11/10/2009

Réflexion du jour

Salut l’artiste !

 

Jacques Chessex est terrassé par la mort. Salope ! Il y a peu, nous nous étions croisés sur le plateau TV de la TSR (Télévision Suisse Romande), venant tous deux combattre le racisme et l’antisémitisme, lui en présentant un livre engagé (« Un Juif pour l’exemple »), moi en condamnant les propos haineux de Dieudonné dans un court débat face à Christian Luscher.

 

Il était un grand écrivain et un bon vivant. Prix Goncourt 1973, il détestait les bien-pensants et les donneurs de leçons de morale, les sanctionnant avec sa plume ravageuse.

 

Il a écrit « L’automne est une demeure d’or et de pluie ». Sa mort en ce début de période automnale ouvre la porte à de fortes précipitations. Pour trouver l’or, si le mauvais temps guette, consacrons-nous à des passions de l’écrivain vaudois : l’Amour et l’Erotisme. Comme disait Jacques Chessex : « Au corps lisse de l’aimée, je nie mon crâne. »

 

Malgré une éducation marquée par le protestantisme, Chessex recherchait les personnages excentriques, la transgression et la provocation, condamnant sans concession les esprits de clocher. En ce jour, je lui attribue le Prix Nobel de la Paix … à son âme.

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Dictionnaire des injures

 

A la librairie de l’Anachronique de Montolieu, le village du Livre, sur la route de Carcassonne à Toulouse, je trouve le Dictionnaire des injures, un pavé, publié en 1967, par Robert Edouard qui répertorie 9'300 gros mots qui donnent des teintes vivaces à notre belle langue française. Je vous livre quelques termes pour enrichir votre jactance : morticole : mauvais médecin ou croque-mort ; pelle-à-merde : personne qui ramasse avec avidité tout ce qui traîne autour d’elle ; vitrioleur : patron de bistrot servant du mauvais pinard ; xéropineur : impuissant.

 

BERN, pas les ours, les chiens …

 

Stéphane Bern va sortir une collection de colliers pour chiens sous sa signature. A force de ressembler à un caniche …

 

C’est bon pour le moral

 

Selon une étude norvégienne portant sur près de 38'000 sondés, les personnes buvant un p’tit verre souffrent beaucoup moins d’anxiété et de dépression que les abstinents. Ce n’est pas un hasard, si on dit « santé » lorsque l’on trinque.

 

14:06 Publié dans Tranches de vie | Tags : chessex, humour | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

J'ai aimé l'Ogre! Avec Un Juif pour l'exemple, Il est parti en paix avec sa conscience.

Pitié, Dieu, par la rose du ventre ouvert.
Pitié par la couronne d'épines et les barbelés des camps.
Aie pitié, Seigneur, de nos crimes,
Seigneur, aie pitié de nous.

Qu'il repose en paix.

Écrit par : Patoucha | 11/10/2009

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