• Invitations à l’Euro foot 2008

    Réponse du Conseil d’Etat à l'interpellation urgente écrite de M. Christian Brunier :

    Transparence sur les invitations à l'Euro 08 pour tuer les rumeurs

    En date du 11 juin 2008, le Grand Conseil a renvoyé au Conseil d’Etat une interpellation urgente écrite qui a la teneur suivante:

    La rumeur court à propos des invitations transmises par le Conseil d'Etat genevois et ses services pour assister aux rencontres de foot de l'Euro 08 au Stade de Genève. Le seul remède pour combattre la rumeur est la transparence. Dans cet esprit, le gouvernement genevois peut-il communiquer, en toute transparence, au terme de l'Eurofoot, la liste nominative des invités de l'Etat de Genève aux matches s'étant déroulés au Stade de Genève ? Je vous remercie d'avance de votre réponse.

    REPONSE DU CONSEIL D’ETAT

    Pour chaque match à Genève, le Conseil d'Etat a reçu 40 billets de la part de l'UEFA, auxquels sont venus s'ajouter les billets obtenus des échanges effectués avec les villes hôtes et ceux achetés à l'UEFA par le DCTI. Par ailleurs, tous les billets non utilisés ont été rendus à l'UEFA. Globalement, les billets ont été répartis entre plusieurs catégories selon la liste suivante :

    1. Conseillers d'Etat de Genève et Conseillers d'Etat d'autres cantons (36)

    2. Anciens magistrats (2)

    3. Pouvoir législatif et judiciaire du Canton de Genève (10)

    4. Partenaires institutionnels et communes genevoises (157)

    5. Genève internationale et région franco-valdo-genevoise (32)

    6. Autorités militaires (2)

    7. Partenaires commerciaux (18)

    8. Associations sportives et caritatives (17)

    9. Personnalités sportives (4)

    10. Genève Tourisme (2)

    11. Loterie Romande (organe genevois de répartition des gains) (3)

    12. Sport-Toto (40)

    Enfin, le Conseil d'Etat a offert 21 billets de l'EURO 2008 à des élèves du réseau d'enseignement prioritaire. En sus de la possibilité pour tous les députés d'acheter des billets pour un match à Genève de l'EURO 2008, le Conseil d'Etat a décidé, en sa séance du lundi 2 juin 2008, de remettre des billets à l'ensemble des membres du Bureau du Grand Conseil. Saisissant l'occasion d'un entretien d'ores et déjà prévu au Salon jaune, cette décision a été communiquée le jour-même à la présidente du Grand Conseil, au 1er vice-président et à la 2e vice-présidente par le président du Conseil d'Etat et le chancelier.

    Le Conseil d'Etat rappelle par ailleurs que 100 billets ont été mis à disposition du grand public par le biais d'un tirage au sort en présence d'un huissier de justice et, dans la plus grande transparence, la liste des gagnants étant publiée sur Internet.

     

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  • Les Deux Canards

    Vu au Théâtre Antoine à Paris. De Tristan Bernard & Alfred Athis. Pièce mise en scène par Alain Sachs. Avec Isabelle Nanty et Yvan Le Bolloc’h,  Urbain Cancelier, Pierre-Olivier Mornas, Gérard Chaillou, Jean-Marie Lecoq, Catherine Chevallier, Jean-Pierre Lazzerini, Jean-Louis Barcelona, Michel Lagueyrie, Laurent Meda & Cassandre Vittu de Kerraoul.

    L’histoire : Gélidon, écrivain parisien et raffiné, lors d'un voyage en province, tombe sous le charme de Léontine, la voluptueuse et impétueuse épouse de l'imprimeur. Par amour pour lui, cette dernière fonde un journal de gauche et le nomme aussitôt rédacteur en chef. Mais voilà que Gélidon tombe également amoureux de l'irrésistible jeune fille du château. Afin de pouvoir l'approcher en toute liberté il devient aussi sur le champ le rédacteur en chef du journal de droite que veut lancer son baron de père. Notre journaliste écrit donc le matin sous son vrai nom et le soir sous un pseudonyme dans les deux feuilles concurrentes et politiquement opposées. Jusqu'au jour où conduit par une polémique qu'il a lui même déclenché, il se voit dans l'obligation de se provoquer lui même en duel...

    Ce vaudeville est remarquablement bien interprété, particulièrement par l’inénarrable Le Bolloc’h et la révélation Pierre-Olivier Mornas. Isabelle Nanty, quant à elle, a eu un peu de mal au démarrage, mais s’est bonifiée avec le temps. Ce qui ressort le plus de cette pièce de boulevard alerte et cocasse est le plaisir de l’équipe sur scène, qui dégage une complicité génératrice de bonnes dynamiques. Un excellent divertissement pour passer une soirée en marge des tristesses de l’actu.

     

     

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  • MAMMA MIA AU CINE !

    Une comédie toute simple, rafraîchissante, qui libère la tête sur des mélodies mythiques et endiablées d’Abba.

    Les actrices et acteurs s’éclatent comme des bêtes et rendent contagieuse leur bonne humeur.

    Transposition cinématographique d’un triomphal spectacle musical portant le même nom, ce film a été réalisé par Phyllida Lloyd. Il est la réunion d’une belle brochette de comédiennes et comédiens qui dansent, chantent, rient et cassent la baraque. Au générique, nous retrouvons : la pétulante Meryl Streep, Julie Walters, Christine Baransky, Amanda Seyfried, Dominic Cooper, Pierce Brosnan, Colin Firth et Stellan Skarsgard.

    L’histoire est sans intérêt et d’une banalité inqualifiable : Une jeune fille va se marier et invite trois anciens amours de sa mère pour connaître enfin son père. Très vite, on s’en fout. Le peps des artistes et leur joie communicative suffisent à faire passer un bon moment au public. Un petit instant de bonheur dans ce monde de brutes …

     

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  • Mémorial de la Shoah à Paris

    « On dit souvent que la force est impuissante à dompter la pensée, mais pour que ce soit vrai, il faut qu'il y ait pensée. Là où les opinions irraisonnées tiennent lieu d'idées, la force peut tout. Il est bien injuste de dire, par exemple, que le fascisme anéantit la pensée libre. En réalité, c'est l'absence de pensée libre qui rend possible d'imposer par la force des doctrines officielles entièrement dépourvues de signification. »

    Simone Weil

     

    C’est avec la gorge serrée que nous poussons la porte du Mémorial de la Shoah à Paris. Dès le portail passé, plusieurs murs affichent près de 76'000 noms d’enfants, de femmes et d’hommes juifs déportés entre 1942 et 1944. Le Mémorial symbolise les 6 millions de morts victimes de la Shoah et rend hommage aux autres victimes de l’horreur nazie.

    Salle après salle, nous revivons les exactions antisémites, la terreur des camps de concentration et les dérives des politiques de la haine. Comment des humains peuvent-ils commettre de telles saloperies ? Pourquoi des hommes sont-ils capables de tant de violence contre d’autres êtres humains ?

    Le désespoir t’envahit. D’autant plus quand tu te rends compte que les thèses de cet extrémisme sont reprises partout dans le monde, comme si la mémoire s’évaporait. Les mêmes slogans, les mêmes méthodes d’intolérance se renouvellent …

    Chaque humain devrait visiter ce lieu pour ancrer dans sa tête le fameux « souviens-toi ! ». Une telle découverte diminuerait à coup sûr les dérives haineuses et le révisionnisme. Plus que jamais, à l’heure de la montée des intégrismes religieux et des fanatismes politiques, il faut combattre l’Alzheimer historique au parfum de populisme.

    Heureusement, à côté s’élève le Mur des justes, sur lequel se dresse la liste de celles et ceux qui ont aidé des personnes juives pour échapper aux griffes fascistes. Des humains, bannières du courage et de la dignité, qui ont résisté et qui se sont opposés à ce climat de mépris.

    Si vous passez par Paris, rendez-vous au Mémorial de la Shoah , sis 17, rue Geoffroy-l’Asnier dans le 4ème arrondissement. Une leçon d’humanité !

    www.memorialdelashoah.org

     

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  • Les conditions de travail à Telecom 1999 n’étaient pas respectées

    En 1999, des députés de gauche (Rémy Pagani, Anita Cuénod, Elisabeth Reusse-Decrey, Pierre Vanek, Bernard Clerc, Gilles Godinat, Jeannine de Haller, Marie-Paule Blanchard- Queloz, Loly Bolay, Christian Grobet, Jean Spielmann, Chaïm Nissim, Luc Gilly, René Ecuyer, Myriam Sormanni, Fabienne Bugnon, Salika Wenger et Christian Brunier) s’étaient inquiétés des conditions de travail désastreuses de certains travailleurs étrangers employés au montage des imposants stands de Telecom 99, et avaient déposé une motion.

    Dans le texte de ce projet parlementaire, le cas de travailleurs chinois avait été évoqué.

    Neuf ans plus tard, le gouvernement genevois répond enfin à cette motion, alors que la loi laisse au Conseil d’Etat un délai de 6 mois pour répondre aux interrogations des député-e-s. Quel manque d’égard envers le pouvoir législatif !

    Le rapport du Conseil d’Etat nie les faits et conclut de la façon suivante : « Il convient de retenir qu'il n'y a pas eu à Genève durant l'édition Telecom 99 de salaires misérables versés par l'entreprise Pico à ses travailleurs occupés au montage des stands. Il faut toutefois reconnaître que cette rumeur est tenace quand bien même elle repose sur des faits manifestement faux. Puisse cette réponse contribuer à l'éradiquer enfin. »

    Certes l’attaque syndicale, relayée par la gauche, s’était trompée de cible, l’entreprise Pico s’étant conformée aux usages genevois et les travailleurs chinois étant mieux rétribués que ce qu’avançaient les syndicats.

    Néanmoins, la réponse gouvernementale omet totalement de mentionner qu’une enquête tripartite (Etat, syndicats, patronat), pilotée par le Service de la main d’œuvre étrangère, a analysé la situation de plusieurs travailleurs de ce grand chantier. Cette investigation a démontré que quatre employés d’une entreprise slovène étaient payés CHF 5,52 de l’heure, tandis que quatre autres collaborateurs d’une entreprise turque touchaient entre CHF 6,09 et 7,11 de l’heure. Au total, l’enquête a prouvé qu’au moins 17 personnes avaient un salaire inférieur à CHF 2'500 pour le mois.

    L’attaque contre l’entreprise Pico était injustifiée et les motionnaires doivent présenter leurs excuses à cet employeur. Mais, comme il y a rarement de fumée sans feu, le Conseil d’Etat n’a pas le droit de conclure que tout s’est bien passé. Nier ces dérapages est une manière de ne pas respecter les engagements pris lors des Bilatérales afin d’éviter tout dumping social, dangereux tant pour les travailleur-euse-s genevois-es que pour les entreprises. C’est dans cette dynamique de respect des règles communautaires et du droit du travail que le gouvernement doit inscrire son action.