27/05/2018

De la Smart City à la Smile City

Les nouvelles technologies et l’intelligence artificielle vont bouleverser nos vies. Les évolutions qu’ont vécues nos grands-parents - qui sont nés alors que les premières voitures apparaissaient pour remplacer les chevaux, puis ont vu, les yeux écarquillés, les humains marcher sur la lune - n’ont rien à voir avec ce que vont vivre nos petits-enfants. Les innovations vont être inimaginables et se produire à une vitesse toujours plus grandissante.


Parmi elles émergent les Smart Cities ; des immeubles, des quartiers, des villes hyper connectées, intelligentes, citoyennes et durables. Nous y trouverons des logements hautement informatisés, avec de nombreux objets connectés. Un important transfert de données nous permettra de mieux et moins consommer, en augmentant pourtant notre niveau de confort, et naturellement d’interagir entre nous. La performance énergétique et les énergies renouvelables seront une composante de ces nouveaux sites de vie. Les cycles courts de consommation (locaux) seront favorisés. Les modes de transport autonomes et écologiques composeront la mobilité principale, voire unique, de ces secteurs. Les nouvelles technologies automatisant de nombreuses tâches, la création de richesses et leur redistribution devront être repensées profondément. Les défis sont colossaux. Ils peuvent amenés soit une cassure plus grande de la société entre les plus riches et les plus défavorisés, soit une humanité plus douce ; certainement un peu des deux. Pour tenter de viser le bien-être collectif, le Bonheur national (ou/et international, municipal, cantonal, ou/et régional) brut devra prendre le dessus sur le Produit national de brut. Nos élu-e-s devront s’engager sur des objectifs d’amélioration des conditions de vie, au sens large du mot, et être évalué-e-s sur les critères stricts de la progression du bonheur, et non plus uniquement sur celui des « richesses », qui ne veut plus rien dire. L’indice du Bonheur national brut sera l’outil pour passer de la Smart City à la Smile City. Christian Brunier, Directeur général de SIG

Les commentaires sont fermés.