21/04/2008

La Chine peut-elle interdire la couleur orange ?

78616086.jpgCe message est une contribution au débat sur les Jeux Olympiques à Pékin. Joignez-vous à la campagne « TheColorOrange », dont j’ai signé l'appel ci-dessous.

 

 

L'idée fondamentale – initiée par le sculpteur danois Jens Galschiot - est d'utiliser la couleur orange comme un symbole accusatoire contre les violations des droits de l'homme en Chine.

 

 

Les traductions de l'appel en 17 langues se trouvent sur :

 

http://www.TheColorOrange.net/uk/page21_nl

 

 

APPEL :

 

 

Participez à la mise en échec du régime chinois dans une grande manifestation pour les droits de l'homme

 

 

Appel à tous ceux qui veulent se joindre au projet TheColorOrange.net pour montrer à la Chine , lors des Jeux olympiques, que nos yeux sont fixés sur la violation des droits de l'homme du régime.

 

 

L'idée est simple et raffinée.  En utilisant la couleur orange pendant les Jeux olympiques tant en Chine qu'à l'extérieur, on signale qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Cela pourrait être un chapeau orange, une sacoche de caméra, une cravate, un stylo, du papier, une robe, un costume, un sac, ... Même le fait d'éplucher une orange pendant des moments bien choisis peut marquer l'action.

 

 

Aucun mouvement politique ou religieux peut revendiquer le projet. En y participant, on montre seulement son soutien au combat pour les droits de l'homme en Chine.

 

 

Le gouvernement souhaite le bon déroulement des Jeux, qui permettrait de promouvoir l'image d'une Chine moderne et fonctionnelle devant des milliards de téléspectateurs du monde entier. Son but est de prévenir toute critique ouverte. Mais l'utilisation de la couleur orange peut précisément forcer la censure sévère et mettre un peu de sable dans la machine de la propagande du régime. En même temps, des millions de Chinois opprimés ont la possibilité de faire entendre leur voix pendant les Jeux.

 

 

La Charte olympique nomme les principes fondamentaux, " le respect des principes universels, fondamentaux et éthiques " et " encourage le développement d'une société pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine ". Personne ne peut prétendre sérieusement que le régime chinois réalise ces idéaux.

 

 

La réussite du projet dépend du nombre de gens connaissant la signification de la couleur orange. Un budget publicitaire s'élèverait à des millions de dollars. Nous ne les avons pas, mais nous pouvons (peut-être) compter sur vous. Si, avec des millions d'autres, vous nous aidez à promouvoir l'idée, on pourra ensemble créer l'effet papillon en faisant souffler un vent de couleur orange sur la Chine.

 

 

* Distribuez ce courriel à tous vos contacts, allez sur le site www.TheColorOrange.net et inscrivez-vous sur la liste afin d'être mis à jour sur le projet. Rendez compte sur le site de vos activités ou idées de l'utilisation de la couleur orange, afin de répandre le message comme inspiration pour les autres.

 

 

  • Utilisez vous-même la couleur orange au moment des Jeux olympiques. Si vous êtes sportifs ou membres d'une association qui soutient les droits de l'homme, demandez-leur d'utiliser la couleur orange dans leur matériel et de soutenir officiellement la campagne.

     

 

  • L'équipe olympique de la Hollande est membre d'office du projet du fait de sa couleur nationale. Et vos héros olympiques nationaux, ne sont-ils des héros que quand il s'agit de sport ? Imaginons le détenteur de la première médaille d'or essuyant la sueur de son front avec un mouchoir orange...

     

  •  

C'est le sculpteur danois, Jens Galschiot, qui a pris l'initiative du projet " La couleur orange ". L'artiste est indépendant de tout intérêt politique ou religieux et a souvent organisé des événements artistiques pour la défense d'une vision humaniste, en collaborant, entre autres, avec le mouvement pour la démocratie en Chine.

 

 

La couleur orange est inspirée, entre autres, par les mots de Kandinsky, " la couleur orange est un rouge humanisée par le jaune ". La couleur de la Chine est précisément rouge, c'est pourquoi on pourrait aider les forces humanistes en introduisant la couleur orange. Mais la couleur orange est aussi inspirée par les habits des prisonniers de Guantanamo, des moines du Tibet et de Birmanie ...

 

 

Nous espérons le soutien de ce projet par de nombreux particuliers et de nombreuses organisations.

 

 

www.TheColorOrange.net

 

 

 

 

Commentaires

Bravo!

Écrit par : André Rentmeister | 21/04/2008

Vous êtes qu'une bande de cons pro-américains. Vous sentez que la Chine commence à progresser en tant que pays et vous vous servez de jeux olympiques et du Tibet pour pouvoir l'en empecher...

Écrit par : Mr.K | 21/04/2008

pauvre con ! si tu soutiens tant le gouvernement Pékin, si tu n'aimes les droits de l'homme, si depuis si les chinois ne sont pour toi assez bien dépouillés par son gouvernement depuis 40 ans alors que fais tu à l'étranger ! Prends tes valises et rentre chez toi pour soutenir Pékin pour te faire sucer du sang à ton tour ! Alors pourquoi tu n'as pas le courage d'aller vivre là-bas !!!!

Écrit par : toto | 22/04/2008

Amusant comme les insultes apparaissent sous le clavier de ceux qui n'ont rien de plus convainquant à dire. Sur ce terrain, les uns rejoignent les autres dans vulgarité. Rien de plus substantiel à dire ? Courage !

Écrit par : Rolin Wavre | 22/04/2008

Très bien, et c'est où la campagne contre les violations des droits humains en Irak, en Afghanistan, à Guantanamo, en Afrique, etc.?

Les Chinois devraient appeler à manifester contre les génocides culturels et autres génocides et purifications ethniques en Amérique, en Australie et autres pays de peuplement européen. On dirait que les seuls à avoir le droit de coloniser et de néo-coloniser les autres, ce sont les européens...

Écrit par : Johann | 22/04/2008

La couleur orange... ce n'est pas celle que portent les détenus de Guantanamo et d'Abou Graib... enfin quand ils ne sont pas dénudés et torturés.

Écrit par : Johann | 22/04/2008

Super language , et en plus par des gens qui je pense n'ont meme pas pose leur pieds en Chine pour voir si les Chinois sont aussi persecuter que nos medias avides de sensations veulent bien nous faire croire.

Je ne pense pas qu'aucun d'entre vous boycott la benzine qui est en grande parties produites par des regimes encore moins respectueux des droits de l'homme.

La question serait plutot de savoir quelle sont vos motivations pour vouloir refaire le monde chez les autres quand il y tant a faire chez nous.....

moi pour ma part je vit en Chine depuis plus de 10 ans et quand je vois le niveau des discussions sur des forums comme celui -ci je me dis que les Chinois sont de loin plus heureux que nous au moins eux ils ont la possibilite de voir leur societe se developper a une vitesse qu' aucune des nos societe ne s'est developpee , il y as encore 15 ans le plus grand problemes des Chinois etaient la faim tout le reste etait encore obsolete si l'on vois le chemin parcouru depuis et le compare a notre developpement au meme moment de notre histoire je comprends que l'on soit jaloux . C'est plus facile de critiquer ailleurs que d'essayer de faire preuve d'intelligence et de pouvoir reconnatitre que notre chemin de progression a ete beaucoup plus long et que si l'on avait ete tellement plus malin on aurait eut toutes les institutions sociales et autre depuis des decennies.

Vouloir imposer nos valeurs actuelle a un pays en voie de developpement montre deja le niveau de celui qui essaye. Les progres fais par la Chine en 10 ans sont assez considerables meme en matiere des droits de l'homme mais c'est sur quand on regarde le journal de 19:30 qui fustige les droits de l'homme bases sur le jugement de 2 dissidents (2 sur 1.3 milliard) et que l'on crois que cela est la verite divine cela me fais rire

Écrit par : Jojo | 22/04/2008

Est ce que les Chinois d'aujourd'hui savent qu'il y avait pas de résident chinois "Han" au Tibet il y a 50 ans ?
Peut être communiquer des informations serait plus utile que multiplier les agressions verbales ...

Écrit par : Nicolas | 22/04/2008

Belle initiative! J'ai hate de voir comment va réagir la dictature chinoise.
Oui, c'est une dictature! Certaines personnes ne semblent pas être au courant! Ce n'est pas parce qu'on défend les droits de l'Homme en Chine, que l'on approuve la guerre en Irak!

Écrit par : Riro | 22/04/2008

allez la chine

Écrit par : fayz | 22/04/2008

et quand vous allez créer un site contre l'invasion des américains à l'irak , mais comme vous avez que les couilles molles , , vous osez pas !!! ce que vous cherchez , c 'est d'empêcher un pays " jaune " monte sur le toit du monde , ça vous fait peur , comme dans les années 60-80 , vous avez lancé les campagnes anti-jamponaises , mais sans succès !! vous échouerez encore contre la Chine !!! pauvre minables !!! avant de lancer quoique ce soit , apprenez d'abord l'Histoire de la chine

Écrit par : lhooq | 22/04/2008

et quand vous allez créer un site contre l'invasion des américains à l'irak , mais comme vous avez que les couilles molles , , vous osez pas !!! ce que vous cherchez , c 'est d'empêcher un pays " jaune " monte sur le toit du monde , ça vous fait peur , comme dans les années 60-80 , vous avez lancé les campagnes anti-jamponaises , mais sans succès !! vous échouerez encore contre la Chine !!! pauvre minables !!! avant de lancer quoique ce soit , apprenez d'abord l'Histoire de la chine

Écrit par : lhooq | 22/04/2008

et quand vous allez créer un site contre l'invasion des américains à l'irak , mais comme vous avez que les couilles molles , , vous osez pas !!! ce que vous cherchez , c 'est d'empêcher un pays " jaune " monte sur le toit du monde , ça vous fait peur , comme dans les années 60-80 , vous avez lancé les campagnes anti-jamponaises , mais sans succès !! vous échouerez encore contre la Chine !!! pauvre minables !!! avant de lancer quoique ce soit , apprenez d'abord l'Histoire de la chine

Écrit par : lhooq | 22/04/2008

Je suis suffisamment connu sur la "toile", pour mon anti-communisme, mais venant de vous, j'ai presque envie de ne rien faire.
Le Parti Communiste, en Chine, comme ailleurs est omni-potent, seul détenteur du pouvoir, il fait ce qu'il veut, tout comme les autres régimes communistes.
Il me semble pas vous avoir vu combattre Cuba, pour ne citer qu'un seul et unique exemple...les FARC, l'URSS et autres monstres des pages de l'Histoire.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 22/04/2008

Il y as une petite erreur dans le commentaire de Nicolas.Comme demander voila quelque informations:

7 eme siecle les Tibetains envahissent une partie de la Chine pour agrandir leur empire

13 eme siecle Le gouvernement Chinois fais du tibet une province Chinoise

Dynastie Qing (1644-1911) prends le pouvoir et cet a ce moment que les premiers Han sont apparu au Tibet, il y avait jusqu'en 1911 6 differentes ethnies reconnues



Depuis la le Tibet a ete sous controle Chinois jusqu'en 1911 ou sous l'influence des Britanniques qui etaient en Inde les Tibetains ont profite du fait que les Chinois etait en guerre pour se proclamer independant pour la premiere fois de leur histoire. La a commencer un regime feodal avec au pouvoir les moines et les lamas avec au sommet le Dalai Lamma auto proclame chef spirituel et politique , il faut aussi rappeler que jusqu'en 1951 le Tibet n'etait pas tout a fais le paradis decris par quelque ecris Boudhiste, servage et esclavage a grande echelle etait au menu . Il y avait environ 200-300 familles de moines au pouvoir .

Quand la Chine est revenue au Tibet les minorites asservies ont ete plus que contente de la liberation du joug de la feodalite Tibetaine mais c'est assez bizarre que de cela personne n'en parle....

Écrit par : Jojo | 22/04/2008

pourquoi le fait de disposer d'un pc connecté au web fait de la plupart d'entre-nous des petits "Zorrillons" (petite zorros) en puissance? nous n'y connaissons pratiquement rien à tous ces enjeux internationaux.

De plus, les écrits ne renversent pas le gouvernements. Si la chine a des pratiques choquantes, pourquoi acheter des souris Logitec, des Nike, des trainings adidas, des pièces de rechange pour nos voitures, des jouets, luminaires, etc... made in china? nous sommes complice à partir du moment où nous achetons leurs produits. Cette situation est inextricable, et le web, par le fait qu'il permet une immédiateté de la communication nous laisse rêver que le mon rétréci. Loin de là, la chine c'est loin, et nous, pour eux, on est loin... c'est dur d'être différent, mais cela ne signifie pas que l'un a raison sur l'autre. il faut bien sem mettre cela en tête, c'est compliqué le monde, et les hommes, alors là, m'en parlez pas... à plus et réfléchissons un peu avant de hurler pour rien, et se couvrir de ridicule

Écrit par : Patator | 22/04/2008

L’Empire britannique joue la carte tibétaine contre la Chine

Le 11 avril 2008 (Nouvelle Solidarité) — En orchestrant des émeutes « ethniques » dans Lhasa, la capitale tibétaine, et en polarisant l’opinion publique internationale contre la Chine au moment des jeux Olympiques de Pékin, une perspective de guerre et de choc des civilisations se met en place pour faire tenir un système financier aux abois.
Ceux qui connaissent l’histoire savent qu’une opération similaire a servi de prélude à la deuxième guerre mondiale. En effet, lorsque le Japon lança l’invasion de la Mandchourie en 1932, les Britanniques activèrent leurs pions au Tibet pour ouvrir un second front contre la Chine. Pour comprendre la propagande anti-chinoise actuelle, il est indispensable d’avoir une vision historique.
Fascination
Depuis fort longtemps, le Tibet a fasciné les dirigeants de l’Empire britannique. Le Tibet était vu comme le foyer mythique de la « race arienne », comme le berceau des formes les plus ésotériques du bouddhisme et, surtout comme « le cœur » géopolitique de l’Eurasie. Bien que les dynasties chinoises y établissent leur influence dès le douzième siècle et leur protectorat chinois entre 1720 et 1911, les Anglais ont toujours considéré que le Tibet leur appartenait et n’était qu’une annexe de l’Inde. Pour eux, le Tibet devait servir d’« Etat tampon » entre l’Inde et la Chine. Ainsi, dans les années trente, les Anglais tentèrent de forcer la Chine d’abandonner le Tibet en la plaçant sous la direction d’un officier du Raj britannique, qui englobait toute la région autour de l’Inde. Ce consul était l’anglais Hugh Richardson (1905-2000) qui s’y installa en 1932.
Cependant, outre les impérialistes britanniques, cet endroit « magique » attirait aussi toute l’attention d’Adolphe Hitler et de sa clique. En 1939, une délégation nazie de la Waffen SS, envoyée par Heinrich Himmler, se rendit au Tibet pour tenter de retrouver l’origine de la race « Arienne ». Bien que Richardson tienne à cette époque ses distances avec les nazis, car après tout l’Angleterre était à deux doigts de déclarer la guerre à Hitler, il reprendra le contact avec eux dès la fin de la guerre. L’un des membres de cette délégation nazie, l’ethnologue et mesureur de crânes Bruno Beger fut condamné par la suite à Nuremberg. Il se réfugia au Tibet après la guerre et se lia d’amitié jusqu’à la fin de sa vie avec le jeune Tenzin Gyatso (le 14eme Dalaï-Lama), né en 1935. Un autre ami nazi du Dalaï-Lama fut l’officier autrichien SS Heinrich Harrer (1912-2006), qui s’est rendu célèbre par la production hollywoodienne à partir de son livre Sept ans d’aventure au Tibet, adapté au cinéma en 1997 par Jean-Jacques Annaud. Brad Pitt, qui joue Harrer dans le film, avoua qu’il aurait décliné de jouer ce rôle s’il avait su l’historique du personnage...
Le Shangri-La (le paradis terrestre) pour les seigneurs
Comme l’Inde, les anglais adoraient la théocratie tibétaine au sommet d’un système de castes féodales. Pour eux, c’était un modèle de société. Comme dans tout système féodal, l’immense majorité des terres arables étaient organisées en domaines seigneuriaux travaillés par des serfs. A leurs têtes, des moines et des lamas amassaient des richesses considérables. Le monastère de Drepung, dirigé par des rejetons de familles aristocratiques, avait 185 manoirs, 25 000 serfs, 300 grands pâturages et 16 000 bergers. Au Tibet de « sa sainteté » le Dalaï-Lama, la torture et la mutilation, y compris l’arrachage de la langue ou le sectionnement du tendon du jarret, étaient les punitions favorites infligées aux serfs fugitifs ou aux voleurs. La seule route existante au Tibet était réservée à la voiture personnelle du Dalaï-Lama et il n’existait aucun système judiciaire, tout étant aux mains de la hiérarchie religieuse.
En 1950, l’armée populaire chinoise entre au Tibet et le Dalaï Lama accepte le poste de vice président de l’assemblée populaire communiste. C’est seulement en 1956 que le Dalaï Lama entre en résistance, quand le régime communiste décide d’abolir le servage et les codes qui classaient la population en trois catégories et neuf classes, dont le prix de la vie était précisé, codes qui donnaient aux propriétaires de serfs et d’esclaves le droit de vie, de mort et de torture sur eux. La fin du servage a permis au Tibet de sortir des ténèbres. Les Chinois y ont construit des routes, des hôpitaux, des écoles et même une voie ferrée, et aujourd’hui même, la religion peut être pratiquée sans restriction. La scolarisation des enfants est passée de 2 à 81% et l’espérance de vie a quasiment doublé, passant de 35,5 ans à 67 ans.
Qu’est-ce qu’il s’est réellement passé à Lhasa ?
Vu ce retranchement racial, ethnique et féodal de la clique du Dalaï Lama, il n’est pas étonnant que les émeutes du 14 mars à Lhasa aient affiché une telle haine raciale – émanant de militants tibétains déployés spécialement à cet effet. Le journaliste James Miles, de l’Economist de Londres, présent dans la capitale pendant les émeutes, rapportait : « Ce que j’ai vu était une violence calculée et ciblée contre un groupe ethnique, ou plutôt deux groupes ethniques, principalement la minorité chinoise Han vivant à Lhasa, mais aussi les membres de la minorité musulmane Hui de Lhasa. » Si les commerçants hans, l’ethnie majoritaire en Chine, pouvaient être désignés comme le symbole de l’« occupant », les musulmans huis vivent au Tibet depuis neuf cents ans.
Les émeutiers, écrit Miles, ont épargné les entreprises tibétaines d’origine, mais quasiment tous les autres commerces, dans une bonne partie de la ville, « ont été brûlés, pillés ou détruits, et les biens traînés dans les rues, entassés puis brûlés. Ce fut une surprenante démonstration d’insupportables violences ethniques, difficiles à regarder même pour certains tibétains qui y assistaient. »
La police a fait preuve d’un grand sang froid et est intervenue après une longue attente, écrit-il.
Qui téléguide les émeutes ?
En revanche, la réaction politique et médiatique occidentale fut immédiate. Ainsi, Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la Chambre des représentants américaine, s’est rendue en Inde pour rencontrer le Dalaï-Lama et a immédiatement attribué les émeutes de Lhasa à « l’oppression chinoise » de la culture tibétaine. Bien que dans le cadre de la guerre froide la CIA ait formé au Colorado plusieurs milliers de soldats de la guérilla tibétaine, dont le frère du Dalaï-Lama, l’émergence de la Chine comme puissance mondiale amena les anglophiles à doubler leurs efforts. A partir des années soixante-dix, une association américaine semi-officielle, la National Endowment for Democracy (NED), emploiera l’argent du contribuable américain pour défendre « la démocratie », et le libre échange qui en résulte, dans le monde. Robert Ménard, l’agent provocateur français et actuellement président de Reporters Sans Frontières (RSF), qui fut le relais de la dramatisation des événements du Tibet en France, bien que largement financé par la Commission européenne, a reconnu avoir reçu quelque 40.000 dollars de la NED.
En 1988, la Maison du Tibet fut fondée à New York par l’acteur hollywoodien Richard Gere et le professeur Thurman, spécialiste du Tibet, qui a ensuite mis sur pied la Campagne internationale pour le Tibet (ITC). ITC reçoit chaque année 5 millions de dollars de contributions et travaille en étroite collaboration avec Amnesty International et surtout avec le Fonds Mondial pour la Nature (WWF), organisation écolo-fasciste dans le giron des familles royales britannique et hollandaise.
L’explosion de ce 14 mars à Lhasa n’avait rien de spontané. Au début des années 90, l’un des dirigeants d’ITC, Mark Handelman, avait pistonné mille jeunes tibétains proches du Dalaï-Lama en Inde, en leur offrant des visas pour les États-Unis. Grâce à cette combine, Tsewang Rigzin a pu vivre pendant douze ans aux États-Unis, obtenir la nationalité américaine et travailler dans les antennes régionales du Jeune congrès tibétain, organisation dirigée par des amis du Dalaï-Lama en lien avec ITC. En août 2007, de retour à Dharamsala en Inde, Rigzin a pris la tête du Jeune congrès et lança par la suite les émeutes radicales contre les dirigeants chinois.
Or, par principe, toute activité politique de cette nature est interdite par les accords entre le gouvernement indien et le Dalaï-Lama, et vise à aggraver les relations entre l’Inde et la Chine. Les Chinois ont désormais apporté les preuves que le Jeune congrès de Rigzin, bien qu’agissant indépendamment du Dalaï-Lama lui-même, a activement préparé des émeutes, aussi bien au Tibet que dans d’autres régions chinoises.
http://www.solidariteetprogres.org/article4024.html

Écrit par : rhinrhone | 23/04/2008

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