17/09/2013

Donner et recevoir, pour mieux vivre ensemble

 « Il faut s’entraider, c’est la loi de la nature. »

Jean de la Fontaine

 

Le bénévolat est un magnifique dessein humain. Pour les autres, évidemment ! Pour soi-même, assurément ! Ce terme vient du latin « benevolus ». « Bene » signifie le bien. « Volo », je veux. Une ou un bénévole est donc une belle personne qui veut le bien ; qui sème les graines de la solidarité.

 

Dans ce monde où l’individualisme enferme les humains dans la camisole de force de  l’égoïsme, cet esprit d’aide à autrui doit être réhabilité. Cet engagement envers les autres doit s’élever au stade de valeur suprême.

 

Si le rôle du bénévole est bénéfique pour les plus faibles de la société, bienfaisante pour la collectivité, elle joue un rôle positif sur la personne donnant de son temps et de son énergie. Selon une étude menée par l’organisme « Wheeler », 70% des bénévoles estiment bénéficier d’une meilleure qualité de vie que le reste de la population. Cet esprit de fraternité crée des liens et favorise des échanges tellement riches. Plus l’être humain crée des liens, plus il s’épanouit. Nous donnons. Mais, nous recevons toujours en échange. L’humain est un « animal social » qui a besoin, pour bien vivre, d’évoluer en proximité des autres. Le bénévolat est l’un des terreaux favorisant ce type de relations.

 

AGIS, un espace de rencontres exceptionnelles

 

L’Association AGIS - Association genevoise d’intégration sociale - ancrée au cœur du dispositif de bénévolat, est tisseuse de liens entre un-e bénévole et une personne handicapée, sa famille, mais aussi les diverses institutions et professionnels du handicap.

 

Pour les personnes handicapées, l’AGIS met en place et coordonne des activités personnalisées, des activités de groupe, des cours et des ateliers, des accompagnements chez les spécialistes, des promenades, des sorties au cinéma, au restaurant, au concert, …

 

Avec de modestes moyens, depuis 26 ans, elle crée de la vie ! Son carburant est le bénévolat. Des dizaines de personnes consacrent de petits ou de longs moments à des personnes en situation de handicap mental, physique et sensoriel, pour vivre des expériences humainement fortes. L’AGIS se donne pour mission la reconnaissance et la valorisation de la personne handicapée, comme aussi son intégration.

 

Garder les bénévoles et en recruter des nouveaux

 

Cette soif d’échanges avec les autres doit être le moteur du bénévolat. L’AGIS tente de transmettre cette envie de s’investir, même quelques heures par mois, comme bénévole sur le terrain, au sein du comité ou dans d’autres actions de l’association.

 

Les bénévoles sont, de surcroît, de magnifiques ambassadrices et ambassadeurs de ces expériences de solidarité. Par bouche à oreille, chacune et chacun d’entre vous, peut promouvoir ces actions, porteuses de sens dans nos existences. Aujourd’hui, l’AGIS n’arrivent malheureusement pas à répondre à l’ensemble des demandes d’accompagnement formulées par les familles et les personnes en situation de handicap, par manque de bénévoles. Alors n’hésitez pas à jouer ce rôle de communication pour convaincre vos amis, vos collègues, vos voisins ou vos membres de la famille à s’engager pour et avec les autres, au sein de l’AGIS. Les réseaux sociaux sont parfois virtuels. Grâce à l’AGIS, ceux-ci deviennent très concrets et porteurs d’espoir.

 

Christian Brunier, membre du comité de l’AGIS, ancien député

11/09/2013

Economiser l’énergie consommée par les technos de l’info

10% de la consommation mondiale d’électricité proviennent des technologies de l’information, soit 1'500 TWh, selon le cabinet de conseil « Digital Power Group ». Cette consommation est comparable à celles du Japon et de l’Allemagne réunies. La performance énergétique doit devenir un domaine d’actions plus présent dans le monde de l’IT, pour des considérations écologiques, mais aussi économiques. La transformation des centres informatiques en « Green Data Center » sont l’un des leviers pour mieux et moins consommer. Les chiffres sont spectaculaires. En passant de l’ancien concept au nouveau, l’électricité économisée se situe entre 60 à 70% de la consommation globale. Le retour sur investissement varie entre 3 à 4 ans seulement. Comment faire ? Les leviers sont divers et s’additionnent. 

 

Les entreprises rafraîchissent les locaux où se trouvent leurs serveurs. Mais, la taille du hard informatique a diminué fortement. La virtualisation des serveurs augmente massivement ce phénomène. Cependant, la plupart de ces firmes continuent à refroidir l’ensemble de la pièce alors que le matériel informatique n’occupe plus qu’une petite partie des volumes refroidis. La technologie offre désormais des systèmes de froid à l’intérieur même des serveurs, évitant les déperditions massives d’énergies. En refroidissant directement ce matériel informatique plutôt que de larges salles, les économies sont colossales.

 

Hiver comme été, la plupart des entreprises produisent du froid pour rafraîchir leur parc informatique. Des procédés de « Free cooling » captent le froid du dehors lorsque la température baisse. Inutile de le produire, alors que le froid se trouve juste de l’autre côté du mur. Se servir du froid naturel plutôt que de le fabriquer représente une optimisation énergétique vite rentable.

 

Le câblage informatique est trop souvent « balancé » sous les faux planchers des salles informatiques. Pourtant, un câblage bien organisé, évitant les nœuds et les distances de câbles inutiles, facilite la maintenance et évite des pertes énergétiques pouvant atteindre jusqu’à 5% de la consommation. 

 

Le bon sens et l’innovation technologique forment un beau duo pour mieux et moins consommer l’énergie. Transformer son parc informatique en « Green Data Center » devrait être une évidence pour toutes les dirigeantes et tous les dirigeants d’entreprise, sensibles à leur porte-monnaie et au bien-être de la planète.

 

Christian Brunier

07:56 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (0)

07/09/2013

Freysinger : Son masque tombe …

Le Valais a inspiré la loi genevoise favorisant l’intégration à l’école publique des enfants en situation de handicap. Le travail du canton du bout du Lac reste conséquent pour atteindre cette belle ambition. Le nouveau Conseiller d’Etat valaisan UDC Oskar Freysinger revient sur cette réussite et se déclare, dans le « Sonntagblick », contre l’intégration scolaire des « enfants avec handicap dans des classes normales ». Odieux, il ajoute même : « Je suis totalement contre cette idéologie ».

 

En 2010, le journal d’extrême-droite « La Nation » écrivait un torchon négationniste sur  le nationalisme serbe, évoquant « le faux camp de concentration », « les prétendus viols de masse », « le pseudo-massacre de Srebrenica ». Ces textes ignominieux furent justement attaqués. Pourtant, dans le journal « 24 heures », du 19 avril 2010, un certain Slobodan Despot déplorait le dépôt de plainte contre cette publication révisionniste : « Un signe préoccupant pour ceux qui essaient de comprendre ce qui s’est vraiment passé. Cela équivaut à tuer la liberté d’expression (…) ». Ce Despot  vient d’être nommé chargé de communication du Conseiller d’Etat valaisan Oskar Freysinger.

 

Srebrenica Memorial ...

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01/09/2013

Faire du social, en ouvrant les yeux sur la réalité de terrain

A Genève, le débat gronde sur les emplois de solidarité (EDS). Quand j’étais encore député, j’avais voté contre la loi instituant ce type d’emplois, craignant le sous-paiement de collaboratrices et collaborateurs.

 

Depuis, dans mes activités associatives, j’ai rencontré ces EDS sur le terrain. Un peu en retrait du monde politique, je peux observer les débats électoraux avec plus de hauteur et affirmer qu’anéantir ce statut d’employé-e, pour soi-disant combattre le dumping salarial, est une simplification extrême. La réalité est bien plus complexe, comme la plupart des dossiers politiques. Sous le couvert de ces EDS, nous retrouvons des personnes bien différentes.

 

Si les EDS permettent de moins payer des personnes bien formées au terme de leur période assez courte de chômage - souvent des jeunes à la recherche de leur premier emploi - plutôt que de les engager en tant que personnel fixe, ceci n’est pas acceptable. Les syndicats et la gauche ont raison de combattre ce genre de situation. Si les EDS permettent à des gens à l’assistance, en grande rupture sociale, de retrouver une occupation, de se former, et surtout de reconstruire des liens sociaux, ces statuts ont du sens.

 

Naturellement, les salaires définis par la loi, et non pas fixés par les associations qui les emploient, sont assez bas. Si je reprends mon premier cas cité ci-dessus, ce niveau de salaire est indécent. Si nous considérons le second exemple, ce revenu est bas, mais offre à des personnes, « larguées socialement », ayant quasiment aucune chance de trouver un emploi - même au sein d’un syndicat - d’entrer dans un sas de reconstruction personnelle. Cette étape, entre l’assistance et le marché du travail, est une possibilité d’ouvrir, à ces personnes, de nouvelles perspectives d’avenir. Là, les EDS ont du sens. D’autant plus, que ces salaires modestes sont au-dessus de l’assistance et souvent complétés par des aides sociales.

 

Dans cette situation, anéantir tous les EDS, repousserait ces personnes dans la marginalité. Les syndicats et la gauche devront être prudents afin de ne pas casser de l’humain, en voulant défendre les droits des salarié-e-s sans toujours se confronter suffisamment à la réalité de terrain.

 

Christian Brunier, ancien député socialiste et militant associatif