07/03/2013

Je défends la limitation des durées des mandats politiques

C’était hier …

 

Assemblée générale du Parti socialiste genevois. La soirée est consacrée à des modifications statutaires. La Direction du PSG veut supprimer le zébrage des sexes (alternance femme / homme) sur les listes pour les élections majoritaires. Au nom de l’exemplarité en matière d’égalité des sexes, je propose de renoncer à cette restriction. L’Assemblée suit ma suggestion …

 

Les listes de plus de 10 candidatures doivent contenir au minimum 40% de candidat-e-s du sexe le moins représenté. Mon idée, que j’émets très rapidement dans le débat, est de descendre ce principe de parité dès que la liste comporte plus de 3 candidatures, puisqu’à 3, les 40% ne sont mathématiquement pas possibles. Au terme d’une discussion fleuve, un amendement est voté prévoyant que jusqu’à 10 candidatures, les listes plurinominales comportent des personnes des deux sexes. Au-delà de 10, le principe du « 40/60 au moins » subsiste. Quelques minutes après ce vote, un illustre membre de la direction du parti s’aperçoit, qu’avec cette nouveauté, si nous présentons deux personnes, nous aurons une femme et un homme. Et bien oui, c’est bien ce que la majorité veut !

 

Je combats l’allongement de la durée de tous les mandats, à l’exception de celui au Conseil d’Etat et du poste de Procureur-e général-e (déjà réduits justement à 2 législatures au max). Le Comité directeur souhaite fixer la limite des mandats aux Chambres fédérales à quatre mandats consécutifs, soit de passer de 12 à 16 ans. C’est beaucoup trop long. Avec une telle durée, nous empêchons presqu’une génération à y accéder. Je m’y oppose énergiquement. Un parti a besoin de renouveau et de changement. La vie politique doit évoluée, faire émerger de nouvelles idées, pour vivifier notre démocratie encroûtée. Avec un écart d’une voix, nous perdons. Les élu-e-s fédéraux pourront donc rester 16 années consécutives à Berne.

 

Dans la même logique, je combats le passage, de 12 à 15 ans, de la limite de mandat au Grand Conseil genevois. Ayant siégé 11 ans dans ce parlement, j’ai constaté les dommages des mandatures trop longues. Bien sûr, on gagne en expérience, mais, au bout d’un moment, usé par l’exercice du pouvoir, les plus anciens radotent, refont continuellement le passé. Ce d’autant, que ces longs mandats s’ajoutent à d’autres mandats, déjà effectués ou cumulés, dans d’autres instances politiques. Nous, défenseurs de la limite des mandats, reprenons un bouillon devant cette Assemblée générale. Finalement, dans une totale incohérence, l’Assemblée nous suit sur la limite de mandat au Conseil d’Etat à 10 ans, soit au terme de deux mandats. Idem pour le poste de Procureur-e général-e que l’A.G. contient à 12 ans, 2 fois 6 années consécutives.

20:21 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Salut,
.
Je ne suis pas totalement d’accord avec toi
.
Ce n’est pas le pourcentage hommes/femmes qui importe, mais véritablement la compétence/complémentarité des compétences avec des personnes qui ont une vision sociale et sociétale à long terme, non leurs intérêts personnels ou ceux des lobbys qu’ils représentent pour rester en place et assurer leurs fins de mois ... (et pour certains leurs retraites à la charge des contribuables ...).
.
Je peux fort bien, quant à moi, voter pour sept femmes compétentes au CE si je constate que les mecs qui sont candidats ne sont que des “branleurs”.
.
En ce qui concerne la durée des mandats, je préfère laisser en place des gens “anciens et radoteurs” (comme tu l’écris), lorsqu’ils sont compétents, connaissent et maîtrisent l’environnement économique, social et politique de notre société et qui plus est agissent en permanence avec expérience, bon sens et respect des principes de saine gestion économique/sociale/politique, dans le sens de l’intérêt général à long terme, même s’ils dérangent (ils refont peut-être comme tu l’écris le passé, mais quand on voit l’avenir que certains politiques nous réservent, tous domaines confondus ...), que d’ouvrir grandes ouvertes les portes du pouvoir à de jeunes loups/louves encore sans nulle compétence/expérience professionnelle/politique (il est vrai pas tous/toutes), et parfois par trop avides de pouvoirs (politique alimentaire ?) d'autant plus si l'on compare pour certains/certaines cette avidité à ce qu’ils/qu’elles peuvent véritablement apporter à la société.
.
Mon propos concerne bien évidemment l’ensemble de l’échiquier politique, gauche et droite confondues.
.
Bien à toi
Claude

Écrit par : Claude Marcet | 08/03/2013

Les commentaires sont fermés.