09/01/2013

Pushkar, la ville sacrée

« Est bien celui qui fait le bien. »

Proverbe hindi

 

Nous partons de Jaipur pour nous rendre à Pushkar. Le soleil est étincelant.

 

Pause café au Laxmi Vilas Palace à Bandersindri, dans le district d’Ajmer, haut lieu de l’Islam. Putain, un Nescafé. Eh Nestlé, avec les bénéfs que tu engranges, tu ne pourrais pas investir un poil de plus dans la recherche pour que ton jus de chaussette ressemble davantage au café.

 

Voici Pushkar, site sacré hindouiste et lieu de rassemblement du mouvement hippie, se trouvant dans la région du Rajasthan. L’étendue d’eau au centre de la cité est bordée de 52 ghât, ces marches permettant de descendre vers les eaux sacrées. Les Hindous s’y baignent, purifiant leur corps.

 

La légende raconte qu’un cygne, lâché par les Dieux, avec un lotus dans le bec, a laissé tomber cette fleur à Pushkar. Cet acte devait révéler l’endroit où Brahmâ, Dieu créateur du monde selon les Hindouistes, devait procéder à un rituel hindou (yagna). Avec ce lotus, Brahmâ tua un démon. En tombant, les pétales formèrent le lac. C’est ainsi que cette ville devint un haut lieu de pèlerinage et de fête. Ici, chaque année une foire aux dromadaires se déroule. C’est l’une des fêtes les plus grandioses du Rajasthan.

 

Déjeunons au Restaurant « Aroma Royal », conseillé par le Guide du Routard, mais exceptionnellement pas par nous.

 

Nous logeons dans un village de tentes très confortables à Orchard Hospitality.

 

Un Indien nous parle des problématiques environnementales de son pays. La surpopulation est un problème. Plus grave, selon lui, la multiplication des déchets plastiques dans la nature et dans les eaux.  Je partage le point de vue du cinéaste indien Shekar Dattari qui confiait à « L’Express » que « la dégradation de la nature ne vient pas de la surpopulation et de la pauvreté, mais découle de l’ignorance et de la cupidité. »

 

Dînons au resto de notre agréable village de tentes. Le menu unique propose une série de plats végétariens. Le froid arrive du désert. Notre tente est très fraîche. Heureusement, la salle de bains est chauffée pour se doucher et notre lit contient une couverture chauffante, presque à l’excès.

 

Regardons le film « Salaam Bombay », sorte de « Misérables » à la sauce indienne actuelle. L’Inde possède des monuments prodigieux. Au niveau social, c’est un désastre. On est bien loin des désirs de partage prônés par Nehru ou Gandhi. La gigantesque détresse sociale est partout et entache notre voyage. Le manque de justice humaine nous insupporte. Comment un pays possédant tant de richesses et beaucoup de grosses fortunes peut-il accepter de voir des enfants dormir dans la rue, des familles totalement démunies, des filles avec peu de droit, des mariages forcés à la pelle et un grand nombre de gosses non scolarisés ? Le travail des enfants touchent près de 55 millions de gamin-e-s. Pour mériter l’appellation de plus grande démocratie du monde ou pour honorer son étiquette de berceau de la non-violence, l’Inde doit changer profondément.

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14:28 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (0)

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