23/02/2009

River Plate gagne, Bocca juniors perd

Dansons sous la pluie …

 

Il pleut encore sur Buenos Aires. Ça m’énerve les nerfs. En partant de Genève, il faisait -2 degrés, météo neigeoteuse. Ici, en arrivant, nous avions un climat tropical, zone humide, 35 degrés. Désormais, nous vivons un climat breton, pluie, 17 à 18 degrés. Les pingouins de Patagonie vont bientôt remonter vers nous.

 

Nous allons au marché des antiquaires de San Telmo. Malgré la pluie, heureusement légère et épisodique, l’ambiance est chaleureuse. Ce marché aux puces se déroule sur et autour de la Plaza Dorrego. Cette place est l’une des plus animées de Buenos Aires. Le jour, son côté ombragé protège le public de la chaleur et du soleil. Aujourd’hui, nous sommes tranquilles. Entourée de bistrots de toutes sortes, ce site est, habituellement, envahi jour et nuit par leurs terrasses souvent bondées. Les musiques se mélangent. Le soir, un café festoie au son du flamenco pendant qu’à côté les couples se serrent à l’appel du tango.

 

Nous prenons un café au Bar de la Plaza Dorrego, un monument de cette place. Tout le mobilier de ce vieux bar est recouvert de graffitis gravés.

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Photo : Christian Brunier

Après plusieurs tours de marchés, nous déjeunons à la Pergola, un restaurant de la Plaza Dorrego. Justement, nous prenons place dans la pergola vitrée donnant sur la place. Nous mangeons de la charcuterie et du fromage. Nous buvons un Cabernet Sauvignon de Mendoza « Santa Julia ». Il est très tannique, mais agréable en mangeant.

 

Nous avons dégusté le maté, une boisson chaude, vachement amère, ayant plein de vertus énergisantes, symbole d’amitié et de bon accueil. Originaire du Paraquay, elle est bénéfique pour la santé et stimulante sexuellement. Le maté provient d’un arbuste de l’espèce du houx.

 

Partout, on évoque la mémoire de Carlos Gardès. Il est le plus grand chanteur de l’histoire du tango. Cette voix est ensuite devenue une star du cinéma muet. Un comble ! C’est comme si Etienne Daho devenait chateur ou si Ray Charles avait été sacré champion de fléchettes.

 

Le reste de la journée est très foot. Visite du Musée de Boca Juniors, le club historique de Maradona, joueur de handball marquant les buts de la main. Cette équipe est un club de rêve, représentant les sans-grades de Buenos Aires. Il est l’une des formes de dignité des plus pauvres. Nous parcourons le stade mythique de ce club. Traversée de ville pour assister à une rencontre du championnat argentin de foot de 1ère division. Le club local – River Plate – accueille Banfield. Dans un stade impressionnant de 80'000 personnes, la fête est magnifique. Une ambiance démente. Incroyable pour des Européen-en-s. Tout le monde chante. Les joueurs sont transcendés. Le chœur des spectateur-trice-s ne cesse jamais. La satisfaction se lit sur tous les visages. River Plate l’emporte par 2 à 0. Le spectacle était davantage dans les gradins que sur le terrain.

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Photo : Christian Brunier

Pendant ce temps, Lanus bat Boca Juniors par 1 à 0. Avec un tel nom, on doit pouvoir trouver des compensations.

 

Nous finissons la soirée par un dîner dans un bon resto italien proche de notre hôtel.

12:54 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0)

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