31/01/2013

Le PS genevois abandonne la stricte parité électorale …

Lu dans le journal « Le Temps », du jour, sous la signature de Marc Moulin 

 

C'est une petite révolution qui s'est opérée cette semaine chez les socialistes de la ville de Genève. L’assemblée de la section a modifié ses statuts. Les membres ont notamment adouci, voire aboli, les lois arithmétiques qui régissaient la composition de leurs listes électorales. Depuis 2005, la règle était contraignante : tant pour l'élection de l'assemblée communale que pour celle à l'exécutif, la liste rose devait comporter autant d'hommes que de femmes, à une unité près en cas de nombre impair. Cette semaine, une large majorité de l'assemblée a biffé toute règle de genre pour l'élection à la mairie alors que, pour le délibératif, le sexe le plus représenté ne devra pas dépasser 60% de la liste.

 

La parité stricte a fini par apparaître davantage « comme un fardeau plutôt qu'un instrument de promotion des femmes, commente Roberto Baranzini, Président du PS Ville de Genève. Pour l'élection à l'exécutif, il importe avant tout d'avoir la bonne personne au bon endroit, qu'il s'agisse d'un homme ou d'une femme. »

 

Lors de l'élection de 2011, alors que Sandrine Salerno se représentait à la différence de Manuel Tornare, les statuts excluaient les femmes pour seconder la sortante sur la liste. La règle de parité a donc favorisé la candidature masculine de Sami Kanaan, qui a été élu. « Or nous souhaitons pouvoir présenter deux femmes ou deux hommes, si c'est la meilleure option », conclut le Président.

 

Selon lui, diverses options ont été présentées aux membres après une réflexion menée par la commission de l'égalité du PS cantonal, dont les propres statuts ne prévoient pas une parité aussi stricte gue celle qui régissait jusqu'ici la section communale. L'éradication de toute notion de genre dans les statuts a été écartée car jugée « trop avant-gardiste ».

 

Votés à une large majorité, les changements n'en sont pas moins controversés. L’ancien député Christian Brunier s'y est ainsi, opposé. « Dans un monde idéal, on ne devraitpas avoir besoin de quotas, mais on est encore très loin de cette situation, argue-t-il. Pour moi, le PS a un devoir d'exemplarité, conforme à ce que nous souhaitons pour la société. Je comprendrais que nous abandonnions la parité si nous manquions de femmes compétentes,mais ce n'est pas le cas. Et je suis gêné que le changement se produise alors qu'une élection complémentaire pointe à l'horizon. »

 

Magistrate en ville, Sandrine Salerno pourrait être choisie en mars comme candidate au Conseil d'Etat et, en cas d'élection cet automne, laisserait un fauteuil communal vacant. Sa place pourrait alors être briguée par un homme socialiste (tel l'ancien conseiller national Jean- Charles Rielle ou le conseiller municipal Grégoire Carasso). « Mais c'est déjà le cas avec les anciens statuts, puisqu'ils parlent de liste et non pas de magistrats en place », corrige Roberto Baranzini. Selon lui, la réflexion,en cours depuis longtemps, est sans rapport avec des ambitions personnelles.

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29/01/2013

Le PS Ville de Genève supprime la parité pour le Conseil administratif

« Je suis de gauche, car tous les progrès sociaux viennent de la gauche. »

Jean-Louis Trintignant

 

 

Journal de bord du 28 janvier 2013 :

 

Tombe sur Coluche déconnant, sur les ondes de « Radio Orient », juste avant des appels coraniques. C’est comme ça que je préfère l’Islam !

 

Participe, en soirée, à l’Assemblée générale du Parti socialiste de la Ville de Genève, consacrée à des modifications statutaires.

 

Tout d’abord, le comité propose de supprimer la validation de l’adhésion d’un-e membre par l’Assemblée générale. L’Auberge espagnole peut être la porte ouverte à des adeptes sectaires ou à des adhérent-e-s folkloriques. L’A.G. a déjà permis de stopper l’adhésion de potentiels membres destructeurs pour l’équilibre et la cohésion du parti. Nous devons renforcer la convivialité pour accueillir les nouvelles et nouveaux, mais pas supprimer la validation démocratique. L’Assemblée générale suit le comité. J’approuve, par contre, l’organisation au minimum 3 fois par an d’une séance d’accueil des nouvelles et nouveaux.

 

Quelques propositions sont de grandes hérésies : « la Section encourage prioritairement l’adhésion et la désignation sur ses listes électives de personnes dont leur sexe, leur origine, leurs différences psychiques ou physiques, les expose à des discriminations et à une représentation moindre dans la société. » Il faut promouvoir les minorités. C’est une mission historique de la gauche. De là à en faire une exigence absolue … Cette « nouveauté » est complètement déraisonnable, bien que l’on soit toujours une minorité de quelque chose. La promo de la différence psychique ne me semble pas indispensable, dans un monde politique déjà peu stable et agité. Vu les débats actuels se déroulant sur les terrains politiques genevoises, il paraît judicieux de défendre davantage de stabilité psychique plutôt que de promouvoir la différenciation psy.

 

Une proposition vise à shooter la parité des sexes pour les candidatures socialistes à l’Exécutif de la Ville. Ça me gonfle de voir, qu’avant chaque élection, certaines et certains s’amusent à jouer avec ces concepts d’égalité des sexes pour soutenir ou évincer des candidat-e-s potentiel-le-s. La parité est pour moi primordiale. Pas question d’y toucher !!! Vu la multitude de talents, tant femmes qu’hommes, la parité ne sera en aucun cas un obstacle à la compétence, comme certain-e-s peuvent le prétendre. Le PS est le parti de l’égalité des sexes. A chaque fois, qu’il l’oublie ; il se divise ; il perd.  Le vote des femmes est déterminant dans nos succès. Renier le principe de parité, alors qu’un homme socialiste est à l’Exécutif, se mute concrètement en un acte contre les femmes. Intolérable pour les socialistes. J’ai l’impression que, ce soir, certaines et certains risquent de renier les acquis des dures combats historiques composant l’héritage glorieux de notre mouvement. Ne bradons pas nos valeurs. Un groupe d’angéliques affirment que l’étiquette hommes-femmes n’a plus d’importance, comme si la représentativité équitable des sexes en politique existait. Ce groupe vise la « déconstruction du genre ». On en est malheureusement bien éloigné.

 

Vote sur la suppression de toutes références du genre dans l’ensemble des statuts. Refus massif. Ouf ! Vote sur le principe d’avoir au moins une femme socialiste candidate à l’Exécutif de la Ville de Genève. Nette majorité contre. Nous ne sommes que 5 à soutenir cette version, pourtant base de notre philosophie. Suppression de la parité pour l’élection au Conseil Administratif.  Nous ne sommes que 6 à nous y opposer. Catastrophe !  

 

Chapitre suivant … Actuellement, un Bureau gère les affaires courantes, l’opérationnel. Un comité, assez massif en nombre, se consacre aux dossiers politiques, en s’appuyant régulièrement sur l’Assemblée générale. Le comité propose de supprimer le Bureau et de rétrécir le comité. Par conséquent, un p’tit comité siègera, chaque semaine. Je refuse cet aréopage hybride, trop grand pour gérer l’opérationnel (particulièrement les questions touchant au personnel ou à des dossiers délicats de militant-e-s) et trop restreint pour être largement représentatif des différentes tendances du PS. Carlo Sommaruga vante mes mérites d’avoir, grâce à une politique très participative, réussi à rendre très efficace une large structure, lorsque j’occupais à la présidence du parti cantonal. Pour lui, les organisations sont peu importantes, l’essentiel étant les humains les composants. L’Assemblée générale vote tout le contraire de mes positions ; une habitude, ce soir.

 

Je me barre de la séance, heureux d’avoir combattu en faveur des valeurs inhérentes du PS ; malheureux de la tournure prise par ma section municipale.

 

Laurent Ruquier disait : « La loi sur la parité, c’est ce qu’on appelle un coup de pied dans les partis. » Et bien ce soir, j’ai donné un bon coup au mien ! Sans effet !

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28/01/2013

Journal de bord : 27 janvier 2013

« Rien ne me terrifie plus que de faire de l’eau une marchandise. »

Manuella Maury, journaliste

 

Journée mondiale de la mémoire de l'Holocauste et de la prévention des crimes contre l'humanité.

 

Comme d’hab, dès que le jour pointe timidement son nez, mes deux chattes foncent sur moi pour conquérir caresses et surtout bouffe. Je les nourris, puis me remets aux pieux. Jazzy, la plus jeune de mes Felis silvestris catus se jette sur moi pour obtenir des nouvelles doses de câlins. Je me lève.

 

Je signe une pétition pour dire Oui à la reconduction de l’aide alimentaire européenne, 18 millions d’Européennes et d’Européens ne mangeant pas à leur faim, sans ces dons alimentaires.

 

Sur Facebook, je clique « J’aime » la cyberaction pour la sauvegarde du thon rouge. La surpêche est une catastrophe contre laquelle les consom’actrices et consom’acteurs doivent lutter à travers, par exemple, le boycott de ses produits.

 

Communique avec l’un de mes neveux actuellement en Australie, en formations d’anglais et de surf : Salut Vincent, En cas d’attaque de requin, sors-le de l’eau. Tu verras il sera tout de suite vachement moins à l’aise et rapidement plus calme, limite mal dans sa peau. Abuse bien de ton voyage !!!

 

Le journaliste Pascal Décaillet écrit sur son mur Facebook : Un fonctionnaire siégeant comme député ne devrait en aucun cas se trouver dans les commissions s'occupant du Département dont il est employé. Tout à fait d’accord avec Pascal. Ceci s’appelle de la déontologie ! J’avais présenté un projet de loi dans ce sens à mon groupe. Il l’avait malheureusement balayé.

 

Les Maliens, avec l’aide de la France, libèrent la ville de Gao des intégristes. Plusieurs femmes jettent leur voile et la population fait la fête. Des sourires, quelle belle victoire !

 

Fêtons, lors d’un bon banquet, les 4 ans de notre filleule et de sa sœur jumelle.

 

Fume, c’est du belge … Lapsus révélateur de l’ancienne Ministre française Roselyne Bachelot confondant gaz de schiste avec gaz de shit. Maintenant, on sait ce qu’elle fume pour se retrouver dans cet état.

 

Hillary Clinton, durant son mandat, au Ministère US des Affaires étrangères, a doublé le budget d’aide au développement. Chapeau bas Madame ! Je vois bien cette femme remplacer Obama dans quatre ans, elle qui possède une cote de popularité de 70% auprès des Américaines et Américains. La première femme à la Présidence des USA, après avoir placé le premier Noir, honorerait le Parti démocrate, d’autant que cette richesse de diversité s’ajoute à un haut niveau de compétence.

 

Une foule dense défile dans les rues de Paris en faveur du mariage pour toutes et tous, un droit bien normal dans une démocratie digne de ce nom.

 

Regardons le film « L’amour ne dure que 3 ans », signé Frédéric Beigbeder, avec Louise Bourgoin, Gaspard Proust et Nicolas Bedos. Un moment plaisant, montrant qu’en amour les grandes théories sont souvent bien éloignées de la réalité. Heureusement !

22/01/2013

Ron Carter, un génie du swing !

Allons voir, au Victoria-Hall de Genève, le Pape de la contrebasse de jazz : Ron Carter. Il touche les cordes avec volupté et dégage un plaisir jouissif. Peut-être parce que son instrument évoque la forme d’une silhouette féminine. Il est accompagné d’un big band de haut vol : le WDR Big Band, des Allemands venant de Cologne. Ron Carter, en star n’ayant plus rien à prouver, laisse beaucoup de place pour que chaque musicien puisse faire éclater son talent. Les individualités sont remarquables, mais jamais au détriment du collectif. Ça swingue. Ça déménage. Tout est bon ! Mon léger état grippal disparaît, transporté par cette musique.

 

Ron Carter s’impose par son style tout en décontraction, en classe et en humilité. Son charisme envahit la scène, tandis que ses cordes scandent les sons de la liberté musicale la plus grande. Il assume son rôle de pivot dans la rythmique de cet orchestre. Sans porter ombrage aux autres. Tout sonne rond, équilibré, harmonieux.

 

Du haut de ses 76 ans (en mai prochain), qu’il porte dans un costume de jeunesse éternelle, cette figure historique du jazz a enregistré près de 2'500 à 3'000 albums. Il a joué avec les plus grands : d’Herbie Hancock à Wayne Shorter, de Thelonious Monk à Art Farmer, de George Benson à Freddie Hubbard, de Billy Cobham à Stan Getz.

 

Ce mythe du jazz valorise ses compagnons de la soirée. Lorsque l’un des musiciens se lance dans un chorus, Ron Carter le soutient, parfois le guide. Il le fait briller. L’ancien contrebassiste de Miles Davis a un son hors du commun, allant jusqu’à « délirer » sur un air classique en plein solo. Grâce à sa dextérité et son sens mélodique, il peut prolonger des impros, seul, en subjuguant le public.

 

Et puis, la section de saxs accomplit une parade, les trompettistes tapent dans les aigus, les trombonistes jonglent avec leur coulisse, et là, Ron Carter se fond dans la section rythmique.

 

Nous passons une très, très, très belle soirée. Comme seul le jazz est capable de nous l’offrir.

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19/01/2013

Pour sauver le Mali du fanatisme

« Paix et tranquillité, voilà le véritable bonheur. »

Dicton chinois

 

Je n’aime pas la guerre et la violence m’insupporte. Je soutiens pourtant l’intervention française au Mali pour protéger ce peuple du fanatisme islamique. Exceptionnellement, je conçois que la force soit le bon moyen de conquérir la paix et de protéger les libertés.

 

90% des Maliens sont musulmans. Ils appliquent la religion avec ouverture d’esprit et savent faire évoluer leur croyance avec la société. Les Maliens, comme plusieurs musulmans africains, retrouvent les racines de liberté émanant du Coran. Cette vision progressiste de l’Islam n’a rien à voir avec l’obscurantisme prôné par les fous de Dieu menant un djihad tyrannique sur ce pays.

 

Ces tarés ultrareligieux connaissent souvent très mal les écrits coraniques, répétant les thèses rabâchées par quelques gourous de la haine. Au nom de leur sectarisme, ils massacrent, violent, torturent, amputent des membres, sèment la terreur, détruisent le patrimoine et multiplient les interdits. Ces extrémistes appliquent la charia avec une cruauté extrême.

 

L’intervention de la France décidée par François Hollande, avec le soutien de plusieurs pays africains, est un frein salutaire à cette invasion de la barbarie. Un répulsif contre la bestialité. En répondant aux SOS de la population malienne, le gouvernement français se dresse avec détermination pour lutter contre le terrorisme. Dans le climat de défense de la Liberté, on ne peut que regretter l’indifférence des grandes démocraties de ce monde et féliciter François Hollande pour son courage. L’immobilisme de l’Union européenne et des autres puissances mondiales, lâcheté manifeste, ne peut être que tancée, même si le Conseil de sécurité des Nations Unies soutient unanimement l’action française sur le terrain.

 

Par cette mobilisation, François Hollande rappelle que la France est le berceau des droits humains et exerce un juste devoir d’ingérence lorsque les libertés sont assassinées.

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18/01/2013

Où sont les filles ?

Quand tu te promènes dans les rues en Inde, tu ne vois que des petits mecs. Les petites filles sont une denrée rare. La dot en est responsable. Avoir une fille coûte cher. Les traditions archaïques obligent la famille de la mariée à amener, dans la gerbe de la noce, une dot importante, souvent dévastatrice financièrement. Pour éviter cette situation, de plus en plus, des femmes procèdent à des échographies. Dès qu’une fille apparaît, l’avortement devient trop souvent une solution. Ces 10 dernières années, ce type de tests radiographiques ont augmenté de 80% dans ce pays.

 

Ce système de dot est pourtant prohibé par la loi indienne. La tradition, très pesante sur le fonctionnement humain de cette grande nation, oblige que de nombreux cadeaux et de grosses sommes d’argent accompagnent la jeune mariée. Un proverbe hindi illustre cette dérive : «  Elever une fille, c’est comme arroser le jardin de son voisin. »L’avortement sélectif devient la solution d’éviter cet appauvrissement économique.

 

Cette masculinisation de la société indienne est inquiétante pour l’avenir de la plus grande démocratie du monde. Cette pénurie de filles déséquilibre totalement les rapports humains et crée de grandes frustrations. Trouver une femme devient difficile, dans ce pays où, de surcroît, 80% des unions sont forcées ou arrangées.

 

Selon un rapport de l’Organisation de Nations unies, déjà près de 100 millions de naissances de filles auraient été avortées, sans raison médicale, dans toute l’Asie, essentiellement en Chine populaire et en Inde. Dans le pays de Gandhi, 5 millions d’avortements de fœtus féminins y sont pratiqués chaque année.

 

Comment construire une société harmonieuse à l’avenir avec un tel déséquilibre des sexes ? L’Inde se trouve devant un sacré problème. Seule la remise en cause de ces traditions moyenâgeuses sortira l’Inde de ce bourbier.

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15/01/2013

Droit au mariage pour toutes et tous : Et si on l’instaurait en Suisse

La France se déchire pour ou contre le droit au mariage pour toutes et tous. De quel droit empêche-t-on deux personnes qui s’aiment de se marier ?

 

L’Afrique du Sud, l’Argentine, la Belgique, le Canada, le Danemark, l’Espagne, la Hollande, l’Islande, la Norvège, le Portugal, la Suède, 9 Etats des USA et 2 Etats du Mexique ont légalisé ce droit élémentaire, sans que ceci ne bouleverse ces pays.

 

Que vos voisins, vos amis ou vos collègues soient mariés, divorcés, veufs, pacsés, qu’est-ce que ça change ? Le choix de son état-civil est une affaire personnelle ; un droit élémentaire.

 

La discrimination d’un groupe est une violation grave des libertés. Car derrière cette sacralisation du mariage voulue par certains, c’est bien les homosexuel-le-s que l’on stigmatise. Empêcher un couple, quel qu’il soit, de se marier, alors qu’il le souhaite, est un acte qu’une démocratie ne peut pas accepter. L’amour entre adultes consentants doit pouvoir s’épanouir dans le statut voulu par le couple. La société n’a pas à exclure ce droit à une orientation sexuelle. Mêmes droits, mêmes devoirs pour toutes et tous !

 

Au contraire de ce que prétendent les opposants à ce droit humain, l’extension du droit au mariage aux homosexuel-le-s consolide cette institution.  

 

Chacune et chacun doit avoir la totale liberté de s’unir avec la personne de son choix. Ce principe ne repose sur aucune idéologie ou religion. C’est seulement un principe d’égalité de droit.

 

La France va probablement voter cette disposition prochainement. Il est grand temps que cette liberté d’union soit aussi légitimée en Suisse, berceau de plusieurs conventions en faveur des droits humains.

13/01/2013

Fin de notre périple indien

« La mine d’un homme n’est que le reflet de son cœur. »

Proverbe ourdou

 

A 6 h. 30, notre chauffeur nous pose un lapin. Heureusement, les employés de l’hôtel sont hyper sympas et nous dégottent assez rapidement un taxi. Nous partons de notre hôtel, avec 40 minutes de retard, direction Aéroport de New Delhi. Coup de chance, nous sommes tombés sur un chauffeur très efficace, sachant allier vitesse efficace et sécurité. Le parcours aéroportuaire est une succession de contrôles bureaucratiques totalement inutiles. Au guichet, l’employée nous informe que nous allons peut-être devoir changer de vol. Finalement, fausse alerte. Au terme de cette course avec handicaps, nous arrivons enfin à la porte d’embarquement.

 

Notre périple indien prend fin. Ce voyage a été une belle aventure, une découverte d’une culture bien différente de la nôtre. Nous avons souffert du froid parfois, avons été révolté par tant de pauvreté souvent, avons subi l’excès de circulation et les klaxons toujours. L’Inde doit veiller à mieux préserver son bel environnement et à diminuer sa fracture sociale pour s’assurer un avenir plus harmonieux. Nous avons vu de magnifiques monuments, des beautés naturelles à choyer. Notre chauffeur, celui qui nous a conduits durant tout notre itinéraire et pas le poseur de lapin de ce matin, a été attentionné, hyper ponctuel et prudent, ce qui est rare sur les routes indiennes. Un seul regret. Nous n’avons pas rencontré l’image de l’Inde, patrie de la non-violence, de la zenitude, de la solidarité et paradis des baba-cool.

 

Autre souci, celui de ne pas pouvoir se câliner en public. Ces tabous datent d’un autre temps et ne créent que des frustré-e-s.  

 

9 heures 30, nous décollons pour Munich, patrie des bonnes bières. Arrivée prévue en Allemagne à 13h30. Le décalage horaire entre l’Inde et la Suisse est de 4 heures 30.

 

Après un passage sur le Pakistan, survolons l’Afghanistan. Les montagnes sont d’une grande beauté. Je pense au peuple afghan qui subit depuis des lustres les invasions, les humiliations, le fanatisme, l’intégrisme, la guerre, l’intolérance, le terrorisme, l’archaïsme … Ces populations mériteraient enfin la paix, la démocratie, la fraternité, la solidarité, la liberté. En route maintenant vers le Turkménistan.

 

Prépare pour l’Association Genevoise d'Intégration  Sociale (AGIS) une proposition de concept de mécénat pour soutenir le développement des actions de sensibilisation « Parcours en fauteuil roulant. L’idée est d’organiser dans les lieux publics (entreprises, associations, communes, événements, …) un parcours en fauteuil roulant pour sensibiliser l’opinion publique à la problématique du handicap et aux difficultés de se mouvoir. Si les grandes entreprises ont le potentiel financier pour couvrir les frais d’une telle organisation, les PME, les associations ou certains événements n’ont pas cette même capacité économique. La recherche de mécénat s’inscrit dans cette dynamique afin d’aider ces organisations à moyens financiers faibles ou modérés de pouvoir tout de même bénéficier de cette prestation.

 

Escale à Munich … Assiette de saumon, bière bavaroise, shoping, lecture à l’Aéroport de Munich.Reprenons le zingue à 17 h. 15 pour un atterrissage à Genève à 18 h. 30.

 

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Montagnes de l'Afghanistan (Photo : Christian Brunier)

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12/01/2013

Art moderne à Delhi

« Le bonheur est né de l’altruisme et le malheur de l’égoïsme. »

Bouddha

 

Après un trajet de métro et une longue marche, nous visitons la National Gallery of Modern Art de New Dehli. Le Guide du Routard le classe dans « l’un de ses musées préférés de Dehli » Nous admirons tout spécialement les œuvres de l’artiste indienne et hongroise Amrita Sher-Gil (30 janvier 1913 - 5 décembre 1941), formée à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris. Membre de l’Artist Group progressiste, cette femme peintre, aux mœurs libérés, à participer à révolutionner la culture indienne, en jouant avec les styles comme avec ses palettes de couleurs.

 

Mangeons un hamburger végétarien au zoo de Dehli.

 

Shoping à Khan Market, puis à proximité de notre hôtel. Après 10 jours passés en Inde, succombons à l’appel du pain au chocolat dans une pâtisserie française « L’Opéra ». Un p’tit plaisir bienvenu.  Déplacements en métro surpeuplé et en auto-rickshaw déglinguée. Certains Indiens les baptisent, avec dérision, les « hélicoptères indiens ».

 

Dînons au Restaurant « Veda », considéré comme le meilleur resto dans le périmètre de la gigantesque  Connaught Place. Le cadre résolument branché en fait un endroit à la mode. Sa cuisine s’inscrit dans cette modernité, tout en conservant le cachet de la gastronomie indienne. Ses cocktails sont excellents. Je bois un « Alaska », mélange de vodka, de citron et de curaçao.

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11/01/2013

Journée à Delhi

« La mine d’un homme n’est que le reflet de son cœur. »

Proverbe ourdou

 

J’apprends la mort de Claude Nobs. Il a créé certainement l’un des plus grands festivals mondiaux : le Festival de Jazz de Montreux. Chapeau et merci !

 

Trois militantes kurdes ont été assassinées, par balles, au Centre d’information kurde de Paris. Les services secrets turcs sont certainement dans le coup de cet acte dégueulasse. L’opinion internationale doit soutenir le peuple kurde pour qu’il puisse enfin jouir de ses droits et des bienfaits de la paix.

 

Prenons la nouvelle ligne, très propre et moderne, du métro de Delhi. Allons dans le vieux Delhi. Les bazars débordent de vie et de couleurs.

 

Entrons dans Jama Masjid. Erigée en face du Fort Rouge, au cœur du vieux Delhi, la grandiose Mosquée Jama Masjid, construite au XVIIème siècle, est la plus grande mosquée d’Inde. Jama Masjid signifie la « Grande Mosquée du vendredi ». Elle s’étend sur une éminence rocheuse dénommée Juajapahar. Celle-ci fut érigée, par près de 5'000 artisans, sous l’impulsion de Shâh Jahân, l’Empereur Moghol. En grès  rouge, elle est ornée de deux immenses minarets, s’élevant vers le ciel tout en élégance. Ils mesurent 40 mètres. Quelle beauté ! Et dire que les Suisses ont dit non à l’érection de tels monuments. Près de 25'000 fidèles viennent méditer à l’appel du muezzin. Ici, les non-croyant-e-s et les croyant-e-s des autres religions peuvent entrer dans ce site, chef-d’œuvre de l’architecture moghole. Trois dômes de marbre blanc, décorés de stries noires, dominent les principales salles de cet imposant bâtiment.

 

Passons au Jaïn Digambara Temple. Les bienfaits de cette philosophie est la non-violence et un engagement énorme en faveur de l’écologie et de la vie. Dans cet endroit se trouve la « Birds Charitable Hospital », soignant les oiseaux. « L'homme, en dernier lieu seul avec lui-même, en compagnie de son seul effort, pourra parachever l'ascèse qui le portera à la paix au-delà de toute expérience humaine », telle est l’une de ses thèses.

 

Vagabondons jusqu’au Fort Rouge, somptuosité de l’art moghol. Cette citadelle musulmane a également été imaginée par Shâh Jahân. Les travaux de construction de ce chef-d’œuvre ont duré près de 9 berges.

 

Visitons rapidement le Swatantrata Sangram Sangrahalaya, le Musée de l’Indépendance et de la Liberté de l’Inde.

 

Après ces visites exceptionnelles, nous retournons dans le quartier de notre hôtel. Mange des Falafels avec un cocktail à base de vodka et de citron, dans un bar de Connaught Place : The Spirit.

 

Cosigne une lettre destinée à Philippe Houzé, PDG du groupe Monoprix : Monsieur, Les poules pondeuses élevées en cages subissent une des pires formes de l'élevage industriel. Dans ces élevages, les poules passent toute leur vie sur un sol grillagé, sans possibilité de courir, d'étendre correctement les ailes, de gratter le sol, de prendre des bains de poussière ou de profiter du soleil. Chaque poule dispose d'une surface équivalente à une feuille de format A4. Il faut leur couper la pointe du bec pour éviter le cannibalisme à l'intérieur des cages. En Europe, la liste des supermarchés qui bannissent les œufs issus d'élevages en batterie (code 3) s'allonge. Même des chaînes de hard-discount s'y sont mises. Nous vous demandons de suivre ces bons exemples et de renoncer à vendre les œufs de batterie de vos rayons. Monoprix affiche un positionnement responsable. Merci de joindre les actes aux paroles. Les œufs de batterie, ça suffit ! Nous vous prions d'agréer, Monsieur Houzé, nos respectueuses salutations.

 

Réponds à un sondage de « mesopinions.com » : Le débat sur le mariage homosexuel a-t-il sa place à l'école ? Je réponds évidemment Oui, l’école devant être un lieu d’ouverture sur la société.

 

Dînons au « Zen », resto asiatique réputé de Delhi, sis au Bloc B de Connaught Place. Je dévore un curry rouge thaï, avec une bière indienne, puis du rouge indien. Ariane sélectionne un poulet thaï aux noix de cajou. Les Indiens mangent très tôt. De vrais Germaniques.

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