25/06/2013

Les Eaux-Vives bientôt comme les berges de la Seine ?

Nous avons parcouru le nouvel aménagement sur les rives de la Seine. Nous y avons retrouvé des lieux de sport (engins d’exercices, pistes de 100 mètres, skatepark,…), des endroits de détente (chaises longues, bancs, gros coussins, ..), des espaces de jeux d’enfants, des tables de jeux (dames, échecs, …), des scènes artistiques, des petits restos, des bars et des zones de natures.

 

Le mobilier urbain est novateur, esthétique et attirant. Sur 2,3 km, ce parcours écolo favorise les rencontres et la convivialité. Tu peux même trouver de l’intimité dans un tipi ou un bungalow pour manger, te reposer, discuter, étudier ou faire tout ce que tu as envie ; ceci ne nous regarde pas.

 

L’ambiance est détendue. Nous avons bu un coup de rosé de Camargue, accompagné de jambon et de fromages, dans une guinguette au bord de l’eau.

 

Plusieurs distractions sont programmées sur ces berges : concerts, spectacles, yoga, fitness, initiation au cirque, concours de dessins ou expositions. Paris a réussi un beau pari, mariant nature et esprit festif. J’imagine ce que nous pourrions faire à Genève sur ce modèle, tout le long du Lac Léman, avec une belle plage aux Eaux-Vives …

 

DSCN2244.JPG

22:27 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3)

21/06/2013

La ligne … politique de Keith Haring

« La plupart du mal sur terre est fait au nom du bien, au nom de la religion d’un prophète factice, d’artistes débiles, d’hommes politiques, de businessmen. »

Keith Haring

 

Excités, nous allons admirer l’exposition de Keith Haring au Musée d’Art contemporain de Paris, mégapole qu’il affectionnait. J’aime ses œuvres et les caractéristiques du personnage. Le relief rebelle de cet ancien étudiant de la School of Visual Arts de New York me plaît. Je crois qu’un artiste doit stimuler le rêve et la réflexion. L’esprit de contestation est un gène créatif, que Keith Haring concentrait en grand nombre.

 

Virtuose de la ligne, avec des dessins souvent simples, ce génie arrive à remettre en cause l’esprit unique. Ce changeur d’un bout du monde a transposé ses messages éthiques et porteurs de justice sociale en fresques dans le métro (subway drawings) et dans les espaces publics, en dessins, en peintures, en affiches, en collages et même en sculptures. Les combats de cet icône du Pop Art ont influencé l’opinion publique, mais surtout nombre de jeunes artistes, dont ceux de la rue.

 

Défenseur de la liberté, sur les murs ou dans les musées, il a lutté sur tous les fronts. Il s’est élevé contre toutes les conneries de l’humanité : racisme, apartheid, homophobie, pudibonderie, sexisme, injustice, violence, armement nucléaire, impérialisme, financiarisation ou pollution.

 

Keith Haring affrontait les excès de la société de consommation, tout en entretenant un rapport ambigu avec elle. Sa truie gerbant une multitude de choses et d’humains, débordant de toute part, est une critique acerbe contre l’ultracapitalisme. 

 

Ce jeune créateur insoumis s’attaqua particulièrement à la sauvagerie économique inhumaine impulsée par Ronald Reagan. Pour promouvoir ses valeurs humanistes, il joua avec les tons, parfois violents, souvent humoristiques.

 

Le génie créatif a généré une authentique conscience éthique. Agitateur d’idées, ou plutôt d’idéaux, Keith Haring, bien qu’anéantit par le Sida il y a déjà 13 ans, reste d’une actualité exceptionnelle.

 

Sa foultitude de couleurs vives était, elle aussi, avant-gardiste. Cette large palette éclaire ses sujets et donne du volume aux causes qu’il évoque.

 

Il voulait aussi démocratiser l’art. L’utilisation des lieux publics pour y peindre s’inscrivait dans cette ambition d’offrir de la culture à toutes et tous.

 

Le Musée d’Art moderne de Paris présente 250 œuvres reflétant l’imagination et la multiplicité des passions de Haring. Nous y trouvons de tous petits dessins et surtout des tableaux aux formats géants.

 

Pour identifier ses réalisations, Keith Haring utilisa des signes et personnages emblématiques, labels reconnaissables facilement. C’est encore un moyen d’additionner l’individu et le collectif, et non de les opposer. L’humain est heureux lorsqu’il pense à lui, mais surtout lorsqu’il donne aux autres.

 

Mort à 32 ans, ce temps de vie limité provoqua, chez lui, une frénésie innovatrice. Il nous laisse en héritage des œuvres ingénieuses et surtout : une esthétique provocatrice !

 

Afrique du Sud.jpg

18:09 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1)

07/06/2013

Pierre Mauroy, l'une des fiertés de la gauche

Salut Pierrot ! L’ancien Premier ministre français Pierre Mauroy est mort ! Je suis triste et fier de l’avoir rencontré. Pierre Mauroy, c’est le bilan du socialisme français ! Abolition de la peine de mort, remboursement de l’interruption volontaire de grossesse, retraite à 60 ans, semaine de travail de 39 heures, cinq semaines de vacances, création des radios libres, liberté des médias, décentralisation des pouvoirs, instauration de l’imposition sur les fortunes, … Il a transformé la société avec le sens de l’Etat et du bien public. Lille, sa ville, sous son ère de Maire, a transité de la cité mourante à un pôle animé et créatif. Pierre a donné du soleil au Nord de la France.

Pour lui, « le changement, c’est maintenant » n’était pas un slogan, mais une posture. J’ai eu le privilège de côtoyer ce grand bonhomme à deux reprises, lorsque je présidais le Parti socialiste genevois.

J’ai admiré le politique, l’intégrité de cette personnalité, l’humain au grand cœur et le bon vivant. Je me souviens d’une soirée festive au bar d’un hôtel genevois. L’humour et l’intelligence brillaient dans sa bouche.

Il incarnait la politique que j’aime, celle de la justice sociale, celle du respect de ses adversaires, celle qui aime les gens, celle qui ose, celle qui contribue modestement aux petits bonheurs de la population. Tribun, politicien toujours en éveil pour améliorer le sort des plus humbles, Pierre est un modèle qui devrait inspirer nombre de dirigeant-e-s politiques.

Christian Brunier

DSCN2188.JPG

 

19:27 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)