06/04/2013

Jérôme Cahuzac, le traitre !

Jérôme Cahuzac, Ministre socialiste du Budget ayant démissionné dernièrement, passe aux aveux. Oui, il avait des comptes en Suisse et à Singapour pour échapper au fisc français. Il avait pourtant nié cette accusation auprès du Président de la République, son ami François Hollande, auprès du Premier ministre, et même devant le parlement. Face à la représentation nationale, super menteur, il avait démenti, « yeux dans les yeux », l’existence de ses comptes. Cahuzac a sali la vie publique. Cahuzac a terni l’image de la France. Et surtout, Jérôme Cahuzac a trahi les socialistes. La République exemplaire, qu’annonçait François Hollande, est violée. La gauche élevée comme une morale, par Jean Jaurès, est piétinée. Pendant qu’il serrait la ceinture du peuple français, qu’il combattait la fraude fiscale, Cahuzac trichait et plongeait dans le mensonge le plus crasse.

 

La droite, victime de perte de mémoire, joue les vierges effarouchées, elle qui a pourtant connu tant de scandales. Tout y passe : demande de remaniement ministériel, dissolution, … Comme si chacun-e était responsable de tous ses proches.

 

François Hollande riposte. Cahuzac demande pardon. Hollande répond que ce mensonge est « impardonnable » : « Jérôme Cahuzac a trompé les plus hautes autorités du pays : le chef de l’Etat, le chef du gouvernement, le Parlement et, à travers lui, tous les Français. C’est une faute. C’est une faute impardonnable. C’est un outrage fait à la République. »

 

Hollande annonce plusieurs actions pour moraliser la vie politique. Les élus pénalement condamnés pour fraude fiscale ou pour corruption seront interdits de tout mandat public.

 

A droite, au centre et à gauche, il y a quelques magouilleurs et profiteurs, évoluant au milieu d’une très grande majorité de personnes honnêtes. Des gens merveilleux, toutes tendances confondues, qui sacrifient une grande partie de leur vie au bien commun. Qui bradent leurs loisirs, leur vie familiale, leur carrière professionnelle pour s’engager à l’amélioration de la société. Que les tricheurs paient. Mais, arrêtons de transformer la dérive d’une personne en un amalgame d’un camp. Cahuzac est désormais face à sa conscience et à la justice. Qu’il paie, sans que l’on salisse tout le monde politique, voire même la démocratie !

 

Christian Brunier, ancien député

18:38 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

C’est vrai, il y a certainement des profiteurs sur tout l’échiquier politique.
Mais avouez que les socialistes, qui se cachent derrière la bonne conscience d’un moralisme bon teint, sont plus enclins à la schizophrénie. Exécrer les riches tout en aimant tant l’argent ne peut que favoriser la duperie ou le déni de la réalité…

Écrit par : Michèle Roullet | 07/04/2013

Comme Jaurès, j’estime que le socialisme est une morale. Ceux qui utilisent cette étiquette pour cacher leur magouille doivent être condamnés avec une vigueur exceptionnelle. La bonne conscience que vous évoquez doit se mériter par un comportement le plus exemplaire possible. Par contre, le PS ne doit pas exécrer les riches. Les riches doivent juste démontrer que leur réussite est obtenue de manière éthique, en conformité avec le développement durable. Ensuite, l’impôt doit permettre une juste redistribution d’une partie de ces richesses.

Écrit par : Christian Brunier | 07/04/2013

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