17/07/2013

Festival de Jazz de Junas …

Notre périple commence au Temple du village où le pianiste de jazz John Taylor joue avec le jeune contrebassiste Stéphane Kerecki. Ce lieu, récemment rénové, met en exergue des vitraux réalisés par le jazzman et artiste Daniel Humair. La musique, très contemporaine, est aussi lumineuse que les œuvres de verre du percussionniste suisse. John Taylor est un grand pianiste britannique qui a joué notamment avec Kenny Wheeler, Jan Garbarek, Gil Evans ou Lee Konitz. Stéphane Kerecki est le contrebassiste du Paris Jazz big band. Il a collaboré aussi avec Michel Portal et Daniel Humair. Nous cheminons vers l’ancienne carrière romaine où se déroule la 20ème édition de ce festival de jazz. Le site est irréel. De longs rochers découpés se dressent vers le ciel. Rapide dégustation des vins du Mas des Cabres, de Nathalie et Florent Boutin, cave sise à Aspères, dans le Languedoc gardois. Je choisis le rosé « Farniente » pour manger. Nous dînons dans le resto du festival. Un gratin de courgettes, une côte de taureau et une tarte aux pommes avec un sorbet à la vanille composent le repas. Acclamons le saxophoniste norvégien Jan Garbarek. Ce concert s’inscrit sous le signe d’une rencontre avec le grand maître de la musique indienne Trilok Gurtu. L’émule scandinave de John Coltrane et le percussionniste indien concoctent un univers musical décoiffant, naviguant entre le jazz et le jazz-rock, et mettant les courants musicaux en fusion. Les mélodies majestueuses se teintent des couleurs de la musique du monde. Un accord arabisant, un rythme indien ou un chorus inspiré par la salsa cubaine traversent les styles mélodiques de la planète. Le son exceptionnel de Garbarek, d’une pureté éclatante au milieu des rochers de Junas, me donne des frissons lorsqu’il interprète des balades langoureuses ethno-jazz. Trilok Gurtu est un percussionniste de talent. Il arrive à hypnotiser le public avec de longs solos de batterie et autres tambours et cymbales. Il termine même brillamment une impro avec un sceau et de l’eau, produisant des sons d’une rare inventivité. Le pianiste Rainer Bruninghaus et le bassiste brésilien Yuri Daniel complètent bien cette équipe assez géniale. Vous l’aurez compris, la soirée est belle et restera un grand moment du jazz, dans un site totalement magique.

16:38 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Bonjour,

Pour info, pas de bassiste brésilien ce soir là. John Freeman était à la basse.
Cordialement

Écrit par : Rémi Crochet | 23/07/2013

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