27/07/2012

Des gestes simples qui rendent humain l’exercice du pouvoir

« Une présidence normale, c'est une présidence morale. »

François Hollande

 

Nous pouvons juger profondément la personnalité de quelqu'un, en analysant sa façon de se comporter avec les gens simples, dans des endroits discrets. Personnellement, lorsque je recrute une collaboratrice ou un collaborateur, je demande souvent aux personnes de l'accueil ou du secrétariat comment la personne s'est comportée avant d'entrer sous les projecteurs ou en sortant ? C'est là que les vrais caractères des gens s'expriment, loin des jeux de pouvoirs et de séduction.

 

En politique, nous retrouvons les mêmes travers. Lorsque j'étais Président de parti ou Chef de groupe parlementaire, je questionnais le personnel environnant les élues et élus sur la façon d'être de ceux-ci. Pas de hasard. Les politiques les plus respectueux avec les collaboratrices et collaborateurs les assistant dans leurs complexes missions, étaient, sans hésitation, celles et ceux s'engageant avec le plus de sincérité pour le bien commun. De droite comme de gauche, ce diagnostique fonctionne. Loin des projecteurs et des médias, nous pouvons mesurer très concrètement la force des valeurs de chaque élue ou élu.

 

A l'Elysée, dès sa première arrivée, François Hollande a fait stopper sa voiture officielle pour saluer les agents responsables de sa sécurité. Puis, il a fait de même avec chaque collaboratrice et collaborateur du siège de la Présidence française. Tout le monde est resté pantois, peu habitué à cette reconnaissance.

 

Le staff élyséen pensait que ces gestes de sympathie étaient là pour marquer ce premier jour de Présidence. Une exception. Que nenni ! Le bougre récidive chaque jour. Cette marque de politesse et de considération devient une habitude. Un petit bonjour par là. Un comment ça va par ici. Le Président français crée de la connivence, valorise l'ensemble de l'équipe. Il s'intéresse aux autres.

 

Un ancien fonctionnaire du Palais de l'Elysée était, comme ses collègues, tétanisé par les Présidents précédents. Hollande propage de l'humanité, tisse de la confiance et génère de la sérénité.

 

Cette marque de fabrique de l'exercice du pouvoir, avec humilité et respect, confère de l'authenticité aux combats du Président François Hollande en faveur de l'équité sociale.

 

Un pouvoir humain s'engageant sincèrement pour les autres humains.

 

Christian Brunier, ancien Président du PS genevois

19/07/2012

Magnifique soirée au Festival de Jazz de Junas

Soirée au Festival de Jazz de Junas, dans le Gard. Sur la Place de l'Horloge, à l'Anthracite, nous écoutons, en fin d'après-midi, « New Orleans Phil's Band ». Ce groupe du Languedoc-Roussillon nous fait revivre les grands standards du jazz des années 1910 à 1950. Ce groupe a été fondé par Philippe Abbal, qui assume aussi la Présidence du Hot Club Jazz Languedoc Roussillon.

 

Nous dînons dans les anciennes carrières du village, lieu du festival. Le site gallo-romain est exceptionnel, avec ses roches s'élevant vers le ciel.

 

Ensuite, nous allons écouter Raphaël Imbert Octet. Raphaël Imbert est un autodidacte atypique. Saxophoniste, arrangeur, pédagogue, il  est un improvisateur de talent et un homme chaleureux. J'apprécie tout spécialement l'éclat de sa sonorité. A ses côtés, la chanteuse américaine et guitariste Sarah Quintana apporte une touche supplémentaire avec sa merveilleuse voix. Le joueur de banjo et chanteur Paul Elwood est aussi l'une des forces de l'orchestre. La musique du groupe est recherchée, riche, très diverse, tout en restant accessible à un large auditoire. En sus de musiciens de qualité qui l'entourent, Raphaël Imbert travaille avec le logiciel Omax, qui nourrit des effets sonores et créent de fulgurantes impros. Je prends mon pied durant ce concert de haut vol. Au terme de sa prestation, Raphaël Imbert va remercier les techniciens, au milieu du public. Ce geste de gratitude est certainement signe d'une humanité marquée.

 

Un mythe du blues électrique arrive : Magic Slim ! L'homme a vieilli. Il a de la peine à sa déplacer. Sa voix et son touché de guitare restent exceptionnels. Du blues pur, interprété avec génie, mais sans surprise.

14:32 Publié dans Culture | Tags : jazz, culture, gard, junas | Lien permanent | Commentaires (0)

14/07/2012

14 juillet 2012 : Hollande, sobre, digne, voulant tout simplement le bien des Françaises et des Français

Pour le premier 14 juillet de sa Présidence, François Hollande rétablit l'interview traditionnelle du Président de la République française. Un rendez-vous intimiste avec les Françaises et Français. Plus de Garden-party bling-bling à l'Elysée. Il juge ce moment primordial, après deux mois de Présidence et des débuts passés souvent à l'extérieur, absorbé par des conférences internationales. « J'étais éloigné géographiquement, mais pas politiquement », confie François Hollande.

 

En début d'intervention, il rappelle ses priorités : croissance, justice sociale, emploi.

 

Les premières questions fusent à propos des 8'000 suppressions d'emplois annoncées par le groupe PSA Peugeot / Citroën. François Hollande est choqué et favorable à une intervention de l'Etat : « L'Etat ne peut pas rester indifférent. » Il s'étonne du report de cette dramatique annonce après les élections présidentielles, égard troublant envers l'ancien gouvernement. Il estime « trop facile de dire que c'est la faute du coût du travail » et fustige le comportement des actionnaires qui ont pensé prioritairement à leurs privilèges avant d'investir pour l'avenir de leur entreprise.

 

Le nouveau Président français a commandé un rapport d'expertise, dont la livraison est fixée avant la fin du mois de juillet 2012, pour connaître la vérité économique de ce groupe automobile. Il juge le plan stratégique de PSA « pas acceptable » et encourage la concertation. Sa porte est ouverte aux syndicats. Il va définir, avec son gouvernement, un plan stratégique du domaine automobile français. Ce document de mesures comprendra certainement une incitation à acheter des véhicules fabriqués en France, notamment en privilégiant les véhicules propres, dont les autos hybrides. Des mesures encourageront, en outre, la recherche et l'innovation. Au passage, il glisse une peau de banane sous la prime à la casse votée par l'équipe Sarkozy. Cette mesure a été onéreuse pour les finances publiques et a encouragé particulièrement l'achat d'automobiles bas de gamme, polluantes et fabriquées à l'étranger.

 

La situation est grave. François Hollande le reconnaît, mais connaissait la situation auparavant. L'endettement a atteint le record de l'histoire du pays. Le chômage se situe à un niveau très inquiétant. Le déficit commercial extérieur est lui aussi au plus haut. Le Président français reste néanmoins déterminé et rappelle ses 60 promesses de changement, dans la durée.

 

Il y aura des efforts à entreprendre. Hollande ne cachent rien de la situation. Il assure qu'ils seront justes : « Ces efforts doivent être cherchés vers ceux qui ont le plus. »

 

Pour les dépenses publiques, il vise une maîtrise des comptes en agissant sur tout ce qui n'est pas douloureux et pas utiles : voyages onéreux, actes de prestiges, bureaucratie excessive, ...

 

Lorsque les journalistes lui reprochent de n'avoir pas remis en cause le Pacte européen de stabilité budgétaire, il rétorque avoir tenu sa promesse de campagne. Son élection à la tête de la France a fait prévaloir la croissance pour soutenir l'activité économique de l'Europe, qui se borne plus qu'à la rigueur. Certes, ce changement reste insuffisant. L'alternance politique en France a cependant permis une réorientation de l'Europe. François Hollande se sent toutefois un peu seul à gauche dans une Europe de droite. Pourtant, il est écouté. La parole de la France est à nouveau respectée.

 

Pour réhabiliter la politique, le Président de toutes les Françaises et de tous les Français annonce la création d'une commission rassemblant toutes les sensibilités politiques, présidée par Lionel Jospin. Ce groupe sera chargé d'émettre des propositions sur le non cumul des mandats, le financement des partis et des campagnes politiques, le mode de scrutin, la lutte contre les liens d'intérêts et l'éthique des élues et élus.

 

Au niveau international, il appelle à l'arrêt des massacres en Syrie. Pour lui, les pressions doivent s'accentuer pour pousser Bachar Al Assad au départ afin de faire place à la démocratie.

 

Le sport n'a pas échappé aux thématiques abordées. Sans se substituer à la Fédération française de football, Monsieur Hollande invite les internationaux français de football au respect. Il ne pense pas que l'arrogance des footballeurs français provienne de leurs salaires élevés. Les Espagnols gagnent davantage. Ils ont pourtant une grande fierté à honorer leur maillot national.

 

Pour conclure, le journaliste demande au Président quel talent doit-on déployer pour rester populaire ? François Hollande souligne qu'il ne faut pas un talent, mais du mérite ; à construire envers la population française.

 

Cet échange démontre que la politique n'est pas un spectacle. Juste la volonté de changer et d'améliorer la société.

 

Christian Brunier, ancien député socialiste

 

01/07/2012

« Je lutterai contre la précarité … », disait Hollande

« Je lutterai contre la précarité qui frappe avant tout les jeunes,

les femmes et les salariés les moins qualifiés. »

François Hollande

 

Au 1er juillet 2012, François Hollande augmente le SMIC, le salaire minimum interprofessionnel de croissance, de 2%. Ce petit coup de pouce envers les travailleuses et travailleurs les plus défavorisés monte leur revenu de  1'398,37 euros mensuels à 1'425,67.

 

Selon l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), 10,6% des salariés français étaient rémunérés au SMIC, à fin 2011, soit près de 1,8 million de personnes. Dans certains secteurs économiques, le taux de collaboratrices et collaborateurs astreints au salaire minimum peut monter à 35%, comme les activités hôtellerie et restauration.

 

Parallèlement, le gouvernement socialiste français revalorise de 2% les allocations chômage.

 

Ces gestes en faveur de populations précarisées sont évidemment insuffisants. Ils sont pourtant positifs et marquent un changement de politique. L'équipe Sarkozy accordait de beaux cadeaux aux nantis. Hollande souhaite supprimer ces avantages aux privilégiés et redistribuer progressivement ces richesses aux plus pauvres. Cette politique de petits pas en avant contraste avec les grandes enjambées en arrière du gouvernement précédent. Le niveau de vie des plus humbles progresse, certes lentement, mais sans déstabiliser les entreprises les plus fragiles.

 

Les syndicats et l'extrême-gauche revendiquent un SMIC à 1'700 euros. Ces milieux jouent à merveille leur rôle d'aiguillon. Cette pression vers le haut est salutaire et pousse le gouvernement socialiste dans le bon sens.

 

Les légers plus accordés par François Hollande et son gouvernement concordent avec le programme formulé par le nouveau Président durant la campagne électorale. François Hollande tient, une fois encore, ses promesses, cassant la spirale des fausses promesses démagogiques trop souvent habituelles en politique.

 

Un proverbe indien dit : « Le plus long des voyages commence par un petit pas. » Pourvu que ça dure !

13:48 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2)