02/01/2017

Les voitures n’auront rapidement plus de chauffeur

Une voiture sans chauffeur était encore image de science-fiction, il y a peu. Or, la réalité rattrape à vitesse grand V la fiction. Google fait tourner 70 voitures sans conducteur à travers le monde. Tesla a installé, dans certains de ses modèles, un pilote automatique, actif dans certaines conditions, comme sur l’autoroute. La ville suisse de Sion a lancé un minibus, sans pilote, dans son centre historique. Lyon expérimente des bus électriques sans chauffeur dans son écoquartier de Confluence. Tokyo va mettre en place 11'000 taxis sans chauffeur d’ici aux Jeux Olympiques sur son territoire. Les premiers taxis sans chauffeur roulent à Singapour. En automne 2018, Singapour prévoit la mise en service d’un grand nombre de ces véhicules autonomes. A Pittsburgh, Uber teste des taxis du même type. Aux USA, l’entreprise Otto fait rouler un camion sans chauffeur.


Tesla et Google ont été précurseurs dans ce domaine. Maintenant, tout le monde s’y met. Uber, nuTonomy, BMW, Mercedes, PSA, Ford, Renault ou Mitsubishi développent des projets dans ce domaine. La voiture devient un objet connecté et les mécanismes robotisés s’avèrent rapidement plus fiables que les réflexions et les réflexes humains.

 

Naturellement, on évoque quelques problèmes pour éviter d’imaginer l’avenir : responsabilité en cas d’accident ; programmation du véhicule pour aborder des situations de dilemmes ; ou risques de piratage. Ces problèmes existent. Ils retarderont, peut-être, un peu ces évolutions. Cependant, rien de stoppera cette innovation spectaculaire et rapide

 

Ces véhicules hyperconnectés vont transformer nos sociétés. Ils vont faciliter et sécuriser nos transports d’humains ou de marchandises. Ils vont, par contre, supprimer plusieurs emplois existants (camioneur-euse, chauffeur-euse-s, livreur-euse-s), pour en générer quelques autres, notamment dans le développement de ces technologies ou dans le contrôle qualité des marchandises livrées.

 

Ces automatisations vont, vraisemblablement, être couplées à une plus grande mutualisation des moyens de transport. A quoi bon posséder un véhicule privé, pouvant s’avérer onéreux vu son haut niveau technologique, alors que la plupart du temps celui-ci est à l’arrêt dans un garage ou sur la voie publique. Avec son smartphone, il sera aisé de trouver le premier véhicule libre, à proximité, correspondant à nos besoins du moment. Partage de la ressource et paiement facilitée de la prestation voulue seront deux ingrédients de nos déplacements de demain.

 

Mobilité douce, diminution des véhicules grâce au partage, terrain gagné par la diminution de leurs heures d’immobilisation, déplacements facilités pour toutes et tous, grande mutation de métiers seront au programme de demain.

 

Pour préparer ces évolutions spectaculaires, le monde politique doit redéfinir ses visions et cesser de définir les solutions de demain, en matière de mobilité et d’emploi, en regardant le passé dans le rétroviseur.

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