23/03/2008

« Lettres intimes » à la Fondation Bodmer à Cologny

QUAND je mets à vos pieds un éternel hommage,
VOULEZ-vous qu'un instant je change de visage ?
VOUS avez capturé les sentiments d'un cœur
QUE pour vous adorer forma le créateur.
JE vous chéris, amour, et ma plume en délire
COUCHE sur le papier ce que je n'ose dire.
AVEC soin de mes vers lisez les premiers mots :
VOUS saurez quel remède apporter à mes maux.
Alfred de Musset à George Sand
Pour présenter son exposition « Lettres intimes », la Fondation Bodmer a repris l’extrait de la missive adressée à Cristel par Romain Gary le 6 septembre 1937 : « Dis-moi que tu m’aimes ! Même si ce n’est pas vrai ».

Epris d’amour, nous nous sommes rendus à Cologny lire ces lettres envahies de riches sentiments. Nous découvrons des écrits très pluralistes, de la correspondance échangée entre le Marquis de Sade et la Marquise à celle d’Elvis Presley et d’Anita Woods ; de Guillaume Apollinaire à Louise ou de Colette à son amoureuse Missy

 

Mots d’amour et maux de la passion, la Fondation Bodmer dévoile les mystères des cœurs de personnages célèbres.
Que l’écriture peut magnifier les sensations ! Mais, la rédaction peut être aussi délire et douleur, comme l’écrit de Louis Jouvet à Elisabeth : «2 heures du matin. Reviendras-tu? Reviendras-tu? 3 heures du matin. Je te pardonne tout, si tu reviens avec un enfant de lui. 3 heures 45. Je suis dans une colère que je ne me tiens pas. 4 heures du matin. Je t'attends depuis trop longtemps. 5 heures du matin. Bacchus, Jacos, Jacopulot, le coq, morne plaine, ta nuit, ta nuit. Signé: ton Cocococu.»
Vous avez jusqu’au 20 juillet 2008 pour lire les secrets des messages de ces femmes et de ces hommes ayant bouleversé leur époque dans des domaines aussi variés que la culture, la science ou la politique.

 

21:51 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.