29/05/2008

Ma réponse aux anonymes qui réagissent sur l’école

A part Monsieur Dumitrescu, avec qui j’ai peu d’affinités politiques, mais qui ose s’exprimer en transparence, la plupart de mes détracteurs prennent des pseudos ou de faux noms.

 

 

J’aime le débat et la contradiction. Me bats pour la liberté, dont celle de mes opposants, ayant toujours été un militant acharné des droits de la personne et de la liberté d’expression. Par contre, j’ai beaucoup de mépris pour les lâches qui se cachent derrière leur hypocrisie pour cracher leur venin de haine. Ces corbeaux insultants n’amènent rien à l’enrichissement de la démocratie par le débat.

 

 

Je rappelle à mes détracteurs anonymes, qu’il n’y a pas de corrélation entre les problèmes scolaires et l’étiquette d’étranger non francophone. Ce n’est pas une analyse politique ou idéologique, juste une lecture objective des statistiques. La seule corrélation que l’on peut établir est un lien entre l’origine socioculturelle et les difficultés scolaires. Eh oui, plus vous naissez dans une famille pauvre, plus vous risquez de connaître un parcours scolaire chaotique. Nous n’avons pas besoin d’être des éminents pédagogues pour comprendre ce phénomène.

 

 

De ce fait, si Hugues Hiltpold veut contribuer à la lutte contre l’échec scolaire, il doit combattre la pauvreté qui se développe de manière inquiétante, s’opposer à l’aménagement de ghettos sociaux dans certains quartiers et renforcer le soutien aux élèves en difficulté.

 

 

Stigmatiser les enfants étrangers ne sème que la xénophobie et la haine et ne résout aucun problème.

 

 

Je connais bien Hugues et l’apprécie. J’espère que la meilleure connaissance du dossier éducatif - qu’il connaît peu - lui permettra de revenir à des positions plus pragmatiques. Je sais que certains radicaux vont l’aider à appréhender ce dossier complexe avec davantage de sérénité et d’objectivité.

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18:26 Publié dans Politique | Tags : école | Lien permanent | Commentaires (4)

Commentaires

Un élève ne comprend pas la langue dans laquelle le prof enseigne et il n'y pas de problème ni de lien avec le niveau ?

Si votre bon sens ne vous dit rien, comptons sur celui des lecteurs et electeurs.

Maintenant traiter moi de corbeau haineux comme bon vous semble (haineux, vraiment, ou ça ?) ce ne sera qu'une malhonneteté intellectuelle de plus.

AF

Écrit par : Alain Fernal | 29/05/2008

Bonjour à toutes et à tous,

Bonjour M. Brunier,

je n'ai aucune affinité politique avec vous, loin s'en faut... cependant comme vous j'apprécie le débat sur les idées dans le respect des convictions de chacun.

Votre dernier billet parlait de populisme à l'école... à mon sens vous inversez le problème, car c'est en déclarant que les élèves non francophones sont parfaitement bien dans des classes francophones que vous vous livrez au populisme.

Vouloir créer des classes d'accueil où le français serait la matière prioritaire pour combler le retard des élèves non francophones ( et peu importe leur provenance, suisse allemande ou balkans...) me paraît la moindre de bon sens si nous voulons donner une chance égale aux élèves de s'épanouir.

Qu'y a t'il de populiste, de xénophobe, de déplacer dans une démarche qui consiste à offrir le bagage suffisant à chaque élève pour comprendre son professeur ?

Ne croyez vous pas, sincèrement, qu'en vous en-têtant dans le déni de réalité, vous ne fabriquez pas plus d'exclus ?

Je suis confronté à ce problème au quotidien et j'ai bien du mal parfois à me faire comprendre par les non francophones qui fréquentent mes cours... alors la seule solution dans ce cas est de favoriser l'apprentissage intensif du français.

La réalité c'est ça M. Brunier.

Le populisme ici est de soutenir le contraire.

Bien à vous,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 29/05/2008

D'accord avec mes deux préopinants sur la mauvaise foi et le renversement de l'orientation populiste dénoncée. M. Brunier, vous ne comprenez même pas les commentaires apportés à vos billets d'humeur, en l'occurrence celui-ci.

La cacade survenue au niveau du primaire par votre édile est un bel exemple de malhonnêteté intellectuelle et politico-morale. L'instruction est chose trop importante pour être avec autant de mépris de la volonté populaire exprimée par voie constitutionnelle, ce pour des fins personnelles de carrière!

Et sur l'enseignement du français aux allophones, je peux vous dire que la réalité est bien tout autre ... Le chapitre est très long mais ça n'est pas le lieu ici d'en faire étalage.

Écrit par : Micheline | 29/05/2008

Vaste sujet que celui évoqué qui fera sans nuls doutes l'objet de sérieuses
réflexions et prises de positions avant résolution.

Merci Stéphane de nous éclairer sur le sujet par vos propos "d'homme de terrain".

Le sujet est trop important pour le laisser uniquement entre les mains des
"hommes de bureaux" théoriciens et politiciens de tous bords.

Mon souhait est que l'on vous écoute vous aussi, ainsi que vos semblables...

Thanks Mr President !

Écrit par : bidouille | 29/05/2008

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