31/10/2009

Franchise postale

Vu à la salle des Fêtes de Thônex …

 

Une vedette reçoit des tonnes de lettres. Il en envoie également. Pierre Richard, le grand blond avec une chaussure noire, a monté, avec son complice et ami Christophe Duthuron, un one man show « Franchise postale », avec comme fil conducteur, les lettres qu’il aurait voulu recevoir ou envoyer.

Il profite de cette correspondance pour aborder, toujours avec un humour fou, les thématiques qui le passionnent. Il occupe la scène, bouge avec la souplesse du danseur, explique qu’il a toujours fui le malheur. Il écume ses souvenirs, ses rencontres, ses anecdotes savoureuses.

Il utilise tous les tons, du plus désopilants au plus émotifs. A travers son récit, on croise les personnalités marquantes pour Pierre Richard. Ses rencontres avec Charles Aznavour, Georges Brassens ou le touchant Jean Carmet. Il évoque l’âge passant, la politique, la célébrité, son amour pour le jazz ou les faits de société. Artiste complet, textes riches. L’imaginaire flirte intimement avec le réel.

franchise-postale.jpg

 

07:11 Publié dans Humour | Tags : humour, pierre richard | Lien permanent | Commentaires (0)

30/10/2009

L'humeur du jour : 30 octobre 2009

L’Ile aux fleurs

Prenez douze minutes pour voir le court métrage brésilien « L’Ile aux fleurs » de Jorge Furtado, tourné en 1989. Sur un ton d’humour grinçant, à travers le parcours d’une tomate, le cinéaste dénonce la société ultracapitaliste, son suicide écologique et l’humiliation infligée aux plus pauvres. En quelques images, sur un texte surréaliste et pamphlétaire, la folie humaine est mise en relief. L’impertinence est au service de la solidarité. Un film dur et drôle faisant réfléchir celles et ceux qui ont quelque chose entre les deux oreilles : http://video.google.fr/videoplay?docid=-8867512033765032709#

Ile aux fleurs.jpg

L’avenir de Chirac

Dixit Jacques Chirac : « Les prévisions sont difficiles, surtout quand elles concernent l’avenir. »

 

Brigade des nurses

Dans le foyer pénitencier genevois pour les mineurs, des gardes de sécurité privés remplaceront des travailleur-euse-s sociaux-ales. En entendant cette information, le futur-ex député socialiste Alberto Velasco s’est, à juste de titre, étranglé, en déclarant : « C’est comme si on remplaçait les professeurs d’université par des gendarmes lors de leurs absences. »

 

La purge

Le vendeur de promesses en gros, Eric Stauffer annonce : « Je peux purger Genève des mendiants et des dealers en 45 jours. » Trouvez LA vérité figurant dans cette phrase. Oui, bravo, vous avez gagné ! Stauffer est une vraie purge !

 

L’agglomération

Eric Stauffer dévoile, dans la Tribune de Genève du 28 octobre 2009, son appartenance à l’Aéroclub d’Annemasse. Espérons, que les amis annemassiens seront moins haineux que lui envers les frontaliers.

 

Cannibalisme

En conflit avec les partenaires sociaux, le grand chef de cuisine Philippe Chevrier veut, selon le journal Gauchebdo, « bouffer du syndicaliste », viande rouge, dure et, en provenance de Suisse, peu nerveuse.

 

16:33 Publié dans Humour | Tags : humour, genevoiserie | Lien permanent | Commentaires (0)

27/10/2009

Zoom avant

Lucky Luke tire … en longueur

 

James Huth a recruté l’inénarrable Jean Dujardin, Alexandra Lamy, Sylvie Testud et le pénible Michaël Youn pour porter « Lucky Luke » en film. Beaucoup de talents pour un maigre résultat. Les gags sont dégainés moins vite que leur ombre. Seule la beauté des images nous fait patienter, l’histoire étant sans relief. Lucky Luke tire … en longueur dans ce film. Je n’étais pas venu pour voir une mise en image fidèle de la BD, ce qui n’était pas la vocation de ce long métrage. Simplement, je voulais voir une bonne rigolade. Je ressors du cinéma déçu. Dujardin était pour moi, un label de qualité, capable de sauver un film à lui tout seul. Là, il n’y est malheureusement pas arrivé.

lucky-luke-film.jpg

Le Petit Nicolas … Non, pas celui qui traumatise la France

 

Le cinéaste Laurent Tirard a conçu une belle réussite avec son film « Le Petit Nicolas ». Celles et ceux qui veulent voir sur grand écran le reflet des livres de Goscinny et Sempé risquent de ne pas s’y retrouver, quoi que. Par contre, celles et ceux qui souhaitent simplement passer un bon moment avec une délicieuse comédie seront satisfaits.

 

Le petit Maxime Godard, qui joue le Petit Nicolas, est excellent et a tout pour devenir un grand comédien, même s’il est parfois un peu trop sage pour le rôle. Les parents, interprétés brillamment par le duo Valérie Lemercier et Kad Merad, ont reçu des coups de plusieurs critiques, les jugeant trop présents dans le film. Personnellement, je n’ai pas été perturbé par ces éclats de talents. Ces deux acteurs ont un jeu d’humour exceptionnel. D’autres comédien-ne-s tiennent bien leurs rôles : Sandrine Kiberlain, la maîtresse d’école ; Michel Duchaussoy, le Dirlo de l’école ; François-Xavier Demainson, le pion le Bouillon ; le sacré Michel Galabru, le Ministre visitant l’établissement scolaire ; Anémone, la vieille remplaçante Mademoiselle  Navarrin et Daniel Prévost dans le personnage de Monsieur Moucheboume.

 

L’histoire est toute simple, mais les multiplications de gags, de comique de situations et de bons mots portent le récit avec dynamisme : Le Petit Nicolas vit une existence harmonieuse, avec des parents aimants et des copains vachement sympas. Jusqu’au jour, où le Petit Nicolas surprend un bout de discussion de ses parents, le laissant imaginer que sa maman est enceinte. Il imagine le pire : rejet, abandon. Panique à bord ! Rire à la pelle !

 

La critique de « Charlie hebdo » (pourtant l’une de mes références médiatiques) amalgamant ce film à l’apologie de l’éducation de grand-papa est totalement à côté de la plaque. La seule similitude est l’époque durant laquelle se passe le récit, et rien de plus.

petit_nicolas_film.jpg

 

 

21/10/2009

Salut Jeannette et merci …

« L’Internationale » version jazzy clôture la cérémonie en hommage à Jeannette Schneider-Rime qui nous a quittés après 87 ans passés sur cette terre au service des autres. Cet air révolutionnaire, interprété sur un rythme de blues, avec des envolées lyriques d’un sax soprano, remplit la salle d’émotion, mais aussi de joie d’avoir côtoyé une femme si formidable. Cette musique lui ressemble parce qu’elle incarne la lutte menée au quotidien pour un monde plus juste. Le jazz, hymne à la liberté et à l’insoumission, incarne les valeurs qu’elle a toujours défendues avec acharnement.

 

Roman Juon, son camarade de lutte, lance : « Jeannette, c’était un Cœur, un immense Cœur. »  Comme il a raison. Jean-Louis Fazio, l’ami fidèle, met en évidence, à travers une belle déclaration, la jeunesse conservée par Jeannette jusqu’à ses derniers jours. Jeunesse incarnée par une ouverture d’esprit remarquable et une coquetterie constante. Moment intense de fraternité, lorsque le couple Falquet se lève, avance main dans la main, et témoigne de 50 ans d’amitié intense avec Jeannette. Déclaration de ses petits-enfants, prouvant l’amour de Jeannette pour sa famille et spécialement pour sa fille Ariane, une activiste de terrain soutenant les jeunes en rupture. Quelles séries de bels hommages.

 

Jeannette, la fille de petits paysans fribourgeois modestes, est venue à Genève, où elle a plongé dans le monde ouvrier qu’elle aimait et soutenait tant. Toute son existence a été dédiée à la défense des plus faibles, dans le respect de ses adversaires politiques. Acharnée, révoltée, elle voulait améliorer la vie de la population. Alors que trop de personnes s’impliquent en politique par carriérisme, elle, elle vivait le socialisme. Le pratiquait avec une cohérence et une exemplarité admirables. Genève lui doit toute une série d’apports positifs pour la population. Discrètement, sans faire de pub, elle favorisait l’implantation de jeux d’enfants à un endroit, préservait une maison pour des défavorisés, calmait un conflit dans un autre quartier avec ses talents naturels de médiatrice, recueillait chez elle un jeune n’ayant pas d’endroit où passer la nuit ou récoltait de l’argent pour une institution sociale. Une seule raison la poussait en avant : celle de propager du bonheur !

 

Militante de terrain, membre d’association, députée, Présidente du Conseil municipal de la Ville de Genève, membre du Conseil d’administration de l’Hospice général ou simple citoyenne, elle gardait la ligne : défendre les êtres humains contre l’injustice. La femme, entrée en politique à une époque où certains machos ne reconnaissaient même pas son droit de voter, savait ce que voulait dire défendre une cause.

 

Aimant les gens, elle vénérait la vie. Bonne vivante, tous ses proches entendent encore ses éclats de rire, voient ses gestes d’amitié et de tendresse. Elle affectionnait la fête et adorait s’amuser, danser. Elle était bien sûr une amoureuse passionnée et fusionnelle avec son mari : Joseph, parti trop tôt.

 

Quelques semaines après le décès d’Emilio Luisoni, Jeannette, la cousine de ma grand-mère maternelle,  nous quitte. Ce sont des racines importantes du socialisme genevois qui s’en vont. Revendiquons fièrement leur héritage et battons-nous pour contribuer modestement à offrir une vie plus heureuse et plus drôle aux citoyennes et citoyens de notre belle République, à l’heure où le populisme haineux et vulgaire nous menace.

19/10/2009

La vie, une belle palette de couleurs !

Vive la Suisse multicolore !

 

Aimant la vie, aimant les gens, je signe l’appel des Moutons de garde :

Parce que le monde n'est ni tout blanc ni tout noir ;

Parce que chacun-e doit pouvoir s'exprimer dans le respect de l'autre ;

Parce qu'aucune solution ne trouve ses racines dans la haine ou le rejet de l'autre et de ses différences ;

Nous, habitantes et habitants de Suisse, appelons les partis politiques, les lobbies et les médias du pays à refuser et condamner sans relâche toute démarche attisant la haine, la peur, le racisme ou la xénophobie.

 

A vous de signer :

http://www.moutonsdegarde.ch/mdg/view.php?p=3&lang=fr

Moutons.jpg

Fort comme un rock !

En 1956, Asa Carter, Secrétaire du Concile des Citoyens blancs de l’Alabama du Nord condamnait publiquement le rock en vomissant : « Le rock est encouragé comme moyen de rabaisser l’homme blanc au niveau du Noir. Il est sexuel, immoral, et constitue le meilleur moyen de réunir les membres des deux races. » C’est pour ça que j’aime le rock. Parce qu’il unit toutes les couleurs, tous les humains, qu’il est sexuel et qu’il est immoral.

 

18/10/2009

Pensées du jour : 18 octobre 2009

Santé !

Au « Palais Mascotte », je lis un proverbe sur le tableau du bar : « L’Herbe de Véronique, aux toubibs, fait la nique. » Avec un tel slogan, Véronique Pürro doit revendiquer le Département de la Santé au Conseil d’Etat genevois.

 

Jornod a commencé à réfléchir à 18 ans

Dans la « Soupe est pleine », l’émission phare de la Radio Suisse Romande et de l’humour romand, le député libéral genevois plein d’humour Olivier Jornod se justifie sur son passé embarrassant à « Vigilance » et explique son départ de ce groupe d’extrême-droite : « Je suis devenu majeur et j’ai commencé à réfléchir … » 18 berges d’encéphalogramme plat, ça laisse des traces.

 

Fidèle minimo

Dans un livre témoignage, son ex-femme décrit l’infidélité chronique d’Eric Besson. Le PS français confirme !

 

Peine de remords

Le leader d’extrême-droite Jean-Marie Le Pen déclare sur « France 2 » : « Je ne suis pas éternel, et je le regrette. » Nous pas !!!!!

 

Au nom du père, du fils …

A 23 ans, Jean Sarkozy, le « fils de », est en pole position pour prendre la présidence de l'Epad, établissement public chargé d'aménager le quartier des affaires de La Défense de Paris. Le syndicaliste Bernard Thibault aborde avec humour l’affaire du jeunot Jean Sarkozy : « Encore un jeune qui est obligé de travailler pour financer ses études »

 

Le Petit du Petit Nicolas

Xavier Bertrand a osé dire : « Le début du parcours de Jean (Sarkozy) est dû à  une seule chose : l’élection. » Et oui, il est l’Elu … de son papa. Pourtant, être petit du petit, ça ne fait pas grand-chose !

 

A table …dans 10 piges

L’ONU lance un vaste programme pour vaincre la malnutrition dans 10 ans. Message aux affamés : Patience ! Une décennie, ça passe si vite.

 

Une pied dans le grotte

Dixit Marilyn Manson : « Je viens d’acheter un gode avec une caméra intégrée au bout ! C’est cool, tu peux le brancher sur la télé pour voir les images en direct ! » Et puis, c’est moins dangereux que la spéléo.

 

Non à la corrida !

CORRIDA.jpg

 

 

13:30 Publié dans Humour | Tags : humour | Lien permanent | Commentaires (1)

16/10/2009

Genève : Le PS confirme ses candidats au Conseil d’Etat

Par Cynthia Gani, Journal « Le Temps »

 

Désarmé après le vote de ce dimanche, le parti peine à se remettre en cause.

 

Faut-il  participer à la course au Conseil d’Etat ou claquer la porte du gouvernement pour entrer dans l’opposition? Mercredi soir, quelque 130 militants du PS genevois débattaient de cette délicate question, issue du mauvais score du parti à l’élection parlementaire. Et surtout, de l’écrasante victoire du Mouvement Citoyens genevois (MCG). La question de la pertinence de la candidature de Véronique Pürro, qui avait été désignée colistière du sortant Charles Beer par la base mais qui n’est arrivée que quatrième de la liste dimanche passé, a en revanche rapidement été évacuée. A 22h15, par 107 oui contre 12 non, le PS décidait de se lancer dans la course avec ses deux candidats.

 

Situation grave

 

A l’origine du débat, la perte de deux sièges au Grand Conseil, qui fait passer le PS de deuxième à quatrième force parlementaire. Et le glissement droitier du parlement, où le MCG a doublé sa députation. Pour certains socialistes, il ne vaut plus la peine de siéger dans un gouvernement mis sous pression par la droite. C’est l’avis du conseiller national Carlo Sommaruga, qui souligne que «depuis 1997, nous avons perdu 40% des suffrages. La situation est extrêmement grave.» Pour l’élu, pas de doute: la «rupture» s’impose. Il est rejoint par le militant Pascal Holenweg, qui relève qu’«avoir deux sièges socialistes au Conseil d’Etat depuis douze ans n’a pas empêché le MCG de progresser. Il faut être capable d’y renoncer.»

 

Le syndicaliste Jacques Robert plaide au contraire pour que les socialistes restent dans la course «On ne prend pas de décision précipitée dans ses circonstances.» L’ex-député Christian Brunier appelle aussi : «Si on se retire de la course, on offre des sièges à l’extrême droite et on sabote nos alliés verts. Faisons preuve de résistance ! » La députée Virginie Keller Lopez abonde: «C’est en restant au gouvernement qu’on s’opposera au fascisme et au démantèlement social.» Quant à Véronique Pürro, elle s’adresse à la salle en fin de séance: «Certains veulent baisser les bras, laisser les gens que nous aidons sur le carreau, mais ce n’est pas responsable. Nous allons faire gagner la gauche au gouvernement.»

15/10/2009

Atterré, le PS reste dans la course à l’Exécutif

DILEMME | Les socialistes résistent aux sirènes de la voie d’opposition.

 

Dans la Tribune de Genève, MARC MOULIN

«Baisser les bras maintenant serait irresponsable.» La candidate au Conseil d’Etat Véronique Pürro a été entendue hier soir par l’assemblée du Parti socialiste. Les 120personnes présentes ont confirmé la stratégie de leur formation: par 107 «oui», elles ont accepté d’envoyer le ministre sortant Charles Beer et sa colistière à l’assaut du Conseil d’Etat le 15 novembre. Et cela, malgré les voix éparses qui prônaient de ne revendiquer qu’un rôle minoritaire au gouvernement, en n’envoyant que Charles Beer au combat, voire de renoncer entièrement à y siéger. Une façon, pour ce courant minoritaire, de clarifier le positionnement du parti auprès de la population.

Parmi ces contestataires, on trouve des militants comme Pascal Hohlenweg: «Etre tout à la fois gouvernemental et d’opposition est dénué de crédibilité mais pas de schizophrénie», juge-t-il. Un avis partagé par les jeunes socialistes, mais aussi par des ténors comme le conseiller national Carlo Sommaruga. Face à un parlement droitier, la majorité gouvernementale rose-verte fonctionne selon lui dans «une grande coalition comme en Allemagne», ce qui mène à l’échec.

«Dans ce cas il faudrait aussi demander à Micheline Calmy-Rey de quitter le Conseil fédéral», réplique Christian Brunier. «Si on quitte le gouvernement, on ne le laissera pas qu’à des adversaires respectueux de la démocratie, mais aussi à l’extrême droite», avertit l’ex-député, appelant à la résistance. «Assumons que nous sommes un parti gouvernemental, lance Sami Kanaan, un autre ancien député. Les gens n’aiment pas les copies.» Un débat dont Charles Beer souligne ironiquement la créativité tout en prédisant qu’il pourrait mener le parti à sa fin, ce dont il ne saurait être complice. Il rappelle les actions qu’il a lancées à l’Instruction publique, comme le Réseau d’enseignement prioritaire qu’il veut développer dans les quartiers défavorisés.

Réduit à un groupuscule

Le parti a en outre fait le bilan de sa course au parlement, qui s’est soldée par un recul de deux sièges. «En seize ans, nous avons perdu 40% de nos suffrages, s’alarme Carlo Sommaruga. En Suisse alémanique, on nous voit désormais comme un groupuscule.» D’autres orateurs mettent en cause une communication trop timorée, une attitude de perdant. Mais le mal semble plus profond. La gauche n’a pas su imposer sa thématique sociale, s’est aventurée dans le terrain de la sécurité où, en pleine campagne, elle manque de crédibilité. Selon d’autres, les liens manquent désormais entre le parti et les réseaux associatifs et syndicaux. Et la gauche apparaît comme désunie.

«Dans l’électorat du MCG, on entend une grande souffrance sociale: pourquoi ces gens ne viennent-ils pas chez nous?» demande encore le constituant Alberto Velasco, notant que le parti d’Eric Stauffer tient des permanences de quartier. D’autres relèvent que c’est surtout la droite qui a essuyé les plâtres de la fièvre populiste. «Autocritique, oui; autoflagellation, non», a fini par trancher le président du parti René Longet.

20:29 Publié dans Politique | Tags : ps, genève, socialiste | Lien permanent | Commentaires (0)

11/10/2009

Réflexion du jour

Salut l’artiste !

 

Jacques Chessex est terrassé par la mort. Salope ! Il y a peu, nous nous étions croisés sur le plateau TV de la TSR (Télévision Suisse Romande), venant tous deux combattre le racisme et l’antisémitisme, lui en présentant un livre engagé (« Un Juif pour l’exemple »), moi en condamnant les propos haineux de Dieudonné dans un court débat face à Christian Luscher.

 

Il était un grand écrivain et un bon vivant. Prix Goncourt 1973, il détestait les bien-pensants et les donneurs de leçons de morale, les sanctionnant avec sa plume ravageuse.

 

Il a écrit « L’automne est une demeure d’or et de pluie ». Sa mort en ce début de période automnale ouvre la porte à de fortes précipitations. Pour trouver l’or, si le mauvais temps guette, consacrons-nous à des passions de l’écrivain vaudois : l’Amour et l’Erotisme. Comme disait Jacques Chessex : « Au corps lisse de l’aimée, je nie mon crâne. »

 

Malgré une éducation marquée par le protestantisme, Chessex recherchait les personnages excentriques, la transgression et la provocation, condamnant sans concession les esprits de clocher. En ce jour, je lui attribue le Prix Nobel de la Paix … à son âme.

chessex.jpg

Dictionnaire des injures

 

A la librairie de l’Anachronique de Montolieu, le village du Livre, sur la route de Carcassonne à Toulouse, je trouve le Dictionnaire des injures, un pavé, publié en 1967, par Robert Edouard qui répertorie 9'300 gros mots qui donnent des teintes vivaces à notre belle langue française. Je vous livre quelques termes pour enrichir votre jactance : morticole : mauvais médecin ou croque-mort ; pelle-à-merde : personne qui ramasse avec avidité tout ce qui traîne autour d’elle ; vitrioleur : patron de bistrot servant du mauvais pinard ; xéropineur : impuissant.

 

BERN, pas les ours, les chiens …

 

Stéphane Bern va sortir une collection de colliers pour chiens sous sa signature. A force de ressembler à un caniche …

 

C’est bon pour le moral

 

Selon une étude norvégienne portant sur près de 38'000 sondés, les personnes buvant un p’tit verre souffrent beaucoup moins d’anxiété et de dépression que les abstinents. Ce n’est pas un hasard, si on dit « santé » lorsque l’on trinque.

 

14:06 Publié dans Tranches de vie | Tags : chessex, humour | Lien permanent | Commentaires (1)

07/10/2009

L’air du temps : 7 octobre 2009

Planète de frustrés

La Directrice de la Fédération internationale pour la planification familiale – la Dr Gill Greer – estime à 126 millions de rapports sexuels par jour, dans le monde. Si on estime que souvent ces rapports impliquent deux personnes, on peut estimer les participant-e-s à ces ébats à 252 millions. Quand on sait que nous sommes 7 milliards à vivre sur cette planète, si on retranche les 252 millions de jouisseur-euse-s au quotidien, il reste 6 milliards 748 de frustré-e-s par jour.

 

Non, à la privatisation de la Poste !

timbrer.jpg

La Pravda est de retour

Dans le dernier bulletin de la police genevoise, tous les partis sont blackboulés, voire insultés, à part le MCG (Mouvement citoyens genevois). Mais, qui est le rédacteur en chef de cette publication ? Roger Golay. Et qui est-il ? Il est gendarme, mais surtout Député du

MCG. La « Pravda » est de retour !

 

Le tract des Pinocchio’s

Le MCG a arrosé tout Genève d’un tract montrant le parking du CTI (Centre des technologies de l’information) de l’Etat garni de véhicules aux plaques françaises, avec des commentaires hurlant contre l’Etat de Genève engageant des frontaliers. Pas de chance ! Le CTI n’a pas de parking dédié. Cette photo est donc un acte de manipulation. Les Pinocchio’s ne renoncent à rien pour se faire des voix.

 

Jouez avec moi

Petit jeu pour électeur-trice MCG : si tu engages une Française, née en France, ayant suivi ses études en France, étant marié à un Suisse, habitant ainsi en Suisse et ayant donc des plaques de bagnole suisses et que parallèlement tu recrutes une autre femme, née en Suisse, de nationalité suisse, ayant suivi ses études en Suisse, ne trouvant pas d’appartement à Genève, et vivant par conséquent en France avec des plaques françaises, qui est la frontalière ?

 

Un Député MCG emploie 83% de frontaliers

Le MCG, pour gagner des voix, a pris comme cible les frontaliers. Nos amis français sont, à ses yeux, responsables de tous nos problèmes, nous les bons Genevois. Au-delà des slogans, la politique du MCG est « faites ce que je dis, pas ce que je fais ». Ainsi, le Député MCG Maurice Clairet emploie dans son entreprise  de boulangerie 83% de frontaliers. Autre exemple : les Hôpitaux universitaires genevois (HUG) sont l’un des gros employeurs de frontaliers. Et qui est l’un des Administrateurs influents de cet établissement ? Eric Stauffer, leader du MCG. Ouf ! S’il appliquait ses théories, les Genevois-es n’auraient plus, par exemple, de système de soin ou de réseaux d’hôtellerie et de restauration, tant nos  voisins français sont actifs dans ces secteurs économiques. Stop à la politique MCG hypocrite et haineuse. Venez toutes et tous manifester contre le Racisme anti-frontalier : Jeudi 8 octobre 2009 à la Place Neuve de Genève à 18 h.

 

Le Respect, ça change la vie

Eric Stauffer a qualifié de « con » celui qui a autorisé la manifestation pacifiste des jeunes communistes. Le député Stauffer devrait se rappeler que « Le Respect, ça change la vie ! »

 

 

19:13 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (1)