30/11/2008

A ne pas voir : Mesrine au ciné

Après « L’Instinct de mort », voici « L’Ennemi public numéro un », deuxième partie de la saga cinématographique consacrée à la vie et à l’œuvre de Jacques Mesrine.

Faire l’apologie d’un assassin, escroc et crapule me gêne, d’autant plus qu’on élève ce beauf populiste au statut de justicier social, ce qu’il n’a jamais été. 

Après avoir été un soldat modèle en Algérie, se vantant d’avoir torturé et tué l’Arabe, ce tueur a multiplié les actes de violence.

Transformer ce psychopathe en héro, notamment auprès des jeunes, est d’une bêtise crasse.

Le crime paie ! Visiblement, au cinéma, l’expression est d’actualité.

 

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28/11/2008

Diminution des inégalités dans le domaine éducatif

Nous participons à la réception de lancement de la Conférence internationale de l’éducation organisée à l’initiative de l’UNESCO. La thématique de cet événement est essentielle puisqu’elle est axée sur l’inégalité dans l’éducation compromettant le parcours éducatif de millions d’enfants.

Comme l’a dit inlassablement, dans un chahut peu respectueux, Koïchiro Matsuura, Directeur de l’UNESCO, « L’inégalité des chances en éducation alimente la pauvreté, la faim et la mortalité infantile et réduit les perspectives de croissance économique. »

Cet événement est aussi une opportunité de contacts et d’échanges.

 

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Olivier Baud (Président de la société pédagogique genevoise), Micheline Calmy-Rey (Ministre suisse des affaires étrangères), Ariane Blum Brunier (Députée verte), Christian Brunier (Député socialiste), Charles Beer (Conseiller d’Etat genevois)
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Inauguration du réservoir de Choully

Je joue un peu de musique à l’occasion de l’inauguration du réservoir de Choully. Ce réservoir permet d’augmenter significativement la capacité de réserve d’eau potable de Genève et de la France voisine. Le projet est une illustration de la réussite des relations transfrontalières qui se développent aujourd’hui au niveau franco-valdo-genevois. D’ailleurs, le Consul de France à Genève participe à cette inauguration avec le Conseiller d’Etat Robert Cramer.

Ce projet a duré près d’une vingtaine d’années, illustrant les lenteurs genevoises lorsque l’on veut entreprendre. Rien que pour acheter la parcelle et convaincre le voisinage de l’utilité d’un tel ouvrage, il a fallu 10 ans.

Ce réservoir permet à Genève d’avoir un volume d’eau suffisant pour assurer une distribution d’eau sécurisée et d’une qualité remarquable, à un prix dérisoire notamment par rapport aux prix des eaux en bouteilles.

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23/11/2008

Quelques bonnes adresses parisiennes

Pour manger …

L’Aromatik, un petit bistrot situé au 7, rue Jean-Baptiste Pigalle dans le 9ème arrondissement. Au son du jazz, dans un cadre art déco des années 30 et dans une ambiance intimiste, vous dégustez des plats d’ici et d’ailleurs, soutenus par une carte de vins offrant un vaste choix. Mention spéciale pour le Gaspacho de légumes verts au parmesan et citron zeste, et pour la qualité de la viande du pavé de bœuf. Magnifique lieu pour des amoureux. Téléphone : 01 48 74 62 27

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« Royal Turenne » : Pour boire un bon verre sélectionné sur une carte riche en diversité et mangez un bon plateau de fromages. Les desserts ne sont pas géniaux.
« Au Père Louis », un bar à vins sis 38, rue Monsieur-le-Prince dans le 6ème arrondissement. Belle carte de pinards à déguster sur des barriques dans le bar ou à table, de superbes assiettes de fromages et de charcuterie et des bons plats de spécialités du Sud-Ouest. Bonus pour le foie gras et le magret de canard au miel. En sus, le personnel est vachement sympa.
Pour manger afghan … Le Koutchi, dans le 5ème arrondissement, 40, rue Cardinal-Lemoine. Un service très aimable, une nourriture originale, à un  prix modique, dans un cadre tout simple. Excellent rapport qualité-prix.

Si vous désirez manger un encas cubain, mais surtout assister à de bons concerts de jazz, direction Habana Jazz, 9, rue Moret, dans le 11ème arrondissement. Nous vivons un très bon concert avec Raphaëlle Naudin, une jeune chanteuse reprenant souvent des standards rock arrangés en jazz.

 

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Pour se loger …
Hôtel « Le Clos Médicis », se trouvant 56, rue Monsieur-le-Prince dans le 6ème. Tél. 01 43 29 10 80.

e-mail : message@closmedicis.com

 

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13:06 Publié dans Voyages | Tags : manger, boire, se loger, paris | Lien permanent | Commentaires (0)

16/11/2008

Unité politique, absence de polémique, silence médiatique

Décidés à calmer le jeu sur l’enseignement et à arrêter de transformer l’école en terrain de jeu électoral, tous les partis du Grand Conseil genevois ont élaboré un contre-projet à l’initiative de REEL pour élaborer le cycle d’orientation de demain.

Trouver un accord entre tous ces courants politiques était une performance.

Valorisant enfin la formation professionnelle, aujourd’hui considérée à tort comme une sorte de filière de l’échec, établissant des passerelles pour faciliter le passage d’une filière à l’autre afin d’orienter au mieux les élèves, évitant de sélectionner les enfants trop tôt, donnant des soutiens supplémentaires aux élèves en difficulté, uniformisant enfin le fonctionnement du cycle sur l’ensemble du canton, ce projet n’est pas novateur, ni exemplaire, mais améliore fortement la situation actuelle.

Afin de faire barrage à l’initiative de REEL qui prône un cycle d’orientation hyper sélectif, basé sur une organisation aussi complexe qu’illisible, tous les partis du Grand Conseil ont organisé une conférence de presse commune, à l’exception du MCG qui a retourné sa veste votant pour au parlement, mais défendant le contre dans la campagne du vote populaire.

Les médias reprochent souvent aux partis de se faire la guéguerre au détriment des intérêts de la population. Pour une fois que les partis sont unis, la presse a déserté la conférence de presse interpartis. Seuls 2 journalistes (Tribune de Genève et Radio Cité) étaient présents et le retour médiatique est quasiment inexistant.

C’est vrai, la polémique, le populisme et le scoop n’étaient pas au rendez-vous. Mais, ce silence médiatique est une forme de mépris contre le travail politique constructif.

Bien qu’étant l’un des promoteurs de ce contre-projet, je n’étais pas à la conférence de presse en question retenu professionnellement, ce qui me laisse une totale liberté de regretter ce désintérêt grave des journalistes.

13/11/2008

Une formation à SIG : Expo au Pont-de-la Machine à Genève

Mon discours lors de l’inauguration …

Monsieur le Conseiller d’Etat,  Madame et Messieurs les député-e-s,

Monsieur le Directeur général de l’Office pour l’orientation, la formation professionnelle et continue,

Mesdames et Messieurs, Chers amis,

Tout d’abord, j’aimerais excuser l’absence de Daniel Mouchet, Président de SIG, d’André Hurter, notre Directeur général et de Jean-Gabriel Florio, Directeur des Ressources humaines et des Services partagés, ces personnes étant retenues par d’autres activités.

Au nom de la Direction générale de SIG, je tiens à vous souhaiter la bienvenue dans ce lieu idyllique qu’est le Pont-de-la-Machine, fenêtre ouverte sur la Rade et sur notre Jet d’eau.

Je fais partie des personnes pensant que l’éducation et la formation sont des domaines primordiaux pour bâtir la société de demain. Je suis donc très fier d’inaugurer cette exposition sur les différents apprentissages mis sur pied par SIG. Savez-vous que SIG est certainement l’entreprise genevoise rassemblant en son sein la plus grande diversité de métiers ? C’est ainsi que notre entreprise publique offre aux jeunes 12 apprentissages différents : de laborantin en chimie à employé de commerce, de géomaticien à mécatronicien autos, de constructeur-dessinateur industriel à automaticien.

Mais cette expo zoome principalement sur 4 apprentissages : logisticien en stockage, informaticien, installateur-électricien et électricien de réseau (métier excessivement rare et recherché en Suisse romande).

 

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A l’heure où nous voulons revaloriser la formation professionnelle, cette présentation permettra à de nombreuses classes, mais aussi à des parents et des enseignants, de venir découvrir ces métiers. Durant une heure, des dizaines de jeunes viendront s’informer auprès d’employé-e-s et d’apprenant-e-s de SIG. Mieux connaître les professions pour donner envie aux jeunes de se diriger vers les métiers qui correspondent le mieux à leurs aptitudes et à leurs passions, telle est notre ambition.

Très modestement, nous nous inspirons totalement de la réussite de la Cité des métiers qui permet d’offrir une tribune extraordinaire à la formation professionnelle très riche qu’offre notre petite République.

SIG, certifiée « Entreprise formatrice » et labellisée « Eduqua », forment 60 apprenti-e-s et une vingtaine de stagiaires venant principalement de l’Université et des écoles d’ingénieurs. Alors que les entreprises ciblent les jeunes ayant au moins 18 ans pour commencer un apprentissage (âge moyen d’entrée en apprentissage à Genève), SIG a décidé de faire le contraire et de s’axer sur les jeunes de moins de 17 ans afin d’augmenter l’offre pour celles et ceux qui veulent entrer dans le monde professionnel dès la sortie du cycle d’orientation.

De plus, pour nos employé-e-s, nous offrons aussi 750 journées de formations professionnelles continues sur la base d’un programme de 100 formations différentes pour répondre aux besoins de l’entreprise et développer les compétences de nos collaboratrices et collaborateurs.

Par notre engagement fort au niveau de la formation, nous voulons démontrer que les parcours professionnels sont pluralistes et que chaque jeune peut et doit choisir sa propre voie, sans  le contraindre à suivre un parcours stéréotypé, propagé par le prêt-à-penser ambiant, castrateur des envies et marginalisant la richesse de la diversité.

La formation professionnelle ne doit pas être vue comme un parcours résultant de l’échec et ne doit pas être clouée au pilori par certains enseignants et certains parents. Rappelons que le CFC est, en Suisse, le diplôme qui offre la meilleure chance de trouver un emploi.

Faire mieux connaître les métiers, valoriser les parcours de formation en fonction des envies et des potentiels de chacune et chacun, promouvoir la formation-continue comme un moyen de se développer, de changer de métiers, de promouvoir la mobilité sont l’un des rôles des entreprises qui veulent assumer leur responsabilité citoyenne.

Avant de clore cette intervention, j’aimerais remercier vivement les équipes de la formation et de la communication de SIG qui ont monté cette exposition.

Invitez vos enfants, vos amis, vos voisins, vos familles, vos collègues à visiter notre site. Je conclurais par une citation que j’aime bien d’Abraham Lincoln « Si vous trouvez que l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance. »

 

Photos de l'inauguration :

 

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07:06 Publié dans Formation | Lien permanent | Commentaires (0)

09/11/2008

Herbie Hancock, un vent de liberté

Vu, il y a quelques jours à Genève...

En quelques notes, Herbie Hancock hypnotise la salle du Victoria-Hall de Genève.

Tout gosse, il était un virtuose du piano classique. Quelques années plus tard, son génie se développait dans le monde de jazz. Depuis plus de 50 ans, Herbie Hancock marque de son empreinte cette musique, cri de la liberté. Innovant continuellement et touchant à toute la palette du jazz, Hancock mélange sa musique avec tout ce qu’il entend, pourvu que ce soit de la bonne. Teinte de hip-hop, pincette de funk, échantillon d’électro, petit air de pop, p’tit bout de soul, étincelle de rock, son cocktail musical est une réussite.

Marqué par l’emprunte de Miles Davis avec lequel il a joué durant plusieurs années, le prodige du clavier étonne, surprend, dérange parfois, par son originalité, mais avec une musicalité innommable.

La Tribune de Genève qualifiait la musique d’Herbie Hancock d’élan libertaire. Je lui donne raison. Il mélange sa ligne musicale avec des traits d’humour. Plein de malice à travers son clavier, comme dans son comportement, Hancock est un show-man toujours rieur.

A Genève, il a joué avec Lionel Loueke, un africain roi de la guitare, lui aussi plein de drôlerie. Il a interprété une version ubuesque du « Cé qu’è lainô », une vieille chanson genevoise, avec des sons provenant de son pays d’origine. A la basse, le grand James Genuss. A la batterie, Kendrick Scott capable de taper des rythmes endiablés, style batteur du Muppet Show, tout en restant très stoïque. Finalement, à l’harmonica, j’ai découvert un jeune Genevois : Grégoire Maret. Présenté par Herbie Hancock comme celui ayant le plus petit instrument, l’originaire de l’étape est capable de jouer des trucs que je pensais impossibles à interpréter avec une musique à bouche.

Du grand spectacle pour un public assurément connaisseur.

 

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17:15 Publié dans Musique | Tags : jazz, hancock, musique, piano | Lien permanent | Commentaires (0)

02/11/2008

Sophie Mounicot, dans les premières au classement du rire

Vu à Paris, le spectacle de Sophie Mounicot au Théâtre des Mathurins. Ecrit à trois mains, par Sophie Mounicot, Gérald Sylbleiras et le talentueux François Rollin (le Professeur Rollin), ce one-woman-show « C’est mon tour ! » se déroule à un rythme effréné et dans une tonalité corrosive. A l’heure où tout est compétition, qu’on classifie tout, qu’on élimine, qu’on évalue continuellement, qu’on joue constamment à la Star ’ac, qu’on note tout e monde, Sophie Mounicot s’interroge sur son classement mondial. Quelle est sa place dans le classement planétaire des individus ?

Pour y répondre, elle fait défiler sa vie, définit des critères et intègre ces événements personnels dans la grande compétition mondialisée. Obsédée par sa notation, elle ironise sur cette lutte exaltée aux premières places, déprime sur son âge, aborde sa vie sexuelle et égratigne le machisme, inspirateur de ce mouvement pour sélectionner les plus forts.

Mis en scène par Roland Marchisio, Sophie Mounicot, rendue célèbre pour sa participation à la série « H », s’illustre en solo comme une grande humoriste, avec un ton nouveau et sans tabou.

 

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18:19 Publié dans Humour | Tags : humour, mounicot, rire | Lien permanent | Commentaires (0)