27/02/2012

Pour respecter nos valeurs d'égalité des sexes, une femme comme candidate PS au Conseil d'Etat

A René Longet, Président du Parti socialiste genevois

et à Arnaud Moreillon, Secrétaire général du PSG

 

« Le pouvoir, s'il est amour de la domination, je le juge ambition stupide.

Mais, s'il est acte de créateur et exercice de la création, alors, le pouvoir, je le célèbre. »

Antoine de Saint-Exupéry

 

Cher René, Cher Arnaud,

 

Dès l'annonce de la démission de Mark Müller du gouvernement genevois, plusieurs personnes ont pris contact avec moi afin de m'encourager à annoncer ma candidature à cette élection partielle du Conseil d'Etat.

 

Bien que très honoré par ces sympathiques sollicitations, j'ai décidé de ne pas présenter ma candidature pour les raisons suivantes :

 

Il est évident que le PS doit déposer une candidature. Un second siège gouvernemental serait conforme au potentiel électoral des socialistes à Genève et serait un retour à une certaine normalité.

 

Dans un monde où l'égoïsme atteint son paroxysme, où le développement durable est en péril et où la folie financière provoque une crise d'une ampleur exceptionnelle, plus que jamais le renforcement des forces prônant une société plus humaine est primordial.

 

Je suis naturellement intéressé par un siège au gouvernement. Mes expériences politiques (particulièrement celles du président du PSG et de chef de groupe au Grand Conseil), syndicales et associatives, associées à une formation et des compétences de gestion d'entreprise, m'offrent une opportunité de contribuer modestement à améliorer le sort des Genevoises et Genevois. Néanmoins, le PS étant déjà représenté au gouvernement par un homme, Charles Beer, et notre parti possédant plusieurs compétences féminines reconnues, il est essentiel que le PS, symbole d'égalité des sexes et de diversité, présente, pour cette élection partielle, une femme.

 

Dans l'article 2bis de nos statuts, il est stipulé «  Dans la désignation de ses candidat-e-s et la composition de ses organes, le PSG tend à réaliser le principe de la parité entre les hommes et les femmes. » Je demande simplement l'application de ce beau fondement.

 

Dans cette dynamique, je vous demande de bien vouloir convoquer les instances du parti, le plus rapidement possible, pour valider le principe d'une candidature féminine, en cohérence avec nos valeurs de promotion de la femme et de diversité dans nos représentations politiques.

 

En restant à votre entière disposition pour discuter plus longuement de cette question si vous le jugez utile et en vous remerciant de votre action, je vous adresse, Cher René, Cher Arnaud, mes amicales salutations.

 

Christian Brunier

18:07 Publié dans Politique | Tags : politique, genève | Lien permanent | Commentaires (3)

23/02/2012

Votations du 11 mars prochain

Dépose mon enveloppe de votes concernant les votations du 11 mars 2012. Je dis Oui à l'initiative populaire fédérale « Pour en finir avec les constructions envahissantes de résidences secondaires ». En limitant à 20% les résidences secondaires dans chaque commune helvétique, je privilégie la qualité de l'environnement plutôt que les bétonneurs et les spéculateurs.

 

J'approuve l'initiative fédérale « 6 semaines de vacances pour tous ». Travailler moins pour travailler mieux et vivre plus !

 

Je dis Non à l'épargne-logement, un cadeau aux plus favorisés payés par tous les contribuables, dont les familles modestes. Pas très social ce truc.

 

Accepte l'arrêté fédéral concernant la réglementation des jeux d'argent en faveur de l'utilité publique. Le revenu des jeux doit servir le bien commun.

 

Oui convaincu à la réglementation fédérale sur le prix du livre. Ce prix unique du livre sauvera de nombreuses librairies indépendantes face aux grands groupes, et favorisera la diversité et la liberté culturelles.

 

Niet à l'intro du mercredi matin à l'école obligatoire genevoise. Travailler plus pour apprendre plus est une illusion simpliste. « Enseigner ce n'est pas remplir un vase, c'est allumer le feu », disait Montaigne. Le défi est de rendre l'enseignement motivant pour les enfants et les jeunes et non pas transformer l'école en une usine de bourrage de crâne.

 

Refuse la loi modifiant la loi sur les manifestations sur le domaine public. Nous ne pouvons pas applaudir les manifs du Printemps arabe et censurer le droit  de manifester à Genève !

06:53 Publié dans Politique | Tags : suisse, genève, politique | Lien permanent | Commentaires (1)

22/02/2012

Miscellanées du 22 février 2012

Le nouveau Conseiller national soleurois Philipp Hadorn émet des oppositions face à l'avortement et au mariage homosexuel, au nom de ses croyances religieuses. Le socialisme est l'idéologie de la tolérance et des libertés. Une telle position de rejet ne mérite qu'un seul traitement: la mise à la porte du PS !

 

Un député français de l'UMP, Christian Vanneste, nie la déportation d'homosexuels, durant la Seconde Guerre mondiale. Cette déclaration homophone est dégueulasse et contraire au droit de l'humain le plus élémentaire, celui d'aimer !

 

« Le Figaro » a titré : « Sarkozy occupe le terrain des valeurs ». Boursières ???

 

Lu dans « Marianne », une déclaration de Sarkozy : « Je suis sobre, humble. » Je tombe. Le Président bling-bling, maqué avec les milliardaires, fréquentant la jet-set, joue le populo modeste.  Un rôle dans la future « Vérité si je mens » me paraît plus à sa pointure qu'une nouvelle législature de Président.

 

Plusieurs quartiers de Damas et d'Alep, seconde ville de Syrie, se soulèvent contre le régime dictatorial de leur pays. « Dégage ! » est le slogan des ces insoumis contre Bachar al-Assad. De son côté, le bourreau de sa nation poursuit sa répression contre le peuple. Bombardements et tirs sur les manifestant-e-s résument la politique du tyran. Les manifestant-e-s ne reculent pas. Avec un courage hors du commun, ils poursuivent leur lutte pour les libertés. Les insoumis syriens méritent le Prix Nobel de la Paix !

 

Regardons le film de Philippe Le Guay : « Les Femmes du 6ème étage ». Cette histoire, emmenée par Sandrine Kiberlain, Natalia Verbeke, Carmen Maura et le fantastique Fabrice Luchini, est une comédie sociale. C'est la rencontre, dans le Paris des années 60, entre un bourgeois s'emmerdant dans sa petite vie de snobinard et des femmes de ménage, immigrées espagnoles, très gaies et vivantes, malgré leur quotidien plus que modeste. Ce récit est intelligent, délicat et drôle.

06:57 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

19/02/2012

Feu vert pour les feux clignotant la nuit

Les feux de signalisation ont deux grandes missions : assurer la sécurité routière et réguler le trafic.

 

Celles et ceux résidant à proximité de telles installations peuvent, par contre, se rendre compte du bruit occasionné par les véhicules qui freinent, stagnent, puis redémarre, parfois avec la radio à fond.

 

De plus, si les feux de signalisation augmentent la sécurité routière habituellement, la zone verte devient une piste de lancement pour les tarés de la vitesse, dès que les rues sont moins fréquentées.

 

Habitant sur l'un des plus grands axes routiers de Genève, dominant un large carrefour, je suis un spectateur bien placé pour évaluer les bienfaits et les méfaits de ces feux.

 

Si la journée, ces installations sont souvent indispensables, notamment près des écoles et des lieux fréquentés par les enfants, les feux de signalisations pourraient être convertis en feux clignotants, dans la soirée. Les avantages seraient multiples. Premièrement, le bruit diminuerait sensiblement et augmenterait la qualité du sommeil des habitant-e-s proches des voies de circulation.

 

Ces feux clignotants éviteraient des arrêts inutiles de véhicules et restreindraient la pollution.

 

Finalement, ce régime nocturne éliminerait les zones vertes et inciterait les chauffards à la prudence, un fou du volant pouvant en croiser un autre à chaque carrefour. Le feu clignotant éveille indubitablement le sens des responsabilités et génère une attention particulière.

 

Durant une longue période de réaménagement du carrefour voisin de mon domicile, j'ai été en mesure d'apprécier la différence. Ça vaut vraiment la peine d'essayer dans un canton où la pollution sonore est mal combattue.

 

En adoptant une politique de ce genre, Genève ne tenterait pas une aventure pouvant s'avérer hasardeuse. La capitale britannique a considérablement restreint sa signalisation lumineuse. Sur la célèbre Kensington High Street, cette abolition a fait chuter de 60% les accidents.

 

Aux Pays-Bas, ce type d'expériences devient contagieux. Là encore, le nombre d'accidents baisse, la fluidité du trafic s'accentue et l'amabilité entre usagers de la route devient la règle. 

 

Dans ce contexte, je ne comprends pas l'entêtement du Département de l'Intérieur et de la Mobilité de l'Etat de Genève qui refuse d'entrer en matière sur cette idée, même à titre pilote. La volonté de rechercher des solutions pour augmenter le bien-être de la population devrait pourtant prendre le dessus sur des résistances au changement ne créant que de l'immobilisme.

 

Christian Brunier, ancien député socialiste

 

12/02/2012

Court séjour à Marrakech, la cité rouge

« Quand on va à la Place Jemaa El-Fnaa de Marrakech, en écoutant les conteurs,

on voit bien qu'il y a un véritable humour arabe qui n'est pas loin de l'humour juif. »

Jamel Debbouze

 

Ssalamu 'lekum (La Paix soit avec toi !). Nous venons de passer trois jours au Maroc, à Marrakech. Se mirant dans les neiges de l'Atlas, en face, au bout du désert, Marrakech la belle se pavane. Cette ville-musée, aux murs rougeâtres, symbole de passion, incarne la douceur de vivre. Pour la seconde fois de ma vie, j'arrive dans cette cité fascinante, hors du temps, avec l'envie de la parcourir en long et en large, d'y découvrir les moindres curiosités.  Sa Médina foisonnante, ses mosquées, ses palais éclatants, ses habitant-e-s accueillant-e-s, sa chaleur humaine en font une merveille du monde. Je suis excité de revenir ici.

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Photo : Christian Brunier

Premier jour ...

 

Nous débarquons dans notre Riad : le Riad Carina ... Enchantement, notre lieu de résidence offre une vue unique sur le Palais El-Badi. L'accueil est à l'image de la tradition marocaine, mélange de gentillesse et de douceur. A notre arrivée, nous buvons le thé à la menthe, symbole d'hospitalité. Notre chambre se trouve sur la terrasse. Les cigognes du Palais El-Badi nichent à 5 de nous.

 

Nous partons flâner sur la Place Jemaa-el-Fna. C'est le cœur de la médina. Colorée, vivante, joyeuse, elle rythme la vie de la Cité. L'espace culturel de cette place  a été inscrit en tant que Patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'Unesco, en 2001. Le soir, le rideau se lève sur des artistes de tous poils : conteurs, musiciens, dresseurs d'animaux, jongleurs distraient les touristes et surtout les autochtones. Les stands de nourriture se dressent à une vitesse vertigineuse et crée rapidement une ambiance enfumée.

 

Nous déjeunons dans le resto « Les Terrasses de l'Alhambra ». Nous sommes déjà venus dans cet établissement dominant la Place Jemaa-el-Fna. Nous prenons place sur la terrasse. Le soleil nous réchauffe, après avoir passé plusieurs jours dans un hiver glacial à Genève.

 

Parcourant le souk, nous nous arrêtons à la Maison de la photographie. De vieilles photos du Maroc sont présentées dans un cadre pittoresque. La terrasse offre une vue panoramique sur Marrakech, le joyau du Maroc. Sur ce point de vision, je communie avec les paroles de l'anthropologue Malek Chebel : «  Marrakech dégage une atmosphère que je n'ai ressentie nulle part ailleurs, comme si ce territoire était gagné par la grâce. »

 

Nous prenons le soleil dans la cour du Musée de Marrakech, lieu où se trouve l'un des plus agréables cafés de la ville.

 

Visitons la médersa Ben-Youssef. Au milieu de XIVème siècle, le sultan Abou el-Hassan construisit cette université coranique qui pouvait accueillir jusqu'à 900 étudiants. Le décor est époustouflant, tant les bois et la pierre sont  taillés avec minutie. La cour constitue un chef d'œuvre de l'architecture hispano-mauresque. Le marbre blanc couvre le sol et le bas des murs très travaillés. Le bois sculpté ou peint complète l'ornement. Nous avons le souffle coupé par tant de beauté.

 

Nous parcourons ensuite le Musée de Marrakech. Au cœur de la ville rouge, le Palais Menebhi, datant du XIXème siècle, était très dégradé et totalement abandonné. Omar Benjelloun et sa fondation décidèrent de le réhabiliter à grands frais et de le transformer en Musée de Marrakech. Cette demeure de 2'000 m2 nous fait découvrir le faste des palais marrakchies. Nous avons les yeux tout ébouriffés par les beautés que nous admirons.

 

Nous admirons la mosquée Koutoubia, la mosquée des libraires. Ce joyau a pris son nom des vendeurs du souk, qui à ses pieds, vendaient des livres et manuscrits. « Un livre est une fenêtre par laquelle on s'évade », écrivait Julien Green. Espérons que ce lieu religieux représentera encore longtemps ce symbole de liberté. Ce monument d'une hauteur de 77 mètres, construit dans du grès rose, est une construction d'inspiration de l'architecture hispano-mauresque. Cette splendeur vit le jour au 12ème siècle. Le décor raffiné change extérieurement à chaque face.

 

Je suis ébahi en voyant les mobylettes - très polluantes, bruyantes et puantes - s'engouffrer  à tombeaux ouverts dans les ruelles étroites et tortueuses de la médina, frôlant les piétons et les multiples charrettes tirées par des ânes. Je comprends mieux comment le Mollah Omar a échappé en mobylette à la CIA et à l'imposante Armée US.

 

Délassement sur la terrasse de notre Riad. Parcourant le Maroc, Pierre Loti écrivit : « Oublions tout et jouissons seulement au passage des choses qui ne trompent pas. Des belles créatures, des beaux chevaux, des beaux jardins et des parfums de fleurs. » Je ne peux que lui donner raison.

 

Plusieurs fois par jour, nous entendons les prestations des muezzins qui prêchent par haut-parleur en haut des minarets. Ils prétendent disperser l'ombre par les mots saints du Coran. Je n'aime pas beaucoup les religions. Cependant, je reconnais trouver assez émouvant d'entendre ces appels mélodiques au crépuscule, lorsque le soleil couchant colorie Marrakech d'une robe rouge-orangé. Ce n'est peut-être pas un hasard si « minaret » provient du mot arabe « alminar », signifiant le lieu de lumière.

 

Retournons à une super adresse : le Kosybar. Design lounge, musique souvent jazzy, ayant une auguste terrasse dominant la célèbre Place des Ferblantiers. Vue imprenable sur la ville et sur les nids de cigognes voisins, dégustez un bon verre de rosé des Coteaux de l'Atlas en fin d'après-midi. La nuit tombe en un éclair, les cieux passant d'un bleu azur aux teintes rougeâtres du feu, avant de plonger en un temps record dans la nuit noire. Petite cerise sur le gâteau, son personnel est très avenant. La température chutant, nous prenons l'apéro au coin du feu.

 

La vigne est l'un des multiples joyaux du bassin méditerranéen. A la faveur de son climat tempéré, de son ensoleillement généreux et de la richesse de ses terroirs, le Maroc est une terre de prédilection pour le vin. Nous apprécions tout spécialement les crus du Moyen Atlas. Ses raisins poussent sur les contreforts de cette montagne, à une altitude de 500 et 700 mètres. Sa pluviosité modérée, ainsi que de riches périodes de soleil, offrent à ses vignobles une situation exceptionnelle.

 

Nous allons dîner dans le très touristique, le « Dar Essalam ». D'habitude, nous n'aimons pas les gargotes bourrées de touristes. Ici, les qualités du site et de la bouffe comblent largement ce handicap. Hitchcock a même tourné, dans cet endroit, un passage de son film « L'Homme qui en savait trop ». Ce restaurant mijote de la gastronomie marocaine dans une salle typico-majestueuse ressemblant à un palais. Les quantités sont astronomiques. De la salade marocaine au couscous, des tagines en passant par les fruits de saison, la qualité est présente. Le Guerrouane rouge est à point pour accompagner brillamment les plats. Un petit groupe musical joue discrètement de la musique folklorique locale, un peu ignoré par les bouffeurs invétérés. Deux danseuses participent aux divertissements de la soirée. N'oubliez pas de sortir la tronche de vos assiettes pour les applaudir et ainsi valoriser leur talent. Un seul regret, pourquoi ce resto n'avait-il plus d'oranges à la cannelle ? La dernière fois, j'en avais dégusté de trop bonnes.

 

Second jour ...

 

Le soleil se levant, méditons ces paroles d'Eugène Delacroix : « La vie dans ces pays du soleil est doublée par la sensation de plaisir de l'air et de la lumière. Le beau court les rues. On pense peu à toutes les vanités qui nous troublent la tête. »

 

Départ, après un bon p'tit-déj, au Jardin de Majorelle. Romantiques, nous nous y rendons en calèche. C'est Jacques Majorelle, artiste-peintre et fils de l'un des maîtres ébénistes pionnier de l'Art Nouveau français, qui créa, dans les années 30, ce jardin paradisiaque. Il fit naître dans sa plantation une partouze d'essences rares et des yuccas, nénuphars, jasmins, bougainvilliers, toute une farandole de palmiers et de cactus. Après une période d'abandon, c'est Yves Saint-Laurent qui a repris ce trésor de verdure dans lequel se trouve un mémorial en souvenir de ce grand couturier. Les oiseaux squattent ce parc comme fascinés par la beauté de l'endroit. Evoquant cet espace Yves Saint-Laurent affirmait : « Depuis de nombreuses années, je trouve dans le Jardin de Majorelle une source inépuisable d'inspiration et j'ai souvent rêvé à ses couleurs qui sont uniques. » Jouisseurs de tous pays, unissons-nous !

 

Revenons à pied vers la médina, en traînant à travers le souk. Nous allons déjeuner au Café Berbère. Je dévore une salade, un couscous merguez et trouve enfin mes oranges à la cannelle.

 

Moment de contemplation, de lecture et d'écriture au soleil sur la terrasse de notre Riad. Les rayons du soleil nous apportent une chaleur bienvenue, en ce mois de février glacial en Europe. Paradisiaque ! Les cigognes nichent à côté de nous. Au terme de mamours, notre couple de cigognes voisin se bat pour une brindille à placer dans le nid. L'un la pose là, tandis que l'autre la reprend pour la mettre ailleurs. Durant plusieurs minutes, ils se chamaillent, tirant cette minuscule branche d'un bout à l'autre du nid. Comme dit ma chérie : « Ils ne sont pas du tout d'accord pour l'aménagement de l'appartement. »

 

Retour au Kosybar, sans passer par le start. Cette fois, il fait suffisamment chaud pour se poser sur la terrasse surplombant la Place des Ferblantiers. La vue est magistrale. Nous dégustons des pinards de Meknès. Ariane, un rouge. Moi, un blanc. Le ciel joue au caméléon, changeant de couleurs continuellement. Le spectacle visuel est monumental.

 

Nichée au fond d'un derb, (13, derb Laarsa), nous allons dîner au « Mama Ti Lee ». Bien caché, il faut vraiment vouloir y aller pour le trouver. Le décor est design. La cuisine est un mélange de la gastronomie française et de la marocaine. La patronne est une Française. Je mange un capuccino de champignons, tandis que la belle choisit une terrine de saumon au fromage pour l'entrée. Le croustillant d'épaule d'agneau est pour Madame, alors que le filet de Saint-Pierre m'est consacré. Pour le dessert, Ariane craque pour un dessert au chocolat blanc et noir. Le mien est à base d'orange. Cette cuisine est surprenante et de très bonne tenue.

 

Troisième jour ...

 

Quel privilège de se lever avec la vue sur le Palais El-Badi « l'incomparable ». Ces ruines sont les vestiges d'un Palais ayant eu la splendeur de ceux des Milles et une Nuit. Les travaux pour bâtir cette merveille ont duré 25 ans, fantasme du souverain Ahmed el-Mansour, mort en 1603. Le souverain alaouite Moulay Ismail démantela, dès son accession au pouvoir en 1672, ce monumental bâtiment et utilisa une partie des richesses architecturales récupérées pour embellir son Palais à Meknès. Au loin, l'Atlas enneigé est bien rangé sur l'étagère dominant le territoire marrakchie. Nous l'apercevons dans sa parure blanche teintée d'un flou à la David Hamilton.

 

Cheminons à travers Marrakech et faisons plusieurs achats. « Marrakech, surgie des sables, est une profonde et inépuisable réserve d'humanité », écrit  Rajae Benchemsi dans son ouvrage « Marrakech, lumière d'exil ». Qu'ajouter de plus ? Consommer cette réserve d'humanité est le programme du jour.

 

La musique résonne à chaque coin de rue. Ici la TV n'a pas encore tué le contact, le dialogue entre les gens, la chaleur humaine et l'animation conviviale.

 

Nous nous arrêtons au resto « Les Prémices », donnant sur la Place Jemaa-el-Fna, pour déjeuner, au soleil.

 

Télétransportation au Palais de la Bahia, « La brillante ». Magnifique demeure du 19ème siècle s'étendant sur 8 hectares au milieu des orangers, des bananiers, des jasmins et des cyprès. Comptant 150 pièces, pas toutes visitables, cette demeure est un labyrinthe géant, une sorte de cerveau tortueux. La gigantesque cour de marbre dégage une ambiance particulière, avec au loin les palmiers mis en évidence par un ciel d'un bleu éclatant. La sérénité est de mise, alors que le site est survolé par des tas de cigognes très majestueuses. Dans ce lieu, plusieurs cinéastes - dont Henri Verneuil - ont façonné leurs œuvres.

 

Bain de soleil et de plaisir sur la terrasse pleine de charme de notre Riad. Nous sommes en compagnie de notre soleil inséparable durant notre séjour et de bruants striolés, les oiseaux de Marrakech, qui gazouillent et partent en chasse de nos miettes nées de nos maladresses matinales.

 

Passage obligé au Kosybar pour boire un bon verre de rosé et de blanc et admirer le soleil se coucher, à vitesse grand V, sur cette cité de rêve.

 

Repartons arpenter la médina pour dealer quelques achats et découvrir quelques recoins. En slalomant dans les ruelles entrelacées, nous atteignons notre but : la Maison Arabe. Cocon exquis où cohabitent finesse architecturale, mobilier design, douceur de vivre et haute gastronomie. Plusieurs grandes figures de l'histoire trouvèrent refuge dans ce lieu de quiétude, telles que Jackie Kennedy, Arthur Hemingway ou Winston Churchill. A ne pas confondra avec le Café Arabe, une bonne adresse aussi de Marrakech, où nous avions dîné lors de notre premier voyage. Le Café Arabe est un mélange de lounge bar et de resto. Ici, c'est plus serein. Nous prenons place au restaurant des Trois-Saveurs, la marocaine, l'asiatique et la française. Je choisis la marocaine. Mon amour s'axe sur l'asiatique. Mon entrée est une pastilla aux légumes, toute en finesse et en harmonie. Mon plat principal se compose d'un succulent tagine de poulet aux pêches séchées. Mon festin se clôt par des fruits de saison caramélisés délicatement et une crème vanillée extrêmement légère. Pour le vin, notre choix s'oriente sur un Beauvallon rouge. 100% Carignan, vieilli en fût, ce vin bien en rondeur, se distingue avec quelques arômes de cannelle et d'épices ensoleillées. Des musiciens virtuoses accompagnent ce repas avec talent. Une charmante soirée pour des amoureux comme nous.

 

Déjà l'heure du retour sur Genève. Nous avons, à nouveau, passé un séjour divin. Nous pensons déjà à revenir dans ce beau pays, mais cette fois-ci, pour le sillonner et y découvrir d'autres merveilles. Choukrane (Merci) !

 

20:38 Publié dans Voyage | Tags : voyage, maroc, marrakech | Lien permanent | Commentaires (2)

05/02/2012

Miscellanées du 5 février 2012

Dans leur élan d'évolution démocratique, les communistes cubains limitent les mandats des dirigeants politiques a deux fois cinq ans. Et dire que le parlement genevois a rejeté violemment mon projet de loi voulant restreindre les mandats politiques à trois fois quatre ans.

 

Le « Parti de Rien » est créé dans le Pays de Vaud. Son fondateur affirme être ni de droite, ni de gauche et surtout pas au centre. Les politiciens positionnés à nulle part, ça ne manque pas pourtant.

 

Raphaël Henry, candidat du Mouvement citoyens vaudois au Grand Conseil, a affiché sur Facebook la photo d'un buste SS, l'inscription Waffen SS dans sa galerie de photos, les sigles de toutes les divisions de cette organisation sanguinaire et une blonde harnachée de la panoplie nazie. Questionné par les médias, ce collectionneur d'armes (ce n'est pas rassurant) a expliqué que cet affichage indécent était « un hommage rendu à une armée d'élite, une armée de milice comme celle de la Suisse. » Et lorsqu'il postera la photo d'Hitler, ce sera pour rendre hommage à la moustache de Charlot ?

 

Hamid Karzai, le Président de l'Afghanistan, déclare avec justesse et sagesse : « Le processus de paix et de réconciliation incombe à la nation afghane, et aucun pays ni aucune organisation étrangère ne peut ôter ce droit aux Afghans. » Les armées étrangères doivent quitter l'Afghanistan et laisser libres les Afghans de définir leur avenir, en espérant qu'ils choisiront les voies de la démocratie et de la liberté.

 

Oscars aux USA : « The Artist » même pas nominé pour les meilleurs dialogues ...

 

Entendu des paroles teintées de bon sens pour résumer le quinquennat de Sarkozy : « Il a commencé par donner aux riches et fini par prendre aux pauvres. »

 

Marine Le Pen glorifie la famille. Mais pas pour tout le monde. Le projet du Front national est clair : Pour les étranger, ce parti souhaite la « suppression du regroupement familial. » Le droit élémentaire de voir des enfants vivre avec leur maman et leur papa, Marine Le Pen n'en veut pas. Et dire que 30% des Français disent pouvoir voter pour elle. La France des droits de l'humain est piétinée.

 

Le QG de campagne de Marine Le Pen se trouve à la rue des Suisses à Nanterre. La honte ! La Suisse, détentrice des principales Conventions de l'humanitaire et des droits humains, devrait demander de débaptiser cette rue ...

 

François Hollande veut distribuer du blé aux pauvres. Pour l'instant, c'est lui qui a reçu un sac de farine.

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13:10 Publié dans Liberté | Tags : politique | Lien permanent | Commentaires (0)