07/01/2012

Une autre politique est possible !

Tandis que les pays européens bradent l'Etat social, le Venezuela l'augmente considérablement, voulant redistribuer équitablement les fruits de la croissance. Sous l'impulsion de son gouvernement socialiste, les indicateurs de développement social sont tous au vert !

 

La nationalisation des richesses du pays, qui avaient été spoliées historiquement par plusieurs multinationales, a boosté l'économie de ce pays et contribué à diminuer la pauvreté de manière spectaculaire, même si le chemin reste encore long pour atteindre la justice sociale.

 

Selon les Nations unies, le Venezuela a diminué, durant l'ère Chavez, sa pauvreté de moitié et a atteint la plupart des Objectifs du Millénaire pour le Développement. Ce pays offre un accès universel à l'éducation primaire, a rétréci le fossé entre filles et garçons dans l'enseignement secondaire et supérieur et a diminué de deux tiers la mortalité infantile. Une imposition plus équitable a été mise en place et plusieurs cadeaux fiscaux ont été supprimés, rapportant de conséquentes recettes.

 

Environ 40% du budget (atteignant globalement 69 milliards de dollars) seront investis dans la solidarité et la cohésion sociale en 2012. Cela reflète une croissance des dépenses sur le logement (88%), la sécurité sociale (45,8%), la santé (43%), la science et la technologie (27%), la culture (24%) et l'éducation (21,1%). Plusieurs investissements majeurs ont été votés dans des domaines primordiaux : éducation, santé, logement, sports, culture, infrastructures énergétiques, dispositifs de lutte contre les inondations.

 

Malgré ces augmentations, la dette reste sous contrôle. Durant les 12 années de présidence d'Hugo Chavez, la dette publique annuelle moyenne a été de 29% du PIB, d'après l'Office National pour le Crédit Public. C'est beaucoup moins que la dette publique annuelle moyenne durant le mandat présidentiel de 1989-1993 (71,5%) et durant le mandat de 1994-1998 (55,8%). C'est aussi radicalement moins que la dette de la Grèce ou des États-Unis, qui atteignaient respectivement 142% et 92% en 2010.

 

Hugo Chavez me gonfle avec son culte de la personnalité. Par contre, sa politique est, sur plusieurs aspects, originale, solidaire et intéressante.

16:22 Publié dans Politique | Tags : venezuela, social | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

Cher Monsieur, cessez enfin d'élucubrer! le Vénézuela doit se restreindre dans tous les domaines par tous les moyens du fait d'une économie exsangue décidée dictatorialement par votre ami Chavez, c'est chose unanimement acquise; ne venez pas déguiser la réalité de vos fantasmes idéologiques, ça ne donne de pain à manger à personne et ne fera pas remonter la cote de votre bonhomme ! Il est au fond du trou, il accuse le monde entier de son échec, et les USA en tout premier; votre attitude est un plat suivisme que pratiquaient déjà vos amis du socialisme réel sous Brejnev et consorts. Merci de nous apporter des blogs un peu plus instructifs intellectuellement. Bonne année !

Écrit par : Tonio | 07/01/2012

Chavez est assis sur un robinet de pétrole, ouvert en nettement plus grand que ses prédécesseurs, ça aide. Malgré cela, il ne parvient pas à développer son pays, qui devient de plus en plus tributaire des importations provenant de... la Colombie voisine. Parce qu'il décrête des distributions de lait aux enfants, mais ruine les propriétaires de vaches et les grossistes qui pourraient le fournir. Il décrête l'adduction d'eau partout, mais sans rien faire pour augmenter la captation. Du coup, la seule vraie conséquence, c'est la généralisation des coupures et leur répartition des plus équitables...
Dans son bled d'origine, sa famille, partie de rien, détient désormais tous les rênes économiques de la province. Ceux qui s'insurgent sont accusés de trahison et finissent en tôle.

Écrit par : Simone Bolivar | 08/01/2012

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