10/06/2011

Escapade parisienne

Dans le bus m'amenant à la Gare Cornavin, un p'tit gosse montre le Temple de Saint-Jean en criant : « Mon baptême, il habite là. » Trop chou, malgré mon anticléricalisme.

 

Dans le train, je lis « Charlie Hebdo » et « L'Echo des Savanes ». Cette dernière revue est consacrée à la désobéissance civile. Plusieurs personnalités définissent ce terme d'insoumission et de liberté de pensée. Ma préférence de contenu va à José Bové, extrait : « (...) La désobéissance est un acte non violent qui se fait à visage découvert. Un acte à la fois individuel et collectif, et dans lequel on ne se soustrait pas aux effets de la répression. » L'acteur Bruno Solo complète : « Savoir désobéir est si souvent pour moi un acte de bravoure, de courage, d'insoumission, de vigilance, de résistance et d'indépendance ... que je me demande encore pourquoi on me l'a si souvent reproché. » Nicolas Bedos, incarne cet esprit d'indignation, c'est héréditaire : « Je continue à désobéir à tous ceux qui me demandent de ne pas aborder certains sujets sensibles, tabous ou politiques. Je dis et j'écris à peu près tout ce que je pense, et j'en assume les conséquences. » Une conclusion de l'humoriste Régis Mailhot : « (...) Il faut désobéir à tout ; ceci est un ordre ! »

 

Nous arrivons à Paris. Les mots de Maxime Gorki me reviennent en tête. Se promenant dans les rues de la capitale française, l'écrivain russe glorifiait l'esprit révolutionnaire qui avait soufflé sur ce pays : « O France ! Tu a été le clocher du monde, du haut duquel, à travers l'univers, sonnèrent les trois coups de cloche de la justice, les trois cris qui éveillèrent les peuples d'un sommeil séculaire : Liberté, Egalité, Fraternité ! » Espérons que cet esprit régnera en 2012, année des Présidentielles françaises.

 

Paris est pour moi l'une des villes les plus belles et plus attrayantes de notre belle planète. Comme la décrit si bien Boris Vian : « Paris, où la musique, la gaieté et les rires règnent sans partage du crépuscule à l'aube. » Romantique à souhait, elle est la capitale, avec Rome et Venise, des amoureux. Ses vies culturelle et nocturne sont d'une richesse exceptionnelle. Tout est beau et animé. Tu lèves la tête et t'admires une architecture magnifique et diverse.

 

Délices au restaurant « Le Moderne », sis 40 rue Notre-Dame-des-Victoires, dans le 2ème arrondissement, à deux pas de notre hôtel. Dans un décor très design, éclairé de manière tamisée, le big chef Jean-Luc Lefrançois innove et conçoit des recettes remarquables. Nous commençons par une coupe de Champagne, cadeau de la maison. Le régale arrive avec un velouté raffiné de petits pois. La suite s'oriente sur un onglet de bœuf, d'une qualité de viande exceptionnelle, aux lasagnes de champignons épicés. Pour sortir, la tarte croustillante aux Gariguettes continue à exciter nos papilles. Nous arrosons ces mets fins, légers et originaux d'un Madiran du Château d'Aydie. Le cépage Tannat est musclé, tout en étant fortement aromatique et long en bouche. Ce resto est une très belle adresse, à retenir précieusement.

07:33 Publié dans Tranches de vie | Tags : paris | Lien permanent | Commentaires (0)

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