29/06/2011

Tranche de vie : 27 juin 2011

Scoop ! Je renonce à me présenter aux primaires socialistes à l'élection présidentielle française, ce qui est vachement rare pour un socialiste de nationalité française (en partie du moins pour moi).

 

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Martine Aubry annonce sa candidature aux primaires socialistes pour les Présidentielles françaises. Au pays de la Révolution, il est temps de voir une femme compétente accéder à la Présidence.

 

En Bolivie, un collectif féministe autonome « les Mujeres Creando » recouvre les murs de slogans féministes, militants et souvent pas dénués d'humour : « Dépénaliser l'avortement, c'est décoloniser nos corps » ; « Désobéissance, à cause de toi, je vais être heureuse » ou « La femme qui s'organise ne repasse plus de chemises. »

 

Je relis des passages « d'essais politiques », une série de textes signés Vaclav Havel, l'écrivain, homme politique, dissident contre le stalinisme et combattant pour la liberté en Tchécoslovaquie, puis en Tchéquie. A travers cet ouvrage, il décortique la perversité de l'oppression et énonce ses principes d'émancipation des peuples. Il nous invite à prendre possession des conditions encourageant la liberté et élabore une conscience morale : « Je crois au principe d'autogestion qui, seul, peut faire aboutir ce à quoi ont rêvé tous les théoriciens du socialisme, c'est-à-dire à une participation réelle, et non simplement formelle, des travailleurs aux décisions économiques. (...) La représentation des conséquences de la révolution existentielle du point de vue du système dépasse nettement le cadre de la démocratie parlementaire classique. »

27/06/2011

Tranche de vie : 27 juin 2011

« Je trouve dégueulasse tous les massacres qu'on commet à cause de la religion.

Je hais la violence. Vive l'amitié ! »

Magali Noël

 

J'apprends le décès d'Eolo Morenzoni, à l'âge de 90 ans. Jeune communiste, il avait quitté sa famille à 17 ans, sans rien dire, juste en laissant une lettre très touchante, pour aller se battre pour la liberté aux côtés des Républicains espagnols contre les franquistes. A son retour en Suisse, il avait subi, au nom d'un anticommunisme primaire, les pires brimades, dont la prison et le retrait de ses droits civiques. J'avais été impressionné par son exposé, il y a quelques années, lors des promotions citoyennes genevoises, où il avait été acclamé comme une rock-star par les jeunes fêtant leur toute fraiche majorité. Il leur avait transmis son indignation face à l'injustice et parler, avec humilité, de sa vie héroïque de militant. A chaque hommage des Brigadistes à Genève, j'avais toujours beaucoup de plaisir à croiser cet homme intègre. C'était un juste, dont la vie a contribué à rendre notre planète un peu meilleure. Salut Eolo et merci !

 

Les Verts-Libéraux suisses proposent, via le lancement d'une initiative populaire, de remplacer l'impôt antisocial qu'est la TVA (Taxe sur la valeur ajoutée) par un impôt sur les énergies non-renouvelables. L'idée est bonne. Je soutiens totalement cette initiative.

 

La ville suédoise de Malmö se fixe un objectif : s'approvisionner à 100% en énergies renouvelables d'ici 2030. Genève a déjà atteint, en toute discrétion, 87% !

 

Le Liechtenstein donne des droits aux couples de même sexe en disant OUI au PACS. Une liberté supplémentaire en faveur des amoureux-euses est forcément une bonne nouvelle.

 

J'apporte ma signature à la Déclaration pour la défense des Conventions de l'Organisation Internationale du Travail (OIT) et de l'indépendance des organisations syndicales. Ce texte s'appuie sur l'affirmation que partout dans le monde, il ne peut y avoir de paix et de démocratie sans que soient garanties la liberté d'organisation, le droit de grève, le droit d'expression et de négociation pour les organisations syndicales.

 

Pour assurer une justice fiscale, le Parti socialiste genevois va lancer une initiative contre les forfaits fiscaux, sommet de l'iniquité face à l'impôt.

 

L'ancienne édition était épuisée. Œuvre de salubrité publique, libérant l'esprit de ses carcans, « La Vie des Bêtes » de Reiser est rééditée.

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19/06/2011

Tranche de vie : 18 juin 2011

« Je ne plaisante jamais avec l'humour. »

Frigyes Karinthy

 

Il y a 71 ans, Charles de Gaulle, sur les ondes de la radio depuis Londres, lançait un appel pour défendre la liberté et s'engager contre l'horreur nazie.

 

Il y 36 berges, naissait l'humoristique Jamel Debbouze. Nous l'avons vu sur scène à Thônex. Il est trop drôle et bourré de talent.

 

Fête de la musique à Genève. Un beau proverbe : Si la musique engendre l'amour, laissez-moi jouer jusqu'à l'ivresse. Nous allons applaudir le CMG Symphonique, une équipe de jeunets interprétants du classique avec dextérité, puis le Big Band autrichien Musikschule Mittleres Oberinntal Tirol, un groupe de saxs jazzy, bon malgré l'absence gênante d'une rythmique.

 

Les protestations se multiplient contre la politique menée par le gouvernement populiste rital. Berlusconi sera-t-il bientôt éjecté ?

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18/06/2011

Tranche de vie : 17 juin 2011

Pour améliorer la qualité de vie des habitants et développer la mobilité douce, la ville de Paris a osé. Et Genève ?

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Allons à la Fête en l’honneur des Conseillers administratifs d’Onex sortants : Philippe Rochat et René Longet. Le bilan de René est très bon. Avec peu de moyens, cette commune a développé une bonne approche conforme au développement durable et essaye de diminuer la fracture sociale entre les communes défavorisées et celles peuplées de nantis. Je connais peu Philippe Rochat. En tous cas, il a la réputation d’être un type réglo et bûcheur. Le groupe de jazz « Original Oldies » accompagne cet événement festif. Ce groupe de jeunes puise son répertoire dans les grands standards du jazz des années 30 et 40, que cet orchestre qualifie de « jazz chaleureux et enjoué ! » Ils font du bon boulot.

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17/06/2011

Tranche de vie : 16 juin 2011

A peine debout, je lis le centième numéro de la revue « Pages de gauche », en mangeant une délicieuse tarte aux abricots, œuvre de ma femme. Je me délecte avec le gâteau et avec la lecture de l'article de mon copain Pascal Holenweg, intitulé : « La politique est chose trop sérieuse pour être laissée aux gens sérieux ». Sa conclusion résume bien cet excellent écrit : « Si les révolutionnaires avaient été moins tristes, sans doute les victoires auraient-elles été plus heureuses. Ce que nous avons à faire, nous avons à le faire en riant. Des autres, évidemment. Mais de nous aussi. Ou de nous surtout ? » Je tente de m'engager dans mes combats politiques dans cet esprit de dérision.

 

Je participe au sondage de la Tribune de Genève : Les organisateurs des manifestations à Genève risquent une amende jusqu'à 100'000 francs en cas de casse. La liberté de manifester est-elle violée ? Je réponds évidemment Oui, étant impossible de maîtriser tout le monde. Les dirigeants des clubs sportifs paient-ils de telles amendes quand des supporteurs délirent ? La liberté de manifester est un droit élémentaire des droits humains. Les peuples des pays arabes le prouvent actuellement. Ne brimons pas nos libertés !

A quelques jours du départ en vacances d'été, il est temps de se mobiliser contre l'abandon des animaux de compagnie, acte d'égoïsme et de cruauté.

 

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14/06/2011

Tranche de vie : 13 juin 2011

Le député libéral genevois Edouard Cuendet, Secrétaire général du Groupement des Banquiers privés genevois, redoute, sur son blog, le retour de l'économie planifié, les syndicats préconisant une politique volontariste de création d'emplois. Edouard était moins virulent lorsqu'il exigeait l'intervention étatique pour sauvez les banques lors de la dernière crise financière ...

 

Plus de 57% des Italien-ne-s se rendent aux urnes et votent, entre 94% et 96% suivant les sujets, contre l'immunité pénale de Silvio Berlusconi, contre le retour au nucléaire et contre la privatisation de l'eau. Une belle claque pour Berlusconi. Vu ses frasques sexuelles, il a l'habitude des déculottées.

 

« Je voudrais que l'on quitte les chambres à coucher pour réinvestir le débat politique. », demande, avec clairvoyance, l'écrivaine Nathalie Kuperman. Bon là, Dominique Strauss-Kahn n'a plus une chance.

 

Jean-Marie Le Pen veut interdire la binationalité. Depuis que Pinochet n'est plus au pouvoir, Le Pen ne veut-il plus devenir franco-chilien ?

 

13 ans déjà : Tabarly remonte ! Bordel, remonte ! C'est bon, t'as battu le record de Jacques Mayol.

13/06/2011

Tranche de vie : 12 juin 2011

« Quéquette en juin, layette en mars. »

Pierre Desproges

 

Fête nationale russe. Le proverbe du jour est donc russe : Celui qui est le roi de la vodka, est le roi de la Russie. 

Jour des amoureux « dia dos namorados » au Brésil. On danse la samba couchée aujourd'hui !

 

Adhésion sur Facebook au Ministère de l'extérieur, de la rue et des espaces publics ouverts. Pages officielles du Ministère non officiel de ce qui lie l'humain à l'extérieur : manifestations, animations, spectacles, rencontres, etc.

 

Nous devions visiter l'expo « Van Dongen, peintre fauve, anarchiste et mondain », au Musée d'Art moderne de Paris, à l'avenue du Président Wilson. Malheureusement, aujourd'hui, l'établissement est fermé. Kees Van Dongen, peintre d'avant-garde, aimait s'indigner. Proche des milieux anarchistes, il s'engageait dans la dénonciation sociale et défendait, avec bec et ongles, la liberté. Ce meneur du mouvement artistique fauviste vénérait les plaisirs exquis de l'existence. Mondain, il était un fêtard invétéré. « Oui j'aime passionnément la vie de mon époque, si animée, si fiévreuse. Ah la vie, c'est peut-être encore plus beau que la peinture. », répétait-il. Formé à l'Académie Royale des Beaux-Arts de Rotterdam, il fréquenta très jeune la rue, s'inspirant ainsi des prostituées, des marins et des vagabonds habitant son quartier. Il peignait l'humeur de la ville, mais surtout les visages et les corps féminins, les fardant de couleurs vives et lumineuses. Provocateur, Kees jouait avec dextérité sur la chromatique des teintes éclatantes. Comment résumer le fauvisme ? Pour moi, il est un courant d'art fondé sur l'instinct, utilisant la planche des couleurs fortes pour faire éclater ses œuvres. Libre, audacieux et frondeur, ce mouvement cassa les dogmes académiques et provoqua quelques beaux scandales. Matisse résumait ce mouvement novateur par ces mots : « Quand je mets un vert, ça ne veut pas dire de l'herbe. Quand je mets un bleu, ça ne veut pas dire le ciel. » Kees van Dongen, Henri Matisse, Maurice de Vlaminck, Raoul Dufy ou Georges Braque sont quelques références du fauvisme.

 

Georges Pompidou, homme politique sans grand intérêt, mais passionné d'art contemporain dynamique et visionnaire, affirmait : « L'Art doit discuter, doit contester, doit protester. » C'est dans cette dynamique qu'a été montée l'exposition « Paris-Dehli-Bombay » au Centre Pompidou, de Beaubourg, à Paris. Curieux, nous allons la visiter. 50 artistes, indiens et français, ont réalisé des œuvres illustrant l'évolution de l'Inde sur les grandes thématiques de la vie : politique, environnent, social, économie, condition des femmes, religion, urbanisme, sexualité, ... Les regards croisés d'artistes venant de cultures et de pays différents sont riches. La multiculturalité apporte tant à l'humanité et n'est en aucun cas un danger, si nous la stigmatisons pas. Cette expo, avec quelques aspects sulfureux, a pour objectif non seulement de présenter différentes facettes de l'Inde, de promouvoir la culture contemporaine et aussi de favoriser le dialogue et des liens durables entre les cultures européennes et indiennes.

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Il manque deux lettres à Paris pour être un Paradis. Pas grand-chose d’autre ! J’adore cette Cité. Pourtant, il est déjà l’heure de la quitter pour retourner à Genève, beauté en plus petite.

11:18 Publié dans Tranches de vie | Tags : paris, brunier | Lien permanent | Commentaires (1)

12/06/2011

Tranche de vie : 11 juin 2011

« Il faut aimer son siècle et ne pas avoir peur de l'avenir. »

Yann Arthus-Bertrand

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J'envoie un message au dessinateur de presse Burki : Magnifique dessin ! Je rêve d'une Suisse ayant le même sens de l'humour que Burki !

 

A travers le monde, dans la rue comme dans les salons, il est de bon ton d'admirer le livre du vieux résistant Stéphane Hessel : « Indignez-vous ! ». A Genève, la majorité de droite et d'extrême-droite vote une loi restreignant la liberté de manifester et abîmant, en conséquence, l'Etat de droit ! Manifester est un droit humain éminemment respectable. En se servant, de manière populiste, des excès de violence intolérables, fort rares heureusement, du Black Block, pour limiter cette belle liberté de dire NON, la majorité du parlement cantonal salit l'image de Genève, symbole du respect des Droits de l'Homme. C'est grave ! Le référendum populaire s'impose !

 

Alain Juppé n'étant pas en position d'être candidat aux Présidentielles françaises, Jacques Chirac annonce qu'il votera pour le socialiste François Hollande. Pour faire chier Sarkozy, il est capable de tout. Vas-y Jacquot !

 

Pour instaurer son fameux bouclier fiscal, un gigantesque cadeau aux très riches, Nicolas Sarkozy avait argumenté, sans décence, sur la valorisation de la réussite, ajoutant : « Je n'ai pas été élu pour valoriser l'échec. » Quatre ans plus tard, il supprime ce cadeau ruineux pour les finances publiques. Valorise-t-il désormais l'échec ?

 

Il y a 141 piges, la marque de bières Amstel était créée à Amsterdam. Elle prit le nom de la rivière Amstel, dont l'eau était utilisée à sa réfrigération.

 

Sur Facebook, j'adhère au Comité de solidarité avec la lutte du peuple égyptien et à l'Intercollectif de solidarité avec les luttes des peuples du monde arabe. Depuis le geste ultime du Tunisien Mohamed Bouazizi, jeune chômeur qui s'est immolé le 17 décembre 2010, une vague de soulèvements révolutionnaires inédits, pacifiques et populaires, s'est emparée du monde arabe, exigeant que « dégagent » des systèmes dictatoriaux dont la si longue survie aurait été impossible sans l'ingérence et la complicité active des puissances occidentales et de leurs alliés. Après la Tunisie et l'Égypte, les peuples de tout le monde arabe ont engagé une lutte héroïque et déterminée pour faire vaciller ces vieilles dictatures, pour faire valoir leurs droits à la liberté et à la dignité. Et en Palestine, la longue lutte du peuple pour l'auto-détermination, le droit au retour des réfugiés et de leur famille, retrouve une nouvelle vigueur. Des mobilisations sociales sans précédent ont vu le jour : toute une jeunesse manifeste, hommes et femmes, rejointe par les classes populaires et moyennes brimées. Le processus révolutionnaire y articule aspirations et revendications politiques pour l'accès aux libertés fondamentales et revendications économiques et sociales (salaire minimum garanti, fin de la précarité des statuts des travailleurs, droits à la sécurité sociale, à des indemnisations chômage et à un logement décent, à la santé et à une éducation de qualité.) L'aspiration à jouir des droits civiques et des libertés démocratiques - individuelles et collectives -, l'exigence de conditions de vie compatibles avec la dignité humaine, le droit inaliénable des peuples à disposer d'eux-mêmes s'imposent. Partout, les manifestants clament : « Nous avons pris la parole. Pas de retour en arrière ! » Il est de notre devoir de soutenir ce vent de libertés.

 

Dixit mon épouse à mon propos : « T'es tellement positif que j'ai parfois l'impression de vivre au pays des Bisounours. » Positif oui, mais pas naïf ! Capitalisons sur les bons moments et mettons de côté les plus mauvais. C'est ainsi que nous construisons le bonheur.

 

Nous déjeunons au « Merci Cinéma Café » de Paris, un petit bistrot branché, dans un décor de cinéma, servant des plats du terroir, avec du goût et de l'originalité. Vachement cool !

 

Nous répondons à l'appel de la société civile japonaise pour une journée d'action internationale, en manifestant dans les rues de Paris.  Aujourd'hui, 11 juin 2011, trois mois se sont écoulés depuis le début de la catastrophe de Fukushima et la catastrophe écologique continue.

 

Direction Théâtre du Spendid. Multiplication d'éclats de rire pour la pièce « Mission Florimont » de Sacha Danino et Sébastien Azzopardi. Cinq comédiens délirent à une vitesse supersonique. Un gag par seconde ! Proche de l'humour des Monty Python, cette comédie historique joue avec les décalages et les anachronismes. Pas étonnant qu'elle ait été nominée pour les Molières 2010 dans la catégorie « Meilleure pièce comique ».

 

Dîner dans l'un des restos italiens les plus réputés de Paris : l'Altro. Vous le découvrirez à la Rue du Dragon, à Saint-Germain-des-Prés. Le bistrot possède un décor industriel branché, lui donnant une superbe esthétique. Nous choisissons un Mousseux avec des framboises concassées pour l'apéritif. Les légumes de saison flambés et Mozzarella marquent le lancement du festin. Les flammes montent de manière spectaculaire dans la cuisine vitrée, laissant le client admiré le travail de titan du jeune chef. Le feu bonifie le goût des légumes et leur offre un niveau de cuisson idéal. Enchaînement avec des pennettes à la crème, au citron et aux herbes. Le Tense D.O.C. « Sassella » de Nino Negri, un viticulteur de Lombardie, accompagne avec douceur ce beau menu. Il s'agit d'un Chiavennasca, variété de Nebbiolo de la Valtellina, chaleureux et suave. Pour finir, recommandation spéciale pour sa grappa à base de Nebbiolo.

 

Jazz pour finir la soirée. Nous descendons dans le Caveau de la Huchette, une scène mythique de Saint-Germain-des-Prés. Les « Dixie Ticklers » sont au programme, un jeune groupe britannique de Dixieland. Les musiciens sont très jeunes, mais maîtrisent déjà bien leur matière. Ils sont plein d'entrain et communique leur plaisir de jouer à la salle.

09:40 Publié dans Tranches de vie | Tags : paris, brunier | Lien permanent | Commentaires (0)

11/06/2011

Miscellanées parisiennes du 10 juin 2011

« L'amitié n'exige rien en échange, que de l'entretien. »

Georges Brassens

 

Journée mondiale contre le travail des enfants.

 

Notre pote Miguel Limpo a été élu à la Présidence des Verts de Vernier, ma commune d'origine. Je lui envoie un p'tit message : Félicitations et Champagne !!!!! Vernier, ville subissant beaucoup de nuisances, a besoin de Verts et de Socialistes forts. Vive l'écosocialisme !!!

 

A la Cité de la musique de Paris, nous entrons dans l'exposition « Brassens ou la Liberté ». Nous avions déjà vu la superbe expo de Miles Davis dans ce lieu. Aujourd'hui, c'est au tour d'un autre symbole de liberté : l'irrévérencieux libertaire Georges Brassens. Nous parcourons les grandes étapes du chanteur poète. Ses textes et ses musiques sont des remparts contre la connerie humaine. Avec plein d'humour et de tendresse, il a combattu, avec une force tranquille, le moralisme bien-pensant, les dangers des excès d'ordre public, l'arbitraire, les injustices, les curetons et l'indécence de la bourgeoisie. Une bonne partie de cette expo est consacrée à cet esprit libertaire. Le vieil anar a aussi chanté les plaisirs de l'existence et l'amour avec beauté : « Les amoureux qui s'bécottent sur les bancs publics ; Bancs publics bancs publics ; En s'foutant pas mal du r'gard oblique ; Des passants honnêtes ; Les amoureux qui s'bécottent sur les bancs publics ; Bancs publics bancs publics ; En s'disant des "je t'aime" pathétiques ; Ont des p'tites gueules bien sympathiques. »

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L'acteur Richard Gere défend la cause et la liberté du peuple tibétain devant le Congrès américain. Les démocraties doivent combattre l'oppression chinoise, humainement inacceptable.

 

Dîner dans notre bistrot thaï fétiche de Paris : Silk and Spice. Dans le deuxième arrondissement du beau Paris (6, rue Mandar), ce resto thaï est d'une qualité exceptionnelle, dans un lieu très cosy. Depuis 2007, à chaque fois que nous nous sommes rendus dans la capitale française, nous sommes venus manger dans ce temple de la gastronomie thaïlandaise. Manger est l'une des bonnes choses de la vie !

10/06/2011

Escapade parisienne

Dans le bus m'amenant à la Gare Cornavin, un p'tit gosse montre le Temple de Saint-Jean en criant : « Mon baptême, il habite là. » Trop chou, malgré mon anticléricalisme.

 

Dans le train, je lis « Charlie Hebdo » et « L'Echo des Savanes ». Cette dernière revue est consacrée à la désobéissance civile. Plusieurs personnalités définissent ce terme d'insoumission et de liberté de pensée. Ma préférence de contenu va à José Bové, extrait : « (...) La désobéissance est un acte non violent qui se fait à visage découvert. Un acte à la fois individuel et collectif, et dans lequel on ne se soustrait pas aux effets de la répression. » L'acteur Bruno Solo complète : « Savoir désobéir est si souvent pour moi un acte de bravoure, de courage, d'insoumission, de vigilance, de résistance et d'indépendance ... que je me demande encore pourquoi on me l'a si souvent reproché. » Nicolas Bedos, incarne cet esprit d'indignation, c'est héréditaire : « Je continue à désobéir à tous ceux qui me demandent de ne pas aborder certains sujets sensibles, tabous ou politiques. Je dis et j'écris à peu près tout ce que je pense, et j'en assume les conséquences. » Une conclusion de l'humoriste Régis Mailhot : « (...) Il faut désobéir à tout ; ceci est un ordre ! »

 

Nous arrivons à Paris. Les mots de Maxime Gorki me reviennent en tête. Se promenant dans les rues de la capitale française, l'écrivain russe glorifiait l'esprit révolutionnaire qui avait soufflé sur ce pays : « O France ! Tu a été le clocher du monde, du haut duquel, à travers l'univers, sonnèrent les trois coups de cloche de la justice, les trois cris qui éveillèrent les peuples d'un sommeil séculaire : Liberté, Egalité, Fraternité ! » Espérons que cet esprit régnera en 2012, année des Présidentielles françaises.

 

Paris est pour moi l'une des villes les plus belles et plus attrayantes de notre belle planète. Comme la décrit si bien Boris Vian : « Paris, où la musique, la gaieté et les rires règnent sans partage du crépuscule à l'aube. » Romantique à souhait, elle est la capitale, avec Rome et Venise, des amoureux. Ses vies culturelle et nocturne sont d'une richesse exceptionnelle. Tout est beau et animé. Tu lèves la tête et t'admires une architecture magnifique et diverse.

 

Délices au restaurant « Le Moderne », sis 40 rue Notre-Dame-des-Victoires, dans le 2ème arrondissement, à deux pas de notre hôtel. Dans un décor très design, éclairé de manière tamisée, le big chef Jean-Luc Lefrançois innove et conçoit des recettes remarquables. Nous commençons par une coupe de Champagne, cadeau de la maison. Le régale arrive avec un velouté raffiné de petits pois. La suite s'oriente sur un onglet de bœuf, d'une qualité de viande exceptionnelle, aux lasagnes de champignons épicés. Pour sortir, la tarte croustillante aux Gariguettes continue à exciter nos papilles. Nous arrosons ces mets fins, légers et originaux d'un Madiran du Château d'Aydie. Le cépage Tannat est musclé, tout en étant fortement aromatique et long en bouche. Ce resto est une très belle adresse, à retenir précieusement.

07:33 Publié dans Tranches de vie | Tags : paris | Lien permanent | Commentaires (0)