15/01/2009

Notes de lecture


Anquetil, l’alambic

 

Dans son ouvrage « Bartali sans ses clopes », mon copain Michaël Perruchoud cite Raphaël Géminiani qui, entre un coup de rouge et les rognons, glissait que Jacques Anquetil « n’avait pas un foie, mais un alambic ! » On lit aussi dans ce bouquin qu’Anquetil aimait le Champagne et les gueuletons. Ces anecdotes de bon vivant donnent un côté humain à ce sportif prétentieux et froid. Santé !

 

Marx Attaque !

 

Les Japonais éditent une version du « Capital » de Karl Marx en manga. J’attends avec impatience le combat entre Marx Attaque et le patron Goldorak, à l’aide de son Astéropoing levé !

 

Science

 

Enfin une bonne nouvelle ! Lue dans « Charlie Hebdo », sous rubrique « Sciences » : « (…) d’autres travaux avaient par exemple montré que, plus un homme éjacule, moins il a de rsiques d’avoir un cancer de la prostate, car certains composants du sperme auraient un effet cancérigène en cas de stagnation. »

 

Petit Woody Allen illustré

 

A lire et à relire …Linda Sunshine a sélectionné des extraits hilarants des meilleurs scénarios et dialogues de Woody Allen.

 

On parcoure des p’tits bouts de ses belles œuvres, souvent aux titres évocateurs : « Prends l’oseille  et tire-toi », « Annie Hall », « Manhattan », « Hannah et ses sœurs », *Radio Days », « Guerre et Amour », « Comédie érotique d’une nuit d’été », « Zelig », « Tombe les filles et tais-toi » ou « Quoi de neuf Pussycat ? » Le talent est à chaque mot. Dixit Woody Allen : « La dernière fois que j’ai pénétré dans une femme, c’était dans la Statue de la Liberté. »

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Ils ont perdu le nord !

 

J’ai appris dans la presse que le rallye autos et motos Paris-Dakar ne se déroule plus, pour des raisons de sécurité, en Afrique, mais en Amérique du sud, avec une première étape à Buenos Aires. Le Dakar en Argentine. Ceci ne va pas améliorer les connaissances géographiques de nos gamins.

 

Jeanson par Jeanson

 

Relu Jeanson par Jeanson …La Centrale Catholique du Cinéma commentait de la façon suivante un des scénars d’Henri Jeanson : « (…) le libertinage est présenté avec tant de sympathie qu’on semble l’approuver totalement. » Jeanson était assurément un libertin. Avec Audiard et Prévert, il reste l’un des grands dialoguistes du cinéma français. Il est l’auteur des textes de « Pépé le Moko », « Hôtel du Nord », « Entrée des Artistes » ou « Fanfan la Tulipe ».

 

Son insolence et son humour donnèrent un nouveau style au 7ème Art. Plume talentueuse, polémiste associant virulence et truculence, il a été écrivain, journaliste – notamment à l’Aurore et au Canard enchaîné -, critique d’art et dialoguiste. Pacifiste convaincu, il s’engagea avec véhémence pour plusieurs causes.

 

Maniant l’ironie et les finesses de langue française avec subtilité, il avait le sens de la formule : « Travailler ! C’est bon pour ceux qui n’ont rien à faire » ; « Fernandel, il ne ressemblait à personne. Heureusement, pour les autres. » ; « Les maris se choisissent toujours les yeux ouverts et les amants les yeux fermés. » ; « La liberté est une peau de chagrin qui rétrécit au lavage de cerveau. »

 

Tandis que le politiquement correct et l’apologie des faux-culs se répandent comme de la mauvaise herbe, découvrir ou redécouvrir l’impertinence de Jeanson devient œuvre de salubrité publique. Le culte du non-dit et la religion de l’hypocrisie sont balayés, l’intelligence collective fleurissant à travers le débat, la contradiction et l’humour corrosif. Que revive l’esprit de Jeanson.

 

16:43 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0)

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