10/12/2011

Le travail distribué est l’une des clés d’une société responsable

Venir tous les matins au siège de son entreprise pour prendre ses ordres de travail, repartir sur le terrain et ramener le soir son boulot au bureau, est souvent une hérésie. Pourtant, la plupart des entreprises fonctionnent encore sur ce modèle. Dans toutes les villes et régions, les déplacements deviennent calamiteux, les bouchons se généralisent et les transports publics sont surchargés. L'abondance des trajets effectués en véhicules individuels génère de fortes pollutions et crée des tonnes de CO2, fort dommageables pour notre santé et pour l'avenir de notre belle planète. Or, grâce aux nouvelles technologies, de plus en plus portables, il est possible de vivre et de travailler bien différemment, en conformité totale avec les dimensions du développement durable.

 

Avec les PC portables, les smartphones, la vidéoconfénce, le wi-fi, les outils de géolocalisation, le web, les réseaux communautaires ou les iPad, une foultitude d'outils existent pour prendre ses consignes de travail à distance, dialoguer interactivement avec ses collègues et ses clients, ou échanger des informations.

 

Socialement, le travail distribué offre un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Par exemple, travailler un ou deux jours par semaine à domicile est un moyen facilitant souvent la gestion des enfants. Se rendre directement chez un client ou sur un chantier situé à proximité de son domicile, sans passer par le siège de son entreprise, diminue stress et déplacements sans valeur ajoutée.

 

Le travail distribué est aussi un attrait pour attirer les nouveaux talents. Les jeunes ont l'habitude de vivre avec l'apport des nouvelles technologies et ont été formés dans l'esprit de cette manière de travailler. A titre d'exemple, à la sortie des examens, seuls 18% des retenus sélectionnaient la Sécurité sociale belge comme employeur privilégié. Cette régie publique étant devenue un modèle de travail distribué, aujourd'hui, 90% de ces jeunes  désirent y travailler.

 

La satisfaction clients fait partie de la dimension sociale du développement durable. Il est donc essentiel de montrer l'adéquation entre l'augmentation de cette satisfaction et le travail distribué. En promouvant cette culture de travail, les entreprises sont plus proches des désirs de leurs clients. Tout d'abord, parce que cette façon de travailler stimule la motivation de la majorité des collaboratrices et collaborateurs, plaisir se traduisant dans un accueil plus cordial et dans un échange plus efficace avec la clientèle. Mais, le travail distribué crée, de plus, de la proximité. Ainsi, une équipe de dépannage peut rester dans un secteur, recevoir ses demandes d'intervention via les nouvelles technologies, et agir plus rapidement.

 

Au niveau économique, toutes les expériences démontrent une augmentation forte de la productivité, par la motivation et la responsabilisation. En outre, le collaborateur agit sur le terrain plutôt que de stagner dans les embouteillages. La place de travail est redéfinie en lieux de vie conviviaux et générateurs de bien-être. Nous  reconvertissons les mètres carrés sous-occupés. Un responsable de vente d'une grande société occupait un grand bureau. Une étude démontra un taux de présence inférieur à 10%. Depuis, il a renoncé totalement à son bureau. Même si toutes les situations ne sont pas aussi extrêmes, la présence moyenne réelle, dans les bureaux, pour bon nombre de fonctions, dépasse rarement les 60%. En réaménageant les bureaux en espaces dynamiques, plus adéquats et chaleureux, nous diminuons assurément des coûts et libérons des mètres carrés pour des activités prioritaires. 

 

Ces lieux n'ont plus rien à voir avec les open-spaces instaurés à une époque. Ce concept se contentait de faire tomber les parois et de resserrer les espaces de travail. Les nouvelles places de travail aménagées ressemblent davantage à des espaces cocooning qu'à ces « halls de gare ». Chaque situation trouve le site le plus adéquat, le plus productif : local silencieux de réflexion, espace de créativité, salle de rencontres, etc.

 

Le travail distribué s'inscrit totalement dans les dimensions du développement durable. Pour réussir, cette nouvelle façon de travailler doit éviter de couper le lien primordial entre  les collaborateurs nomades ou semi-nomades et l'entreprise. Pour ceci, il est essentiel de veiller à la rencontre et à la cohésion des ressources formant les richesses humaines des entreprises. L'ère de mesurer le travail des gens sur la base de leur temps de présence est révolue. Il est bien plus intelligeant et responsabilisant d'évaluer les collaboratrices et collaborateurs sur le travail réalisé.

 

A l'avenir on dira de moins en moins au personnel quand, où et comment il doit travailler. La confiance devient le moteur de l'efficacité, la méfiance ne générant que de la bureaucratie et de coûteux contrôles déresponsabilisant. Ce concept de travail est favorable économiquement, socialement et écologiquement. Qu'attendent les entreprises pour se lancer dans cette évolution, bouleversant les ancestrales cultures de management.

 

Christian Brunier, ancien député PS

 

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Commentaires

Zéro commentaire?

Zéro commentaire de la FERT?

Ni de chercheurs d'emplois seniors mis au chomage 10 ans +/- avant retraite

Ni de blogs soutenant le ré-emploi de ces seniors suisses qualifiés licenciés au chomage sur des années avant retraite

Ni d'association soutenant les suisses licenciés avant âge car mis en concurrence à bas salaires avec de jeunes chômeurs issus de l'UE ?

N'existe-t-il aucun blog, aucune association, aucun soutien financé par nos propres impôts,
pour redistribuer l'emploi en incluant ou incluant l'exclusion due aux licenciements de nos séniors, qualifiés, expérimentés et n'en déplaise à certains, diplômés ?

Écrit par : graphycs | 12/12/2011

Christian Brunier,
si vous parlez emploi/société,

vous devez alors mettre en avant ici les rouages de ces emplois, les recrutements, les pouvoirs détenus par les agences de sélection.

Dire que pour trouver un job sur Genève, il faut passer par le filtre de la sélection qu'opèrent de jeunes embauchés/ées de grosses entreprises en mal de bénéfice

employées sélectionnées pour faire du recrutement, sans expérience ni connaissance culturelles ou autres,
est un euphémisme.

Voulez-vous savoir comment certaines de ces agences d'emploi sur la place de Gve excroquent leurs employés? Comment des chercheurs d'emploi ayant signé leur contrat d'embauche voient leur salaire imputé d'env. 1000chf/mois vs ce que le client de l'agence avait conclu?

Écrit par : graphycs | 12/12/2011

si notion de "travail distribué" existe,

cela implique la prise en compte de l'impératif des années de travail jusqu'à retraite.

Ce principe est simple, et implique l'obligation, pour le canton de Gve, de respecter les obligations d'emploi des suisses avant retraite.

Ce qui doit s'accompagner de l'obligation de ré-ambauche de suisses même âgés de plus de 45 ans, de 55 ans etc., soit: jusqu'à l'âge de la retraite suisse officielle.

Ce qui doit s'accompagner de l'obligation de non discrimination de ré-ambauche de suisses qualifiés pour cause d'âge,

face à de nouveaux venus de l'UE ou ex UE,
aux pretextes: devant ou ne devant pas occuper de nouveaux postes.

Écrit par : graphycs | 12/12/2011

sinon ma colère va impliquer ces français employés de banque ayant profité des restructurations investies par des chinois pour se faire valoir, employant des sans papiers, des chinois recrutés temporaires d'une agence chinoise pour travailler dans le dept IT international d'une grande banque privée

que le français salarié de cette banque et employeur de ces chinois temporaires non déclarés en Suisse, se rappelle son rôle dans la mort de son employée modèle, une coréenne dont le mari était 1 suisse malade d'un cancer en phase terminale,
- informaticienne assumant le bouclage avec débuggage des jobs de ces français nouvellement employés sans qualifs, touchant salaire après xmois de formation payés

- victime de harcèlements de frontaliers
- travaillant bien que sous arrêt de travail avec main cassée /os de la main brisés par 1 porte coupe-feu
- restant par peur de perdre son emploi, pour assurer et finaliser le job de fin d'année de tous projets tenus par ces mêmes frontaliers l'ayant harcelé,

y inclus les débuggs restant des merdes de ses frontaliers d'employés plus ou mois sans papiers dont une majorité faisaient leurs mise à jour de chômeur avec PE en fumant dans l'escalier de secours

sachant que les RH de Genève de cette banque privée étaient au courant
- que les chinois travaillant et vivant sur site genevois sur des mois étaient sans papiers, non déclarés, recrutés par des agences temporaires d'agences de Shangai
- que le chef français du département informatique de la banque avait engagé des français sans qualification, sans diplôme, sans papiers avec adresse postale via l'agence d'emploi créée par son ex-collègue

Écrit par : graphycs | 12/12/2011

Le travail distribué, oui! mais à qui ?

Écrit par : suisse qui peut | 12/12/2011

Le travail distribué, oui! mais à qui ?

Car ce qui se passe à Genève,
c'est le licenciement à tout va, abusif et sans possibilité d'action pour le salarié

c'est la multiplication d'agences d'emploi, franchises & autres
utilisant le bouclier de jeunes recruteurs sans qualification, expérience ni connaissance culturelle, voire sans permis

pour faire face aux "demandes de leurs clients"

Écrit par : suisse qui peut | 12/12/2011

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