30/11/2010

Heureux comme un gamin dans un magasin de jouets

« Quand je joue, je suis toujours heureux. Je me sens comme un gamin dans un magasin de jouets. », lâche Jamie Cullum. Oui, il est parfaitement lucide sur le bonheur éclatant vécu sur scène et sur celui offert généreusement à son public.

 

Son génie transpire, déchaîné derrière son piano et avec sa voix de crooner derrière le micro. Il se marre, plaisante avec la salle, saute d’un endroit à un autre et démarre dans un solo de taré.

 

La fusion avec ses musiciens crée une complicité digne des plus grands groupes musicaux. Jamie Cullum, jeune prodige aux doigts agiles, est à l’aise dans tous les registres. Belle ballade langoureuse, air latino endiablé, standard de jazz, impro délirante, rock musclé, les rythmes virevoltent et les genres musicaux défilent à grandes cadences. Deux seules constances : la folie de la musique et le talent.

Cullum.JPG

 

Photo de Christian Brunier, Genève 2010

 

 

16:50 Publié dans Culture | Tags : jazz, musique, cullum | Lien permanent | Commentaires (0)

28/11/2010

Genevoiseries : 28 novembre 2010

Genève sans nuit ! Genève s’ennuie !

 

Lu sur les murs de Genève, pour se plaindre du manque de lieux nocturnes de divertissements :

Genève sans nuit.JPG

Bravo aux citoyen-ne-s genevois-es

UDC.JPG

Pacman envahit Genève …

Pacman.JPG

 

Photos : Christian Brunier

 

14:34 Publié dans Genève | Tags : genève | Lien permanent | Commentaires (1)

Les bons petits coins de Paris

Les Diables au Thym

Eric Lassauce, un nom prédestiné, est un joyeux bavard provenant de Franche-Comté, ayant fréquenté de prestigieuses cuisines avant d’ouvrir son petit resto à Paris. Exigu et chaleureux, ce bistrot se trouve au 35, rue Bergère dans le 9ème arrondissement. Sa carte est courte et imaginative, invitant à quelques escapades gustatives intéressantes. La carte des vins suit le mouvement. On y vient ! On y revient !

diables au thym.jpg

Lhassa au cœur de Paris

Les Tibétains vénèrent la nourriture spirituelle. En ce qui concerne la nourriture des papilles, ils se débrouillent bien aussi. Pour déguster de la gastronomie tibétaine à Paris, nous nous enfonçons dans un mini-bistrot du 5ème arrondissement, sis 13, rue Montagne-Sainte-Geneviève : Le Lhassa. Chaleureux comme ses murs orangers, l’accueil est sympathique et discret. Je commence mon voyage culinaire par une soupe aux lentilles et enchaîne avec un curry de Lhassa. Un fromage blanc aux marrons et aux noisettes conclut ce repas original et de bonne qualité. Mélanger plaisir du gosier et militantisme contre l’autocratie chinoise, j’adore !

 

 

 

23/11/2010

Les Genevoiseries du 23 novembre 2010

22, voilà …

Dans les travées du Grand Conseil genevois, une très large majorité se plaignait de la présence de députés-policiers, le cumul des tâches d’autorité assumées par les fonctionnaires étant incompatible avec celles des députés. Un jour, Roger Deneys, plus courageux ou inconscient que les autres, pondit un projet de loi pour rendre incompatible le cumul de ces deux fonctions. Au final, après un travail bâclé en commission, la quasi-totalité du parlement a blackboulé ce projet de loi et Roger Deneys a même eu l’interdiction de s’exprimer. Avec son lobby puissant électoralement, les politicards du canton ont eu peur de la police. Au moins un groupe à qui elle fait encore peur ….

 

Eaux-vives, ciel ivre

On voit la vie en rose aux Eaux-Vives !

Eaux-Vives rose.JPG
Photo : Christian Brunier, 2010

 

 

 

23:38 Publié dans Humour | Tags : eaux-vives, deneys | Lien permanent | Commentaires (2)

21/11/2010

Production de chanvre : le bal des faux-jetons

En 1971, 343 femmes courageuses signaient le « Manifeste des 343 salopes » affirmant s’être faites avortées clandestinement et demandant le droit à l’interruption volontaire de grossesse. Par leur action de provocation, elles jetaient un pavé dans la marre de l’hypocrisie de l’époque et ouvraient la voie de la liberté ou non de procréer.

 

Aujourd’hui, une telle hypocrisie existe par rapport au chanvre en Suisse. Sa consommation à des fins personnelles est largement tolérée. On utilise cette substance pour élaborer des tisanes, des tissus naturels, des baumes de massage, des huiles ou des confitures.

 

Par ailleurs, les applications thérapeutiques du chanvre sont de plus en plus reconnues. Le monde médical calme des douleurs grâce à cette plante. Elle est prescrite dans bon nombre de cas de sida, d’anorexie, de traitement de chimiothérapie et de sclérose en plaques.

 

Si sur son utilisation, la Suisse est tolérante. Elle l’est beaucoup moins sur sa production.

 

Bernard Rappaz a écopé, en Valais, près de 6 ans de prison ferme principalement pour en avoir cultivé, une peine bien supérieure à celle infligée aux auteurs de violences conjugales, aux tueurs de la route, aux blanchisseurs d’argent sale ou aux violeurs.

 

La justice valaisanne sanctionne, dans l’excès, le marginal, le provocateur, celui qui dérange. Déjà son grand-père et son père, anticléricaux, bouffaient du curé dans ce canton si chrétien, et pourtant si peu dans la compassion. Aujourd’hui, l’establishment local tient sa vengeance.

 

Par rapport à cette peine démesurée, le monde des bien-pensants – les intellectuels, les journalistes, les religieux, les décideurs économiques, les politiques ou le monde juridique -  se tait ou se cache derrière la sacro-sainte justice intouchable. Pis, certains en rajoutent une couche contre Rappaz, le qualifiant même de grand trafiquant de drogue. Quelle hypocrisie !

 

J’ai vécu mon enfance et mon adolescence dans un quartier très populaire de Genève : Aïre-Le-Lignon. Ce n’est pas dans cette cité que j’ai été confronté le plus au cannabis. C’est bien dans ce monde des bien-pensants que j’ai vu le plus de fumeurs de marijuana. C’est parmi les politiciens, les dirigeants d’entreprise, les journalistes et les milieux juridiques que j’ai croisé le plus d’adeptes de la fumette. Certes souvent dans un contexte festif et sans abus gigantesque. Et je ne parle pas de l’alcool, de la cigarette, du cigare ou des médicaments.

 

Le monde s’offusquant de l’attitude de Bernard Rappaz, le poussant à l’auto-peine de mort, forme une belle équipe de faux-jetons.

17/11/2010

Appel contre l’hypocrisie liée à la production de chanvre : Bernard Rappaz ne doit pas mourir !

Aujourd’hui, une hypocrisie existe par rapport au chanvre en Suisse. Sa consommation à des fins personnelles est largement tolérée. On utilise cette substance pour élaborer des tisanes, des tissus naturels, des baumes de massage ou des confitures.

 

Par ailleurs, les applications thérapeutiques du chanvre sont de plus en plus reconnues. Le monde médical calme des douleurs grâce à cette plante. Elle est prescrite dans bon nombre de cas de sida, d’anorexie, de traitement de chimiothérapie et de sclérose en plaques.

 

Si sur son utilisation, la Suisse est tolérante. Elle l’est beaucoup moins sur sa production.

 

Bernard Rappaz a écopé, en Valais, près de 6 ans de prison ferme principalement pour en avoir cultivé, une peine bien supérieure à celle infligée aux auteurs de violences conjugales, aux tueurs de la route ou aux violeurs.

 

Nous, défenseur-euse-s des droits humains, demandons respectueusement, aux parlementaires valaisans de revoir le jugement de Bernard Rappaz en le graciant afin que la justice puisse commuer sa peine infligée en un arrêt à domicile (par exemple avec bracelet, une loi dans ce sens pourrait être votée en urgence en Valais) ou en un régime de semi-détention pour une durée proportionnelle au délit commis.

 

Laurence Fehlmann Rielle, anc. Députée, anc. Présidente du PS Genevois ;

Jean Ziegler, Vice-Président du Comité consultatif du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies;

Liliane Maury Pasquier, Conseillère aux Etats

Ueli Leuenberger, Président des Verts suisses, conseiller national,

Carlo Lamprecht,

Erica Deuber Ziegler, Historienne de l’Art;

Philippe Cohen, Auteur, comédien;

Ariane Blum Brunier, anc. Députée ;

Cyrille Schnyder-Masmerjan, Directrice artistique,

Didier Bonny, anc. Député ;

Alain Vaissade, anc. Maire de Genève ;

Raymond Burki, Dessinateur  de presse ;

Anne-Catherine Menétrey-Savary,

Loly Bolay, Députée, anc. Présidente du Parlement cantonal de Genève,

Mathias Buschbeck, Conseiller municipal de la Ville de Genève,

Christian Brunier, anc. Député, anc. Président du PS Genevois

 

 

14/11/2010

La question du jour :

Genève, Capitale mondiale des droits de la personne, va-t-elle laisser mourir Bernard RAPPAZ (80 jours de grève de la fin) dans son Hôpital universitaire, condamné pour avoir cultivé du chanvre à 6 ans de prison ferme, une peine bien supérieure à celle infligée aux auteurs de violences conjugales, aux tueurs de la route ou aux violeurs ?

 

Un nouveau procès doit avoir lieu pour que la peine soit proportionnelle au délit commis !

Declaration_des_Droits_de_l_Homme_1789-2-e4bb7.jpg

 

12/11/2010

Sauvons le nouveau Farinet

Le Valais célèbre Farinet. Malgré la dévotion à cet insoumis, on incarcère son héritier : Bernard Rappaz. Son crime : avoir planté du cannabis, vieille plante servant à la fumette, mais aussi à produire tissus, confiture, tisane ou baumes médicinaux.

 

Bien sûr, son excès de consommation est dangereux, comme le tabac ou l’alcool. Pourtant, est-ce normal de condamner ce provocateur à près de 6 ans de prison ?

 

En Suisse, on a trop de complaisance par rapport aux maris violents et aux voyous du volant. Par contre, la justice valaisanne montre les dents face à l’indocilité. Au Royaume de la démocratie chrétienne rigide, la marginalité est condamnable et dérange l’establishment traditionaliste.

 

Pour non respect de la loi, Rappaz est condamné. On rajoute une couche parce qu’il n’entre pas dans le moule du prêt-à-penser. Au regard de ses infractions, sa condamnation est disproportionnée et injustifiable du point de vue des droits humains.

 

Dans ce règne de l’arbitraire, les défenseur-euse-s des libertés doivent se mobiliser pour obtenir sa grâce ou la réduction de sa peine afin de la rendre proportionnelle aux infractions commises.

11/11/2010

Charito au Petit Journal de Montparnasse

Au « Petit Journal de Montparnasse », un célèbre club de jazz parisien, nous passons un grand moment de bonheur en écoutant Charito. Elle est l’une des grandes voix du jazz au Japon, bien qu’originaire des Philippines.

 

Avec un swing et une voix au top, elle chante les grands airs de Michel Legrand sur des arrangements délicats. Elle est accompagnée par un groupe talentueux formé du batteur Jean-Pierre Derouard, du contrebassiste David Salesse, de l’excellent pianiste Alain Mayeras et d’Alain Brunet, très bon trompettiste, qui devrait s’empêcher de chanter.

 

Elle interprète avec délice les ballades, dont le thème du film d’amour « L’Eté 42 » et le langoureux « Quand on aime ». Charito qualifie l’œuvre de Legrand de « belle et spontanée expression de la vie ». Son interprétation, juste en tête-à-tête avec le pianiste, de « You must believe in spring » est prodigieuse.

 

Elle vient de reprendre en disque les standards de Michaël Jackson, revus en mode jazzy. A découvrir au plus vite …

 

Cette Ella Fitzgerald aux yeux bridés, toujours souriante, nous offre un beau bout de plaisir, comme le jazz peut en donner tant !

Chorito.JPG
Photo : Christian Brunier

 

18:02 Publié dans Culture | Tags : jazz, charito | Lien permanent | Commentaires (0)

10/11/2010

Miscellanées du 10 novembre 2010

Hagard dans la gare

Arrivant dans le hall de la gare de Genève pour prendre le TGV pour Paris, une bande-annonce d’un nouveau film passe sur le grand écran. Cette pub montre un train explosant. C’est de bon goût alors que Ben Laden menace d’attentats l’Europe. Les CFF déploient un marketing détonnant !

unstoppable_4.jpg

2xNON

A la gare de Genève, je préfère voir ceci …

UDC.JPG

Photo : Christian Brunier

 

Louis Vins

Le Louis Vins est une bonne adresse parisienne sur la piste des amatrices et amateurs des bons crus. Coincé dans une petite ruelle du 5ème arrondissement – au 9, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève, ce bistrot propose de très bons plats et une riche carte de vins très originaux. Nous buvons un blanc « Les Saveurs », assemblage très surprenant à base de Gewürztraminer, vinifié par les Binner en Alsace. Nous dégustons aussi un Crozes-Hermitage et un Beaumes de Venise rouge. Ne loupez pas les pruneaux à l’Armagnac.

Les Dîners TPG

Le Restaurant parisien « Louis Vins » organise des Dîners TPG, non pas les Transports Publics genevois, le Tout Pour la Gueule. L’ami Patrice Plojoux, le Président des TPG – oui, celui des Transports Publics Genevois – serait si heureux d’être là …

 

TPG.JPG

 

 

Dure réalité !

Lu sur le set de table du Bistrot des Pingouins à Paris (79, rue Daguerre) : La réalité n’est qu’une illusion provoquée par le manque d’alcool.

 

18:58 Publié dans Humour | Tags : humour | Lien permanent | Commentaires (0)