14/08/2010

Tu travailles le soir !

Si votre patron vous ordonnait désormais de bosser le soir, vous empêchant de vivre pleinement vos loisirs, de passer des moments en famille ou entre amis, de mener une vie sociale active, comment réagiriez-vous ?

 

Les gens n’aiment pas les contraintes horaires dans leur boulot. Nous réclamons toutes et tous davantage de liberté, de souplesse horaire pour concilier au mieux vie privée et carrière professionnelle.

 

Par solidarité, pour ne pas infliger une contrainte que nous accepterions mal, nous devons rejeter la loi genevoise sur l’extension des heures d’ouverture des commerces.

 

Un commerce à Genève a déjà la possibilité d’ouvrir 67 heures 30 par semaine, sans compter les dérogations possibles. Les consommatrices et consommateurs ont donc de larges plages pour effectuer leurs achats sans difficulté, excès d’égoïsme exceptés.

 

Certains politiques veulent à tout prix déréglementer les heures d’ouverture des magasins. Ouverture plus tard en soirée, travail facilité le dimanche et les autres jours fériés. Au placard, les idées défendant la famille ! A la poubelle, les belles promesses prônant le bien-être ! La société de surconsommation absurde et contraire à un développement durable, s’érige en dogme. On formate la population à consommer. L’ennui s’empare de certain-e-s dès que les commerces ferment boutique. L’achat devient raison de vivre.

 

Ce vote est un choix de société : la surconsommation ou une société équilibrée et responsable ?

 

L’argument économique me direz-vous ? Quel type de commerces a les moyens de payer facilement des heures en plus pour attirer l’acheteur ? Non, pas les petits commerces ! Juste les gros, les hyper et supermarchés. Leur essor tue les petits commerces et anéantit la vie des quartiers. Les boucheries du coin ferment. Les épiceries disparaissent. Les bureaux de poste se regroupent. On concentre tout dans des méga-centres et oblige les gens à se déplacer, formant d’abondants embouteillages. Là encore, cette consultation démocratique nous place face à un choix de développement.

 

Je me suis toujours engagé pour une société équilibrée, plus humaine, conviviale et vivante. Un NON à cette loi est pour moi une évidence.

 

Christian Brunier, ancien député socialiste

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