26/02/2011

Dégage Kadhafi !

Mouammar Kadhafi, lors de sa prise de pouvoir, affirmait « la Révolution libyenne est l’expression de la volonté commune, de l’unification du pouvoir et de la souveraineté du peuple. » Oui, la Révolution est la souveraineté du peuple ! Kadhafi doit donc partir sans délais. Dégage Kadhafi, le Peuple ne te veut plus !

 

Le peuple de Genève, Cité de paix et des droits humains, s’unit aujourd’hui, au-delà de ses religions, de ses idéaux politiques et de ses origines pour témoigner sa solidarité envers le peuple libyen, et envers tous les peuples s’élevant dans les pays arabes pour rejeter la dictature et prôner la démocratie.

 

Les peuples de ces pays font souffler un vent de libertés réjouissant. Partout, les peuples arabes s’élèvent contre la corruption, l’intolérance et l’autocratie. Les démocraties, dont la Suisse, doivent apporter un soutien déterminé pour soutenir ces mouvements de liberté.

 

Les démocraties du monde doivent notamment bloquer les avoirs financiers des dictateurs arabes abrités dans les banques occidentales, et surtout rendre, le plus rapidement possible, ces fortunes aux peuples ayant été volés. Les pays démocratiques doivent encourager la chute des régimes totalitaires en place. Les dictateurs doivent ensuite être jugés, sans complaisance. Et une large solidarité internationale doit s’exprimer, particulièrement par une politique active de soutien financier et logistique.

 

L’article 2 de la la Déclaration islamique universelle des droits de l’homme affirme « La liberté de l’humain est sacrée (…) ».  Il faut concrétiser désormais, partout, cette volonté.

 

Tandis que Kadhafi commet des atrocités, assimilées clairement à des crimes contre l’humanité, l’opinion internationale doit se mobiliser partout et par tous les moyens pour évincer du pouvoir cet homme, devenu un fou pervers et dangereux.

 

En aucun cas, il doit y avoir des nouvelles dictatures de transition. Les révolutions en cours dans les nations arabes doivent ouvrir la porte aux libertés et à l’émancipation des peuples.

 

Vive la liberté ! Et dégageons tous les dictateurs !

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Photo : Christian Brunier

24/02/2011

Miscellanées du 24 février 2011

Liberté pour Mao Hengfeng

Le 21 février 2011, la dictature chinoise a libéré la défenseuse des droits humains Mao Hengfeng. Cette militante avait été emprisonnée injustement pour avoir pris simplement la défense du Prix Nobel de la Paix Liu Xiabo, lui aussi détenu abusivement. Après 3 jours de liberté, elle a été à nouveau arrêtée, action de torture psychologique. Cette nouvelle privation de liberté est inacceptable. Quand va-t-on privilégier les droits humains avant les intérêts économiques ? Au nom des libertés, nous devons exiger la libération immédiate et sans conditions de Mao Hengfeng.

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Soutien aux révolutions arabes

La Libye, après la Tunisie, se libère de la dictature et goûte à la liberté. Il est temps pour les démocraties de se mobiliser afin de soutenir concrètement les révolutions arabes et favoriser le triomphe de la liberté.

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Ecrire des conneries plutôt qu’en faire

Nous regardons « Nous nous sommes tant aimés », un documentaire de Jérôme Revon sur les rois de la jactance du cinoche : Audiard, Blier, Gabin et Ventura. Ces grandes gueules ont inventé un ton de liberté et d’excès, comme disait Bernard Blier en évoquant les dialogues d’Audiard. Ils utilisaient la langue de la rue, la seule langue en constante évolution. Leur verve se dressait comme un rempart contre la connerie. Comme disait Audiard : « J’écris des conneries plutôt qu’en faire. » Leurs répliques étaient cinglantes. Les textes étaient la plus belle couleur de leurs films. Et j’entends encore, Jean Gabin, dans « Le Pacha », déclamer : « Je pense que le jour où on mettra les cons sur orbite, t’as pas fini de tourner. »

21/02/2011

Miscellanées du 21 février 2011

Une place au soleil

En 2010, l’Allemagne a construit 230'000 nouvelles centrales solaires. Un bel engagement en faveur de l’environnement ! Et si tous les autres pays faisaient de même …

 

Sourire sur le Nil

L’écrivain égyptien, militant communiste, emprisonné pour ses idées, Sonallah Ibrahim; Prix Ibn Rushd pour la liberté de pensée, résume si bien l’esprit de liberté se propageant en Egypte : « J’ai retrouvé le sourire ! Cette révolution a fait naître une autorité populaire. »

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Droit d’asile pour l’argent des dictateurs ?

Sous l’impulsion de la Présidente de la Confédération helvétique Micheline Calmy-Rey, la Suisse bloque les fonds des autocrates Ben Ali et Hosni Moubarak planqués dans les banques suisses. Bravo ! Il serait encore plus éthique de ne jamais accepter l’argent des tyrans.

 

Les frustrés

L’ancien skieur helvétique Paul Accola ne fait pas dans la dentelle. Evoquant la télévision publique alémanique, il l’a qualifiée de « repaire de gauchistes et d’homosexuels. » Parlant du droit d’asile, après avoir précisé hypocritement le fameux « Je n’ai rien contre les étrangers », il lâche : « Aujourd’hui, le Sri Lanka doit être quasi vide, ils sont tous en Suisse. » Ses délires oratoires ne choquent pas son ami, le leader populiste Christoph Blocher : « Paul Accola a des idées très fraîches et bien à lui. » Dans cette logique extrémiste, Paul Accola envisage être candidat UDC aux prochaines élections fédérales. Son ancien entraîneur résume le personnage : « Paul a toujours été un gars impulsif, invivable, qui se sentait persécuté. » Visiblement, il n’a pas changé. Passez de la frustration sportive à la frustration politique, c’est cohérent, mais quelle triste existence !

 

Flamenco à Séville

Nous visitons le Musée du flamenco de Séville. La muséographie est excellente, basée sur l’interaction et l’esthétisme. Cette musique héberge de multiples racines et symbolise l’esprit festif du peuple espagnol. De grands écrans diffusent des chorégraphies d’une grande beauté, transcendant les corps. Cette musique est de feu, soulevant les passions et l’amour. Le soir, nous allons admirer un spectacle très sympa à Los Gallos Tablao Flamenco, un club de flamenco souvent recommandé par les guides.

Une bonne adresse à Séville

Dîner à la Cava del Europa de Séville, petit bistrot assez branché dans le quartier animé de Santa Cruz. L’équipe animant cet endroit est très sympa. Pour débuter, rien de mieux, qu’une coupe de Do Cava l’Hereu de Raventos, un mousseux très typé, avec un petit arrière-goût d’amande. Pour manger, je choisis un filet de bœuf sur une purée de pommes de terre aux truffes. C’est délicieux. Pour accompagner ce bon repas, nous buvons un vin rouge : Crianza Torrederos, 100% Tempranillo.

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19/02/2011

Le Coran rejette le mensonge

Sur son blog, le fondamentaliste islamique Hani Ramadan, sous le titre « L’Islam, au-delà des caricatures », fait une allusion scabreuse au révisionnisme – négation du génocide juif par les nazis – en écrivant : « (…) les uns proclament haut et fort la nécessité de respecter le principe de la liberté d’expression – et l’on notera que ce principe n’est pas absolu puisque les négationnistes tombent sous le coup de la loi et que cela n’offusque en aucune façon ceux-là mêmes qui prétendent que l’on devrait pouvoir tout dire (…) »

Source :

http://haniramadan.blog.tdg.ch/archive/2008/04/29/l-islam...

 

Non, Monsieur Ramadan, la liberté n’autorise pas à dire tout et n’importe quoi. La négation raciste de l’évidence historique ne peut pas être justifiée au nom de la liberté d’expression. Défendre la liberté d’expression, c’est aussi la protéger contre la haine propagée à coup de mensonges.

 

Votre utilisation du révisionnisme pour mettre en cause les défenseurs de la liberté est une manipulation malfaisante, mais est, de plus, une trahison à l’Islam que vous voulez défendre.

 

La religion musulmane interdit le mensonge. Dans le Verset 29 de la Sourate 40, le Coran affirme : « Dieu ne dirige pas les transgresseurs et les menteurs. » Dans un Hadith, Mahomet précise : « Soyez honnêtes parce que l’honnêteté conduit à la bonté et la bonté conduit au Paradis. Méfiez-vous de la fausseté parce qu’elle conduit à l’immoralité et l’immoralité conduit à l’enfer. »

 

Au lieu de « jouer » avec le révisionnisme, vous devriez plutôt condamner fermement l’antisémitisme et rappelez au peuple juif les similitudes de son histoire avec le vécu actuel du peuple palestinien. Votre combat en faveur de l’autodétermination du peuple palestinien gagnerait en authenticité et en efficacité. Votre position serait conforme à la Déclaration islamique universelle des droits de l’homme, très claire sur l’acceptation des autres croyances et sur la condamnation de toute forme de ségrégation  : « Toute idéologie, toute législation ou toute situation qui justifierait la ségrégation entre les individus en la fondant sur le sexe, la race, la couleur, la langue ou la religion, est directement contraire à ce principe islamique général. »

 

Je vous rappelle, en outre, en guise d’exemples, que plusieurs Musulmanes et Musulmans firent preuve d’un courage exceptionnel pour défendre des Juifs face à aux horreurs nazies. L’Albanie musulmane fut la seule nation d’Europe à décompter davantage de Juifs aux termes de la Seconde Guerre mondiale qu’avant son déclenchement. Cette terre musulmane fut l’un des refuges les plus fiables du peuple juif durant cette période de génocide.

 

Rappelez-vous aussi du rôle du diplomate musulman turc Selahattin Ülkümen qui sauva une cinquantaine de Juifs des camps de la mort. Pour se venger, les nazis exécutèrent son épouse Mihrinissa ; Ou l’action du Bosniaque musulman Dervis Korkut qui cacha une jeune Juive et préserva le Haggadah de Sarajevo, l’un des manuscrits hébreux les plus sacrés ; Et sans oublier, le jeune Musulman albanais, Refik Vesili qui, à l’âge de 16 ans, hébergea clandestinement huit Juifs dans la maison de montagne de sa famille. La Mosquée de Paris remit des certificats d’identité musulmane à des Juifs pour les sortir des griffes des SS.

 

Je souhaiterais encore évoquer le Projet Aladin, réunissant principalement des personnalités musulmanes luttant contre l’antisémitisme et l’islamophobie. Leur mobilisation est synthétisée dans cette belle phrase : « Nous croyons en la preuve de respect et de sympathie par les Musulmans pour les victimes de l'Holocauste ne peut que contribuer à la restauration de la confiance mutuelle qui est condition essentielle pour une paix durable. »

 

Emmenés par le Mufti de Bosnie Mustafa Ceric et l’ancien Président musulman de la Mauritanie Ely Ould Mohamed Vall, les militantes et militants du Projet Aladin ont été se recueillir dans le camp de concentration d’Auschwitz. N’oublions jamais !

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Le Mufti de Bosnie Mustafa Ceric se recueillant, à Auschwitz, en mémoire des victimes de ce camp de la mort  (Photo : Le Figaro)

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15/02/2011

Cordoue, ville des Lumières

Nous visitons Cordoue. Cette cité se présente en tant que ville de diversité, de connaissances et de tolérance.

 

Son histoire est la meilleure preuve de sa diversité et de sa tolérance. Elle est l’une des premières villes où les musulmans, les juifs et les chrétiens ont cohabité en harmonie. Dans tous les coins de ses rues, nous pouvons guetter ce melting-pot. La multiculturalité est une richesse immense, mise en péril par les racistes. La mosquée-cathédrale de cette ville résume à elle seule tous ces aspects.

 

 

En ce qui concerne la connaissance, Cordoue s’illustre depuis des lustres. AU Xème siècle, son calife, El Hakam, possédait une bibliothèque de 400'000 ouvrages. 400 ans plus tard, le Roi de France, le savant Charles V le Sage, réunissait seulement 900 livres.

 

De surcroît, dans cette ville andalouse, on mange et boit de très bons produits. On prétend, avec une certaine justesse, que la gastronomie de cette cité est l’addition des bienfaits de la cuisine andalouse et de celle de la Méditerranée. A nouveau, du mélange naît la qualité ! Le poète arabe Ibn Zeydoun présentait sa cité avec amour : « Ô belle Cordoue me sera-t-il donné ; De retourner à toi ? Que vienne le moment où je te reverrai ; Tes nuits sont des aurores ; Ta terre est un jardin ; Ton sol imprégné d'ambre ; Safrané, un tapis d'or. » Difficile de le contredire.

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La Mosquée-Cathédrale de Cordoue, symbole d’harmonie religieuse (Photo : Christian Brunier, 2011)

18:56 Publié dans Voyage | Tags : cordoue, andalousie, espagne | Lien permanent | Commentaires (0)

Sur les murs de Grenade ...

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Photo : Christian Brunier, 2011

18:26 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

11/02/2011

A l’Alhambra de Grenade …Un p’tit parfum de paradis !

Le poète Ibn Jaya comparait l’Espagne musulmane au Jardin du paradis : « O gens d'Al-Andalus ! Vous êtes bénis de Dieu !  Avec votre eau, votre ombre, vos rivières et vos arbres, le jardin du paradis n'existe que dans vos demeures. Et si je devais choisir, je me contenterais de celui-ci. Ne croyez pas que vous entrerez demain dans le feu éternel. On n'entre pas l'enfer après avoir vécu le paradis»

 

La visite de l’Alhambra de Grenade s’inscrit parfaitement dans cette vision paradisiaque. L’Alhambra - la citadelle rouge, en arabe « Al-hamra » - regroupe plusieurs palais construits principalement par la dynastie nasride. Son élaboration date du 13ème siècle. Nous avons les yeux tout ébouriffés en voyant tant de merveilles. Les Suisses étriqués ayant voté pour interdire les minarets devraient passer par ce site pour s’ouvrir à la civilisation musulmane et constater les beautés créées par le monde arabe.

 

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Photo : Christian Brunier, 2011

La Sultane de Grenade - épouse de l’Emir Abû `Abd Allâh “az-Zughbî” Mohammed ben Abî al-Hasan `Alî, dit Boabdil - et un membre de la famille rivale des Abencerrages vécurent un coup de foudre hors du commun. Les tourtereaux de cet amour interdit se donnèrent rendez-vous dans les Jardins de l’Alhambra, à l’ombre d’un cyprès imposant. Leur rencontre fut torride. Pour cette passion, l’amant fut exécuté. Depuis ce grand arbre, dont seul le tronc ancestral a survécu, est connu sous le nom de Cyprès de la Sultane.

Les jardins sont époustouflants. Pour la civilisation musulmane, le jardin est l’évocation de l’harmonie universelle et l’image du paradis. Là encore, nous nous promenons au cœur de l’une des merveilles du monde.

 

Nous visitons aussi l’expo Matisse consacrée à l’Orient et à l’Alhambra. La palette des couleurs de l’artiste accompagne si bien ce lieu magique.          

 

Après 4 heures de découverte, nous allons au Parador de Grenade « Parador national San Francisco », sis à l’intérieur de l’Alhambra. Sur une terrasse verdoyante et ensoleillée, nous dégustons un assortiment de fromages locaux accompagnés d’un Cava (vin blanc pétillant) et d’un excellent Rioja.

 

Petit retour à l’hôtel avant de parcourir le quartier animé d’Albaicin, où nous avons déjà dîné le soir d’avant. Ce quartier vivant est accroché sur la colline faisant face à l’Alhambra. Il a été l’un des bastions des Républicains espagnols contre le sanguinaire Franco. Ce p’tit coin, aux rues tortueuses, possédait 30 mosquées. Elles ont été remplacées par une multitude de bistrots et de boutiques. Les gitans de Grenade vivaient autrefois dans les grottes de ce monticule. Ils organisaient chaque soir des fêtes de flamenco, gage d’une ambiance chaude et gaie.

 

Le soir, nous dînons à « El Botanico », un resto du centre-ville de Grenade spécialisé dans la cuisine du monde. La créativité est au rendez-vous dans ce bistrot branché, se trouvant en face des jardins botaniques de l’université.

 

Notre amie Fabienne Bugnon fêtant son anniversaire, nous lui envoyons un message. Elle nous répond et nous apprend la démission du dictateur égyptien Hosni Moubarak. Une bonne nouvelle ne vient jamais seule …

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22:57 Publié dans Voyage | Tags : grenade, paradis, moubarak | Lien permanent | Commentaires (0)

Grenade, une explosion de flamboiement !

En entrant dans Grenade, découvrant cette beauté aux couleurs de l’Espagne musulmane, les vers de Victor Hugo se font entendre : Soit lointaine, soit voisine, Espagnole ou Sarrasine, il n’est pas une cité qui dispute sans folie, à Grenade la jolie, la pomme de la beauté, et qui, gracieuse, étale plus de pompes orientales sous un ciel plus enchanté …

 

Le dicton dit que le plus grand malheur du monde est d’être aveugle à Grenade. Louper un tel ravissement de plaisirs visuels est assurément une perte incommensurable.

 

Grenade est la fusion entre l’Europe et les pays arabes. Mélange de neige et de soleil. Espace multiculturel réunissant pacifiquement Musulmans, Chrétiens et Juifs. Balcon verdoyant et montagneux de l’Europe regardant vers les terres arides et sablonneuses de l’Afrique. Cette cité andalouse est remarquable. Je comprends mieux les Arabes, qui en perdant cette ville en 1492, affirmaient avoir perdu un paradis.

 

Nous logeons dans un petit concentré de raffinement : l’Hôtel Casa de Federico, sis à la Calle Horno Marina, dans le centre ville. Cette résidence de charme est dédiée à Federico Garcia Lorca, lui qui évoquait Grenade avec ces mots : « Un doigt de la treille, un rai de soleil désignent le lieu où est mon cœur. »

 

Nous arpentons les rues de Grenade en amoureux pour aller prendre un apéro à la Place de Carmen et déguster un Jambon Pata Negra hors du commun. L’Alhambra domine la ville majestueusement. Nous poursuivons notre découverte et nous glissons dans un resto arabe pour engloutir de bons tagines.

 

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15:44 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0)