15/02/2016

Programme de soutien pour plus d’efficacité énergétique

BKW, Groupe E Greenwatt et les Services industriels de Genève (SIG) soutiennent les entreprises, les organisations, les institutions et les collectivités publiques suisses qui souhaitent réduire leur consommation d’électricité. Les trois partenaires bénéficient pour cela du soutien financier de la Confédération qui versera au programme appelé « Swiss Energy Efficiency Auction » trois millions de francs en trois ans. Les aides financières seront attribuées selon un mécanisme d’enchères. Ce soutien permettra aux entreprises et collectivités publiques retenues d’effectuer un audit énergétique et de mettre en œuvre des mesures d’économie d’électricité.

 

BKW, Groupe E Greenwatt et SIG/éco21 lancent le programme de soutien « Swiss Energy Efficiency Auction » pour plus d’efficacité énergétique. Basée sur une procédure d’enchères, cette action se déroule en trois phases s’échelonnant sur trois ans. Les inscriptions sont ouvertes à partir du 15 février 2016.

 

Les premières entreprises ou collectivités publiques inscrites bénéficient d’un soutien financier pendant la première phase, afin d’identifier les mesures d’amélioration énergétique à l’aide d’audits. Durant la deuxième phase, elles participent à une procédure d’enchères afin d’obtenir un soutien financier pour la réalisation des actions. Elles se voient enfin aidées dans la dernière phase par des vérifications de l’efficacité de leurs actions. Experts en efficacité énergétique, BKW, Groupe E Greenwatt et SIG/éco21 accompagnent les entreprises et les collectivités publiques sur l’ensemble de ce processus.

 

Le mécanisme d’enchères permet d’attribuer des aides financières pour les mesures d’économie d’électricité présentant le meilleur rapport coûts/efficacité. Les entreprises et les collectivités publiques peuvent par exemple s’inscrire si elles souhaitent mettre en oeuvre des mesures d’économies dans le domaine du chauffage, de la ventilation ou de l’éclairage. Ce programme de soutien offre aux entreprises et collectivités publiques l’opportunité de réduire leurs coûts, tout en apportant une contribution concrète à la transition énergétique.

 

« Swiss Energy Efficiency Auction » est soutenue par le programme ProKilowatt sous la direction de l’Office fédéral de l’énergie. La contribution financière de la Confédération s’élève à trois millions de francs. Afin de pouvoir participer au programme, les entreprises et collectivités publiques doivent démontrer que les projets ne seraient pas rentables sans soutien financier.

 

Ce principe a été testé avec succès par Groupe E, associé à SwissElectricity, dans le cadre du programme Tygr-Ench lancé en 2014. Ce dernier a permis d’attribuer des aides financières pour un montant total d’un million de francs à vingt-six entreprises. Un grand nombre des mesures, notamment dans les domaines de l’éclairage et du refroidissement, sont actuellement en cours de réalisation. Elles devraient permettre d’économiser au moins 22 000 000 kWh. Avec « Swiss Energy Efficiency Auction », BKW, Groupe E Greenwatt et SIG/éco21 visent à tripler ce résultat.

 

Inscription et informations complémentaires sur le site www.swiss-ea.ch.

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14/02/2016

Salman Rushdie a le droit à la liberté

« Au nom de Dieu tout puissant. Il n'y a qu'un Dieu à qui nous retournerons tous. Je veux informer tous les musulmans que l'auteur du livre intitulé Les Versets sataniques, qui a été écrit, imprimé et publié en opposition à l'Islam, au Prophète et au Coran, aussi bien que ceux qui l'ont publié ou connaissent son contenu, ont été condamnés à mort », lâchait, le 14 février 1989, il y a juste 27 ans, l’Ayatollah Rouhollah Khomeini, guide de la Révolution islamique iranienne, sur les ondes de Radio Téhéran. La fatwa à l’encontre de l’écrivain, d’origine musulmane, Salman Rushdie était lancée. Quel crime avait commis cet artiste pour mériter la mort ? Simplement le fait de publier un ouvrage jugé irrévérencieux envers l’Islam et Mahomet. Cet écrit de fiction se veut plutôt une histoire complexe, teintée parfois d’humour et de sexualité, prônant un islam de discussion et de progrès. Affrontant le bien avec le mal, Rushdie évoque, à travers un style littéraire original, ses rêves et ses hallucinations. Ce roman est, de surcroît, prophétique, vu notre actualité, mettant en garde contre la montée du fanatisme religieux. Mais, cet écrit dépeint finalement peu l’Islam, se résumant à une fiction bien éloignée de toute religion. Brocarder la dérision semble, cependant, peu compatible avec l’esprit des écrits musulmans. L’humour fait partie de l’ADN de la religion musulmane, n’en déplaise aux assassins de « Charlie Hebdo ». Ahmad El-Shaf’ei, sur le site Web de « Musulman productif.com », le prouve avec talent : « L’Islam est descendu sur terre pour guider les gens vers un meilleur comportement en enjoignant à la maîtrise de soi. Ainsi, en s’amusant, on prouve que nous ne sommes ni moroses, ni malheureux. » Les exemples du caractère joyeux de Mahomet sont pléthoriques, lui qui avait, selon plusieurs écrits, toujours le sourire. Layla Labidi a même consacré un ouvrage sur cette thématique, intitulé « L’humour en Islam ». Elle y présente un Mahomet, très humain, qui usait du rire et de l’humour pour mobiliser ses adeptes afin de raffermir leur foi et leur détermination. Accuser l’ouvrage de Salman Rushdie de dérive au niveau de la sexualité paraît tout aussi étonnant. Effectivement, la religion musulmane, dans ses écrits fondateurs, ne tenaille pas la sexualité. Au contraire, le plaisir sexuel se retrouve en bonne place dans bien des écrits islamiques. Martine Gozlan dans son ouvrage « Le Sexe d’Allah » appuie cette thèse : « Le Coran est là-dessus très causant. La Sunna - la tradition islamique - volubile. Les biographes autorisés sur Mahomet intarissables. Le sexe du Rassoul, l’envoyé de Dieu, mais aussi celui des croyants et des croyantes, occupe une place centrale dans un Islam aussi gaillard que guerrier. » La religion musulmane est l’une des rares religions à évoquer le plaisir sexuel, assez librement. L’homme de plume Tahar Ben Jelloun, prônant un Islam d’ouverture, donne son avis sur cet appel au meurtre contre Rushdie : « Ce qu’il faut dire à ces foules qu’on a poussées dans les rues d’Iran, de Pakistan et d’ailleurs, c’est qu’un écrivain est un homme libre, qu’une fiction est de l’imagination et non la réalité, que la culture est aussi essentielle à l’homme que le pain, que la critique est libre aussi et que sans tolérance la vie ensemble est impossible. » En 1999, l'État iranien a annoncé qu'il renonçait à appliquer la fatwa, ce qui n’empêche pas l’auteur indien à vivre toujours dans un haut niveau de danger et sous une protection rapprochée asphyxiant sa liberté. « Ne tuez pas la personne humaine car Allah l’a déclarée sacrée », dit le Coran. Il suffirait simplement d’appliquer ce verset pour que certains deviennent moins sataniques.