04/03/2009

Direction Montevideo ! Délire à Cuba !

Après une journée consacrée à des vacances balnéaires et aux coups de soleil, nous prenons la route pour nous rendre à Montevideo.

 

Note de lecture : J’ai été étonné de voir que nous étions les seuls sur la plage à lire. Les autres n’avaient aucun livre, se bornant à la contemplation, à l’engueulade ou à joujou avec le chien.

 

Montevideo est la capitale, le principal port et la plus grande ville d'Uruguay. C'est la seule ville du pays ayant plus d'un million d'habitants. Montevideo est la capitale la plus australe du continent américain.

 

Le Maire de Montevideo – Ricardo Ehrlich - émane d’une coalition de gauche « Frente Amplio », réunissant principalement les socialistes, les communistes et les démocrates-chrétiens. Il est une ancienne victime de la dictature. Après son emprisonnement de 1972 à 1974 pour ses idées, il a fuit en Argentine, puis en France. Dans l’Hexagone, il a travaillé comme chercheur au CNRS. En mai 2005,  il a battu pour la Mairie de la capitale uruguayenne, Pedro Bordaberry, le fils du dictateur qui l’avait emprisonné. Une belle revanche de la liberté !

 

Nous déjeunons au « Wine bar l’Amore ». Nous retrouvons enfin une nourriture digne de ce nom. A Piriapolis, nous avons toujours mal mangé et bu du vin uruguayen pas terrible. Hier soir, j’ai même trouvé deux mouches dans l’huile au piment en recherchant les grains de poivre noir. Halloween !

 

Nous descendons au Radisson Hôtel. Nous logons au 18ème étage de l’établissement avec vue sur le port.

 

Passage à la piscine.

 

J’apprends qu’à Cuba, Raul Castro a dégommé plusieurs ministres, dont celui des Affaires étrangères, Felipe Pérez Roque. J’ai rencontré à deux reprises ce jeune leader cubain, en tant que responsable socialiste genevois. Cette éviction est une bêtise incommensurable, car Felipe alliait respect des aspirations révolutionnaires avec ouverture sur le monde et progrès pour Cuba. Il était un réel moteur de changement. Il incarnait la modernité de la Révolution cubaine. Homme plein d’humour et stratège politique, nous avions fait la fête dans un grand hôtel de Genève en dégustant un rhum cubain excellent émanant directement de la valise diplomatique. Il savait marier le socialisme avec l’idéologie épicurienne, ce qui valorisait encore davantage sa faculté à accompagner Cuba vers un meilleur destin.

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03:59 Publié dans Voyage | Tags : uruguay, cuba, roque | Lien permanent | Commentaires (0)

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