29/05/2008

L’école, cible populiste

MULTICULTURALISME en SUISSE - Le radical Hugues Hiltpold propose de fixer des quotas de non-francophones dans les classes.

 

 

Dans « Le Courrier » par Rachad Armanios

 

 

Après leurs parents (on en naturaliserait trop) et leurs grands frères (des «criminels en puissance»), au tour des écoliers étrangers d'être stigmatisés, accusés de tirer le niveau scolaire vers le bas. C'est pour répondre à cette crainte que le conseiller national radical (GE) Hugues Hiltpold compte proposer aux Chambres fédérales et au Grand Conseil genevois un quota d'élèves non francophones par classes (Le Matin dimanche du 25 mai). Premier problème: comment définir les élèves parlant «pas ou peu le français» visés par Hugues Hiltpold? A Genève, combien seraient concernés entre les 2% d'écoliers tout juste arrivés de l'étranger sans parler un mot de français et ceux dont il est une seconde langue (40% de l'effectif)? Pour le Département de l'instruction publique, la proposition est irréalisable.

 

 

Deuxième problème, le radical se trompe de cible en isolant le lien entre les difficultés scolaires et les lacunes linguistiques. Celles-ci ne sont qu'un facteur parmi d'autres, dont celui de l'environnement socio-économique et familial de l'élève. En poussant le cynisme, si le but est de «neutraliser» les «moutons noirs», il faudrait établir des quotas de «très mauvais» élèves, catégorisés par les études PISA. Au risque de stigmatiser aussi des petits Suisses.

 

 

Ce serait une erreur, car l'une des missions de l'école est de former les citoyens de demain qui doivent apprendre à s'y côtoyer par-delà leurs différences culturelles, sociales ou de niveau scolaire.

 

 

Le populisme ne changera rien à une baisse du niveau scolaire, réelle ou fantasmée. Les solutions passent au contraire par des mesures d'appui renforcées. Mais cela exige des moyens financiers que la droite parlementaire refuse de débloquer. A gauche, le député socialiste Christian Brunier souligne qu'en chiffres constants, l'école s'est vue couper un quart de ses moyens en dix ans. Si l'idée du radical devait dépasser ce stade, la gauche tenterait de réorienter le débat sur ce terrain.

 

 

C'est en lisant les messages xénophobes des téléspectateurs d'une émission de TV consacrée à l'école que l'élu radical a eu l'idée d'y fixer des quotas. Une façon d'alimenter le climat malsain en chassant sur les terres de l'extrême droite: l'UDC suisse propose, elle, qu'un élève allophone suive un an de cours de langue obligatoire (français, allemand ou italien, selon la région) avant d'intégrer une classe normale. Si l'enfant se montre rétif, lui et ses parents se verront retirer leur permis de séjour. Et si l'apprentissage nécessite plus qu'un an, les frais supplémentaires seront à la charge des parents.

 

 

L'UDC prétend ainsi tordre le cou à une «vision angélique du multiculturalisme». Ses adversaires seraient avisés de souligner sa richesse. Selon Abdeljalil Akkari, spécialiste de l'éducation interculturelle à la Faculté des sciences de l'éducation de Genève, plus un établissement est mixte sur le plan culturel et social, plus son niveau d'exigence est élevé.

Commentaires

Il faut dire résolument NON à la proposition du député radical (c'est à dire "de droite" - hou! le vilain!) Hugues Hiltpold.
Comment voulez-vous que nos professeuses et nos professeurs de français apprennent gratuitement le kosovar, le bosniaque, l'arabe non-littéraire, le rap, le swahili, l'azerbaïdjanais, le javanais, le sénégalais, l'ivoirien, le suisse-allemand, le verlan ou à jouer au billard si nous laissons passer de telles idées uniquement destinées à brider les vocations multiculturelles de nos enseignants !?

Écrit par : Blondesen | 29/05/2008

Pourtant âgé de 19 ans, j'ai suivis d'abord les cours de l'Alliance Française, avant d'aller à l'école privée et obtenir mon diplôme d'analyste.
En quoi, cela serait mauvais de passer d'abord un examen de connaissances de la langue dans laquelle on va apprendre ?

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 29/05/2008

Il ne faut quand même pas avoir un doctorat en science pédagogique pour comprendre que si un enseignement et dispensé en français, et que la moitié de la classe ne parle pas français, ça va poser un problème.

Ce constat n’est ni de gauche, ni de droite, ni populiste. C’est une évidence pratique !

Ensuite on peut discuter de différentes approches pour trouver des solutions, mais pas simplement ignorer le problème « parce que la multi culturalité c’est bien ».

Les propos de Mr Brunier sont une illustration caricaturale de la gauche caviar aveuglement embourbée dans son idéologie et totalement déconnecté de la réalité du terrain.

AF

Écrit par : Alain Fernal | 29/05/2008

En fait, le nivellement par le bas pratiqué par les socialistes, ne m'étonne guère, que ce soit un socialiste qui ait écrit cet article.

Dans peu de temps, avec un slogan comme "Carpe Diem", ils vont nous proposer l'enseignement de l'ignorance ( après la fin des notes, imposer des étrangers pour bloquer la progression des suisses, que restera-t-il à faire ? ) !

Adieu l'excellence, adieu performance !

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 29/05/2008

M. Brunier, allez vous cacher! N'annoncez pas votre démission, mais DEMISSIONNEZ maintenant et rendez à la République ce que VOUS lui devez !!

Votre magistrat en charge de l'école brandit des pseudo-valeurs à 2 balles, très blin-bling pour se redorer le blason ... bafouant la volonté populaire et faisant n'importe quoi avec les deniers publics. Il n'y a aucune légitimité dans ses actions et silences. Il s'accroche à tout ce qui peut le valoriser, le faire exister, avec le plus grand mépris des citoyens, ce pour des raisons personnelles de carrière. L'école primaire est une catastrophe malgré une initiative dont l'esprit a été détourné à des fins politicardes.

Le DIP a une structure pour des allophones, le SCAI, qui ne fonctionne pas; la preuve en est le nombre d'étrangers qui s'inscrivent ailleurs pour appprendre la langue ou des mises à niveau! Les profs doivent acheter leur matériel (pour des salaires avoisiant les 3000.- frs), rien n'est en leur disposition, aucun programme non plus, avec quelques peigne-culs sur le dos, incapables de gérer quoique ce soit mais ça fait bien de "s'occuper des étrangers".

Écrit par : Saturne | 29/05/2008

Je comprends l'approche des socialos, moins il y aura d'enfants qui parleront une langue nationale (le français en ce qui nous concerne) plus ce parti proposera l'engagement de profs requérants d'asile pour que les mômes apprennent les cours dans leurs langues d'origines et ne s'intègrent jamais !

Écrit par : Octave Vairgebel | 29/05/2008

"Prolétaire de tous pays, unissez vous", c'est un slogan toujours en cours chez les socialos-cocos !
Mais il faut voir contre qui !
Les allophones contre les autochtones !
Intégration ? Non, mais...pour que ces gens-là perdent leur culture ?
Vive le multiculturalisme chez nous !
Que les Tibétains, eux, se battent pour garder la leur de culture, mais chez nous adoptons celle des autres, de culture !

Expulsons les "criminels" sionistes de Palestine, mais pas les criminels étrangers de Suisse !

Accordons l'asile à des homosexuels du monde entier, mais refusons-le à des persécutés véridiques !

Les exemples de la haine de soi sont nombreux !
700 ans ça suffit, ça crié dans les rangs de la gauche en 1991, et cela continue, vous inquiétez pas !
Hasta la Victoria siempre !

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 29/05/2008

On voit comme ça fonctionne les classe mixtes en France...Tellement mixtes que les bobos détournent allégrement la carte scolaire pour "se priver de racailles".Non, que ce soit le multiculturalisme ou l'interculturalité , c'est du pipo afin d'endormir les masses d'Europe.Toujours l'empathie, la négociation, l'exotisme pour nous mais jamais d'efforts pour ceux qui viennent chez nous.

Écrit par : Gretel | 30/09/2008

La proposition est juste: il faut renforcer les bases linguistiques des élèves non-francophones et assurer que le niveau général soit maintenu.

"Selon Abdeljalil Akkari, spécialiste de l'éducation interculturelle à la Faculté des sciences de l'éducation de Genève, plus un établissement est mixte sur le plan culturel et social, plus son niveau d'exigence est élevé."

Oh, bien sûr le Monsieur est objectif, et ne prêche pas pour sa paroisse... Avec en arrière fond cette ligne parfaitement linéaire de l'enrichissement dans la différence, etc. Loin d'être vérifiée dans la majorité des cas. Mais passons. Je pense qu'il est temps de supprimer les Sciences de l'éducation dans nos université, un assainnissment nécessaire pour une branche morte et inutile.

Du même coup on pourrait aussi supprimer les HEP vaudoises et neuchâteloise, peuplées d'enseignants... de gauche... propulsés par copinage politique... de gauche... et au service d'une pédagogie... de gauche... bonne pour le placard. On pourrait peut-être y assurer une parité politique, en assurant qu'à l'avenir on aura assez d'enseignants de droite pour mieux préparer la jeunesse à un élément qui passe à côté des yeux de la gauche: le réalité.

Et en dernier, ça serait pas mal si la gauche, et en particulier les verts, cessaient de gouverner, en tous cas sans être sous la tutelle de la droite... @:-)

Écrit par : Carlitos de Unamuno | 30/09/2008

Monsieur Brunier, maintenant que vous me connaissez suite à noter rencontre, juste devant l'entrée de mon immeuble, pendant la journée du 27.09.2008, pendant la compagne de votre collègue Charbonnier, je peux vous dire qu'il y aura une école de plus, dans le canton et dans la commune de Vernier.

Alain Charbonnier, ne se plaignait-il, chez Décaillet du nombre déplorablement bas, des places en crèche, après le passage de Nelly Buntschu, à la mairie de Vernier ?

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 30/09/2008

A l'attention de
Maître Michel HALPERIN
Député au Grand Conseil
Président du Parti libéral
République et Canton de Genève
--------------------------------------------------------------------------------


Monsieur le Président,

Je trouve les derniers communiqués du Parti libéral particuliè-
rement affligeants...

Personnellement, il m'est permis de douter de la capacité de
Monsieur Pierre Ronget à terminer sa législature de conseiller
municipal. De toute évidence, il souffre de son ego et proba-
blement d'une sénilité précoce, voire d'un début de maladie
d'Alzheimer... Je ne puis que me rapporter à ses propos cho-
quants à propos de ses adversaires politiques, qui dérangent
particulièrement mes amis avocats et médecins.

« l’un n’ayant pas la capacité intellectuelle de gérer une
commune, l’autre adoptant une attitude dogmatique et
passéiste ».

Je ne puis que vous inviter à discuter avec ce Monsieur pour
savoir s'il ne serait pas opportun pour lui de mettre un terme
à sa carrière politique, tant il est vrai qu'il ne représente pas
les valeurs véhiculées par le Parti libéral et la droite tradition-
nelle. Pour ma part, j'estime que la Section de Vernier méri-
terait un dépoussiérage et un rajeunissement de sa représen-
tation.

Je vous rappelle qu'au soir de l'élection, vous déploriez l'échec
de votre projet de pacte républicain mais que vous félicitiez
avec élégance le gagnant du jour tout en lui souhaitant bonne
chance pour Vernier ! Un beau geste, en vue de collabotions
futures entre le MCG et le Parti libéral dans le domaine de
la res publica. Monsieur Thierry Cerutti a aussitôt répondu en
précisant qu'il pratiquerait une gouvernance collégiale, dans
un esprit constructif et sans exigence particulière quant au
dicastère qui lui serai confié.

J'espère que la campagne que le Parti libéral conduira en vue
de l'élection à la constituante aura plus d'allure et surtout qu'elle
sera loyale.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, mes salutations distin-
guées.


http://www.liberal-ge.ch/?option=com_content&task=view&id=33&Itemid=73&commId=165

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Votez pour Pierre Ronget candidat à Vernier !

Pierre Ronget candidat à Vernier

La commune de Vernier a connu un séisme politique avec l’annulation, suite à des irrégularités, de l’élection du candidat MCG Thierry Cerutti au Conseil administratif. Vacant depuis juin 2007, le troisième poste à l’Exécutif sera enfin repourvu le 28 septembre prochain. En lice: le libéral Pierre Ronget.

Conseiller municipal à Vernier depuis vingt-neuf ans, Pierre Ronget connaît sa commune mieux que quiconque. A quatre reprises, il en a présidé le législatif. En raison de son engagement sans faille en tant qu’élu, il était naturel qu’il finisse par se trouver au seuil du Conseil administratif, même si cela se produit dans des circonstances inhabituelles pour une commune. «L’annulation d’une élection, c’est en effet plutôt rarissime. A ma connaissance, cela s’est produit une fois à Genthod. Ce qui est arrivé à Vernier est effrayant en termes de violation des règles démocratiques.»

Soutenu dans un premier temps par presque tous les partis, dont les socialistes qui défendaient eux-mêmes le bien-fondé d’une candidature libérale dans un Exécutif où domine la gauche, Pierre Ronget se trouve finalement opposé au candidat socialiste Alain Charbonnier, arrivé entre-temps dans la course par une volte-face de son parti… le troisième candidat étant toujours Thierry Cerutti, qui ne s’avoue pas vaincu.

Le libéral sait que la compétition est rude, mais il a une longueur d’avance, non seulement par son expérience d’élu municipal, mais encore par ses compétences professionnelles en matière de gestion, actuellement au sein de l’Ecole horticole de Lullier. «Je ne cache pas que la gestion d’une commune est un défi qui m’attire. J’y défendrai un programme en trois priorités. Il s’agit d’une part de l’environnement: il nous faut un développement harmonieux, ceci dans le but d’une meilleure qualité de vie pour une commune soumise à de nombreuses nuisances. Cette vision va à l’encontre de la tendance au «tout béton» qui nous avons connue il y a quelques années. Par ailleurs, dans une commune relativement défavorisée, la question sociale est essentielle: je pense notamment à des contrats de quartier, comme ils existent déjà au Lignon ou aux Avanchets, nécessaire si nous voulons éviter que la situation se dégrade dangereusement, notamment aux Libellules. Enfin, en bon libéral, je reste très attaché à la problématique des finances.»

Grâce au soutien des PDC, des radicaux et des Verts – avec lesquels il a déjà initié des alliances dans le domaine environnemental – le libéral Pierre Ronget garde toutes ses chances face à deux concurrents moins armés, «l’un n’ayant pas la capacité intellectuelle de gérer une commune, l’autre adoptant une attitude dogmatique et passéiste ».

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Extrait de l'ancien blog de Monsieur Antoine Bertschy,
député au Grand Conseil

Pierre Ronget

Pierre Ronget, actuel président du Conseil municipal, provoque
mon émerveillement et mon agacement. Mon émerveillement car cet
homme est un véritable dictionnaire doublé d'une encyclopédie
universelle. Mon agacement pour la même raison. A ses côtés
vous, moi et le commun des mortels avons vraiment l'air de
parfaits imbéciles dès que nous ouvrons la bouche.

Écrit par : Gavroche, citoyen genevois | 05/10/2008

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