31/05/2012

Ne pas céder lors de violations des droits humains

« Nous devons nous engager à ce que la France soit exemplaire dans le domaine du respect des libertés individuelles et collectives dans les termes voulus

par la Constitution et la Charte Européenne des Droits Fondamentaux. »

François Hollande

 

« J'aime beaucoup le football, mais ce qui se passe en Ukraine est un problème », dixit François Hollande.

 

Fidèle à la tradition humaniste du mouvement socialiste, le nouveau Président français a montré sa fermeté face aux multiples violations des droits humains perpétrées par le régime autocratique à la tête de l'Ukraine.

 

François Hollande est prêt à boycotter l'Euro de football, qui se déroulera, dès le 8 juin 2012, en partie en Ukraine. Il condamne, par cet acte, le traitement inhumain infligé à l'ancienne Première ministre ukrainienne Ioulia Timochenko et à de nombreux opposantes et opposants politiques.

 

L'ancienne dirigeante charismatique de la Révolution de velours, qui avait marqué pacifiquement  la fin du  stalinisme dans ce pays d'Europe de l'Est, est condamnée à sept ans de prison pour un pseudo abus de pouvoir. La justice corrompue, vendue au pouvoir en place, enferme plusieurs personnes contestataires, sur la base de parodies de procès.

 

Dans son rapport annuel, Amnesty international place sous les projecteurs l'Ukraine. La torture, les sévices physiques, ainsi que le manque d'indépendance de la justice inquiètent cette association de lutte en faveur des droits de l'homme.

 

Ioulia Timochenko est, actuellement, détenue à Kharkiv, dans des conditions inhumaines. Même sa salle d'eau est placée sous caméra, ne respectant aucune intimité. L'humiliation est constante. Sa santé se dégrade gravement et son hernie discale est mal soignée. L'Union européenne, sous l'impulsion d'Angela Merkel et de François Hollande, s'indigne du traitement de l'ancienne Première ministre et de ses conditions d'incarcération inacceptables.

 

Hollande a raison de s'offusquer contre les dérapages démocratiques graves du pouvoir autoritaire ukrainien. Il accomplit ce geste sans donner de leçons. Le boycott est un moyen de combattre l'oppression, mais d'autres recettes existent. Les autres gouvernants peuvent se rendre à cet événement sportif en demandant de pouvoir visiter des prisonniers d'opinion. Des événements médiatiques critiques contre ce pouvoir dur peuvent être organisés pour mobiliser l'opinion internationale contre ces fractures aux droits humains. D'autres actions de sensibilisation peuvent s'avérer très efficaces. L'important est de montrer de la fermeté contre toute violation des droits humains.

 

Soucieux des libertés, sans arrogance, le Président français a su donner le ton, en laissant chacune et chacun jouer sa partition. Encore un bel exemple du « gouverner autrement ».

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