genevoises puissent obtenir des réponses claires sur l’exactitude des données fournies par les caisses-maladie, dans les meilleurs délais.

 

 

Pour le PS, Christian Brunier, Laurence Fehlmann-Rielle et Alain Charbonnier

 

Pour les Verts, Ariane Wisard-Blum, Brigitte Schneider Bidaux

 

 

On paie cher le refus par le peuple de l’initiative socialiste pour une caisse maladie unique et sociale !

 

 

 

14:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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