21/02/2009

A Buenos Aires

Il pleut sur Buenos Aires, on se croirait en Bretagne. La température est parfaite aujourd’hui, alors que l’Argentine connaît le mois de février le plus chaud depuis 30 ans.

 

Dans notre salle de petit-déjeuner, plusieurs tableaux illustrent la culture du tango.

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Photo : Christian Brunier

Le tango, incarnant la volupté et les plaisirs, est né à la fin du 19ème siècle dans les salons des bordels argentins de San Telmo. Cocktail mélangeant les chants traditionnels des gauchos, les mélodies provenant des immigrants de l’Italie méridionale et de l’Andalousie et les rythmes endiablés importés avec l’arrivée des esclaves africains, le tango, à ses débuts, soutenait des textes obscènes et érotiques. Le tango était considéré à l’époque comme la musique des nuits chaudes.

 

Nous allons à pied aux docks de Buenos Aires. Ce site a été totalement rénové et est désormais un lieu rempli de bistrots et très fréquenté par les jeunes. Nous pénétrons à la Brasserie d’Antares, au Puerto Madero, qui produit des bières artisanales. Je découvre la bière au miel, douce et bonne.

 

Après avoir visité la cathédrale de Buenos Aires, parcouru les rues piétonnes, hanté la Fondation Malba (Art contemporain), nous nous rendons au Musée des Beaux-arts. Le « Baiser » de Rodin y est exposé. Cette statue est d’une sensualité magnifique.

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Photo : Christian Brunier

 

Nous passons à l’hôtel. Pour s’y rendre, nous happons un taxi. Pas de chance, nous tombons sur un personnage tiré des Fous du volant. Petit nerveux avec une voiture pourrie, il ne cesse de klaxonner et roule comme un grand malade. Encore pire que les autres, ce qui n’est pas peu dire dans cette ville. Miracle, nous arrivons entiers.

 

Après la douche et des bouts de lectures, nous allons dîner dans un lieu branché du barrio (un des 47 villages ou importants quartiers composants Buenos Aires) de San Telmo. Le restaurant-bar s’appelle Sagardi. Il se situe à Humberto 1. Très design et à la fois chaleureux, il regroupe un prestigieux bar à vins et un resto haut de gamme. Onéreux pour Buenos Aires, il reste acceptable pour les Européens. Nous mangeons une viande de bœuf très tendre, comparable  à du beurre, ou plutôt à mon cœur. La carte des vins est fascinante. Nous choisissons un rosé Malbec Altosur provenant de Mendoza. Sa couleur est vive. Son goût s’inscrit dans la liste des grands rosés. Mendoza est le plus grand vignoble d’Argentine. On y produit entre 60 à 90 % des vins du pays.

Au fait, l’Argentine est présidée par une femme : Christina Fernandez de Kirchner. Elle n’hésite pas à se comporter comme certains mecs, recrutant au physique. Lorsqu’elle a nommé le jeune Martin Lousteau en tant que Ministre de l’Economie, elle a répondu à la presse :- Pourquoi avez-vous choisi Lousteau comme ministre de l’économie ? - Car il n’est pas comme Celesto Rodrigo, ni comme Martinez de Hoz, ni comme Grinspun, Ni come Cavallo (tous anciens ministres de l’économie) - Comment est-il ?- Mignon ! Depuis, elle a sacrifié son beau Ministre pour répondre au mécontentement populaire face à la crise.

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14:04 Publié dans Voyage | Tags : buenos aires, argentine | Lien permanent | Commentaires (0)

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