13/06/2011

Tranche de vie : 12 juin 2011

« Quéquette en juin, layette en mars. »

Pierre Desproges

 

Fête nationale russe. Le proverbe du jour est donc russe : Celui qui est le roi de la vodka, est le roi de la Russie. 

Jour des amoureux « dia dos namorados » au Brésil. On danse la samba couchée aujourd'hui !

 

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Nous devions visiter l'expo « Van Dongen, peintre fauve, anarchiste et mondain », au Musée d'Art moderne de Paris, à l'avenue du Président Wilson. Malheureusement, aujourd'hui, l'établissement est fermé. Kees Van Dongen, peintre d'avant-garde, aimait s'indigner. Proche des milieux anarchistes, il s'engageait dans la dénonciation sociale et défendait, avec bec et ongles, la liberté. Ce meneur du mouvement artistique fauviste vénérait les plaisirs exquis de l'existence. Mondain, il était un fêtard invétéré. « Oui j'aime passionnément la vie de mon époque, si animée, si fiévreuse. Ah la vie, c'est peut-être encore plus beau que la peinture. », répétait-il. Formé à l'Académie Royale des Beaux-Arts de Rotterdam, il fréquenta très jeune la rue, s'inspirant ainsi des prostituées, des marins et des vagabonds habitant son quartier. Il peignait l'humeur de la ville, mais surtout les visages et les corps féminins, les fardant de couleurs vives et lumineuses. Provocateur, Kees jouait avec dextérité sur la chromatique des teintes éclatantes. Comment résumer le fauvisme ? Pour moi, il est un courant d'art fondé sur l'instinct, utilisant la planche des couleurs fortes pour faire éclater ses œuvres. Libre, audacieux et frondeur, ce mouvement cassa les dogmes académiques et provoqua quelques beaux scandales. Matisse résumait ce mouvement novateur par ces mots : « Quand je mets un vert, ça ne veut pas dire de l'herbe. Quand je mets un bleu, ça ne veut pas dire le ciel. » Kees van Dongen, Henri Matisse, Maurice de Vlaminck, Raoul Dufy ou Georges Braque sont quelques références du fauvisme.

 

Georges Pompidou, homme politique sans grand intérêt, mais passionné d'art contemporain dynamique et visionnaire, affirmait : « L'Art doit discuter, doit contester, doit protester. » C'est dans cette dynamique qu'a été montée l'exposition « Paris-Dehli-Bombay » au Centre Pompidou, de Beaubourg, à Paris. Curieux, nous allons la visiter. 50 artistes, indiens et français, ont réalisé des œuvres illustrant l'évolution de l'Inde sur les grandes thématiques de la vie : politique, environnent, social, économie, condition des femmes, religion, urbanisme, sexualité, ... Les regards croisés d'artistes venant de cultures et de pays différents sont riches. La multiculturalité apporte tant à l'humanité et n'est en aucun cas un danger, si nous la stigmatisons pas. Cette expo, avec quelques aspects sulfureux, a pour objectif non seulement de présenter différentes facettes de l'Inde, de promouvoir la culture contemporaine et aussi de favoriser le dialogue et des liens durables entre les cultures européennes et indiennes.

Expo Inde.JPG

Il manque deux lettres à Paris pour être un Paradis. Pas grand-chose d’autre ! J’adore cette Cité. Pourtant, il est déjà l’heure de la quitter pour retourner à Genève, beauté en plus petite.

11:18 Publié dans Tranches de vie | Tags : paris, brunier | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

J'ai lu l'article, mais pour autant que mes souvenirs soient exacts, les "muséum" sont fermés le Lundi et je crois dans toute l'Europe. À vérifier bien entendu. Bonne fin de journée

Écrit par : Eulalie | 13/06/2011

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