31/05/2012

Ne pas céder lors de violations des droits humains

« Nous devons nous engager à ce que la France soit exemplaire dans le domaine du respect des libertés individuelles et collectives dans les termes voulus

par la Constitution et la Charte Européenne des Droits Fondamentaux. »

François Hollande

 

« J'aime beaucoup le football, mais ce qui se passe en Ukraine est un problème », dixit François Hollande.

 

Fidèle à la tradition humaniste du mouvement socialiste, le nouveau Président français a montré sa fermeté face aux multiples violations des droits humains perpétrées par le régime autocratique à la tête de l'Ukraine.

 

François Hollande est prêt à boycotter l'Euro de football, qui se déroulera, dès le 8 juin 2012, en partie en Ukraine. Il condamne, par cet acte, le traitement inhumain infligé à l'ancienne Première ministre ukrainienne Ioulia Timochenko et à de nombreux opposantes et opposants politiques.

 

L'ancienne dirigeante charismatique de la Révolution de velours, qui avait marqué pacifiquement  la fin du  stalinisme dans ce pays d'Europe de l'Est, est condamnée à sept ans de prison pour un pseudo abus de pouvoir. La justice corrompue, vendue au pouvoir en place, enferme plusieurs personnes contestataires, sur la base de parodies de procès.

 

Dans son rapport annuel, Amnesty international place sous les projecteurs l'Ukraine. La torture, les sévices physiques, ainsi que le manque d'indépendance de la justice inquiètent cette association de lutte en faveur des droits de l'homme.

 

Ioulia Timochenko est, actuellement, détenue à Kharkiv, dans des conditions inhumaines. Même sa salle d'eau est placée sous caméra, ne respectant aucune intimité. L'humiliation est constante. Sa santé se dégrade gravement et son hernie discale est mal soignée. L'Union européenne, sous l'impulsion d'Angela Merkel et de François Hollande, s'indigne du traitement de l'ancienne Première ministre et de ses conditions d'incarcération inacceptables.

 

Hollande a raison de s'offusquer contre les dérapages démocratiques graves du pouvoir autoritaire ukrainien. Il accomplit ce geste sans donner de leçons. Le boycott est un moyen de combattre l'oppression, mais d'autres recettes existent. Les autres gouvernants peuvent se rendre à cet événement sportif en demandant de pouvoir visiter des prisonniers d'opinion. Des événements médiatiques critiques contre ce pouvoir dur peuvent être organisés pour mobiliser l'opinion internationale contre ces fractures aux droits humains. D'autres actions de sensibilisation peuvent s'avérer très efficaces. L'important est de montrer de la fermeté contre toute violation des droits humains.

 

Soucieux des libertés, sans arrogance, le Président français a su donner le ton, en laissant chacune et chacun jouer sa partition. Encore un bel exemple du « gouverner autrement ».

23/05/2012

Hollande in America

« Nous devons être fidèles au rêve de ceux qui ont voulu le progrès social.

Faites ce rêve avec moi ! Ce sera la réalité de demain ! »

François Hollande

 

François Hollande avait commencé sa carrière internationale de Président en allant dîner avec la Chancelière allemande, dès le soir de son intronisation.

 

La suite se passe aux USA, avec une rencontre avec Barack Obama dans son bureau ovale de la Maison-Blanche, une autre avec Hilary Clinton, une séance du G8 à Camp David, un G20, puis un sommet de l'OTAN à Chicago, et une bonne dizaine de bilatérales avec des  influents de la planète.

 

L'examen est un succès pour le nouveau Président Hollande sur différents axes cruciaux pour l'évolution de la planète.

 

Certains prétendaient que les dirigeants mondiaux voyaient d'un mauvais œil l'élection d'un socialiste à la tête de l'Hexagone. L'accueil a été au contraire chaleureux. Par son humour et son intelligence, Hollande a su créer rapidement du lien avec ces figures du pouvoir mondial. Evoquant la première rencontre entre Hollande et Obama, Aquilino Morelle, le Conseiller politique du Président français, a déclaré : « Le courant est passé tout de suite. »

Le tutoiement entre les deux hommes a été immédiat. Les bons mots ont fusé entre ces deux esprits vifs et drôles.

 

François Hollande a su imposer sa vision pour combattre la crise économique mondiale. Englués dans l'austérité, les dirigeants du monde ne voyaient pas d'issue à cette problématique. La croissance par la relance est la recette du socialiste français, repris en cœur par les grands du monde. Barack Obama a adopté une posture à la Hollande : « Nous devons trouver une approche responsable combinant consolidation budgétaire et soutien fort à la croissance. » Une thématique qu'il compte bien reprendre à son compte dans sa course à la réélection.

 

Face au géant chinois, François Hollande ne s'est pas dégonflé. Il a demandé des relations plus équilibrées et des échanges commerciaux basés sur la réciprocité. Il a insisté aussi pour que le Yuan devienne enfin une monnaie convertible.

 

Ils voulaient tous faire plier le petit nouveau sur l'Afghanistan. Là encore, Hollande a tenu le cap et est resté fidèle à ses promesses. La France a confirmé son retrait militaire anticipé du bourbier afghan. François Hollande a osé dire aux grands de ce monde que le retrait d'Afghanistan n'était pas négociable pour la République française.

 

Les avis sont unanimes. François Hollande a réussi son bizutage parmi les dirigeant-e-s de la planète et a démontré qu'il fallait compter avec la France. Il a imposé son style : décontracté sur la forme, fermeté de conviction sur les dossiers.

 

Le dernier mot revient à la journaliste Laure Bretton, qui dans « Libération » résumait si bien  le déplacement US de François Hollande : « Le Président français a voulu donner une triple image : le dirigeant au travail sans perdre une minute, le président tenant ses promesses de candidat et celui par qui pouvait venir le changement. » Yes we can !

20/05/2012

Au revoir Kaboul, mais pas adieu

«  J'engagerai un retrait immédiat de nos troupes d'Afghanistan :

il n'y aura plus de troupes françaises dans ce pays à la fin de l'année 2012. »

François Hollande

 

Pour l'opinion publique, les forces internationales étaient parties motivées pour chasser les Talibans du pouvoir en Afghanistan et promulguer le respect des droits humains. C'était tentant, les Talibans maltraitaient leur population, humiliaient les femmes, violaient les règles démocratiques et interdisaient même la musique. L'Occident allait chasser les méchants intégristes islamiques. Qui pouvait être contre ?

 

Mais voilà, au-delà des sornettes racontées aux populations occidentales, la vérité n'est pas si simpliste.

 

Après plus de onze années de guerre, le bilan est catastrophique. Le quotidien des Afghans est toujours empoisonné par la guerre. Les attentats, les affrontements et les actes de violence s'égrainent en continue. La haine et la vengeance gangrènent ce pays, qui se sent occupé. Plus les armées étrangères restent, plus les Afghans se réfugient dans les bras dangereux des Talibans. Ils étaient le diable. L'Occident les a transformés en symbole de résistance contre les armées étrangères envahisseuses.

 

Les actes barbares impulsés par les Talibans restent la règle. Les violences conjugales, les lapidations, le port de burqas et autres pratiques néfastes à l'épanouissement des femmes perdurent malgré la volonté de changement du Président Hamid Karsai.

 

Les forces internationales, qui voulaient substituer ces usages par des traditions bien occidentales, ont choqué. Impossible d'instaurer nos us en remplacement de ces coutumes arriérées, par l'obligation. Le changement doit passer par l'éducation et l'ouverture sur le monde, non par les armes et l'invasion. Ceci d'autant plus que ces traditions bien ancrées proviennent du passé tribal de cette région, consolidées par des préceptes délirants provenant de pseudo-religieux ayant lu quelque peu rapidement le Coran.

 

L'occupation étrangère devient insupportable pour le peuple afghan, même pour celles et ceux qui combattent les délires des Talibans depuis longtemps. Cette présence militaire doit, par contre, être compensée par de forts soutiens afin que ce pays ait les moyens de promouvoir l'instruction publique, de mener une politique sociale efficace et de stimuler l'économie locale. Les moyens gigantesques dépensés pour financer l'omniprésence militaire peuvent être consacrés à soutenir directement la population afghane.

 

A titre d'exemple, la France engloutit, chaque année, entre 450 et 500 millions d'euros pour maintenir son armée en Afghanistan. Une somme de cette ampleur, destinée directement à la population de cette nation, apporterait bien plus de bien et de progrès que cette mainmise militaire.

 

Selon le « Courrier international » de mai 2012, les Etats-Unis ont, quant à eux, déjà grillé 1'300 milliards (ceci n'est pas une faute de frappe, il s'agit bien de milliards) de dollars pour mener les guerres en Irak et en Afghanistan. Imaginez ce qui est possible de réaliser avec plus de 1'000 milliards.

 

François Hollande a compris l'importance de démilitariser cette zone et a promis d'anticiper le retrait des 3'600 soldats français de deux ans par rapport au planning fixé par l'OTAN. D'ci la fin 2012, la France devrait avoir fini son évacuation de combattants.

 

Ce conflit, dont l'efficacité est bien faible, a déjà coûté à la France la mort de 83 jeunes soldats. A ce triste bilan, s'ajoutent plus de 500 blessés graves. Le jeu n'en vaut pas la chandelle. Ajoutons les morts des autres armées et des civils et nous plongerons dans le dégoût.

 

La France, comme les autres pays des forces internationales, doivent partir et donner le support suffisant à l'Afghanistan pour construire son propre avenir et voguer vers les libertés.

17/05/2012

Le tutoiement, le respect de l’amitié

« Je préférerai très honnêtement garder le ''tu'' et le ''François''.  Il faut être respectueux de ce qu'il devient et en même temps se rappeler qu'il a été des nôtres

pendant toutes ces années et que nous disions François, tu ... »

Bernard Combes, Maire socialiste de Tulle

 

Dans le « GHI », le journaliste Pascal Décaillet, veut me donner la leçon, une fâcheuse  habitude dont il use envers toutes celles et  tous ceux qui ne lui mangent pas dans la main pour être invités sur ses plateaux TV :

 

Christian Brunier : Mon pote François

Ancien Président du Parti socialiste genevois, Christian Brunier adresse une lettre au Président Hollande en le tutoyant. M. Brunier a tort. Même s'il le tutoie en privé, il lui doit, comme Président, la distance de la fonction. François Mitterrand, qui fut un Président éblouissant, ne tutoyait presque personne, juste ses camarades de captivité, entre 1939 et 1941. A un vieux militant socialiste qui lui avait proposé de le tutoyer, il avait eu cette immortelle réponse : « Si vous voulez ! »

 

J'aurais surtout désiré l'évocation du contenu de cette lettre ouverte en faveur de l'autodétermination du peuple du Sahara occidental. Pas un mot sur le fond, le sort des Sahraouis subissant la guerre et l'oppression, semblant être moins important que la forme de la missive.

 

Monsieur Décaillet, j'ai utilisé cette forme par souci de parler vrai et de proximité, deux valeurs éminemment importantes pour la politique d'honnêteté et d'authenticité déployée par François Hollande.

 

J'ai le tutoiement facile avec les gens que j'aime. Pour moi, cette forme, verbale ou écrite, est une magnifique preuve de respect. Cette manière d'aborder mes proches, dans la vie ou en politique, vient peut-être de mes origines populaires. Dans ce milieu, la simplicité règne davantage que dans le milieu bourgeois, religieux et conservateur, d'où émane François Mitterrand.

 

Et puis, le tutoiement possède un côté biblique qui devrait plaire au chrétien Pascal Décaillet, venant de l'athée que je suis.

Une équipe qui a de la gueule

« Je veux réinstaurer la justice dans tous nos territoires,

 en métropole comme en outre-mer. »

François Hollande

 

En ce 16 mai 2012, Jean-Marc Ayrault et François Hollande recherchent cet équilibre périlleux : construire un gouvernement rassembleur, compétent, capable de concrétiser les espoirs générés par l'élection de Hollande. Un aréopage prêt à redresser la France dans la justice.

 

Respectueux des institutions, François Hollande demande à son Premier ministre de lui présenter une liste, qu'il valide après quelques arbitrages.

 

En fin d'après-midi, leur équipe est dévoilée. Une équipe qui a de la gueule ! Les engagements sont tenus. Pour la première fois de l'histoire de la France, le gouvernement est à parité : 17 femmes, 17 hommes, sous la responsabilité du Premier ministre. Ce groupe est très divers, en âges, en origines, en profils. Il reflète la pluralité culturelle de la France. Aucun Ministre ne cumulera sa mission avec un autre mandat. Finalement, chacune et chacun renonceront à 30% de leur rémunération.

 

Dans le casting, nous retrouvons : Laurent Fabius Ministre des Affaires étrangères ; Vincent Peillon Ministre de l'Education nationale ; Christine Taubira Garde des Sceaux, Ministre de la Justice ; Pierre Moscovici Ministre de l'Economie, des Finances et du Commerce extérieur ; Marisol Touraine Ministre des Affaires sociales et de la Santé ; Manuel Valls Ministre de l'Intérieur ; Cécile Duflot Ministre de l'Egalité des territoires et du Logement ; Jean-Yves Le Drian Ministre de la Défense ; Nicole Bricq Ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie ; Aurélie Filippetti Ministre de la Culture et de la Communication ; Stéphane Le Foll Ministre de l'Agriculture ; Geneviève Fioraso Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche ; Arnaud Montebourg Ministre du Redressement productif ; Michel Sapin Ministre du Travail, de l'Emploi et du dialogue social ; Marylise Lebranchu Ministre de la Réforme de l'Etat, décentralisation et de la fonction publique ; Victorin Lurel Ministre de l'Outre-mer ; Jérôme Cahuzac Ministre délégué au Budget ; Valérie Fourneyron Ministre des Sports ; Najat Vallaud-Belkacem Ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement ; François Lamy Ministre délégué chargé de la Ville ; George Pau-Langevin Ministre déléguée à la réussite éducative ; Delphine Batho Ministre déléguée auprès de la Garde des Sceaux ; Benoît Hamon Ministre délégué chargé de l'Economie sociale et solidaire ; Bernard Cazeneuve Ministre délégué chargé des Affaires européennes ; Kader Arif, Ministre délégué chargé des Anciens combattants ; Yamina Benguigui Ministre déléguée des Français de l'étranger ; Fleur Pellerin Ministre déléguée chargée des PME, de l'innovation et de l'économie numérique ; Dominique Bertinotti Ministre déléguée chargée de la Famille ; Marie-Arlette Carlotti Ministre déléguée aux personnes handicapées ; Pascal Canfin Ministre délégué chargé du développement ; Frédéric Cuvillier Ministre délégué chargé des Transports ; Sylvia Pinel Ministre déléguée à l'artisanat ; Alain Vidalies Ministre délégué aux relations avec le Parlement ; Michèle Delaunay Ministre déléguée aux Personnes âgées et dépendance.

 

Le groupe est soudé. Toutes et tous se sont mobilisés fortement dans la campagne de Hollande. Ami-e-s de toujours ou convertis, ils avaient toutes et tous adhéré fortement, durant la campagne, au dessein présidentiel du candidat socialiste.

 

Cette formation marque évidemment le changement. Elle respire la volonté d'agir. Un renouveau exceptionnel avec 30 nouvelles personnes n'ayant jamais exercées de fonction ministérielle. Cependant, pas des débutants. Des personnalités aux C.V. impressionnants. François et Jean-Marc ont su aller chercher du sang neuf, de l'intelligence vive, sans tomber dans la tentation de repêcher les éléphants vedettes du PS.

15/05/2012

Lettre ouverte à François Hollande, Président de la République française

Pour le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui

 

Monsieur le Président, Cher François,

 

J'aimerais tout d'abord te féliciter pour ta magnifique élection et espère que tu redonneras de l'espoir tant à la France qu'à l'Europe. J'ai été très fier de pouvoir participer à la fête célébrant ta victoire, le 6 mai 2012, sur la Place de la Bastille.

 

En 1981, dans les 110 propositions électorales de François Mitterrand figurait  déjà le « droit à l'autodétermination du Sahara occidental ». En 1988, dans « La Lettre aux Français », le même engagement était pris par le leader du PS français. En 1998, j'avais abordé rapidement avec toi cette cause lors d'une session de l'Internationale socialiste, où tu représentais le PS français et moi le PS suisse. En tant qu'humaniste et démocrate, tu étais évidemment partisan de l'expression d'un tel droit.

 

Depuis, la défense des droits des sahraouis a toujours été soutenue par le Parti socialiste français et le mouvement socialiste international.

 

La France, quant à elle, pourtant Terre de la Déclaration universelle des droits de l'homme, soutient farouchement le régime marocain qui opprime le peuple sahraoui et fournit des armes à ce Royaume pour combattre militairement le Sahara occidental.  On en compte plus les actes de torture perpétrés contre cette population. Ces horreurs sont inacceptables.

 

Il est temps de faire évoluer la situation afin de respecter scrupuleusement le choix des populations, les droits humains et la paix. Le changement, c'est maintenant !

 

Selon le Premier ministre sahraoui Abdelkader Taleb Omar, ton élection pourrait  « opérer un véritable changement dans les positions de l'Etat français. »

 

Je ne peux qu'appuyer cette volonté de soutenir les droits d'un peuple tant bafoué et pourtant si pacifistes et riches culturellement.

 

En te remerciant d'avance de ton engagement pour cette cause humanitaire et juste, conforme à ton élan en faveur des libertés, je t'adresse, Monsieur le Président, Cher François, mes amicales salutations.

 

 

Christian Brunier,

Ancien Président du Parti socialiste genevois et député

Citoyen double-national franco-suisse

13/05/2012

Gauche TGV-caviar ?

« La justice sociale, réalité inquantifiable, fruit d'une perception, est aujourd'hui au plus bas.

Et François Hollande en a fait, à juste titre, depuis trente ans, son ambition majeure. »

Jacques Attali

 

La Tribune de Genève publie dans sa rubrique humoristique « Bob » :

 

Gauche TGV-caviar ! Victoire de François Hollande. France 2 filme la joie populaire à la Bastille. Qui apparaît au premier plan sur l'écran et qui aura sa photo le lendemain dans Libé ? Nos petits Genevois Christian Brunier, ex-député socialiste, et son épouse Ariane ex-député Verte ! Aux dernières nouvelles, le prolétaire Brunier, directeur aux SIG, n'a pas demandé qu'on lui applique le taux de 75% d'impôts promis par Hollande aux gros salaires.

 

Aux dernières nouvelles ? Je soutiens avec conviction cette mesure signée François Hollande, taxant à 75% le surplus de revenu annuel dépassant un million d'euros. Ceci ne me semble pas insupportable pour de telle rémunération.

 

Ma contribution ? Si on soumettait mon revenu à cette mesure fiscale, ma contribution s'élèverait à 0 franc, mon salaire étant évidemment bien au-dessous. Je suis favorable, en outre, aux initiatives plafonnant les hauts salaires. Le rapport entre le plus petit salaire et le plus haut dans une entreprise ne doit pas dépasser, à mes yeux, 1 à 6, voire 1 à 7. On en est bien loin dans cette économie trop financiarisée et trop injuste, où l'argent facile prend le dessus sur les considérations humaines.

 

Prolétaire ? Pas faux. Je proviens d'un milieu ouvrier, tant du côté de ma maman que de celui de mon papa. Mon grand-père maternel était un chemineau syndicaliste. Mon grand-père paternel était un boulanger, bossant comme livreur de bière. Mon père était plombier-ferblantier-appareilleur, tandis que ma maman a été ouvrière horlogère, avant d'assurer le travail de mère de famille. Moi, à 16 ans, j'ai commencé un apprentissage d'employé de commerce. Puis j'ai cheminé, lentement mais sûrement, de mon CFC à mon MBA, de mon job d'arpète à celui de directeur.

 

Caviar ? Je déteste ce plat, comme la gauche caviar d'ailleurs. Suis plutôt jambon-gratin ou fondue au fromage.

 

Ma conclusion ? Il est moins con de bien gagner sa vie et de voter à gauche que d'être pauvre ou de la classe moyenne et de voter à droite !

12:16 Publié dans Humour | Tags : gauche, tribune, humour | Lien permanent | Commentaires (0)

09/05/2012

Didier Porte revient !

Au lendemain de la victoire de François Hollande, Didier Porte s'inquiète ironiquement. Que va-t-il faire sans « tous ses amis » Sarkozy, Guéant, Besson, Alliot-Marie, Morano, ... ? Il nous fait bien rire. Bientôt de retour sur France Inter, maintenant que la censure sarkozyienne prend la sortie ??? Nous assistons, en prenant un p'tit déj, au témoignage du pitre de la République.
http://www.mediapart.fr/journal/france/070512/mediaporte-...

20:52 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (1)

08/05/2012

Nos bobines dans « Libé » …

Jean-François Mabut m'interviewe, par téléphone, sur la présence de nos bobines dans le journal « Libération ». Quelques minutes après, il publie sur le net :

 

Un ponte du PS genevois fête la victoire de Hollande et se retrouve en photo dans Libé. Deux anciens députés Christian Brunier et sa femme Ariane Blum Brunier s'affichent sur trois colonnes dans le quotidien de gauche.

 

Il y avait foule à la rue Solférino puis sur la place de la Bastille, dimanche soir à Paris: quelques dizaines de milliers de personnes, des militants socialistes pour la plupart, venus des quatre coins de France, et quelques Suisses aussi. Tendus à bout de bras, les appareils photos et les smartphones immortalisent la victoire de François Hollande, saisissent la liesse populaire, twittent, facebookent à tout va un moment historique. Parmi ces millions de clichés, Libé en a choisi une bonne dizaine pour illustrer les 28 pages qu'il consacre à l'événement.

 

Surprise à la page 8, deux visages connus des Genevois occupent un gros quart de l'espace rédactionnel. Christian Brunier, un ponte du Parti socialiste, directeur de la campagne électorale des Municipales l'an dernier, et son épouse Ariane Blum Brunier, ex-députée verte au Grand Conseil, laissent éclater leur joie. La photo est signée Benoît Grimbert. Elle a été prise peu avant 18 heures dans les studios de France 2. Les visages des deux Genevois occupent l'immense écran vidéo qui sert de décor. Quelques minutes plus tard, Catherine Gaillard poste sur Facebook: « On vous a vu avec Christian au journal de France 2. J'ai cru que je m'étais trompée de chaîne ! »

 

« Nous avons reçu des dizaines de SMS à trois heures du matin, raconte Christian Brunier. Les communications étaient totalement saturées à la Bastille. Mais nous n'avons rien vu dans Libération, car les Parisiens ont droit à une autre édition. » L'ancien député socialiste genevois est double national. Il a voté dimanche matin aux Vernets et a sauté dans le TGV. « C'est mon épouse qui m'a fait la surprise. Elle a réservé les billets il y a six mois. » En fin d'après-midi ils sont à la Bastille. « Quelle cohue ! Soudain une caméra amateur nous cible, un micro, celui d'une télé locale, dont je n'ai pas retenu le nom, un journaliste recueille l'avis des militants qui viennent faire la fête en couple. Quelques minutes plus tard, un autre caméraman tente de sortir du mouvement de foule qui le fait tanguer, il se retourne, c'est France 2, nous apparaissons en direct. »

 

Nous sommes rentrés à 4 heures. A 7 heures, nous étions au 138, Faubourg Saint-Antoine où Didier Porte réalise sa revue de presse hebdomadaire, accoudé au comptoir d'un bistrot. Trois minutes qui sont ensuite diffusée par Médiapart. La victoire de Hollande, un plus pour Anne Emery-Torracinta le 17 juin prochain ? L'ancien député socialiste genevois en est convaincu : Les Genevois sont très influencés par la politique française. « Pour le PS, le temps est au beau, ça ne sera sans doute pas aussi facile dans deux ans. »

 

La Tribune de Genève écrit des articles sur pas grand chose. Il me semble avoir accompli des actes plus importants, sans grand support médiatique. Mais bon, c'est tout de même agréable ...

Libé du 7 mai 2012.jpg

Mon 6 mai ...

« Pour être aimé, il faut savoir être aimable. »

François Hollande

 

Notre bébé chatte, Jazzy, fête ses un an !

 

Je me lève à 5h.45. Impossible de dormir. Je suis trop excité par cette journée potentiellement de retour de la gauche en France et par mon court séjour dans la plus belle ville du monde : Paris.

 

Message reçu de Dani Solana : Bonsoir Christian, j'appartiens au gouvernement basque libéré, par nous, les socialistes. Tu peux imaginer ma sensibilité et mon admiration envers Hollande, et ma répulsion envers la droite et les nationalismes. En Espagne, où nous avons un grand espoir en Hollande, nous souffrons des coups de l'extrême-droite du président Rajoy avec ses amis néoconservateurs de l'église catholique. Pour nous la victoire de Hollande est vitale pour récupérer la sinistre Europe et battre l'expansion de la droite raciste, xénophobe, homophobe et réactionnaire. Tous avec Hollande !

 

Second tour de la Présidentielle française : Je donne une petite dose de solidarité et de justice sociale à la France. A 8h. 39, je vote pour François Hollande.

 

A la sortie du bureau de vote, un petit enfant regarde les affiches des deux candidats, montre Hollande et dit à son papa : « Lui, il a une tête plus sympa. Et c'est mieux écrit (ciblant avec son doigt l'écriture du slogan). » Il ira loin ce p'tit.

 

11h.49 Je prends connaissance des premiers résultats. Ils proviennent de Guadeloupe et sont nets : Hollande 71,03% des voix, Sarkozy 28,07%. Ça commence bien ! François Hollande arrive aussi en tête à Saint Pierre et Miquelon (65,31% contre 34,69%), en Martinique (68,46% contre 31,54%), en Guyane (62% contre 38%) et à Saint Martin (51,5% contre 48,5%). Mon beau-fils nous confirme ces chiffres par téléphone.

 

A peine le bulletin glissé dans l'urne, nous partons pour Paris, en TGV, dans l'espoir de fêter ce soir la victoire du socialiste François Hollande. Dans le train, j'écris, notamment un projet de texte sur la « désadministration » des entreprises. Nous logeons en plein du cœur du Quartier Latin, zone estudiantine et animée du beau Paris.

 

Vers 18 h, mon fils m'appelle alors que le métro arrive. Les premières estimations globales sont publiées sur le site Web de la Tribune de Genève. François Hollande a gagné. Nos sourires sont radieux, même si nous en étions persuadés depuis quelques jours. C'est bon, Sarko, malgré ses actes de prostitution sur les terres du Front national, est dehors !

 

A la Bastille, les scènes et stands se mettent en place dans ce lieu symbolique de la Révolution française. Mais aussi haut site de fête, puisque le 14 juillet 1790, les Révolutionnaires avaient planté une tente au milieu des ruines et posé un écriteau mentionnant « Ici on danse ». C'est là que les socialistes fêtèrent déjà leur prise de pouvoir en mai 1981. Nous allons boire un coup et avaler un plat de charcuterie pour fêter cette victoire historique pour la France, le socialisme et espérons-le pour le peuple français.

 

En mai 1981, Jacques Attali raconte que la chanteuse Dalida, en déplacement au Koweït, avait appelé les proches de Mitterrand pour connaître le résultat avant l'annonce officielle. Le camp Mitterrand avait appris la victoire par la SOFRES, célèbre institut de sondages, quelques minutes avant. Dalida, transcendée par l'élection socialiste, avertit ensuite le tout Paris, depuis le Golfe persique.  En apprenant, avant nos ami-e-s parisien-nes, la nouvelle via les médias helvétiques, nous devenons, assez discrètement, les Dalida de 2012.

 

Des milliers de personnes arrivent pour entendre l'annonce des résultats à 20 heures précises. Même si nous connaissons  le score, avec une quasi certitude, nous frémissons en patientant jusqu'à l'affichage sur les écrans géants du portrait du nouveau Président. Il est l'heure, la victoire est annoncée. Le visage de François Hollande s'affiche. Notre joie éclate. Nous sautons de joie comme des cabris. Sur « France 2 » et sur plusieurs chaînes reprenant les images de la plus grande chaîne publique, dont les Télévisions suisses, Ariane et moi apparaissons durant plusieurs secondes les bras levés en direct à la téloche et sur les écrans géants de la Bastille. Nous sommes fous de joies, comme lors du 10 mai 1981, alors que je n'avais même pas 18 berges. Malgré les problèmes de communications, celles-ci étant saturées sur la Place de la Bastille, nous recevons un tas de sms et de messages Facebook d'amis nous ayant vu à la TV.

 

En mai 1981, les socialistes, durant la fête de la victoire de Mitterrand criaient « Mitterrand, du soleil ! », tant la pluie s'abattait sur Paris. Ce soir le ciel est gris, mais la pluie épargne la Bastille, ce qui n'est pas le cas au rassemblement des supporters de Sarko où les parapluies sont ouverts lorsque leur leader arrive pour prononcer un discours exceptionnellement digne et serein. Même la météo est du côté du PS.

 

François Hollande va prononcer son discours depuis sa ville de Tulle, son bastion de Corrèze. La Place de la Bastille passe du brouhaha au silence en quelques secondes. Nous écoutons le nouveau Président socialiste : Mes chers concitoyens, Les Français, en ce 6 mai, viennent de choisir le changement en me portant à la présidence de la République. Je mesure l'honneur qui m'est fait et la tâche qui m'attend. Devant vous, je m'engage à servir mon pays avec le dévouement et l'exemplarité que requiert cette fonction. J'en sais les exigences et, à ce titre, j'adresse un salut républicain à Nicolas Sarkozy qui a dirigé la France pendant cinq ans et qui mérite à ce titre tout notre respect. J'exprime ma profonde gratitude à toutes celles et à tous ceux qui ont, par leurs suffrages, rendu cette victoire possible. Beaucoup attendaient ce moment depuis de longues années, d'autres, plus jeunes, ne l'avaient jamais connu. Certains avaient eu tant de déceptions, les mêmes tant de souvenirs cruels. Je suis fier d'avoir été capable de redonner espoir. J'imagine ce soir leur émotion, je la partage, je la ressens. Et cette émotion doit être celle de la fierté, de la dignité, de la responsabilité. Le changement que je vous propose, il doit être à la hauteur de la France. Il commence maintenant. Aux électeurs, et ils sont nombreux, qui ne m'ont pas accordé leur suffrage, qu'ils sachent bien que je respecte leurs convictions et que je serai le président de tous. Ce soir, il n'y a pas deux France qui se font face. Il n'y a qu'une seule France, une seule nation, réunie dans le même destin. Chacune et chacun en France, dans la République, sera traité à égalité de droit et de devoir. Aucun enfant de la République ne sera laissé de côté, abandonné, relégué, discriminé. Et la promesse de la réussite sera honorée pour l'accomplissement pour chacun, pour sa vie et pour son destin personnel. Trop de fractures, trop de blessures, trop de ruptures, trop de coupures ont pu séparer nos concitoyens. C'en est fini. Le premier devoir du président de la République est de rassembler et d'associer chaque citoyen à l'action commune pour relever les défis qui nous attendent. Et ils sont nombreux, ils sont lourds. Le redressement d'abord de notre production pour sortir notre pays de la crise, la réduction de nos déficits pour maîtriser la dette, la préservation de notre modèle social pour assurer à tous le même accès aux services publics, l'égalité entre nos territoires, je pense aux quartiers de nos villes et aux départements ruraux, la priorité éducative, l'école de la République qui sera mon engagement, l'exigence environnementale, la transition écologique que nous devons accomplir, la réorientation de l'Europe pour l'emploi, pour la croissance, pour l'avenir. Aujourd'hui même où les Français m'ont investi président de la République, je demande à être jugé sur deux engagements majeurs: la justice et la jeunesse. Chacun de mes choix, chacune de mes décisions se fondera sur ces seuls critères: est-ce juste? Est-ce vraiment pour la jeunesse? Et quand, au terme de mon mandat, je regarderai à mon tour ce que j'aurai fait pour mon pays, je ne me poserai que ces seules questions: est-ce que j'ai fait avancer la cause de l'égalité? Est-ce que j'ai permis à la nouvelle génération de prendre toute sa place au sein de la République ? J'ai confiance en la France, je la connais bien. J'ai pu autour de cette France-là, que j'ai visitée, que j'ai rencontrée, mesurer à la fois les souffrances, les difficultés de bien trop nombreux de nos concitoyens et en même temps, j'ai pu relever tous les atouts, toutes les forces, toutes les chances de notre pays. Je nous sais capable, nous peuple de France, de surmonter les épreuves, de nous redresser, nous l'avons toujours fait dans notre histoire, nous avons toujours su surmonter les épreuves, nous y réussirons encore pour les cinq ans qui viennent. Les valeurs de la République, la liberté, l'égalité, la fraternité, la dignité humaine, l'égalité aussi entre les hommes et les femmes, la laïcité. Tout cela, c'est autant de leviers pour nous permettre d'accomplir la mission qui est la mienne. J'ai évoqué tout au long de ces derniers mois le rêve français, il est notre histoire, il est notre avenir, il s'appelle tout simplement le progrès, la longue marche pour qu'à chaque génération, nous vivions mieux. Ce rêve français qui est celui que vous partagez tous de donner à nos enfants une vie meilleure que la nôtre. C'est ce rêve français que je vais m'efforcer d'accomplir pour le mandat qui vient de m'être confié. Mais aujourd'hui même, responsable de l'avenir de notre pays, je mesure aussi que l'Europe nous regarde, et au moment où le résultat a été proclamé, je suis sûr que dans bien des pays européens, cela a été un soulagement, un espoir. L'idée qu'enfin l'austérité ne pouvait plus être une fatalité, et c'est la mission qui désormais est la mienne, c'est-à-dire de donner à la construction européenne une dimension de croissance, d'emploi, de prospérité, bref d'avenir et c'est ce que je dirai le plus tôt possible à nos partenaires européens et d'abord à l'Allemagne, au nom de l'amitié qui nous lie et au nom de la responsabilité qui nous est commune. Mesdames, messieurs, chers concitoyens, nous ne sommes pas n'importe quel pays de la planète, n'importe quelle nation du monde, nous sommes la France. Et, président de la République, il me reviendra de porter les aspirations qui ont toujours été celles du peuple de France, la paix, la liberté, le respect, la capacité de donner au peuple le droit aussi de s'émanciper de dictatures ou d'échapper aux règles illégitimes de la corruption. Eh bien oui, tout ce que je ferai sera aussi au nom des valeurs de la République partout dans le monde. Le 6 mai doit être une grande date pour notre pays, un nouveau départ pour l'Europe, une nouvelle espérance pour le monde. Voilà le mandat que vous m'avez confié. Il est lourd, il est grand, il est beau. J'aime mon pays, j'aime les Français et je veux qu'entre nous, il y ait cette relation, celle qui permet tout et qui s'appelle la confiance. Enfin, avant de vous quitter, mais je reviendrai, je veux saluer tous ceux qui m'ont permis d'être ce que je suis aujourd'hui: ma famille, ma compagne, mes proches, tout ce qui fait finalement la force d'âme d'un homme ou d'une femme au moment où il brigue une grande responsabilité, et là, au moment où je vais l'exercer. Je salue aussi les forces politiques, le mouvement que j'ai dirigé. Je suis socialiste, j'ai toujours voulu le rassemblement de la gauche mais, plus largement, le rassemblement de tous les républicains. Et je salue les humanistes qui ont permis aussi notre victoire ce soir. Enfin, je salue mon département de la Corrèze. Je vous dois tout, vous m'avez toujours apporté vos suffrages, et encore pour cette élection, je pense que nous serons le département qui m'a donné le plus, non pas en nombre, mais en ampleur par rapport à la population. Je salue ma ville de Tulle, la ville que j'ai dirigée, là où nous sommes. Vous m'avez permis par la légitimité du suffrage de pouvoir convaincre aujourd'hui tous les Français. Mais désormais, je suis au service de la France et je suis mobilisé dès à présent pour réussir le changement. Telle est ma mission, tel est mon devoir. Servir, servir la République, servir la France, servir au-delà de nous-mêmes, servir les causes, les valeurs que, dans cette élection, j'ai portées et qui auront à être entendues ici en France, et partout en Europe et dans le monde. Vive la République et vive la France !

 

Explosion de joie ! Le public est transporté. Surtout les jeunes. Je suis heureux de voir l'espoir naître dans leurs yeux. La Présidente des Vert-e-s genevois-es Emilie Flamand nous retrouve dans le public. La foule est gigantesque à la Bastille. Sur la grande scène, proche de nous, des artistes se produisent : Anaïs, Yael Naïm, Yannick Noah, Axel Bauer, ... Plusieurs leaders de la gauche se succèdent pour crier leur joie : Ségolène Royal, Martine Aubry, Cécile Duflot, Eva Joly, Jean-Marc Ayrault, Harlem Désir, Bertrand Delanoë, Arnaud Montebourg, Lionel Jospin, Robert Hue .... Le meilleur est assurément Benoît Hamon.

 

Enfin, après de longues heures d'attente, le héro du jour débarque, avec sa compagne Valérie Trierweiler. La Bastille exulte. Il est minuit 40. Chut, il parle : « Vous êtes une foule immense. Moi, je vous ai entendus, j'ai entendu votre volonté de changement. Je veux vous exprimer ma gratitude. Merci peuple de France. Merci de m'avoir permis d'être votre président de la République. (...) » Ensuite, François Hollande promeut les valeurs de la République. Le Président fait vibrer la foule : « Souvenez-vous de ce jour toute votre vie. Il doit donner envie à d'autres peuples en Europe. Dans toutes les capitales, au-delà des chefs d'Etat, il y a des peuples qui n'en peuvent plus de l'austérité. »

 

Le discours terminé, un tonnerre d'applaudissements et de cris se fait entendre. Nous allons boire une bière, crevant de soif après des heures coincés au milieu des supporters de Hollande. La soirée est magnifique.