29/03/2011

Une rue à Genève au nom de Mohamed Bouazizi, le réveil de la rue tunisienne

Ne supportant plus le régime mafieux et autocratique tunisien de Zine el-Abidine Ben Ali, Mohamed Bouazizi alla s'immoler, le 17 décembre 2010, en face du gouvernorat, symbole de l'Etat totalitaire. Il décéda deux semaines après, le 4 janvier 2011, suite à ses brûlures.

 

Le 17 décembre 2010, des agents municipaux avaient confisqué les outils de travail - une charrette et une balance - à ce jeune vendeur de fruits et légumes, parce qu'il refusait, lui le rebelle, de leur verser des pots-de-vin. Les fonctionnaires corrompus l'avaient ensuite giflé.  Humilié, scandalisé par tant de magouilles, révolté contre le despotisme, Mohamed préféra « mourir plutôt que de vivre dans la misère. »

 

Ce sacrifice a été un déclencheur de la Révolution de Jasmin en Tunisie. Des milliers de personnes se sont reconnues à travers cette lassitude extrême de privation de liberté. Les Tunisiennes et Tunisiens se sont mobilisés pour la liberté, durant des jours et des jours, bradant la dictature, prenant le risque de subir des représailles et de se faire emprisonner. Marre du totalitarisme ! Assez de ces abus d'autorité ! Les manifestant-e-s de la liberté ont fait chuter le bourreau Ben Ali.

 

Mohamed Bouazizi, martyr, est entré dans l'histoire et se place aux côtés des grandes figures des combattants pour les libertés. Son geste désespéré a éveillé les consciences et créé l'espoir, ouvrant la voie à l'émancipation des peuples arabes.

 

Genève, Cité de la paix et des droits humains, doit rendre hommage à ce symbole de démocratie. Une rue, une place ou un pont de notre canton doit être baptisé « Mohamed Bouazizi » pour que Genève soit à la hauteur de sa réputation. Notre ville internationale doit rester un label de la défense des libertés.

 Christian Brunier, anc. député PS

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Commentaires

Un très bon geste.

Écrit par : Saber | 29/03/2011

Excellente idée Christian. Pourquoi ne pas la proposer à vos collègues politiciens?

Écrit par : Haykel | 30/03/2011

Oui, une rue pour celui qui a lancé le mouvement qui a fait chuter le régime socialiste de Ben Ali, c'est une très bonne idée.

Écrit par : André Baldini | 30/03/2011

Ok pour le pont, si c'est celui de la Traversée de la Rade.

Écrit par : Amusé | 30/03/2011

Réponse à André Baldini :
Ben Ali est une honte pour le socialisme. Il n'a en tous cas rien à voir avec celui que je prône. J'ai d'ailleurs combattu à de nombreuses reprises ce dictateur, notamment en soutenant des prisonniers politiques tunisiens.

Christian Brunier, ancien député et Président du Parti socialiste genevois

Écrit par : Brunier Christian | 02/04/2011

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