30/06/2010

Michel Legrand, le mélodiste du bonheur

Qu’est-ce que c’est beau !

 

Nous sommes scotchés dans nos fauteuils, au BFM de Genève, par le mélodiste du bonheur : Michel Legrand. Du haut de ses 78 années, fringant, ce musicien de génie est entouré d’un bon big band et des jeunes musicien-ne-s de l’Orchestre symphonique de la Haute Ecole de musique de Lausanne.

 

Celui que le cinéaste Jacques Demy qualifiait de « fontaine à musique » est un compositeur prolifique, auteur de plusieurs bandes-sons de grands films, sculpteur de jazz et pianiste virtuose.

 

Cet adepte de l’humour noir a travaillé avec les stars mythiques du jazz : Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan, Frank Sinatra, Claude Nougaro, Phil Woods, Stan Getz, John Coltrane, Dizzy Gillespie, Miles Davis ou Bill Evans.

 

Ne jamais se départir de sa  bonne humeur est l’hygiène de vie de ce détenteur de trois Oscars pour ses belles mélodies. La musique est son médicament dopant.

 

Je reste abasourdi par le duo qu’il interprète avec le saxophoniste Georges Robert, un air hyper technique et d’une beauté exceptionnelle écrit par Michel Legrand pour son ami Phil Woods. De la grande, très grande musique !

 

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18:12 Publié dans Culture | Tags : legrand, jazz, musique, mélodie | Lien permanent | Commentaires (2)

27/06/2010

Le monde dans tous ses états : 27 juin 2010

PS : Par ici la Sortie

 

Le 22 juin dernier, le Bureau national du Parti socialiste français a retardé sa séance pour permettre aux éléphants du PS de suivre à la téloche le match de foot Afrique du Sud-France, se soldant par une défaite française par 2 à 1 et son éviction de la Coupe du monde. Les socialistes français poursuivent le culte de la défaite …

 

La  philosophie de la censure

 

Le donneur de leçons à la pelle Alain Finkielkraut approuve le renvoi des humoristes Stéphane Guillon et Didier Porte de France Inter. Il argumente. Selon lui, le boss de cette radio, Jean-Luc Hees, n’est pas « Domenech. Il ne se  laisse pas insulter », confondant humour caustique avec grossièreté. La sanction tombe et le philosophe qualifie les deux bouffons de « petits tyrans qui se croient drôles ». Et ceux faisant du populisme sous le couvert de la philosophie, on les appelle comment ?

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Bâillon net !

 

Le Duce en costume deux pièces – Silvio Berlusconi – prépare une nouvelle loi de censure interdisant aux médias de faire état d’informations résultant d’écoutes téléphoniques recueillies lors d’enquêtes judiciaires. Encore un n’aimant  pas entendre sa voix …

 

Anglophobie

Les tabloïds britanniques traitent Barack Obama « d’anglophobe ». Son crime : Avoir osé critiquer les dirigeants de British Petroleum BP, salopant le Golfe du Mexique avec une pollution gigantesque suite à une fuite de pétrole. Vouloir le jugement de ceux gérant mal  les risques pour accroître les profits n’est pas de l’anglophobie, mais bien un acte de salubrité publique.

 

 

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25/06/2010

Le monde dans tous ses états : 25 juin 2010

La répression d’expression

 

En pleine période électorale, le candidat Nicolas Sarkozy déclamait « Je préfère un excès de caricature plutôt que pas de caricature du tout. » Aujourd’hui, le clan Sarko a fait virer les humoristes Didier Porte et Stéphane Guillon de l’antenne de  France Inter.  Méprisant la liberté d’expression, censurant le rire, les anciens gauchistes Jean-Luc Hees et l’ancien patron du journal libertaire « Charlie Hebdo » Philippe Val, totalement vendus à la Sarkozie, ont accompli les basses besognes en vidant les deux polémistes.

 

Comment peut-on avoir défendu l’humour irrévérencieux à « Charle Hebdo » et devenir ensuite un censeur, adepte de la répression d’expression ? Philippe Val et Jean-Luc Hees ont trahi la liberté et toutes les valeurs qu’ils ont prônées durant des années.

 

« Le Roi passe, les  bouffons restent » disait un dicton des temps anciens. Espérons que le départ du Roi sera planifié pour 2012.

 

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Les pères fouettards

 

Pour avoir réalisé un beau graffiti, un Suisse est condamné à Singapour à 5 mois de prison et à des coups de bâtons. Singapour est habituellement bien plus clémente du moins avec les spéculateurs coresponsables de la crise financière mondiale …

21:29 Publié dans Humour | Tags : humour, censure, répression | Lien permanent | Commentaires (0)

22/06/2010

Pour un parti ouvert, guidé par la liberté

Le Comité directeur du Parti socialiste genevois veut transformer l’Assemblée générale, rassemblant  tous ses membres, en Assemblée des délégués, aréopage sélectif favorisant les apparatchiks.

 

Pourquoi vouloir refermer le parti sur lui-même ? L’heure du clan regardant son nombril me semble révolue. Un parti doit « casser » sa structure pour s’ouvrir sur les autres, sur la population. Réunir une caste va à l’encontre de la rénovation de la politique. Se replier sur un groupuscule de délégués est l’antithèse de l’expression de la liberté, valeur si primordiale pour la gauche.

 

Je suis personnellement pour un « parti » (terme et organisation à faire évoluer) hors des carcans, participatif, travaillant en réseaux avec le monde associatif et les mouvements sociaux, proche de la population sans tomber dans le populisme.  Jean-Paul Sartre nous disait « Je ne suis à l’aise que dans la liberté … » Avec l’Assemblée des délégués, on est bien loin de ce souffle de démocratie.

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Photo : Christian Brunier

 

20/06/2010

Seul debout

Vu le spectacle de Patrick Timsit « Seul debout ». Après une pause de 13 ans, le corrosif Timsit est revenu en solitaire sur scène avec un show tonitruant. J’aime cet humour sans concession, dynamitant le bien-pensant et le politiquement correct hypocrite actuel.

Il déménage sur les planches, ne ménageant personne. La gauche, la droite, les religions, les handicapés, les différentes nationalités, les femmes, les hommes, Sarko, les p’tits, les gosses ... tout le monde passe au crible de ce clown.

Dur, mais jamais méchant, il a le verbe aussi facile que le geste. « Seul debout » tourne depuis près de 2 ans et remplit les salles. Il faut dire qu’il sait s’entourer le bougre. Pour l’aider à tenir la plume, il a recruté le grinçant Bruno Gaccio des Guignols et l’acerbe Jean-François Halin, écrivant pour les Guignols, mais aussi Groland ou OSS 117. Un magnifique spectacle pour celles et ceux n’économisant pas leur rire.

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17:01 Publié dans Humour | Tags : humour, timsit | Lien permanent | Commentaires (0)

18/06/2010

Le monde dans tous ses états : 18 juin 2010

Mélenchoniser !

 

Dixit Jean-Luc Mélenchon, le leader du Parti de Gauche (France) : « Je préfère que Martine Aubry se mélenchonise plutôt qu’elle se strass-kahnise. » Moi aussi !

 

Surconsommation

 

La droite genevoise impose, à travers un vote au Grand Conseil, l’ouverture des magasins jusqu’à 20 heures. La qualité de vie et le bonheur des travailleuses et travailleurs de la vente sont sacrifiés au nom de la surconsommation. Le référendum donnera, s’il aboutit, la voix au peuple. Espérons qu’il sera plus solidaire que les parlementaires.

Incurable …

 

Grégory Logean, le coprésident psychorigide des « jeunes » UDC valaisans a jugé la création d’une section gay au sein de son parti national comme une  « tumeur qu’il faudrait soigner par chimiothérapie ? » Et pour la bêtise, il n’existe toujours pas de traitement ???

Les Charlots (pas tant que ça) se font l’Espagne !

 

Coupe du monde de foot 2010 : La p’tite Suisse bat l’Espagne ex-invincible. Avec Valon Behrami, Eren Derdiyok, Gelson Fernandes, Gökhan Inler, Blaise Nkufo, Hakan Yakin, Xherdan Shaqiri ou Senderos, … la Suisse n’est pas la Nati, mais plutôt la Natu ! Vive la diversité ! Mention spéciale pour le magnifique dessin d’Hermann.

 

 

 

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Dans la Tribune de Genève

17:05 Publié dans Humour | Tags : humour | Lien permanent | Commentaires (0)

11/06/2010

Le Mundial commence …

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08:19 Publié dans Sports | Tags : foot, mundial, sports | Lien permanent | Commentaires (0)

10/06/2010

Le monde dans tous ses états : 10 juin 2010

Bêtise Petroleum (BP)

 

Selon  l’AFP, le CEO de British Petroleum (BP) Tony Hayward a qualifié la fuite de pétrole salissant le golfe du Mexique de « minuscule », comparant cette nappe de pétrole à l’immensité de l’océan. Il a poursuivi son dérapage incontrôlé en jugeant « très, très modeste » l’impact de cette catastrophe sur la nature. Et un abruti par rapport au 7 milliards d’habitant-e-s de ce monde, ça s’appelle comment ?

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Un Valaisan se remet à boire !

 

Bernard Rappaz est un chanvrier persécuté par la justice alors que les responsables des excès financiers ayant provoqué la crise mondiale vivent bien heureux. Pour protester contre cette injustice, le cultivateur de plantes qui se fument a entamé une grève de la faim, puis une grève de la soif. Heureusement, Bernard Rappaz, malgré son entêtement, s’est remis à boire … Pas étonnant pour un Valaisan.

 

Post Tenebras Phallus

 

La droite et ses amis, majoritaires, ne veulent pas mentionner l’égalité des sexes dans le projet de nouvelle Constitution genevoise. Pour protester contre ce machisme, la Jeunesse socialiste a présenté, avec une bonne dose d’humour, un nouvel étendard de Genève, remplaçant la clé de la République par un phallus.

 

Romain de Sainte Marie, le Président de la Jeunesse socialiste genevoise, explique la provocation : « Si les gens sont choqués par notre drapeau, nous le sommes encore davantage par la suppression du principe d’égalité entre hommes et femmes. »

 

J’aime l’usage de la dérision pour combattre les dérapages politiques, une bonne image valant bien mille mots.

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Supprimer la burqa peut s’avérer mortel !

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20:47 Publié dans Humour | Tags : humour | Lien permanent | Commentaires (2)

06/06/2010

La Fado d’Agnès Pellegrin

Je lis l’ouvrage d’Agnès Pellegrin consacré au Fado.

 

Cette musique portugaise a accompagné les élans de liberté tant à travers les mouvements sociaux, dont elle a été la voix, qu’à travers les courants épicuriens. On lui colle trop souvent une image larmoyante. Certes le Fado évoque parfois la tristesse, mais le plus souvent, il est porteur d’espoir et d’amour, relatant les histoires de la rue.

 

Le Fado a aussi participé, à la fin du XIXème siècle, à l’anticléricalisme dans ce Portugal étranglé par la morale de l’Eglise catholique. Cette communauté religieuse voulait d’ailleurs interdire le Fado qu’elle jugeait dépravé. Avec beaucoup d’humour, les chanteur-euse-s de Fado répliquaient, en invitant, dans une mélodie, le Pape à venir découvrir leur musique : « Si le Saint-Père connaissait la saveur du fado, il viendrait de Rome jusqu’ici pour battre aussi au rythme du fado. » (Se o Padre soubesse ; O gosto que o fado tem ; Viria de Roma aqui ; Bater o fado também.)

 

Le Fado fut aussi l’arme des pacifistes. Le poète du Fado Caetano Calcinhas écrivit : « Je cultive la plume et non l’épée. Celui qui tue pour la gloire, pour moi, ne vaut rien. »

 

Porte-voix des plus faibles, très naturellement le Fado appuie les luttes et critiques sociales. Les syndicats, la gauche et les mouvements sociaux passaient leurs messages d’espoir via cette musique. La dictature de Salazar monta aux barricades pour censurer les chansons rebelles à la source de ce courant musical. Elle tenta ensuite de récupérer cette musique pour plaire au peuple, mais sans grand succès. Le Fado porta ensuite la révolution populaire et socialiste des Œillets.

 

La Fado est parfois parodique, voire subversif. Francisco dos Santos incarne le Fado humoristique. Le Fado se caricature lui-même, en modifiant ses grands tubes. Il évoque aussi les situations cocasses de la vie, les ragots de quartier.

 

Souvent ritournelle d’amour, le Fado s’engage contre tous les interdits. Il est la mélodie de la liberté.

 

Au-delà de la vision caricaturale mélancolique et dramatique que nous portons trop souvent sur cette musique, dégottons les autres facettes de ses riches mélodies.

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03/06/2010

Mammuth écrase les bien-pensants

Gustave Kervern et Benoist Delépine nous livrent une fable prolétaire et décalée avec leur film « Mammuth », emmené par la prodigieuse Yolande Moreau, la Deschienne, et Gérard Depardieu, totalement déglingué. On y croise en outre Anne Mouglalia, Miss Ming, Benoît Poelvoorde, Siné ou Philippe Nahon. On y aperçoit même la mystérieuse Isabelle Adjani.

 

Depardieu joue le rôle de Serge Pilardos. Bourru et tendre, ce largué de la vie a trimé toute sa vie de besogneux dans une usine de porcs. L’âge de la retraite arrive pour ce bosseur, jamais absent, ni malade. Vivant dans la dèche, le désespoir frappe à nouveau à sa porte. Plusieurs documents de travail manquent. Il perd en conséquence plusieurs points de retraite. Sa femme, une caissière de supermarché, l’encourage à partir à la recherche des ses anciens employeurs pour dégoter les certifs de travail égarés. Pilardos enfourche sa vieille moto et part à l’aventure. Il accumule les échecs, hanté par son accident de bécane ayant tué l’amour de sa vie. Il rencontre plein de personnages en marge et bute sur d’anciens patrons peu scrupuleux. Dans cet univers impitoyable d’exploiteurs, nous retrouvons l’ambiance du film « Louise-Michel », des mêmes cinéastes.

 

L’humour noir atteint son apogée dans plusieurs scènes. Le peuple « d’en bas » est pour une fois sur l’avant-scène, lui qui est habituellement caché. Les auteurs décèlent dans chaque situation l’absurde et le saupoudre de pointes de provocation et de chaleur humaine.

 

Parfois poétique, toujours caustique, l’œuvre de Benoît Delépine et Gustave Kervern est un témoignage poignant des milieux populaires les plus humbles. Déprimant et drôle, belle perf de paradoxes.

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00:20 Publié dans Humour | Tags : humour, cinéma, mammuth | Lien permanent | Commentaires (0)