22/09/2008

Invitations à l’Euro foot 2008

Réponse du Conseil d’Etat à l'interpellation urgente écrite de M. Christian Brunier :

Transparence sur les invitations à l'Euro 08 pour tuer les rumeurs

En date du 11 juin 2008, le Grand Conseil a renvoyé au Conseil d’Etat une interpellation urgente écrite qui a la teneur suivante:

La rumeur court à propos des invitations transmises par le Conseil d'Etat genevois et ses services pour assister aux rencontres de foot de l'Euro 08 au Stade de Genève. Le seul remède pour combattre la rumeur est la transparence. Dans cet esprit, le gouvernement genevois peut-il communiquer, en toute transparence, au terme de l'Eurofoot, la liste nominative des invités de l'Etat de Genève aux matches s'étant déroulés au Stade de Genève ? Je vous remercie d'avance de votre réponse.

REPONSE DU CONSEIL D’ETAT

Pour chaque match à Genève, le Conseil d'Etat a reçu 40 billets de la part de l'UEFA, auxquels sont venus s'ajouter les billets obtenus des échanges effectués avec les villes hôtes et ceux achetés à l'UEFA par le DCTI. Par ailleurs, tous les billets non utilisés ont été rendus à l'UEFA. Globalement, les billets ont été répartis entre plusieurs catégories selon la liste suivante :

1. Conseillers d'Etat de Genève et Conseillers d'Etat d'autres cantons (36)

2. Anciens magistrats (2)

3. Pouvoir législatif et judiciaire du Canton de Genève (10)

4. Partenaires institutionnels et communes genevoises (157)

5. Genève internationale et région franco-valdo-genevoise (32)

6. Autorités militaires (2)

7. Partenaires commerciaux (18)

8. Associations sportives et caritatives (17)

9. Personnalités sportives (4)

10. Genève Tourisme (2)

11. Loterie Romande (organe genevois de répartition des gains) (3)

12. Sport-Toto (40)

Enfin, le Conseil d'Etat a offert 21 billets de l'EURO 2008 à des élèves du réseau d'enseignement prioritaire. En sus de la possibilité pour tous les députés d'acheter des billets pour un match à Genève de l'EURO 2008, le Conseil d'Etat a décidé, en sa séance du lundi 2 juin 2008, de remettre des billets à l'ensemble des membres du Bureau du Grand Conseil. Saisissant l'occasion d'un entretien d'ores et déjà prévu au Salon jaune, cette décision a été communiquée le jour-même à la présidente du Grand Conseil, au 1er vice-président et à la 2e vice-présidente par le président du Conseil d'Etat et le chancelier.

Le Conseil d'Etat rappelle par ailleurs que 100 billets ont été mis à disposition du grand public par le biais d'un tirage au sort en présence d'un huissier de justice et, dans la plus grande transparence, la liste des gagnants étant publiée sur Internet.

 

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Les Deux Canards

Vu au Théâtre Antoine à Paris. De Tristan Bernard & Alfred Athis. Pièce mise en scène par Alain Sachs. Avec Isabelle Nanty et Yvan Le Bolloc’h,  Urbain Cancelier, Pierre-Olivier Mornas, Gérard Chaillou, Jean-Marie Lecoq, Catherine Chevallier, Jean-Pierre Lazzerini, Jean-Louis Barcelona, Michel Lagueyrie, Laurent Meda & Cassandre Vittu de Kerraoul.

L’histoire : Gélidon, écrivain parisien et raffiné, lors d'un voyage en province, tombe sous le charme de Léontine, la voluptueuse et impétueuse épouse de l'imprimeur. Par amour pour lui, cette dernière fonde un journal de gauche et le nomme aussitôt rédacteur en chef. Mais voilà que Gélidon tombe également amoureux de l'irrésistible jeune fille du château. Afin de pouvoir l'approcher en toute liberté il devient aussi sur le champ le rédacteur en chef du journal de droite que veut lancer son baron de père. Notre journaliste écrit donc le matin sous son vrai nom et le soir sous un pseudonyme dans les deux feuilles concurrentes et politiquement opposées. Jusqu'au jour où conduit par une polémique qu'il a lui même déclenché, il se voit dans l'obligation de se provoquer lui même en duel...

Ce vaudeville est remarquablement bien interprété, particulièrement par l’inénarrable Le Bolloc’h et la révélation Pierre-Olivier Mornas. Isabelle Nanty, quant à elle, a eu un peu de mal au démarrage, mais s’est bonifiée avec le temps. Ce qui ressort le plus de cette pièce de boulevard alerte et cocasse est le plaisir de l’équipe sur scène, qui dégage une complicité génératrice de bonnes dynamiques. Un excellent divertissement pour passer une soirée en marge des tristesses de l’actu.

 

 

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20/09/2008

MAMMA MIA AU CINE !

Une comédie toute simple, rafraîchissante, qui libère la tête sur des mélodies mythiques et endiablées d’Abba.

Les actrices et acteurs s’éclatent comme des bêtes et rendent contagieuse leur bonne humeur.

Transposition cinématographique d’un triomphal spectacle musical portant le même nom, ce film a été réalisé par Phyllida Lloyd. Il est la réunion d’une belle brochette de comédiennes et comédiens qui dansent, chantent, rient et cassent la baraque. Au générique, nous retrouvons : la pétulante Meryl Streep, Julie Walters, Christine Baransky, Amanda Seyfried, Dominic Cooper, Pierce Brosnan, Colin Firth et Stellan Skarsgard.

L’histoire est sans intérêt et d’une banalité inqualifiable : Une jeune fille va se marier et invite trois anciens amours de sa mère pour connaître enfin son père. Très vite, on s’en fout. Le peps des artistes et leur joie communicative suffisent à faire passer un bon moment au public. Un petit instant de bonheur dans ce monde de brutes …

 

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09:23 Publié dans Musique | Tags : abba, cinéma, musique | Lien permanent | Commentaires (0)

15/09/2008

Mémorial de la Shoah à Paris

« On dit souvent que la force est impuissante à dompter la pensée, mais pour que ce soit vrai, il faut qu'il y ait pensée. Là où les opinions irraisonnées tiennent lieu d'idées, la force peut tout. Il est bien injuste de dire, par exemple, que le fascisme anéantit la pensée libre. En réalité, c'est l'absence de pensée libre qui rend possible d'imposer par la force des doctrines officielles entièrement dépourvues de signification. »

Simone Weil

 

C’est avec la gorge serrée que nous poussons la porte du Mémorial de la Shoah à Paris. Dès le portail passé, plusieurs murs affichent près de 76'000 noms d’enfants, de femmes et d’hommes juifs déportés entre 1942 et 1944. Le Mémorial symbolise les 6 millions de morts victimes de la Shoah et rend hommage aux autres victimes de l’horreur nazie.

Salle après salle, nous revivons les exactions antisémites, la terreur des camps de concentration et les dérives des politiques de la haine. Comment des humains peuvent-ils commettre de telles saloperies ? Pourquoi des hommes sont-ils capables de tant de violence contre d’autres êtres humains ?

Le désespoir t’envahit. D’autant plus quand tu te rends compte que les thèses de cet extrémisme sont reprises partout dans le monde, comme si la mémoire s’évaporait. Les mêmes slogans, les mêmes méthodes d’intolérance se renouvellent …

Chaque humain devrait visiter ce lieu pour ancrer dans sa tête le fameux « souviens-toi ! ». Une telle découverte diminuerait à coup sûr les dérives haineuses et le révisionnisme. Plus que jamais, à l’heure de la montée des intégrismes religieux et des fanatismes politiques, il faut combattre l’Alzheimer historique au parfum de populisme.

Heureusement, à côté s’élève le Mur des justes, sur lequel se dresse la liste de celles et ceux qui ont aidé des personnes juives pour échapper aux griffes fascistes. Des humains, bannières du courage et de la dignité, qui ont résisté et qui se sont opposés à ce climat de mépris.

Si vous passez par Paris, rendez-vous au Mémorial de la Shoah , sis 17, rue Geoffroy-l’Asnier dans le 4ème arrondissement. Une leçon d’humanité !

www.memorialdelashoah.org

 

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Les conditions de travail à Telecom 1999 n’étaient pas respectées

En 1999, des députés de gauche (Rémy Pagani, Anita Cuénod, Elisabeth Reusse-Decrey, Pierre Vanek, Bernard Clerc, Gilles Godinat, Jeannine de Haller, Marie-Paule Blanchard- Queloz, Loly Bolay, Christian Grobet, Jean Spielmann, Chaïm Nissim, Luc Gilly, René Ecuyer, Myriam Sormanni, Fabienne Bugnon, Salika Wenger et Christian Brunier) s’étaient inquiétés des conditions de travail désastreuses de certains travailleurs étrangers employés au montage des imposants stands de Telecom 99, et avaient déposé une motion.

Dans le texte de ce projet parlementaire, le cas de travailleurs chinois avait été évoqué.

Neuf ans plus tard, le gouvernement genevois répond enfin à cette motion, alors que la loi laisse au Conseil d’Etat un délai de 6 mois pour répondre aux interrogations des député-e-s. Quel manque d’égard envers le pouvoir législatif !

Le rapport du Conseil d’Etat nie les faits et conclut de la façon suivante : « Il convient de retenir qu'il n'y a pas eu à Genève durant l'édition Telecom 99 de salaires misérables versés par l'entreprise Pico à ses travailleurs occupés au montage des stands. Il faut toutefois reconnaître que cette rumeur est tenace quand bien même elle repose sur des faits manifestement faux. Puisse cette réponse contribuer à l'éradiquer enfin. »

Certes l’attaque syndicale, relayée par la gauche, s’était trompée de cible, l’entreprise Pico s’étant conformée aux usages genevois et les travailleurs chinois étant mieux rétribués que ce qu’avançaient les syndicats.

Néanmoins, la réponse gouvernementale omet totalement de mentionner qu’une enquête tripartite (Etat, syndicats, patronat), pilotée par le Service de la main d’œuvre étrangère, a analysé la situation de plusieurs travailleurs de ce grand chantier. Cette investigation a démontré que quatre employés d’une entreprise slovène étaient payés CHF 5,52 de l’heure, tandis que quatre autres collaborateurs d’une entreprise turque touchaient entre CHF 6,09 et 7,11 de l’heure. Au total, l’enquête a prouvé qu’au moins 17 personnes avaient un salaire inférieur à CHF 2'500 pour le mois.

L’attaque contre l’entreprise Pico était injustifiée et les motionnaires doivent présenter leurs excuses à cet employeur. Mais, comme il y a rarement de fumée sans feu, le Conseil d’Etat n’a pas le droit de conclure que tout s’est bien passé. Nier ces dérapages est une manière de ne pas respecter les engagements pris lors des Bilatérales afin d’éviter tout dumping social, dangereux tant pour les travailleur-euse-s genevois-es que pour les entreprises. C’est dans cette dynamique de respect des règles communautaires et du droit du travail que le gouvernement doit inscrire son action.

17:19 Publié dans Politique | Tags : telecom | Lien permanent | Commentaires (0)

12/09/2008

Le MCG joue avec la peur de la population de Vernier

Dans son journal distribué dans tous les ménages de Genève, le MCG titre « L’insécurité menace la commune de Vernier. Plusieurs agressions ont eu lieu sur la commune récemment. Ce ne sont pas des cas isolés. A Vernier, votez Thierry Cerutti le 28 septembre ».

Soucieux de la sécurité des citoyennes et citoyens de Genève, j’ai immédiatement demandé à la Police , en tant que député, ses statistiques pour savoir si le MCG soulevait une vraie problématique ou s’il jouait avec la peur en mentant pour obtenir davantage de voix aux élections.

Les chiffres officiels de la police tuent l’argumentation du Mouvement citoyen genevois. 35 agressions ont eu lieu à Vernier durant le premier semestre 2008. Naturellement, ce sont 35 de trop ! Mais ce chiffre est au-dessous de celui de l’an passé, puisqu’en 2007, 81 agressions ont été recensées sur le territoire verniolan, soit en moyenne 40 par semestre.

En pourcentage, les agressions touchent à Vernier, en 2008, 1,1 % de la population, alors qu’en Ville de Genève, le pourcentage atteint 1,9 %. Le pourcentage de Vernier est équivalent à celui de Carouge.

L’objectif est évidemment d’avoir un risque d’agressions le plus proche de zéro. Mais, l’insécurité ne se combat pas en manipulant les chiffres pour faire peur à la population. Entre les angéliques qui nient l’insécurité et ceux qui exagèrent la situation pour capter les voix de la crainte, il est temps de trouver le juste milieu : celui de la réalité, qui doit se conjuguer avec l’action, savant mélange de prévention et de répression.

Vernier a subi, en 2007, 968 affaires et accidents de circulation, source importante d’insécurité. Le MCG est bien discret lorsque nous demandons des mesures de sécurité routière.

Le MCG devrait encore savoir que les statistiques d’insécurité découlent directement de celles liées à la fracture sociale. C’est aussi sur ce dossier qu’il faut agir !

 

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11/09/2008

Comité de soutien à la candidature d’Alain Charbonnier à l'élection au Conseil Administratif de Vernier

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Patricia Adler trésorière du Parti socialiste de Vernier, habitante des Avanchets Catherine Anor conseillère municipale de Vernier, enseignante Alexandre Anor ancien député, enseignant Thierry Apothéloz conseiller administratif de Vernier Paul Baertschi physiothérapeute, habitant d’Aïre Jules Bagalwa Mapatano membre du PS de Vernier Gérard Baron conseiller municipal de Carouge, architecte Ghislaine Becker hygiéniste dentaire Jacqueline Berenstein-Wavre ancienne présidente du Grand Conseil genevois Lorella Bertani avocate Ariane Blum Brunier députée «Les Verts» Agnès-Maritza Boulmer metteur en scène, documentariste Christian Brunier député, ancien conseiller municipal de Vernier Monique Cahannes ancienne conseillère municipale de la Ville de Genève Martin Carnino membre du PS de Vernier Catherine Caviezel éducatrice Thierry Charollais député, documentaliste Elisabeth Chatelain députée Sébastien Chazaud co-président de la Jeunesse socialiste genevoise Mohamed Chentouba agent de sécurité Anne Chevalley conseillère municipale de VernierDenis Chiaradonna conseiller municipal de Vernier, président de la section PS de Vernier Amélia Christinat ancienne conseillère nationale Anna Conti conseillère municipale de Vernier Jean-Claude Cristin ancien président du Grand Conseil et ancien maire d’Onex Annie Cupillard Ladame militante PS Régis de Battista directeur de la Maison des associations Sylvie de Kaenel aide-familiale référente Gérard Deshusses président de la section PSVG, conseiller municipal Ville de Genève, enseignant Jan Doret architecte-urbaniste, syndicaliste Diane Duarte Rizzolio conseillère municipale Ville de Genève, ingénieure EPF Anne Emery- Torracinta députée Alain Etienne député Gabrielle Falquet ancienne maire de Vernier, députée et directrice d’établissement scolaire Laurence Fehlmann-Rielle députée Pablo Garcia député, membre du comité Dialogai Cédric Gentina membre et usager d’associations en faveur des personnes handicapées Roberto Grecuccio architecte-urbaniste Erik Grobet graphiste Mariane Grobet-Wellner députée, économiste Dominique Hausser médecin de santé publique Eduardo Herrera conseiller municipal de Vernier, assistant social Pascal Holenweg sociologue Nicolas Knechtli trésorier de «Vernier sur rock» Sylvia Leuenberger députée «Les Verts», logopédiste Chantal Longchamp conseillère municipale de Vernier René Longet président du Parti socialiste genevois Lydia Lopez étudiante Liliane Maury Pasquier conseillère aux Etats Cyril Mizrahi avocat et secrétaire romand AGILE Entraide Suisse Handicap Salima Moyard enseignante Magali Orsini expert-comptable Albert Otter ancien député Françoise Pakosz co-présidente de la commission migration intégration du PSG Thierry Piguet président du Conseil municipal de la Ville de Genève, enseignant Véronique Pürro députée Jean-Pierre Python administrateur Jacques-Eric Richard ancien député, secrétaire général d’INSOS et de l’AGOER Jean-Charles Rielle conseiller national, médecin Jacques Robert conseiller municipal à Meyrin, secrétaire syndical Albert Rodrik ancien député Maria Roth-Bernasconi conseillère nationale Gérard Sermet enseignant Françoise Schenk-Gottret députée Lydia Schneider Hausser députée Martine Sumi conseillère municipale et Présidente du Groupe Egalité Genève Muharrem Temel gestionnaire RH Claude Uldry ingénieur Nicole Valiquer Grecuccio cheffe du groupe socialiste au Conseil municipal de la Ville de Genève Alberto Velasco député, vice-président de l’Asloca Michel Vincent enseignant HESSO Salika Wenger élue du mouvement «A Gauche toute» Christian Zaugg élu du mouvement «A Gauche toute» Tristan Zimmermann assistant en droit constitutionnel, Université de Genève Raymond Zoller journaliste

 

08:31 Publié dans Politique | Tags : vernier, charbonnier | Lien permanent | Commentaires (0)

08/09/2008

Pour une caisse cantonale d’assurance-maladie

Les assurances-maladie continuent à voler les Genevoises et Genevois. Les cotisations des caisses-maladie sont au moins 5% à 10 % trop élevées à Genève, les assurances cumulant abusivement des réserves et ayant des frais administratifs trop coûteux. La concurrence vantée par la LAMAL ne fonctionne pas.

Entre 2000 et 2008, selon les chiffres du Département de l’Economie et de la Santé, les coûts de la santé ont progressé de 23 %, tandis que les primes d’assurance augmentaient de plus de 32 %. Durant la même période, les réserves ont progressé scandaleusement de 250 %.

Pour 2008, toujours selon les chiffres officiels, les primes de la population genevoise devait baisser d’au moins 10 %. Le Conseil d’Etat, trop prudent, avait exigé, par soucis de pragmatisme, une diminution d’au moins 3,5 %. Résultat : La diminution a été de 0,9 %.

Pour l’an prochain, la revendication de voir baisser les primes d’au moins 5 % est légitime. Le Grand Conseil a voté une résolution socialiste et verte allant dans ce sens. Or, les cotisations vont augmenter. Ceci est purement inadmissible.

Il faut se souvenir tout de même que les charges administratives des caisses par assuré-e, pas ou peu contrôlées, passent du simple au triple selon les assurances. Que ces dépenses sont surévaluées au moment du calcul des primes par rapport à la réalité. A titre d’exemple, en 2006, pour fixer ses cotisations, Helsana avait évalué ses coûts par assuré à CHF 5'000.-/an. Fin 2006, la réalité se chiffrait à CHF 3'973.-

Les réserves sont indécentes. La Confédération recommande pour chaque caisse des réserves allant de 10 % à 20 %. La réalité est bien différente. En moyenne les caisses ont 41,7 % du total des primes en réserve. Certaines atteignent même 70%. Les réserves sont donc exagérées d’environ 20 à 30 %, ce qui a des conséquences excessivement  négatives sur les montants exorbitants des cotisations.

Face à ces dérives qui durent depuis des lustres, il est temps de créer une caisse cantonale genevoise d’assurance-maladie sans but lucratif, en mains publiques. La loi du marché ne fonctionne pas dans ce domaine. Le service public doit donc prendre en charge ce dossier pour que les assurances cessent de mettre en péril les assuré-e-s genevois-es.

Evidemment, une caisse nationale serait préférable. Mais, les Suisses l’ont refusée lors du vote fédéral sur cette question. Genève peut jouer un rôle de précurseur et rapidement trouvé des synergies avec d’autres cantons, comme le canton de Vaud qui lutte, depuis quelques années, l’ami Pierre-Yves Maillard en tête, contre ces abus. C’est pour relever ce défi que les socialistes déposent un projet de loi au Grand Conseil genevois instituant une Caisse cantonale genevoise d’assurance maladie.

Texte du projet de loi instituant une Caisse cantonale genevoise d’assurance-maladie 

Signataires : Laurence Fehlmann-Rielle, Alain Charbonnier et Christian Brunier

Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève
décrète ce qui suit :

Chapitre I Dispositions générales

Section 1 But et champ d’application

Art. 1 Objet

1Il est institué dans le cadre de la loi fédérale du 18 mars 1994 sur l'assurance-maladie (LAMal) une Caisse cantonale genevoise d’assurance-maladie (ci-après caisse-maladie cantonale).

2Elle a le caractère d’une fondation de droit public.

3 Ses prestations sont garanties par l’Etat.

Art. 2 But

1La caisse-maladie cantonale poursuit un but non lucratif.

2Elle s’engage à fournir toutes les prestations dans le domaine de l’assurance maladie obligatoire. Ces prestations sont définies par la loi fédérale du 18 mars 1994 sur l'assurance-maladie (LAMal). L’assurance-maladie obligatoire est régie par le principe de la mutualité.

Art. 3 Affiliation

1L’affiliation est ouverte à toute personne tenue de s’assurer en vertu de l’article 3 LAMal.

2Les personnes affiliées d’office au sens de l’article 6 de la loi d’application de la loi fédérale d’assurance-maladie du 29 mai 1997 (J 3 05) sont affiliées à la caisse-maladie cantonale.

Art. 4 Cotisations

Les cotisations de l’assurance-maladie de base sont fixées en conformité avec les dispositions fédérales.

Art. 5 Couverture financière

1La couverture financière est assurée notamment par :

a) les cotisations prélevées en vertu de l’article 5 de la présente loi ;

b) les subventions prévues par la LAMal.

2La garantie de l’Etat tient lieu de réassurance au sens de l’article 14 LAMal.

Section 2 Organisation

Art. 6 Statuts

1La caisse-maladie cantonale est régie par ses statuts.

2Les statuts de la caisse-maladie cantonale sont adoptés par le Grand Conseil sous la forme d’une annexe à la présente loi.

3Toute modification des statuts doit être approuvée par le Grand Conseil, conformément à la loi sur les fondations de droit public du 15 novembre 1953 (A 2 25). 

 Art. 7 Organisation

Les organes de la caisse-maladie cantonale comprennent :

a) le conseil de fondation ;

b) la direction et le personnel ;

c) le médecin-conseil.

 Art. 8 Attributions de la direction

La direction a pour tâches et attributions :

a) de gérer la caisse-maladie cantonale conformément aux statuts et aux dispositions fédérales et cantonales en matière d’assurance-maladie ;

b) de veiller au respect du règlement en matière de remboursement des prestations ;

c) de tenir une comptabilité détaillée permettant une évaluation prévisionnelle des coûts ;

d) de présenter un rapport annuel et les comptes au Grand Conseil.

 Art. 9 Conseil de fondation

1Le Conseil de fondation est nommé par le Conseil d’Etat pour quatre ans.

2Le Conseil de fondation comprend :

a) un représentant du Conseil d’Etat ;

b) le médecin-conseil de la caisse-maladie cantonale ;

c) un représentant des HUG ;

d) un représentant des établissements de soins privés ;

e) un représentant du personnel de la caisse-maladie cantonale;

f) un représentant par parti politique représenté au Grand Conseil.

g) un représentant des associations de défense des assurés.

3Les statuts fixent les compétences du conseil de fondation.

Art. 10 Communications

En vue de la réduction des primes selon l’article 65 LAMal, la caisse-maladie cantonale communique au service de l’assurance-maladie, les données statistiques concernant ses effectifs, ses comptes et les autres renseignements utiles, conformément à l’article 9 de la loi d’application de la loi fédérale d’assurance-maladie, du 29 mai 1997 (J 3 05). 

 Chapitre II Dispositions finales et transitoires

Art. 11 Dispositions d'application

Le Conseil d'Etat édicte les dispositions nécessaires à l'application de la présente loi.

Art. 12 Entrée en vigueur

La présente loi entre en vigueur dès sa promulgation.

Art. 13 Modification à une autre loi (J 3 05)

La loi d’application de la loi fédérale d’assurance-maladie, du 29 mai 1997, est modifiée comme suit : 

 Art. 6, al. 2

2En cas d’affiliation d’office, les assujettis sont affiliés à la Caisse cantonale genevoise d’assurance-maladie.

 

EXPOSÉ DES MOTIFS  

Mesdames et Messieurs les députés,

Le système suisse d’assurance-maladie sociale a pour but de permettre l’accès à toute personne vivant en Suisse aux soins adéquats en cas de maladie et d'accident. Cette assurance-maladie sociale est gérée par une pluralité d’assureurs. En principe, seuls ceux qui remplissent les conditions figurant dans la loi, et cela sans rechercher de profit, sont reconnus comme autorisés à pratiquer l’assurance-maladie sociale. Ils devraient donc tous appliquer les dispositions légales de manière identique, distinctement des autres assurances (assurances complémentaires, par exemple).

Selon le système institué par la LAMal, le rôle des assureurs ne devrait pas se borner au remboursement des prestations fournies aux assurés. Au contraire, ils doivent également encourager, conjointement avec les cantons, la promotion de la santé. Assureurs et cantons gèrent donc en commun une institution dont le but est de stimuler, de coordonner et d’évaluer les mesures destinées à promouvoir la santé et à prévenir la maladie.

Toute personne domiciliée en Suisse a l'obligation de s’assurer. Chaque membre d’une famille, adulte et enfant, est assuré individuellement. Toute personne qui arrive en Suisse, pour y séjourner, doit s’assurer dans un délai de trois mois. Les parents bénéficient du même délai pour affilier leur nouveau-né. L’assuré a le libre choix de l’assureur-maladie qui doit l'accepter quels que soient son âge, son état de santé, et ceci sans réserves ou délai d'attente.

L’OFAS est l’organe responsable de l’application de la loi et de ses dispositions par les assureurs. Pour ce faire, il peut leur adresser des instructions générales, leur demander des compléments d’information et les documents qu’il juge nécessaires pour évaluer la situation et intervenir, si besoin est. L'OFAS est aussi responsable de la surveillance de la situation financière des assureurs-maladie. Pour exercer ce mandat, les assureurs maladie doivent soumettre à l’OFAS leurs rapports, budgets et comptes annuels ainsi que les tarifs de leurs primes pour l’année suivante. Ces tarifs doivent être validés pour être effectifs.

La législation fédérale sur l’assurance-maladie est, en principe, un réel progrès social : en rendant l’assurance-maladie obligatoire, elle a supprimé les réserves liées à l’âge, à l’état de santé ou au sexe. La LAMal a ainsi réalisé l’égalité de traitement de toutes et tous face à la maladie, en assurant la solidarité entre hommes et femmes, entre jeunes et aînés, entre personnes bien portantes et personnes malades. Elle représente une excellente garantie contre une médecine à deux vitesses. Cependant, depuis l’introduction de la LAMal en 1996, les coûts del’assurance-maladie obligatoire ont augmenté de 12 %. Des mesures ont été prises pour freiner cette croissance, intervenir au niveau des tarifs des analyses, du prix des médicaments et des moyens et appareils de diagnostic ou thérapeutiques. La LAMal a prévu un nombre important d’instruments de maîtrise des coûts, tout en privilégiant la concertation entre les différents acteurs du système de santé. Cependant, force est de constater que ces mesures ne semblent pas très efficaces afin de contrôler les coûts de la santé, élément indispensable pour réaliser le but premier de la LAMal : offrir à la population une assurance-maladie de qualité, sociale et accessible à tous.

L’initiative populaire socialiste « La santé à un prix abordable » cherchait à réformer le système sanitaire et d’assurance-maladie suisse afin d’assurer une cohérence entre le niveau de décision de la politique sanitaire et de son financement. Ce texte proposait une politique sanitaire coordonnée et définissait au niveau constitutionnel les compétences pour des mesures efficaces en vue de freiner la hausse des coûts. La Confédération aurait obtenu pour la première fois d'importantes compétences de coordination, afin de prendre elle-même les choses en main. En outre, l’initiative proposait des cotisations uniformes calculées proportionnellement au revenu et à la fortune des assurés, tout en tenant compte de leurs charges familiales. Malheureusement, le Parlement fédéral, dans sa majorité puis le peuple souverain, n’a pas choisi de soutenir ce texte.

En juin 2008 le peuple suisse refusait également un article constitutionnel qui octroyait les pleins pouvoirs aux assureurs.

Plusieurs résolutions du parlement genevois ces dernières années ont soutenu le Conseil d’Etat dans ses efforts afin d’obtenir des primes plus justes pour les citoyens et citoyennes genevoises. La dernière, votée en jin 2008 par le Grand Conseil s’intitulait : « pour une diminution juste des cotisations de caisses maladie des Genevoises et Genevois ». Cette résolution 552 déposée par le Parti socialiste a été votée à la quasi unanimité du Parlement.

Aujourd’hui, c’est donc au niveau de l’application de la LAMal que nous pouvons chercher les problèmes et trouver des solutions. L’évolution des coûts de la santé et sa répercussion au niveau des primes et des budgets publics inquiètent les autorités genevoises depuis plus de deux décennies. En effet, malgré les demandes répétées du Grand Conseil et du Conseil d’Etat, les assureurs-maladie sont volontairement incapables de présenter des statistiques précises et complètes des coûts par canton des différents prestataires de soins, ce qui empêche toute action sérieuse sur les hausses des coûts.

Les frais d'administration élevés des quelque 200 caisses-maladie contribuent à l'augmentation des coûts. Ces frais ont plus que doublé depuis 1990, passant de 932 millions de francs en 1990 à 1,92 milliard en 1999. Une famille avec deux enfants paie donc ainsi en moyenne 300 francs par an pour les frais d'administration des caisses-maladie. et passent du simple au triple d’une caisse à l’autre. A titre d’exemple, la charge administrative réelle par assuré est, pour 2006, de 102 F à la CSS alors qu’elle se monte à 315 F à la Supra.

Selon le Département de l’Economie et de la Santé (DES), entre 2000 et 2007, le coût moyen par assuré a augmenté de 23,5%, les primes de 32,1%. Dans le même temps, les réserves des caisses maladie ont "explosé" de 250%! Le DES vient de publier un communiqué de presse le 5 septembre 2008 à la teneur suivante : « La hausse des coûts à charge des caisses maladie à Genève se confirme au deuxième trimestre 2008. C'est ce qui ressort des données de remboursement des assureurs publiées avant-hier par l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Avec des coûts annuels cumulés de 3831 francs par assuré à fin juin 2008 contre 3759 francs à fin mars 2008, ces chiffres représentent une augmentation de 1,9% en rythme trimestriel et de 5,1% en rythme annuel. L'année 2008 ne verra pas se répéter la performance exceptionnelle de 2006 et 2007 qui avaient vu les coûts se stabiliser à la baisse.

Les coûts restent toutefois dans la fourchette prévue par les caisses pour 2008, qui tablaient sur une dépense moyenne de 3954 francs par assuré. En conséquence, le Département de l'économie et de la santé maintient pleinement ses exigences de voir les primes baisser en 2009 afin de réduire les réserves excessives des caisses. Celles-ci ont atteint l'an dernier le record de 41,7% du montant total des primes. »

En 2006 le Conseil fédéral a pris la décision d’autoriser les assureurs comptant plus de 150 000 assurés à réduire progressivement leur taux de réserve à 10 %. Les assureurs comptant entre 50 000 et 150 000 personnes peuvent réduire graduellement ce taux à 15 %. Les caisses de moins de 50 000 assurés doivent continuer à présenter un taux minimal de 20 % et être réassurées. Cette baisse s'effectuera progressivement pendant trois ans, à partir de 2007. Or pour Genève les assurances ne prennent pas du tout cette voie, bien au contraire !

Le Département de l'économie et de la santé a envoyé au Département fédéral de l'Intérieur ses remarques sur les comptes 2007 des caisses-maladie et sur la fixation des primes 2009 à Genève. Il demande à la Confédération de revoir à la baisse les propositions des assureurs pour l'an prochain et réclame une diminution des primes.

Il est temps de redistribuer aux Genevoises et aux Genevois les fruits de leurs efforts. Le canton de Genève demande au Département fédéral de l'Intérieur de refuser la grande majorité des primes 2009 proposées par les assureurs. Les primes moyennes genevoises doivent baisser l'an prochain. Sans cela, elles continueront à alimenter de manière inacceptable les réserves excessives des caisses tout en spoliant le canton des bénéfices de sa politique de maîtrise des coûts.

Force est de constater qu’aujourd’hui, à part quelques exceptions, aussi rares que remarquables, l’énorme majorité des caisses-maladie sont plus intéressées par des logiques de pur profit, en interprétant le rôle que la LAMal leur a attribué, soit de gérer une « institution dont le but est de stimuler, de coordonner et d’évaluer les mesures destinées à promouvoir la santé et à prévenir la maladie »3 comme si elles étaient seules « maître à bord». Dans la réalité et en se rappelant l’aspect social et solidaire de l’esprit de la LAMal, cette fonction ne saurait être atteinte sans une réelle volonté politique et un contrôle étatique strict. En fait, les assurances-maladie veulent aujourd’hui s’octroyer le pouvoir de contrôler la pratique et de décider quelles prestations de soins et de santé sont indispensables ou superflues.

Les socialistes ont toujours été soucieux de la qualité des prestations de santé et de soins et de leur accessibilité. En 1990 déjà et en 2000, les socialistes genevois avaient présenté des projets allant dans ce sens.

La LAMal n’a pas su tenir toutes ses promesses et le montant des primes de l’assurance de base obligatoire devient un réel problème pour la partie de la population la plus fragilisée économiquement. C’est pour toutes ces raisons qu’aujourd’hui, face à ce triste état des lieux, les socialistes vous proposent la  création d’une caisse genevoise d’assurance-maladie publique.

 

07/09/2008

Prix solaire suisse 2008

« La terre n’est pas un don de nos parents, ce sont nos enfants qui nous la prêtent. »

Antoine de Saint-Exupéry

Avec Claude Haegi, nous avons représenté SIG au Prix solaire suisse 2008 à Zurich. Nous avons présenté l’implication de SIG dans la politique solaire suisse.

En 2004, SIG et les Autorités genevoises ont décidé de multiplier par 10 la production solaire genevoise, passant de 0,5 MW à 5 MW par an. A fin 2008, avec 2 ans d’avance, cet objectif, que beaucoup considéraient irréalisable, sera atteint. Désormais, le petit canton de Genève produit un sixième de l’énergie solaire suisse. De nouveaux objectifs sont donc fixés : 8 MW d’ici 2010 et 15 MW d’ici 2015. A la fin de l’année, SIG inaugurera sa sixième centrale solaire sur le toit de l’usine de Firmenich à Meyrin. Près d’un client de SIG sur 6 a choisi une électricité, de la gamme SIG Vitale, contenant de l’énergie solaire.

La Société d’énergie solaire S.A. (SES) a obtenu le Prix solaire suisse 2008 dans la catégorie « Solaire photovoltaïque » pour son implication dans le solaire et la construction d’une centrale solaire de 550'000 kWh/an sur le toit de son usine. Depuis, cette centrale a été racheté par SIG et est devenue : SIG Solar V.

Tant SES que SIG sont nominées pour le Prix solaire européen. Face au réchauffement climatique et à la raréfaction des énergies fossiles, l’engagement de SIG en faveur du solaire est essentiel et s’inscrit totalement dans ses valeurs de développement durable et de service public.

 

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Pitbull avec du rouge à lèvres

Devant le congrès du Parti républicain, lors de son premier discours en tant que candidate à la vice-présidence des USA, la chrétienne intégriste Sarah Palin s’est comparée à un pitbull en estimant que ce qui la différenciait de ce molosse était le rouge à lèvres. Cette divagation a provoqué l’admiration des participants à ce rassemblement de la droite américaine et un flot d’applaudissements.

Comme ils sont bizarres nos amis américains. Imaginons une politicienne européenne qui déclarerait une telle ineptie. Elle deviendrait la risée des médias et de l’opinion publique. L’aveu de son mimétisme canin provoquerait l’ire des milieux féminismes, tant il est immonde de comparer une femme – quelle qu’elle soit - avec ce clébard dangereux.

Après avoir condamné l’avortement, avoir soutenu « à mort » la guerre en Irak, s’être affirmée comme une défenseuse du lobby des armes ou s’être montrée totalement indifférente aux problématiques écologiques, ce « pitbull maquillé » ne mérite qu’une seule chose : la muselière... ou peut-être la fourrière.

 

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08:49 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)