24/02/2018

Halte à la dictature de l’urgence !

L’urgence est à la mode, mais elle pourrit l’existence. En entreprise, tout est urgent, noyant les véritables urgences et créant des stress destructeurs. Ces pseudos urgences sont confondues, à tort, avec de l’efficience. Dans beaucoup de sociétés, l’urgence donne de l’importance, l’excès de stress une illusion de dynamisme. Il faut réfléchir, concevoir, décider et agir, vite, de plus en plus vite. Foutaise ! Quand tout devient urgent, il n’y a tout simplement plus d’urgences possibles. Choisir les vraies urgences (éléments rarissimes, heureusement, de la vie) est une preuve de maturité et de maîtrise. La stabilité, en résumé, avec une belle pincée de bon sens. Confondre efficacité avec empressement est un fourvoiement. Un de mes profs de math disait : « Pour aller vite, il faut savoir parfois aller lentement. » Il avait totalement raison. Fixer des délais réalistes, tenables, prioriser, offre la possibilité de sélectionner l’essentiel, de planifier et d’agir sans pression nuisible. La soi-disant urgence cache fréquemment, en réalité, de la non-maîtrise ou de la panique. Il faut reconnaître que la fausse urgence est perverse. Elle est destructrice sur le long terme, mais assez excitante sur le moment. La crise stimule ; la garce ! Raison de plus de bien l’identifier et de la rejeter. Vivre sans fausse urgence, c’est trouver une belle sérénité, seule capable de nous donner l’énergie de bien gérer les véritables urgences. Christian Brunier, Directeur général de SIG

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Evitez quand même les petites pilules bleus ou roses!

Écrit par : dominique degoumois | 24/02/2018

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