12/11/2011

Continuer sur le chemin de la victoire

3 sièges au Conseil national, de belles réélections de Liliane Maury Pasquier et de Robert Cramer au Conseil des Etats, une campagne de terrain remarquable forment le bon résultat des socialistes genevois-es aux élections fédérales. Un seul regret, la gauche ne sera pas majoritaire au sein de la délégation genevoise au Conseil national.

 

Au terme de ces élections, le comité de pilotage de cette longue campagne a établi un bilan pour bien identifier les points forts de celle-ci, mais aussi de cerner les améliorations à mettre en œuvre.

 

Lors d'une victoire, les aspects positifs sont nombreux : des ambitions élevées, le professionnalisme et le bon esprit du secrétariat « élargi », une Jeunesse socialiste innovante, la mise sur pied de 3 listes sous-apparentées, une gauche unie, une dynamique motivante impulsée par les deux candidat-e-s de l'Alternative au Conseil des Etats, une ligne politique claire, des idées et des propositions concrètes (dont plusieurs initiatives populaires) pour améliorer le sort de la population et une influence positive des primaires socialistes françaises ont participé à notre succès.

 

Mais, l'une des clés principales a été de construire une liste de fortes personnalités, capables de conserver trois sièges, ce qui représente une bonne performance. Aller chercher des femmes et des hommes, impliqués dans le tissu associatif et syndical, représentatifs de la pluralité des socialistes a été le premier boulot du comité de pilotage.  Les acteur-trice-s de cette liste solide ont su, de surcroît, construire un esprit d'équipe, malgré la saine concurrence existant entre des personnes visant légitimement un siège.

 

La campagne active, ciblée sur la proximité avec la population a été l'un des autres facteurs-clés de notre bon score. Grâce à un militantisme accru et à un soutien précieux du Parti socialiste suisse, pour la première fois depuis fort longtemps, nous sommes arrivés à mener une campagne sans le soutien onéreux d'une agence de communication.

 

Au registre des points négatifs, nous pouvons noter un excès du nombre de stands encourageant les candidat-e-s à la bougeotte et parfois à une présence trop fugace. Un code de déontologie plus précis, notamment sur les publications médias et les comités de soutien, aurait évité quelques tensions. Il est aussi consternant de voir la gauche stagner et l'abstentionnisme atteindre un niveau inquiétant, alors même que la crise financière sévit et que le développement durable et équitable est mis à sac par nos adversaires.

 

Evidemment, le manque d'argent n'a pas été un avantage pour le PSG. Nous avons mené une campagne avec 100'000 CHF de moins qu'il y a 4 ans, sans tenir compte, de plus, de l'inflation. Le but, à mon avis, n'est pas de trouver de nouveaux moyens. Le rôle des socialistes doit plutôt s'inscrire dans l'élaboration de lois limitant les frais de campagne, afin que l'argent ne supplante pas la démocratie.

 

Finalement, les socialistes ont une fois de plus prouvé que nous pouvions travailler très sérieusement, tout en prenant du plaisir. Comme disait Ho Chi Minh : « Pour réussir une grande œuvre, il faut un moral élevé. » Un grand merci aux candidat-e-s, aux membres du comité de pilotage, aux instances dirigeantes du parti et à toutes les militantes et militants qui se sont investis pour ces élections nationales. Un bravo tout particulier à Olga Baranova, Jonas Thion et notre secrétaire général Arnaud Moreillon, qui ont été les moteurs de cette campagne.

 

Un membre éminent du PLR me demandait le nom de notre agence de communication, trouvant notre campagne très efficace : le militantisme collectif est assurément gage de performance électorale pour que le PSG atteigne, dans deux ans, au moins 25% des votes.

 

Christian Brunier, responsable de la campagne du PSG des élections fédérales

14:04 Publié dans Politique | Tags : ps, politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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