19/01/2012

Le droit de manifester est inaliénable

L’article 7 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen énonce clairement : « Le droit de manifester sa pensée et ses opinions, soit par la vole de la presse, soit de toute autre manière, le droit de s'assembler paisiblement, le libre exercice des cultes, ne peuvent être interdits. »

 

Le 11 mars, le peuple de Genève votera sur une loi limitant drastiquement le droit de manifestations sur le domaine public.

 

On ne peut pas applaudir les manifs du Printemps arabe, les rassemblements en Birmanie, l’occupation de Tien an men à Pékin ou les protestations contre l’autocratie en Russie, et, dans le même temps, introduire un régime de prohibition d’un droit démocratique inaliénable  à Genève, en utilisant scandaleusement les tristes casses durant G8. Il faut se rappeler que ces salopards de casseurs avaient agi en dehors de la manifestation contre les délires des milieux financiers et n’avaient rien à voir avec les 100000 indignés ayant défilé pacifiquement.

 

Tout démocrate doit s’opposer à la modification de la loi sur les manifestations, restreignant dangereusement un droit suprême

 

Christian Brunier, ancien député PS

21:38 Publié dans Liberté | Tags : liberté, manifester, manif | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Si je suis 100% d'accord avec vous pour s'opposer à cette loi, je vois en revanche mal ce que vient faire le mot "inaliénable" là-dedans. La loi restreint le droit de manifester, c'est clair, mais ne l'aliène pas. Un droit "inaliénable", je le rappelle, est un droit qu'on ne peut céder, transférer, vendre, etc. Il ne s'agit pas de cela ici, à moins que je n'aie pas compris.

Écrit par : Alain Noula | 20/01/2012

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