15/06/2008

Dernière session du Grand Conseil genevois

Cycle d’orientation exigeant et formateur pour toutes et tous

 

 

Comme tous les partis, le PS a fait des concessions pour élaborer un contreprojet à l’initiative de REEL concernant le cycle d’orientation. Assurément, ce contreprojet n’est pas le reflet du programme du PS. Mais, ne soyons pas hors sol, en marge de la réalité, l’objectif est avant tout de trouver une majorité pour améliorer le C.O. actuel et pour faire barrage à l’initiative 134, qui est un véritable poison.

 

 

L’initiative 134 demande aux enfants de 11 ans de choisir quasiment le métier qu’ils exerceront 10 ou 15 ans plus tard. Projet illisible, bureaucratique, il propose 6 filières rigides. On demandera par exemple à un enfant sortant de 6ème primaire s’il veut ou plutôt peut entrer dans la filière « professionnelle commerciale, administrative, santé, sociale » ou plutôt dans celle « technique et informatique ». Ses auteurs ont-ils déjà écouté et dialogué avec un enfant de 11 ans ? On peut en douter.

 

 

Sélectionner, sélectionner, sélectionner les meilleurs et éliminer les autres, tel est le dessein de cette initiative d’apartheid. L’IN134 veut une école élitiste, passéiste, poussiéreuse, bref totalement dépassée. Face à ce projet de cycle éliminatoire, nous voulons un cycle orientant, exigeant, motivant et valorisant pour les jeunes.

 

 

L’accord interpartis a été conclu, au sein du parlement cantonal, dans un esprit constructif et dans le souci des intérêts des élèves.

 

 

Quels sont les principales qualités de ce contreprojet ?

 

 

Primo, le même système sera appliqué partout, principe de base de l’école laïque et républicaine.

 

 

La 7ème année offrira des regroupements, avant d’orienter dès la 8ème les enfants les jeunes dans des sections. En fonction des difficultés des élèves, le taux d’encadrement sera adapté. Ainsi, celles et ceux qui connaissent quelques lacunes se retrouveront dans des classes avec moins d’élèves et davantage de soutien.

 

 

Les filières professionnelles seront valorisées. La volonté des partisan-e-s du contreprojet est de voir des élèves choisir leurs filières en fonction de leurs envies et de leurs potentiels, et non plus en fonction de stigmatisation. Nous ne voulons plus de filières royales et d’autres marginalisés, n’étant réservées qu’aux élèves en difficulté.

 

 

Ce futur cycle d’orientation a encore comme objectif de recréer des passerelles entre les différentes sections et par conséquent de décloisonner cette période d’orientation.

 

 

Des moyens supplémentaires seront engagés dans le cycle d’orientation pour concrétiser les améliorations proposées.

 

 

Cette sérénité retrouvée sur l’école au sein du Grand Conseil doit être scellée désormais dans le respect des engagements pris et à travers une implication forte de chaque parti pour faire gagner ce contreprojet et battre l’initiative 134.

 

 

Soutien au parascolaire

 

Une pétition provenant d’une partie très importante du personnel du parascolaire demande :

 

-          de répondre aux besoins croissants de la population, sans restriction des inscriptions ni des prises en charge ;

 

-          de garantir un taux d’encadrement nécessaire à la pratique de véritables activités parascolaires éducatives, en engageant le personnel nécessaire ;

 

-          d’assurer en toutes circonstances la sécurité des enfants par le remplacement du personnel absent dès le premier jour.

 

 

Malgré le combat des Verts et des Socialistes, la droite et l’UDC ont décidé de ne pas soutenir les inquiétudes des professionnel-le-s du parascolaire et ont en conséquence de déposer cette pétition sur le bureau du Grand Conseil.

 

 

Certains défendent les familles dans leurs programmes politiques, mais sont bien absents lorsqu’il faut passer à l’action.

 

 

Le rapporteur de majorité provenant de l’UDC Gilbert Catelain affirme que l’objectif est de bien garder les enfants. Nous, nous voulons que le parascolaire puisse continuer à divertir les enfants et à participer à leur éducation. On est bien au-delà du simple gardiennage.

 

 

Nouvelle loi sur l’Université

 

Deux ans après la crise de l’Université qui avait agité notre petite République et avait poussé le rectorat de l’époque vers la sortie, une large majorité du Grand Conseil (67 OUI, 1 NON, 4 abstentions) vote une nouvelle loi sur l’Université.

 

 

Emanant d’un groupe de travail piloté brillamment par Ruth Dreifuss, cette loi fixe les règles d’une meilleure gouvernance. Les rôles et responsabilités des différentes parties prenantes de l’Uni sont clarifiés. Comme disait Charles Beer, cette loi met fin à une période où « tout le monde se prononce sur tout, sans que personne soit responsable. »

 

 

La convention d’objectifs sera un instrument pour fixer les objectifs à l’Alma mater et évaluer l’atteinte ou non de ceux-ci.

 

 

Cette loi tente de trouver le savant équilibre entre un rectorat fort et une gestion participative.

 

 

Finalement, l’aspect des taxes universitaires a été laissé volontairement de côté pour qu’elles ne soient pas l’enjeu de cette nouvelle loi de gouvernance de l’université. Cette importante thématique sera reprise dans un prochain projet de loi spécifique.

 

 

Feu vert pour 2500 logements aux Communaux d’Ambilly

 

 

Genève manque cruellement de logements. Les Communaux d’Ambilly est l’une des zones de développement pouvant offrir des perspectives positives aux personnes souffrant de la crise chronique du manque de logements.

 

 

Une quasi unanimité (73 OUI, 1 NON) a décidé de déclasser enfin cette zone et ainsi d’accomplir un grand pas dans la direction de l’éclosion de ce nouveau quartier réunissant 2'500 logements.

 

 

Cette belle unanimité va soulager un peu la crise du logement à Genève. Le dossier a bien évolué et c’est peut-être le moment de dire un grand merci à Laurent Moutinot qui, au lancement de cette ambition d’aménagement, s’est souvent retrouvé bien seul devant des hordes d’opposants. Il faut aussi remercier le Conseiller d’Etat Robert Cramer qui a repris ce dossier avec la fougue qu’on lui connaît.

 

 

Reste à développer une bonne accessibilité via les transports publics à ce périmètre et à construire un écoquartier totalement conforme au développement durable.

 

 

Plusieurs socialistes interpellent le gouvernement

 

 

Plusieurs interpellations ont été déposées par les socialistes. Alain Etienne questionne le gouvernement sur la fermeture inquiétante des commerces à Avanchet et sur le respect de la loi sur la publicité sur le tabac. Alain Charbonnier, quant à lui, s’interroge sur les bénéfices de l’Euro foot qui risquent d’échapper aux Genevois-es et sur l’attribution des marchés publics de cet événement. Il demande, de plus, au Conseil d’Etat, des comptes sur le manque d’efficacité dans la construction des logements d’utilité publique, sur la suppression des unités d’accueil temporaire (UAT) dans les EMS et sur le déménagement du Service des automobiles et de la navigation à Bernex. Je demande, pour ma part, la liste nominative des invitations offertes par l’Etat de Genève pour les matches de l’Euro au Stade de Genève.

 

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