18/07/2009

La Vie en Rut : Le meilleur de Langaney

Si tu ne veux pas bronzer idiot et si tu ne veux pas visiter, durant tes vacances, un zoo en passant pour un niais, dévore « La Vie en Rut » écrit par le généticien André Langaney et illustré par le déjanté et génial Carali.

 

André Langaney est « Dédé la Science » dans Siné Hebdo. Beaucoup plus drôle dans cet hebdo provocateur que dans son blog hébergé par la Tribune de Genève, où il s’en prend de temps à temps à mon couple, supportant mal l’amour entre une verte et un socialiste. Dans « La Vie en Rut », il est excellent, mettant en pratique le meilleur de Langaney.

 

Ce petit libre est un supplément estival de Siné Hebdo. Il positionne le sexe entre nature et cultures et nous explique la vie de nos amis les bêtes.

 

Savez-vous que le Symphile, un petit mille-pattes, éjacule dans un spermatophore en pleine nature ? Ensuite, la femelle vient boire le foutre de son mâle et le féconde.

 

L’Hippocampe, le cheval de mer, est loin d’être un étalon. C’est Madame qui est équipée d’un gros membre, comme Amanda Lear. Je plaisante. Adorant les surréalistes, je ne peux avoir que de l’admiration pour l’une des égéries de Dali. Je sors du cadre. Replongeons dans l’eau pour voir le mâle se faire pénétrer. La femme Hippocampe injecte ses œufs dans une sorte de poche. Au tour du mâle de lâcher la purée dans sa poche pour féconder les œufs.

 

Le Candona, un crustacé minuscule, produit un spermatozoïde plus long que lui. Transposez à l’humain, les spermatos atteindraient deux mètres cinquante. Comme dit « Dédé la science » : « Aïe mes couilles ! »

 

Nous apprenons encore que l’Eléphant de mer a comme sexe un os pénien en forme de matraque de 40 centimètres. Ça fait rêver certaines et certains. Cet avantage naturel permet aux mâles les plus performants d’honorer près de 80 femelles. Ça fait encore rêver certaines et certains. Mais comme le dessine Carali, 80 femmes, ce sont 80 belles-mères. Il faut donc relativiser.

 

J’en écris trop ! Si vous aimez la vie des bêtes, des super bêtes sexuelles, achetez « La Vie en Rut », un nom d’ouvrage qui peut devenir un bon projet d’existence terrestre.

la vie en rut.jpg

 

 

 

13:10 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

Eh bien, quelle satisfaction d'avoir amusé et peut-être intéressé Christian Brunnier ! Et grand merci à lui de nous faire une promotion que la modestie m'interdisait ici...
Qui a dit que Mitterand - père of course ! - était le dernier socialiste à avoir eu le sens de l'humour ?
Puisqu'il évoque ses amours politiquement contre nature - les vases communiquants rose-verts sont la mort du socialisme, même light ! - c'est un bel exemple de ce que le cul a ses raisons qui ignorent la raison...
Nous aurions pu y songer comme dernier exemple humain et je n'imagine même pas le dessin que Carali nous aurait fait ... p 69 !
Mais nous n'avions que 68 pages... bises à tous deux !

Écrit par : André Langaney | 18/07/2009

Peut-être avez-vous eu le cul déçu par la politique ? En l'occurrence ce à quoi vous faites allusion n'a rien à voir avec vos égarements désabusés, mais bien d'un amour profond qui verra peut-être la mort d'un socialisme vieillissant et l'émergence d'un renouveau verdoyant prometteur d'un monde meilleur! Bien à vous
Ariane

Écrit par : Ariane Blum Brunier | 18/07/2009

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